CHEMINS DE VIE

psychologie, développement personnel, spiritualité, santé, médecines douces

26 février 2008

TICH NATH HANH : Un Maître de Vie (1)

Un moine pour la paix. Maître zen vietnamien, réfugié politique en France, celui que ses disciples nomment Thây (« Maître ») suscite un engouement croissant. Ses marches méditatives rallient bouddhistes et laïcs dans un même élan en faveur de la paix.

Assis le dos droit devant un bouddha, Thich Nhat Hanh, 80 ans passés, observe sa respiration pour parvenir à la pleine conscience de « ce que je suis, ce que je fais et ce qui m’entoure… » Figure emblématique d’un bouddhisme engagé, proposé pour le prix Nobel de la paix par Martin Luther King en 1967, il allie aujourd’hui encore la pratique spirituelle et l’engagement dans le monde.

A l’origine de sa popularité, une saga qui prend racine dans un Viêt Nam ravagé par la guerre. Leader en révolte, il dirige un mouvement de résistance non violente à partir de 1963, crée une université bouddhique, monte des actions sociales en faveur des plus démunis et fonde l’ordre de l’Inter-Etre, une branche politisée du bouddhisme. Dans le même temps, des moines s’immolent pour alerter l’opinion internationale.

Contraint à l’exil en 1966, il trouve refuge en France. Le Village des pruniers, une communauté qu’il bâtit en Dordogne avec l’inséparable sœur Chân Không, voit le jour en 1982. Dans ce monastère ouvert aux laïcs, tous les sentiments de frustration, de colère ou de jalousie semblent bannis, comme autant d’« habitudes erronées ». Thich Nhat Hanh y enseigne sans relâche le bouddhisme comme un art de vivre, dans le but d’« aider chacun à approfondir sa propre tradition, non à devenir bouddhiste ».

Aux Etats-Unis et en Europe, ses conférences attirent un vaste public. Plus que son esprit révolutionnaire, c’est la simplicité de ses paroles et sa contribution au dialogue inter-religieux qui suscitent un réel enthousiasme. Pierre angulaire de son activisme pacifiste, les « marches méditatives » sont une invitation, pour chacun d’entre nous, à prendre la responsabilité de construire un monde plus harmonieux. Celle d’octobre 2006 à Paris, la dernière en date, a rassemblé des milliers de participants depuis le jardin du Luxembourg jusqu’au parvis de Notre-Dame. Sur leur veste, un autocollant où est inscrit « La paix en soi, la paix en marche ».

Posté par LUMIERE34 à 10:32 - SPIRITUALITE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

DE L'ESTIME "DE" SOI A L'ESTIME "DU" SOI (1)

 

On assiste aujourd'hui à un déluge de publications sur l'estime de soi, la panacée moderne apte à guérir tous les maux de la société. Pourtant, quand on a épuisé toutes les ressources du culte du moi et du 'Super héros', quand on est à bout de souffle et qu'on ne peut plus aller plus loin, quelque chose nous dit qu'il faut chercher ailleurs l'épanouissement complet.

L’estime de soi pour sa personne

« Lorsqu’on s’aime réellement, qu’on s’approuve et qu’on s’accepte tel que l’on est, tout fonctionne dans la vie. C’est comme de petits miracles surgissant de partout. »  (Louise Hay)

Voici quatre signes permettant de reconnaître l’estime de soi pour son être.

- Se reconnaître le droit de vivre

« L’affirmation de la vie est un acte spirituel par lequel l’homme cesse d’agir d’une façon irréfléchie et commence à révérer sa vie afin de la contempler à sa juste valeur »  (Albert Schweitzer)

On considère habituellement comme allant de soi le droit à la vie, sauf dans certaines situations, en face d’un danger mortel par exemple. Alors, on en ressent vivement l’urgence en vertu de l’instinct de survie.

Que dire maintenant d’une personne qui, en raison de trop grandes souffrances, aurait perdu le goût de vivre, voire l’instinct de vivre ? Elle doit impérativement retrouver son instinct de vie. Comment ? Elle s’avisera d’abord de demander de l’aide ; il existe en effet plusieurs moyens de contrôler la souffrance. Puis elle décidera de vouloir vivre et de bien vivre. À une mère affligée par la dépression de sa petite fille de cinq ans, un médecin disait : « C’est bien que vous fassiez tout votre possible pour qu’elle continue de vivre, mais c’est à elle qu’il revient de décider de vivre. Personne ne peut le faire à sa place. »

Il existe par ailleurs des suicides subtils qui militent contre l’instinct de vie : fumer, boire avec excès ou se droguer, rouler à des vitesses excessives, etc. Le moins qu’on puisse faire pour se reconnaître le droit à la vie, c’est éviter de l’endommager ou de la dégrader.

Les convictions qui réconfortent le goût et le droit de vivre sont les suivantes : j’ai le droit d’exister ; je suis responsable de mon existence ; je suis responsable de mon intégrité physique-, je veux vivre et vivre en bonne condition physique-, je ne fais rien pour endommager ma santé-, etc.

- Être conscient d’être une personne unique et irremplaçable

« La valeur d’un homme se mesure à l’estime qu’il a de lui-même. »  (François Rabelais)

- Apprécier sa valeur de personne unique et irremplaçable ne consiste pas à se croire parfait ou meilleur que les autres. Cela ne pousse pas à se comparer aux autres, à entrer en compétition avec eux ni à les rabaisser. Mais être conscient de son unicité comme personne, c’est reconnaître le sentiment de l’inviolabilité de sa conscience, l’assurance paisible et la fierté de soi.

Malheureusement, certains doutent constamment de la valeur de leur personne. Ils se croient faux et indignes d’admiration et d’amour, marqués de tares congénitales, Il y en a encore qui se comparent constamment aux autres, une vieille habitude apprise dès l’enfance, suite à des messages reçus : « Tu vois qu’est-ce que ta grande sœur fait, elle ! »; « Tu n’es pas sage comme ton cousin » ; « Tu n’es pas appliqué comme les autres » ; etc. Chaque enfant, chaque personne est unique ; aucune comparaison n’est justifiée. Voici ce qu’en dit Max Ehrmann : « Si vous vous comparez aux autres, vous pouvez devenir orgueilleux et amer, car il existera toujours des gens mieux que vous et d’autres moins bien que vous. »

Posté par LUMIERE34 à 10:12 - DEVELOPPEMENT PERSONNEL - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LES LOIS DE LA NATURE (fin)

Cette tendance toute naturelle d’attraction des semblables se concrétise dans les innombrables clubs, groupements, partis, sociétés,… qui rassemblent des gens animés par un même intérêt ou un même idéal.

L’attraction du semblable fait aussi que nous apercevons avant tout chez autrui ce qui est pareil chez nous, c’est-à-dire les qualités et les défauts que nous partageons avec eux. Les gens entreprenants remarquent surtout les gens entreprenants, les personnes déprimées, elles, les personnes qui, comme elles, dépriment.

Même les moqueries et les sarcasmes, qui peuvent aller jusqu’à une haine farouche, sont soumis à cette loi. Le moqueur voit dans la personne dont il se moque une qualité que lui-même possède, mais qu’il n’utilise pas. Cela l’irrite, il s’en afflige et devient agressif. Cette agressivité, il ne peut la manifester que contre quelque chose qu’il voit, donc qu’il remarque par affinité. Cela correspond à voir la paille dans l’œil de son prochain, mais ne pas voir la poutre dans le sien.

En effet, certaines personnes qui s’efforcent de s’améliorer désespèrent parfois de ne pas posséder un moyen objectif de se voir telles qu’elles sont, pour pouvoir agir efficacement sur leur développement personnel. Pourtant, ce moyen existe. Il leur est justement fourni par la loi d’attraction des affinités : tout ce qui nous irrite chez les autres, ce sont des défauts qui nous sont propres, des défauts sur lesquels nous pouvons par conséquent travailler.

En effet, certains défauts que possèdent autrui nous ne les remarquons pas ou, si les événements font que nous les voyons, ils ne nous irritent pas. Ils ne nous touchent pas, car nous ne sommes pas en affinité avec eux. La situation suivante peut ainsi avoir lieu : un ami à vous est tout irrité contre une connaissance qui vous est commune à cause de cet « horrible » défaut de paresse qu’elle possède. Vous-même n’avez cependant jamais remarqué que cette connaissance est paresseuse. Cela provient tout simplement du fait que vous ne partagez pas ce défaut avec elle, alors que c’est bien le cas pour votre ami.

Une conséquence pratique qui ressort du fait que l’âme attire ce qui est en affinité avec elle, est que si nous ne sommes pas contents de la situation que nous avons attirée – et dans laquelle nous vivons – le plus sûr moyen de la changer est, non pas de changer la situation, mais de nous changer nous-même. Effectivement, sitôt que notre état intérieur sera modifié, il ne sera plus en affinité avec la situation en question et la « repoussera », en d’autres terme, celles-ci se modifiera ou ne le touchera plus.



Posté par LUMIERE34 à 09:55 - PSYCHOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

QUAND L'AUTRE VIT EN SOI...(3)

Cas n° 2 :

“Quand il me faisait des câlins, j’avais l’impression de tenir mon fils”

Le donneur était un petit garçon de 16 mois qui s’était noyé dans sa baignoire. Le receveur était un petit garçon de sept mois atteint de tétralogie de Fallot (trou dans la cloison interventriculaire avec déplacement de l’aorte, sténose pulmonaire et épaississement du ventricule droit).

La mère du donneur, médecin :

“La première des choses, c’est que je n’ai pas seulement entendu le cœur de Jerry [le donneur]. Je le sentais en moi. Lorsque Carter [le receveur] m’a vue pour la première fois, il a couru vers moi et n’a pas arrêté de se frotter le nez contre moi. C’est exactement ce que nous faisions, Jerry et moi. Le cœur de Jerry et Carter ont maintenant cinq ans, mais Carter a les yeux de Jerry. Quand il me faisait des câlins, j’avais l’impression de tenir mon fils. Je pouvais le sentir, pas simplement de façon symbolique. Il était là. Je sentais son énergie. Je suis médecin. J’ai appris à observer finement et j’ai toujours été d’un naturel sceptique. Mais c’était bien réel. Je sais que certaines personnes diront que j’ai besoin de croire que l’esprit de mon fils est vivant, et peut-être est-ce le cas. Mais je l’ai vraiment senti. Mon mari et mon père ont eu la même impression. Et je vous jure (vous pouvez le demander à ma mère), Carter avait le même langage enfantin que Jerry. Carter a maintenant six ans, mais au même âge, il parlait comme Jerry et jouait avec mon nez exactement comme le faisait Jerry. Nous sommes restés chez les [nom de famille du receveur] cette nuit-là. Au milieu de la nuit, Carter est venu nous demander s’il pouvait dormir avec nous. Il s’est pelotonné entre mon mari et moi tout comme le faisait Jerry, et nous nous sommes mis à pleurer. Carter nous a dit de ne pas pleurer car Jerry avait dit que tout allait bien. Mon mari et moi, nos parents et tous ceux qui connaissaient bien Jerry n’ont pas le moindre doute. Le cœur de notre fils contient beaucoup de choses de lui et bat dans la poitrine de Carter. A un certain niveau, notre fils est toujours en vie.”

La mère du receveur :

“J’ai vu Carter aller vers elle [la mère du donneur]. Cela ne lui ressemble pas. Il est très, très timide, mais il est allé vers elle comme il courait vers moi quand il était bébé. Quand il a murmuré ‘Tout va bien, Maman’, j’ai craqué. Il l’a appelée ‘Maman’, ou peut-être était-ce le cœur de Jerry qui parlait. Il y a autre chose. En parlant avec la mère de Jerry, nous avons découvert qu’il souffrait d’une paralysie cérébrale bénigne affectant surtout le côté gauche. Carter présente une raideur et des tremblements du même côté. Cela n’a jamais été le cas quand il était bébé, ce n’est apparu qu’après la transplantation. Les médecins disent que c’est probablement lié à sa maladie, mais je suis convaincue qu’il n’y a pas que ça. Encore une chose que j’aimerais comprendre. Quand nous sommes allées à l’église ensemble, Carter n’avait jamais rencontré le père de Jerry. Nous sommes arrivés en retard et le père de Jerry était assis avec un groupe de gens au milieu de l’assemblée. Carter a lâché ma main, et s’est précipité droit sur cet homme. Il a grimpé sur ses genoux, l’a serré fort et l’a appelé ‘Papa’. Nous étions sidérés. Comment pouvait-il le reconnaître ? Pourquoi l’a-t-il appelé ‘Papa’ ? Il ne faisait jamais ce genre de choses. Il ne me lâchait jamais la main à l’église et ne courait jamais vers des inconnus. Quand je lui ai demandé pourquoi il avait fait cela, il a nié. Il a dit que c’était Jerry qui l’avait fait et qu’il l’avait suivi.”


Cas n° 3 :

“Il veut tout le temps courir les magasins, lui qui avait horreur du shopping !”

Le donneur était une femme de 24 ans, victime d’un accident de voiture. Le receveur était un jeune diplômé de 25 ans souffrant de mucoviscidose qui a subi une transplantation cœur-poumon.

La sœur du donneur :

“Ma sœur était une personne très sensuelle. Elle adorait peindre. Elle était en route pour sa première exposition solo dans une toute petite galerie quand un chauffard ivre lui est rentré dedans. C’est une galerie qui soutient les artistes homosexuels. Ma sœur ne l’affichait pas trop, mais elle était lesbienne. Elle disait que les paysages qu’elle peignait représentaient en fait la mère ou la femme. Elle observait un corps de femme nu et en faisait un paysage. Incroyable, non ? Elle était douée.”

Le receveur :

“Je ne l’ai dit à personne au début, mais je pensais que le fait d’avoir un cœur de femme allait me rendre homosexuel. Depuis mon opération, je suis plus excité que jamais et les femmes me semblent encore plus érotiques et sensuelles, j’ai donc intérieurement l’impression d’avoir subi une inversion sexuelle chirurgicale. Mon médecin m’a dit que c’était simplement mon regain de vitalité et d’énergie qui me donnait cette impression, mais je suis différent. Je sais que je suis différent. Quand je fais l’amour, je sais exactement ce que le corps de la femme ressent et comment il réagit, presque comme s’il s’agissait de mon corps. J’ai le même corps, mais je pense que je considère désormais le sexe d’un point de vue féminin.”

La petite amie du receveur :

“Il est bien meilleur amant maintenant. Bien sûr, il était plus faible avant l’opération, mais il ne s’agit pas de cela. On dirait qu’il connaît mon corps aussi bien que moi. Il tient à me câliner, à me serrer fort et à prendre tout son temps. Avant, c’était un bon amant, mais pas de cette manière. C’est tout simplement différent. Il veut tout le temps faire des câlins et courir les magasins. Lui qui avait horreur du shopping ! Et vous savez quoi ? Il arbore un porte-monnaie maintenant. Son porte-monnaie ! Il le met en bandoulière et dit que c’est son sac, mais il s’agit d’un porte-monnaie. Il déteste que je le lui dise, mais aller faire les courses avec lui, c’est comme y aller avec une amie. Autre chose : il adore visiter les musées. Il ne faisait jamais cela, absolument jamais. Désormais, il y va toutes les semaines. Parfois, il se plante de longues minutes devant un tableau sans dire un mot. Il adore les paysages et reste là, en admiration. Parfois, je le laisse et je reviens plus tard.”

Posté par LUMIERE34 à 09:49 - SANTE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1