29 février 2008
LE BONHEUR C'EST LE PRESENT
Nous
courons tous après un mieux-être : plus de santé,
plus d'argent, plus d'amour, mais, une fois l'objectif atteint,
qu'allons-nous désirer d'autre ?
Quand
la santé va, tout va », dit le dicton populaire.
Dans ce cas, tous les gens en bonne santé seraient heureux !
« l'argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue »,
pas si sûr, les gens riches ne sont pas plus heureux ! D'autres
croient qu'en trouvant l'âme soeur, le bonheur sera au
rendez-vous.
Nous
faisons fausse route car rien de ce qui est extérieur ne
pourra nous rendre profondément heureux, cela pourra tout au
plus nous procurer du plaisir. Le plaisir est dual : il ne peut
exister sans sa contrepartie qui est la frustration dès que
l'objet de plaisir est atteint. Au contraire, le bonheur est un état
intérieur, indépendant de notre environnement physique,
émotionnel ou matériel. Le plaisir a besoin d'être
stimulé. Le bonheur se suffit à lui-même.
J'ai particulièrement apprécié, par sa simplicité et sa force, le message du Canadien Eckhart Tolle, dont le best-seller, « le pouvoir du moment présent » a été traduit en 17 langues. Pour lui, c'est notre mental qui nous empêche d'être heureux.
Seul
existe le présent. Et notre mental fera tout pour nous en
détourner afin de garder le contrôle sur nous. Ainsi, il
n'aura de cesse de nous transporter dans le passé, avec ses
regrets, ses frustrations, ses souvenirs douloureux, ses schémas
de pensée stéréotypés et erronés,
et il s'arrangera pour que notre futur ne soit qu'une répétition
de notre passé.
Comment
nous libérer du mental ? C'est incroyablement simple : il
suffit de reconnaître que notre mental n'est pas nous, et de
prendre conscience que notre véritable être se situe à
un niveau plus profond. Ce moi profond, observateur distancé,
non mental donc, s'amusera du verbiage de notre mental et ainsi ne
permettra plus à ce dernier de prendre le pouvoir sur nous.
Rechercher le bonheur est une mission impossible car cela revient à remettre en route notre mental, donc seulement l'un des aspects de notre être. Le bonheur ne se recherche pas, il suffit simplement de le laisser remonter à la surface : nous l'avons tous en nous. Ce n'est pas une option qu'il faut chèrement acquérir, il est en fait « monté en série » chez toutes les personnes, mais nous l'ignorons bien souvent.
Passé et futur n'ont pas de réalité autre que sous forme de pollutions mentales résiduelles qui influencent notre être profond. La projection mentale, hors du présent et donc dans un monde qui n'existe pas, serait source de souffrance.
Seul
le retour au moment présent permettra que notre identité
habite réellement notre corps, afin que nous éprouvions
le sentiment d'unité avec nous-mêmes, la vie et toutes
choses.
Ce
retour au moment présent n'est-il pas le seul et le plus beau
cadeau que nous puissions nous faire? A quoi bon courir après
des chimères extérieures, tout juste bonnes à
apaiser nos souffrances pour un temps ? Quoi de plus enrichissant et
de plus vrai que de vivre pleinement chaque seconde de notre vie ? Le
plus paradoxal, c'est que c'est facile.
(Jean-Pierre Camo)
LE STRESS (3)
Le temps nous apparaît ainsi comme un fleuve qui s’écoule indépendamment de nous. Son mouvement est inexorable, car on ne peut l’arrêter : il est aussi irréversible, puisqu’on ne peut faire revenir à soi les temps écoulés.
A toutes les époques,
l’être humain a observé et chanté la marche
inexorable du temps. Dans la Bible, Job se plaint de la rapidité
avec laquelle les jours fuient sans jamais soulager ses tourments :
« Mes jours sont
plus rapides qu’un courrier ;
Il fuient sans avoir
vu le bonheur ;
Ils passent comme les
navires de jonc,
Comme l’aigle qui
fond sur la proie » (Job, chap.9 verset 25-26)
Le flot du temps
avance dans une direction unique : venant du futur, il amène
les événements dans le présent, pour disparaître
ensuite dans le passé. Et comme ce processus se répète
indéfiniment et que les événements apportés
par le temps ne peuvent demeurer dans le présent, nous disons
que le temps passe.
Le temps passe-t-il
vraiment ?
Si nous réfléchissons
à la notion du temps qui passe, nous arrivons vite à
des contradictions et des non-sens qui nous montrent qu’en réalité,
le temps - le temps réel, pas la marche des aiguilles d’une
montre - ne peut absolument pas ... passer.
Par exemple, si le
temps passait réellement, comme le ferait un fleuve invisible,
il en résulterait que la vitesse d’écoulement du
temps serait la même pour tous. Chacun le ressentirait - et
même devrait le ressentir - de manière identique, car en
tant que réalité extérieure, elle s’imposerait
de manière contraignante et uniforme à chacun, comme
c’est le cas dans d’autres domaines : avec la pesanteur, les
distances, etc. Or, notre expérience quotidienne nous montre
que le temps est ressenti de manière très variée.
Celui-ci s’écoule plus ou moins vite selon les personnes et
selon les circonstances.
Il s’écoule
rapidement pour quelqu’un qui est passionné par ce qu’il
fait, comme l’artiste ou le savant plongé dans ses travaux,
et qui, appelé pour le repas, découvre avec
stupéfaction que la matinée est déjà
écoulée.
A l’opposé,
le temps passe très lentement pour quelqu’un qui n’arrive
pas à trouver un intérêt dans ce qu’il fait.
Une personne qui accomplit par obligation un travail qui ne lui plaît
pas et dans lequel elle ne peut mettre son cœur, ressentira
cruellement le passage du temps comme beaucoup trop lent. A la fin de
la journée, elle ne s’écrira pas avec regrets «
quoi, c’est déjà fini », mais, soulagée,
« c’est enfin fini ».
Une autre raison qui
donne à penser que le temps ne passe pas, est que, s’il
passait réellement, avant d’être ici : dans le
présent, il devrait être ailleurs. De même, après
avoir quitté le présent, il devrait également
être ailleurs. Mais où est cet ailleurs ? Où sont
donc les réserves du temps qui s’écoulent et sous
quelle forme s’y trouvent-elles stockées ? Mais aussi, où
le temps s’accumule-t-il après son passage ? Qu’advient-il
de lui ?
Il faut bien l’avouer,
voilà des questions qui jusqu'à aujourd’hui sont
restées sans réponse. Il en résulte une notion
du temps boiteuse dans laquelle le temps qui passe, ne passe en
définitive pas vraiment, puisqu’il ne vient de nulle part et
ne va nulle part.
Une conséquence
de l’existence d’un ailleurs dans lequel se trouverait le temps
avant et après son passage dans le présent, serait la
possibilité de voyager dans le temps. Ces déplacements
dans le temps nous permettraient de déceler ce que le futur
tient en réserve pour nous et ce qui a réellement eu
lieu dans le passé.
La possibilité
de voyager dans le temps, soit en remontant le temps en direction du
passé, soit en avançant en lui en direction du futur,
est un rêve que plus d’un homme a caressé. Cette idée
a été développée de manière
romancée par l’auteur anglais H.G. Wells, dans un livre
intitulé « La machine à explorer le temps ».
Le héros du livre, un savant des plus excentriques, met au
point une machine à explorer le temps - d’où le titre
du livre - avec laquelle il vivra des aventures merveilleuses, mais
d’autres également effrayantes et dangereuses, dont il
pourra heureusement s’échapper à l’aide de sa
machine.
Le héros de ce
roman est ainsi la seule personne qui ait réussi à
s’extraire d’un présent inconfortable ou menaçant,
pour se rendre dans le passé ou le futur afin d’y attendre
tranquillement que la situation s’améliore. Nous sommes en
effet irrémédiablement contraints de demeurer dans le
présent, que celui-ci nous plaise ou non, et jamais aucun
homme n’a pu s’en extraire pour fuir ailleurs dans le temps. Les
hypothétiques déplacements dans le temps - s’ils sont
pris comme base de raisonnements - nous amènent à des
contradictions qui nous contraignent à nouveau à
considérer que le temps ne passe pas. Imaginons quelqu’un
debout dans son jardin et qui contemple un arbre planté par
ses propres soins 20 ans plus tôt. Imaginons encore que cette
personne veuille - et puisse - se déplacer dans le temps et
qu’elle décide de remonter le temps pour se retrouver 20 ans
en arrière dans ce même jardin. Une fois cette époque
atteinte, elle se trouvera en face de son arbuste jeune et peu
développé.
Si une telle chose
était possible, nous serions dans une situation totalement
absurde, puisque nous serions en présence non pas d’un, mais
de deux exemplaires du même arbre. En effet, le premier serait
celui qui est actuellement dans son jardin et que peuvent voir toutes
les personnes qui s’y rendraient, le deuxième étant
celui que voit le voyageur qui est dans les temps passés. Le
temps passerait donc en emportant la réalité spatiale
(l’arbre visible pour le voyageur dans le temps), mais en la
laissant tout de même sur place, puisque l’arbre est encore
visible aujourd’hui !
La possibilité de voyager dans le futur, nous amènerait encore à une autre situation contradictoire qui nous pousserait à nouveau à rejeter la notion du temps qui passe. Effectivement, lors d’un tel voyage, nous serions confrontés à tous les événements que charrient les flots sans cesse changeants du temps. Nous pourrions voir les événements à venir, avant que ceux-ci n’atteignent le présent. Nous parcourrions à l’avance les chemins de notre destin qui, amenés par le temps qui passe, deviendrait réalité en pénétrant dans le présent.
VIVRE EN HARMONIE AVEC...
Vivre
en harmonie avec l’intelligence et la créativité de
la vie , cela s’appelle « j’existe »
La
terre est un tout ; elle est le tout par l’ensemble de toutes les
vies qui la peuplent. Ainsi la terre et la vie des espèces
sont inter reliées.
«
Alors moi ! suis-je seul(e), prisonnier(e) de mon existence
individuelle ou suis-je par cette existence individuelle, relié
au tout : à cette Vie qui pulse partout et au mouvement de
l’espace qui porte la terre, » !
L’évidence
s’impose... Vous, moi et tout ce qui existe, sommes bien issus
de cette intelligence créatrice. Le processus du vivant est un
principe créateur, un secret bien gardé au coeur de
notre être... Dans le processus de la procréation,
la science a découvert « l’ADN ». Elle nous dit
que nous partageons nos gènes avec le Vivant tout entier et
que nous portons en nous un processus de transmission héréditaire
bien gardé qui se déploie de générations
en générations au-delà de la vie et de la mort.
Cette fabrique de la vie s’invente dans un espace sous- jacent au
monde des apparences, des différences, de la création
et de la destruction.
Ce
courant du vivant s’exprime par le monde des formes, de la
créativité et de la générosité. Ce
courant est comme une rivière d’éternité qui
coule dans le temps de la vie, de votre vie. Ce courant n’est-il
qu’une une simple et géniale mécanique d’énergie
ou est-il sublime et sacré ! La réponse coule aussi
de source ! tout est Amour... Oui, les sages depuis l’antiquité
l’ont reconnu : la rivière de l’éternité
coule parce qu’il existe une intention, un mouvement d’amour
universel.
La
sublime beauté de notre aventure humaine est de découvrir
ce courant et de le descendre comme on descend le courant d’une
rivière dans une barque. Cette descente est ludique mais
obligeante. Elle n’est ni un effort, ni un laisser-aller, mais
elle initie au lâcher prise dans le sens du courant tout en
pagayant pour ne pas s’échouer sur la rive ! Cela donne la
joie et la liberté d’exister. Ce courant est le mouvement
invisible de toutes les vies sur terre ; son secret s’appuie sur la
découverte d’exister personnellement, et d’en être
étonné, le jaillissement de la joie pure d’appartenir
au tout en étant le cadeau...
Oui,
vous êtes ce principe créateur et libérateur,
vous êtes au-delà de la vie et de la mort. Vous êtes
« un espace sans exil », dans lequel se déploie «
un temps sans mort ». Vous êtes cette continuité
qui ne s’arrête jamais... sinon vous seriez le néant,
la mort même n’existerait pas...
Nous
pouvons également prendre un exemple plus poétique,
celui de la sève qui est présente partout dans les
différentes formes de l’arbre. Sans exil, elle est chez elle
partout dans l’espace où elle se déploie, Elle est la
même, bien qu’elle soit différente en apparence, et
son mouvement dans le temps amène des transformations :
graine, arbre, fleurs, fruits.
Cette
continuation du temps ici et maintenant est un mouvement qui permet à
l’éternelle liberté de se manifester dans le temps et
l’espace. Nous ne sommes pas des humains qui cherchons le divin,
nous sommes le divin qui fait l’expérience d’être un
humain !
Lorsque
ce jeu s’invente dans l’esprit de la découverte, sans
“Fatigué psychologique” ni identification restreinte à
notre production mentale, il est inouï de se rendre compte que
c’est la rivière qui joue avec nous. Tout s’inverse
alors dans un grand éclat de rire. La vie universelle joue à
travers la conscience individuelle, c’est “Je suis cela” qui
joue avec “je suis ici.” La sensation du surgissement de la
liberté qui, avant, n’était qu’une vague idée,
devient une lecture lucide du chemin procurant un sentiment
d’invincibilité simple d’être le vainqueur de
l’instant présent. Cela favorise une harmonie au niveau du
corps, des émotions et de l’esprit ainsi que la relation au
réel, Unité retrouvée de l’acte juste d’Etre.
La vie ne se pense pas, elle est une expérience, Elle s’éprouve dans les fluctuations de nos expériences.
(D. Ciussi)
AU FAIT, QUI ETES-VOUS ?
Qui
êtes-vous vraiment ? Maintes fois, en vous regardant dans une
glace ou quand vous ne comprenez pas une de vos réactions ou
un de vos choix, vous vous sentez perplexe. Et quand quelqu’un vous
demande de vous définir et qu’arrive un grand flou dans
votre tête,vous vous dîtes , « Qui suis-je vraiment
». « Est-ce que je me connais réellement » ?
Etes-vous
le personnage réaliste, heureux ou malheureux, vivant dans le
monde du jour et changeant de masque suivant les circonstances.
Comment pouvez-vous être
si différent dans votre rapport à la réalité
diurne ou nocturne ! Et puis, oh surprise, au détour d’un
chemin, un autre aspect plus vaste en vous sait tomber en extase
devant la beauté d’un coucher de soleil sur le Saint-
Laurent, et là le temps s’arrête, l’espace se
dilue... Vous ressentez que le silence, la paix et la liberté
font partie intégrante de votre être..... C’est
toujours vous mais vous savez que cette partie de vous-même est
plus vraie et qu’elle relie les autres aspects de votre vie.
Quelque chose vous dit que « la vraie vie c’est ça »
Essayons d’observer ces trois aspects dans leur rôle
respectif.
-
Pendant la journée
Prenons
le déroulement d’une journée. Combien de personnages
jouez-vous. Combien de rôles endossez-vous ? Où est
votre vérité dans tous ces rôles différents
: chaleureux ou rebelle en société, boudeur ou enjoué
à la maison, poli ou critique avec vos collègues de
travail, câlin ou enclin au mal de tête avec votre chum,
flexible ou réactif avec vos voisins, maternel ou autoritaire
avec votre enfant, aimable ou indifférent avec le boulanger !
-
La nuit, entre rêve et réalité, qui suis-je ?
Suivant
la qualité de votre sommeil, vous accédez là
aussi à différents niveaux :
Vous
souvenez-vous d’être tombé dans le vide, d’avoir
volé au-dessus des obstacles, de vous retrouver nu dans une
foule ou poursuivi par un agresseur inconnu que vous n’arrivez pas
à semer malgré toutes vos tentatives. À ce
moment-là, vous êtes identifié à l’acteur
et à son scénario, prisonnier du rôle, sans
conscience de rêver, tout est vrai, c’est bien vous... ! Puis
tout à coup, vous vous réveillez et vous comprenez : «
OUF, Ce n’était qu’un rêve ( surtout si vous avez
fait un cauchemar) ! »
Nous
faisons aussi tous, une nuit ou l’autre, l’expérience d’un
rêve au cours duquel nous avons conscience que nous rêvons.
Ces chevauchements d’états de conscience, rêve-éveil,
permettent un dialogue avec nos peurs les plus profondes enracinées
dans des mémoires culturelles ou archaïques. Ces rêves
initiatiques se manifestent sous plusieurs formes, les plus
fascinants d’entre eux étant certainement les « rêves
lucides ». Ce sont des rêves pendant lesquels le dormeur
est en possession de certaines de ses facultés cognitives,
c’est-à-dire qu’il est présent, partiellement.
C’est une faculté merveilleuse de la conscience
humaine de pouvoir vivre ces phases de lucidité pendant que
nous dormons. Remarquons que des poèmes, des chansons, des
théories scientifiques sont sortis du monde de tels rêves.
-
L’éveil, le cadeau merveilleusement caché.
Mais au-delà des rêves existe un monde de conscience qui est bien plus qu’un creuset de créativité. Ce monde de conscience pure est l’aboutissement des facultés d’intelligence les plus fines, les plus sublimes qui soient données à l’être humain. C’est là que la question « Qui suis-je » prend toute sa vérité et retrouve ses racines.
QUAND L'AUTRE VIT EN SOI (6)
PHENOMENES
PSY ET COINCIDENCES ?
Les
receveurs cités ici n’ont fait l’objet d’aucun
diagnostic psychiatrique. Ils ne souffraient ni d’anxiété
ni de dépression extrême, même si certains ont
fait état d’une certaine inquiétude à propos
de leurs expériences.
Un
professeur de collège de 56 ans a non seulement rêvé
d’éclairs blancs dans le visage, mais a déclaré
qu’avant cet éclair, “il apercevait parfois Jésus”.
Redoutant cette hallucination et sa possible signification
diagnostique, il n’a pas partagé cette information avec ses
médecins (bien qu’il leur ait parlé des éclairs).
Or, selon la femme du donneur, le tueur de son mari ressemblait à
Jésus. De tels témoignages peuvent-ils s’expliquer
par une coïncidence statistique ?
Le parallèle des noms
rapporté dans les cas n° 1, 8 et 9 pourrait éventuellement
relever de la simple coïncidence. Dans le cas n° 9, par
exemple, le fait que le jeune receveur ait choisi le nom de Tim (pour
le donneur qu’il n’a jamais rencontré) peut être
attribué à ses goûts personnels. Le receveur a
déclaré : “J’aime bien Tim Allen de Tool Time, je
l’ai donc appelé Tim.” Cependant, l’explication de
coïncidence statistique ne tient pas devant cette déclaration
du receveur : “Il [le donneur] aime beaucoup les Power Rangers, je
crois, comme moi avant. Je ne les aime plus, cependant.” Le donneur
a chuté “en essayant d’atteindre un Power Ranger qui était
tombé sur le rebord de la fenêtre”.
Les révélations issues de ces dix cas présentent trop de coïncidences pour être accidentelles (hypothèse de la coïncidence statistique). De futures recherches sont nécessaires pour examiner systématiquement le phénomène de coïncidence receveur-donneur. Des recherches sont en cours à l’université d’Arizona sur un échantillon de plus de 300 transplantés afin d’estimer l’incidence de telles coïncidences à l’aide d’interviews semi-dirigées et de questions systémiques. En outre, un sous-ensemble de transplantés fait l’objet d’un examen physiologique visant à étudier les mesures biophysiques de la synchronie cœur-cerveau
LE STRESS (2)
VAINCRE LE STRESS ET VIVRE LE PRESENT
De nos jours, la vie est ressentie par la majorité des gens comme étant trop stressante : il faut sans cesse se dépêcher pour tout faire. Cependant, plutôt que de courir après le temps qui passe trop vite, ne serait-il pas plus approprié de s’arrêter un instant et de chercher à mieux comprendre ce qu’est véritablement le temps ? En effet, que savons-nous du temps ? Qu’est-il ? Où a-t-il son origine ? Comment passe-t-il ? Peut-on vraiment gagner du temps ou rattraper celui que l’on a perdu ?
Qu’est-ce que le
temps ?
La notion du temps est
omniprésente dans notre vie. A tout moment, nous utilisons des
expressions comme : le temps passe, avoir du temps, du temps en
reste, du temps libre, du temps en trop , perdre ou gagner du temps,
rattraper le temps perdu, ne pas avoir le temps,...
Le temps règle
la plus grande partie de notre existence et il apparaît comme
évident à chacun d’entre nous qu’il sait
parfaitement de quoi il s’agit. Mais, en réfléchissant
plus à fond sur ce qu’est réellement le temps : où
il se trouve, comment il passe, de quelle nature il est,... nous nous
retrouvons le plus souvent dans la situation si bien décrite
par St.Augustin : »Qu’est-ce donc que le temps ? »
disait-il « Si personne ne me pose la question, je sais. Si
quelqu’un pose la question et que je veuille expliquer, je ne sais
plus. »
Le temps possède
en effet des caractéristiques tout à fait paradoxales :
Il est simultanément
long et court, long parce qu’il dure depuis des millions d’années,
court, parce que celui que nous avons ne nous suffit pas. Il est
aussi lent et rapide, lent pour celui qui attend, court pour celui
qui en jouit. Il est grand jusqu'à l’infini et petit comme
la fraction de seconde. Il peut immortaliser les hommes, mais il les
conduit aussi à l’oubli par la mort. Le temps peut effacer
les souvenirs, mais il peut également les faire remonter à
la surface. D’une part, il est rare, mais nous le gaspillons ;
d’autre part, nous en avons toujours à disposition, mais
nous nous plaignons de ne pas en avoir assez. Et s’il disparaît
à mesure que nous l’utilisons, il disparaît également
lorsque nous ne l’utilisons pas. Il vaut de l’or (time is money)
et pourtant, il ne peut ni se vendre ni s’acheter.
Le temps qui passe :
La représentation que l’on se fait habituellement du temps est que le temps passe et fuit.
Cette représentation correspond à ce que nous ressentons dans notre vie. Lorsque nous attendons un événement important, qui doit avoir lieu à une date et une heure précise, un examens ou un rendez-vous déterminant par exemple, cet événement est d’abord loin encore d’être une réalité ; il est très éloigné de nous, c’est-à-dire du moment présent. Mais, peu à peu ce moment se rapproche. La distance entre lui et nous diminue progressivement. Il est de plus en plus près, devient imminent et, brusquement, il est là ; il est entré dans le moment présent. En très peu de temps pourtant, l’événement est passé ; il est derrière nous. Il s’éloigne progressivement de plus en plus des réalités que nous vivons et finit parfois par disparaître complètement du champ de notre conscience.