19 février 2008
URGENT BESOIN DE REVES (1)
« Rien
n'arrive qu'on n'a pas déjà rêvé. »
« Ayez
des rêves et travaillez très fort pour les réaliser
! Mais surtout faites des choses que vous aimez parce qu'alors, les
efforts pour les atteindre paraîtront moins exigeants »
Cette
recommandation sort tout juste de la bouche de Julie Payette, la
première astronaute québecoise. Curieux d'entendre
cette jeune femme nous dire de rêver, alors que le climat
actuel aurait plutôt pour effet de nous ramener à
ras-de-terre. En tout cas, c'est le sentiment que j'ai à
écouter parler les étudiants et les travailleurs parler
de leur avenir, à lire les journaux et à regarder
discourir les politiciens de qui nous attendons beaucoup, mais qui,
la tête sur le billot, ne savent plus où couper. « On
n'a encore rien vu », « l'avenir est bouché »,
« il faut être réaliste », « le
pire est à venir »,
sont des phrases qui font maintenant partie des conversations des
spécialistes comme du commun des mortels. Le rêve est
mort, dirait-on, vive le cauchemar.
Sommes-nous
à ce point privés d'imagination, que, tout ce qu'il
nous reste à faire, c'est d'attendre un événement
extérieur extraordinaire qui,tel un deus ex machina, viendra
secouer cette torpeur, remettre les choses en place et nous obliger à
réagir ? Partout on ne fait qu'imaginer le pire et, ma foi, à
force de l'imaginer, il risque probablement de se produire.
A
moins d'inverser dès maintenant la vapeur. Comment ? En
répondant à l'invitation de J Payette, tous tant que
nous sommes, étudiants, travailleurs, professionnels, et en
retrouvant le pouvoir de nos rêves, individuellement et
collectivement. Rêver, ce n'est pas seulement divaguer; rêver
c'est aussi se servir de son imagination pour voir d'avance ce qu'on
désire ardemment. N'est-ce pas Einstein qui disait que
« l'imagination est plus importante que le
savoir ». Levons le
coin du rideau qui cache vos rêves.
REVENIR
AUX BASES
Il y a des choses qu'on entend si souvent répéter, qui nous sont si familières, qu'elles finissent par « faire partie des meubles » et qu'on en oublie l'importance jusqu'à ce que quelqu'un d'autre nous en reparle d'une autre façon, avec d'autres mots, et qu'on en redécouvre l'intérêt. J'ai souvent vérifié ce fait dans plusieurs domaines et particulièrement dans ceux de la motivation et du changement qui m'intéressent particulièrement.
Tous les séminaires de formation que j'ai suivis en psychologie du changement, toutes les cassettes de conférences que j'ai écoutées et les livres que j'ai lus sur la réussite, depuis Napoléon Hill avec son Encyclopédie du succès écrite au début du siècle, jusqu'aux gourous actuels de la motivation comme l'Américain Antony Robbins, tous sans exception, insistent sur une idée dont ils font la pierre angulaire de la réussite : se donner des objectifs clairs que nous voulons atteindre. Vous avez probablement entendu cette idée fondamentale répétée ad nauseam, surtout si, comme moi, vous êtes de la génération « gestion par objectifs »... Mais elle n'en demeure pas moins une technique de base à laquelle il faut revenir régulièrement, un peu comme les joueurs de hockey professionnels reviennent inlassablement aux mêmes jeux pendant leurs pratiques. On pourrait penser que, parvenus à ce niveau d'excellence, ces professionnels peuvent se passer de pratiquer leur patinage, leurs jeux de passe ou leurs jeux de position, mais c'est loin d'être le cas.
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