26 février 2008
DE L'ESTIME "DE" SOI A L'ESTIME "DU" SOI (1)
On
assiste aujourd'hui à un déluge de publications sur
l'estime de soi, la panacée moderne apte à guérir
tous les maux de la société. Pourtant, quand on a
épuisé toutes les ressources du culte du moi et du
'Super héros', quand on est à bout de souffle et qu'on
ne peut plus aller plus loin, quelque chose nous dit qu'il faut
chercher ailleurs l'épanouissement complet.
L’estime
de soi pour sa personne
« Lorsqu’on s’aime
réellement, qu’on s’approuve et qu’on s’accepte tel
que l’on est, tout fonctionne dans la vie. C’est comme de petits
miracles surgissant de partout. » (Louise
Hay)
Voici quatre signes
permettant de reconnaître l’estime de soi pour son être.
-
Se reconnaître le droit de vivre
« L’affirmation
de la vie est un acte spirituel par lequel l’homme cesse d’agir
d’une façon irréfléchie et commence à
révérer sa vie afin de la contempler à sa juste
valeur » (Albert Schweitzer)
On considère
habituellement comme allant de soi le droit à la vie, sauf
dans certaines situations, en face d’un danger mortel par exemple.
Alors, on en ressent vivement l’urgence en vertu de l’instinct de
survie.
Que dire maintenant d’une personne qui, en raison de
trop grandes souffrances, aurait perdu le goût de vivre, voire
l’instinct de vivre ? Elle doit impérativement retrouver son
instinct de vie. Comment ? Elle s’avisera d’abord de demander de
l’aide ; il existe en effet plusieurs moyens de contrôler la
souffrance. Puis elle décidera de vouloir vivre et de bien
vivre. À une mère affligée par la dépression
de sa petite fille de cinq ans, un médecin disait : «
C’est bien que vous fassiez tout votre possible pour qu’elle
continue de vivre, mais c’est à elle qu’il revient de
décider de vivre. Personne ne peut le faire à sa place.
»
Il existe par ailleurs des suicides subtils qui
militent contre l’instinct de vie : fumer, boire avec excès
ou se droguer, rouler à des vitesses excessives, etc. Le moins
qu’on puisse faire pour se reconnaître le droit à la
vie, c’est éviter de l’endommager ou de la dégrader.
Les
convictions qui réconfortent le goût et le droit de
vivre sont les suivantes : j’ai le droit d’exister ; je suis
responsable de mon existence ; je suis responsable de mon intégrité
physique-, je veux vivre et vivre en bonne condition physique-, je ne
fais rien pour endommager ma santé-, etc.
- Être
conscient d’être une personne unique et irremplaçable
« La
valeur d’un homme se mesure à l’estime qu’il a de
lui-même. » (François Rabelais)
-
Apprécier sa valeur de personne unique et irremplaçable
ne consiste pas à se croire parfait ou meilleur que les
autres. Cela ne pousse pas à se comparer aux autres, à
entrer en compétition avec eux ni à les rabaisser. Mais
être conscient de son unicité comme personne, c’est
reconnaître le sentiment de l’inviolabilité de sa
conscience, l’assurance paisible et la fierté de
soi.
Malheureusement, certains doutent constamment de la
valeur de leur personne. Ils se croient faux et indignes d’admiration
et d’amour, marqués de tares congénitales, Il y en a
encore qui se comparent constamment aux autres, une vieille habitude
apprise dès l’enfance, suite à des messages reçus
: « Tu vois qu’est-ce que ta grande sœur fait, elle ! »;
« Tu n’es pas sage comme ton cousin » ; « Tu n’es
pas appliqué comme les autres » ; etc. Chaque enfant,
chaque personne est unique ; aucune comparaison n’est justifiée.
Voici ce qu’en dit Max Ehrmann : « Si vous vous comparez aux
autres, vous pouvez devenir orgueilleux et amer, car il existera
toujours des gens mieux que vous et d’autres moins bien que vous. »
Commentaires
J'ai cette manie de me comparer aux autres souvent. Je me sens moins bien, moins bonne etc. Je vais relire ton texte souvent. Ca va peut-être m'aider.
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