CHEMINS DE VIE

psychologie, développement personnel, spiritualité, santé, médecines douces

29 février 2008

LE BONHEUR C'EST LE PRESENT

Nous courons tous après un mieux-être : plus de santé, plus d'argent, plus d'amour, mais, une fois l'objectif atteint, qu'allons-nous désirer d'autre ?

Quand la santé va, tout va », dit le dicton populaire. Dans ce cas, tous les gens en bonne santé seraient heureux ! « l'argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue », pas si sûr, les gens riches ne sont pas plus heureux ! D'autres croient qu'en trouvant l'âme soeur, le bonheur sera au rendez-vous.

Nous faisons fausse route car rien de ce qui est extérieur ne pourra nous rendre profondément heureux, cela pourra tout au plus nous procurer du plaisir. Le plaisir est dual : il ne peut exister sans sa contrepartie qui est la frustration dès que l'objet de plaisir est atteint. Au contraire, le bonheur est un état intérieur, indépendant de notre environnement physique, émotionnel ou matériel. Le plaisir a besoin d'être stimulé. Le bonheur se suffit à lui-même.

J'ai particulièrement apprécié, par sa simplicité et sa force, le message du Canadien Eckhart Tolle, dont le best-seller, « le pouvoir du moment présent » a été traduit en 17 langues. Pour lui, c'est notre mental qui nous empêche d'être heureux.

Seul existe le présent. Et notre mental fera tout pour nous en détourner afin de garder le contrôle sur nous. Ainsi, il n'aura de cesse de nous transporter dans le passé, avec ses regrets, ses frustrations, ses souvenirs douloureux, ses schémas de pensée stéréotypés et erronés, et il s'arrangera pour que notre futur ne soit qu'une répétition de notre passé.

Comment nous libérer du mental ? C'est incroyablement simple : il suffit de reconnaître que notre mental n'est pas nous, et de prendre conscience que notre véritable être se situe à un niveau plus profond. Ce moi profond, observateur distancé, non mental donc, s'amusera du verbiage de notre mental et ainsi ne permettra plus à ce dernier de prendre le pouvoir sur nous.

Rechercher le bonheur est une mission impossible car cela revient à remettre en route notre mental, donc seulement l'un des aspects de notre être. Le bonheur ne se recherche pas, il suffit simplement de le laisser remonter à la surface : nous l'avons tous en nous. Ce n'est pas une option qu'il faut chèrement acquérir, il est en fait « monté en série » chez toutes les personnes, mais nous l'ignorons bien souvent.

Passé et futur n'ont pas de réalité autre que sous forme de pollutions mentales résiduelles qui influencent notre être profond. La projection mentale, hors du présent et donc dans un monde qui n'existe pas, serait source de souffrance.

Seul le retour au moment présent permettra que notre identité habite réellement notre corps, afin que nous éprouvions le sentiment d'unité avec nous-mêmes, la vie et toutes choses.

Ce retour au moment présent n'est-il pas le seul et le plus beau cadeau que nous puissions nous faire? A quoi bon courir après des chimères extérieures, tout juste bonnes à apaiser nos souffrances pour un temps ? Quoi de plus enrichissant et de plus vrai que de vivre pleinement chaque seconde de notre vie ? Le plus paradoxal, c'est que c'est facile.

(Jean-Pierre Camo)

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LE STRESS (3)

Le temps nous apparaît ainsi comme un fleuve qui s’écoule indépendamment de nous. Son mouvement est inexorable, car on ne peut l’arrêter : il est aussi irréversible, puisqu’on ne peut faire revenir à soi les temps écoulés.

A toutes les époques, l’être humain a observé et chanté la marche inexorable du temps. Dans la Bible, Job se plaint de la rapidité avec laquelle les jours fuient sans jamais soulager ses tourments :

« Mes jours sont plus rapides qu’un courrier ;
Il fuient sans avoir vu le bonheur ;
Ils passent comme les navires de jonc,
Comme l’aigle qui fond sur la proie » (Job, chap.9 verset 25-26)

Le flot du temps avance dans une direction unique : venant du futur, il amène les événements dans le présent, pour disparaître ensuite dans le passé. Et comme ce processus se répète indéfiniment et que les événements apportés par le temps ne peuvent demeurer dans le présent, nous disons que le temps passe.

Le temps passe-t-il vraiment ?

Si nous réfléchissons à la notion du temps qui passe, nous arrivons vite à des contradictions et des non-sens qui nous montrent qu’en réalité, le temps - le temps réel, pas la marche des aiguilles d’une montre - ne peut absolument pas ... passer.

Par exemple, si le temps passait réellement, comme le ferait un fleuve invisible, il en résulterait que la vitesse d’écoulement du temps serait la même pour tous. Chacun le ressentirait - et même devrait le ressentir - de manière identique, car en tant que réalité extérieure, elle s’imposerait de manière contraignante et uniforme à chacun, comme c’est le cas dans d’autres domaines : avec la pesanteur, les distances, etc. Or, notre expérience quotidienne nous montre que le temps est ressenti de manière très variée. Celui-ci s’écoule plus ou moins vite selon les personnes et selon les circonstances.

Il s’écoule rapidement pour quelqu’un qui est passionné par ce qu’il fait, comme l’artiste ou le savant plongé dans ses travaux, et qui, appelé pour le repas, découvre avec stupéfaction que la matinée est déjà écoulée.

A l’opposé, le temps passe très lentement pour quelqu’un qui n’arrive pas à trouver un intérêt dans ce qu’il fait. Une personne qui accomplit par obligation un travail qui ne lui plaît pas et dans lequel elle ne peut mettre son cœur, ressentira cruellement le passage du temps comme beaucoup trop lent. A la fin de la journée, elle ne s’écrira pas avec regrets « quoi, c’est déjà fini », mais, soulagée, « c’est enfin fini ».

Une autre raison qui donne à penser que le temps ne passe pas, est que, s’il passait réellement, avant d’être ici : dans le présent, il devrait être ailleurs. De même, après avoir quitté le présent, il devrait également être ailleurs. Mais où est cet ailleurs ? Où sont donc les réserves du temps qui s’écoulent et sous quelle forme s’y trouvent-elles stockées ? Mais aussi, où le temps s’accumule-t-il après son passage ? Qu’advient-il de lui ?

Il faut bien l’avouer, voilà des questions qui jusqu'à aujourd’hui sont restées sans réponse. Il en résulte une notion du temps boiteuse dans laquelle le temps qui passe, ne passe en définitive pas vraiment, puisqu’il ne vient de nulle part et ne va nulle part.

Une conséquence de l’existence d’un ailleurs dans lequel se trouverait le temps avant et après son passage dans le présent, serait la possibilité de voyager dans le temps. Ces déplacements dans le temps nous permettraient de déceler ce que le futur tient en réserve pour nous et ce qui a réellement eu lieu dans le passé.

La possibilité de voyager dans le temps, soit en remontant le temps en direction du passé, soit en avançant en lui en direction du futur, est un rêve que plus d’un homme a caressé. Cette idée a été développée de manière romancée par l’auteur anglais H.G. Wells, dans un livre intitulé « La machine à explorer le temps ». Le héros du livre, un savant des plus excentriques, met au point une machine à explorer le temps - d’où le titre du livre - avec laquelle il vivra des aventures merveilleuses, mais d’autres également effrayantes et dangereuses, dont il pourra heureusement s’échapper à l’aide de sa machine.

Le héros de ce roman est ainsi la seule personne qui ait réussi à s’extraire d’un présent inconfortable ou menaçant, pour se rendre dans le passé ou le futur afin d’y attendre tranquillement que la situation s’améliore. Nous sommes en effet irrémédiablement contraints de demeurer dans le présent, que celui-ci nous plaise ou non, et jamais aucun homme n’a pu s’en extraire pour fuir ailleurs dans le temps. Les hypothétiques déplacements dans le temps - s’ils sont pris comme base de raisonnements - nous amènent à des contradictions qui nous contraignent à nouveau à considérer que le temps ne passe pas. Imaginons quelqu’un debout dans son jardin et qui contemple un arbre planté par ses propres soins 20 ans plus tôt. Imaginons encore que cette personne veuille - et puisse - se déplacer dans le temps et qu’elle décide de remonter le temps pour se retrouver 20 ans en arrière dans ce même jardin. Une fois cette époque atteinte, elle se trouvera en face de son arbuste jeune et peu développé.

Si une telle chose était possible, nous serions dans une situation totalement absurde, puisque nous serions en présence non pas d’un, mais de deux exemplaires du même arbre. En effet, le premier serait celui qui est actuellement dans son jardin et que peuvent voir toutes les personnes qui s’y rendraient, le deuxième étant celui que voit le voyageur qui est dans les temps passés. Le temps passerait donc en emportant la réalité spatiale (l’arbre visible pour le voyageur dans le temps), mais en la laissant tout de même sur place, puisque l’arbre est encore visible aujourd’hui !

La possibilité de voyager dans le futur, nous amènerait encore à une autre situation contradictoire qui nous pousserait à nouveau à rejeter la notion du temps qui passe. Effectivement, lors d’un tel voyage, nous serions confrontés à tous les événements que charrient les flots sans cesse changeants du temps. Nous pourrions voir les événements à venir, avant que ceux-ci n’atteignent le présent. Nous parcourrions à l’avance les chemins de notre destin qui, amenés par le temps qui passe, deviendrait réalité en pénétrant dans le présent.

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VIVRE EN HARMONIE AVEC...

Vivre en harmonie avec l’intelligence et la créativité de la vie , cela s’appelle « j’existe »

La terre est un tout ; elle est le tout par l’ensemble de toutes les vies qui la peuplent. Ainsi la terre et la vie des espèces sont inter reliées.

« Alors moi ! suis-je seul(e), prisonnier(e) de mon existence individuelle ou suis-je par cette existence individuelle, relié au tout : à cette Vie qui pulse partout et au mouvement de l’espace qui porte la terre, » !

L’évidence s’impose... Vous, moi et tout ce qui existe, sommes bien issus de cette intelligence créatrice. Le processus du vivant est un principe créateur, un secret bien gardé au coeur de notre être... Dans le processus de la procréation, la science a découvert « l’ADN ». Elle nous dit que nous partageons nos gènes avec le Vivant tout entier et que nous portons en nous un processus de transmission héréditaire bien gardé qui se déploie de générations en générations au-delà de la vie et de la mort. Cette fabrique de la vie s’invente dans un espace sous- jacent au monde des apparences, des différences, de la création et de la destruction.

Ce courant du vivant s’exprime par le monde des formes, de la créativité et de la générosité. Ce courant est comme une rivière d’éternité qui coule dans le temps de la vie, de votre vie. Ce courant n’est-il qu’une une simple et géniale mécanique d’énergie ou est-il sublime et sacré ! La réponse coule aussi de source ! tout est Amour... Oui, les sages depuis l’antiquité l’ont reconnu : la rivière de l’éternité coule parce qu’il existe une intention, un mouvement d’amour universel.

La sublime beauté de notre aventure humaine est de découvrir ce courant et de le descendre comme on descend le courant d’une rivière dans une barque. Cette descente est ludique mais obligeante. Elle n’est ni un effort, ni un laisser-aller, mais elle initie au lâcher prise dans le sens du courant tout en pagayant pour ne pas s’échouer sur la rive ! Cela donne la joie et la liberté d’exister. Ce courant est le mouvement invisible de toutes les vies sur terre ; son secret s’appuie sur la découverte d’exister personnellement, et d’en être étonné, le jaillissement de la joie pure d’appartenir au tout en étant le cadeau...

Oui, vous êtes ce principe créateur et libérateur, vous êtes au-delà de la vie et de la mort. Vous êtes « un espace sans exil », dans lequel se déploie « un temps sans mort ». Vous êtes cette continuité qui ne s’arrête jamais... sinon vous seriez le néant, la mort même n’existerait pas...

Nous pouvons également prendre un exemple plus poétique, celui de la sève qui est présente partout dans les différentes formes de l’arbre. Sans exil, elle est chez elle partout dans l’espace où elle se déploie, Elle est la même, bien qu’elle soit différente en apparence, et son mouvement dans le temps amène des transformations : graine, arbre, fleurs, fruits.

Cette continuation du temps ici et maintenant est un mouvement qui permet à l’éternelle liberté de se manifester dans le temps et l’espace. Nous ne sommes pas des humains qui cherchons le divin, nous sommes le divin qui fait l’expérience d’être un humain !

Lorsque ce jeu s’invente dans l’esprit de la découverte, sans “Fatigué psychologique” ni identification restreinte à notre production mentale, il est inouï de se rendre compte que c’est la rivière qui joue avec nous. Tout s’inverse alors dans un grand éclat de rire. La vie universelle joue à travers la conscience individuelle, c’est “Je suis cela” qui joue avec “je suis ici.” La sensation du surgissement de la liberté qui, avant, n’était qu’une vague idée, devient une lecture lucide du chemin procurant un sentiment d’invincibilité simple d’être le vainqueur de l’instant présent. Cela favorise une harmonie au niveau du corps, des émotions et de l’esprit ainsi que la relation au réel, Unité retrouvée de l’acte juste d’Etre.

La vie ne se pense pas, elle est une expérience, Elle s’éprouve dans les fluctuations de nos expériences.

(D. Ciussi)

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AU FAIT, QUI ETES-VOUS ?

Qui êtes-vous vraiment ? Maintes fois, en vous regardant dans une glace ou quand vous ne comprenez pas une de vos réactions ou un de vos choix, vous vous sentez perplexe. Et quand quelqu’un vous demande de vous définir et qu’arrive un grand flou dans votre tête,vous vous dîtes , « Qui suis-je vraiment ». « Est-ce que je me connais réellement » ?

Etes-vous le personnage réaliste, heureux ou malheureux, vivant dans le monde du jour et changeant de masque suivant les circonstances. Comment pouvez-vous être si différent dans votre rapport à la réalité diurne ou nocturne ! Et puis, oh surprise, au détour d’un chemin, un autre aspect plus vaste en vous sait tomber en extase devant la beauté d’un coucher de soleil sur le Saint- Laurent, et là le temps s’arrête, l’espace se dilue... Vous ressentez que le silence, la paix et la liberté font partie intégrante de votre être..... C’est toujours vous mais vous savez que cette partie de vous-même est plus vraie et qu’elle relie les autres aspects de votre vie. Quelque chose vous dit que « la vraie vie c’est ça » Essayons d’observer ces trois aspects dans leur rôle respectif.

- Pendant la journée

Prenons le déroulement d’une journée. Combien de personnages jouez-vous. Combien de rôles endossez-vous ? Où est votre vérité dans tous ces rôles différents : chaleureux ou rebelle en société, boudeur ou enjoué à la maison, poli ou critique avec vos collègues de travail, câlin ou enclin au mal de tête avec votre chum, flexible ou réactif avec vos voisins, maternel ou autoritaire avec votre enfant, aimable ou indifférent avec le boulanger !

- La nuit, entre rêve et réalité, qui suis-je ?

Suivant la qualité de votre sommeil, vous accédez là aussi à différents niveaux :

Vous souvenez-vous d’être tombé dans le vide, d’avoir volé au-dessus des obstacles, de vous retrouver nu dans une foule ou poursuivi par un agresseur inconnu que vous n’arrivez pas à semer malgré toutes vos tentatives. À ce moment-là, vous êtes identifié à l’acteur et à son scénario, prisonnier du rôle, sans conscience de rêver, tout est vrai, c’est bien vous... ! Puis tout à coup, vous vous réveillez et vous comprenez : « OUF, Ce n’était qu’un rêve ( surtout si vous avez fait un cauchemar) ! »

Nous faisons aussi tous, une nuit ou l’autre, l’expérience d’un rêve au cours duquel nous avons conscience que nous rêvons. Ces chevauchements d’états de conscience, rêve-éveil, permettent un dialogue avec nos peurs les plus profondes enracinées dans des mémoires culturelles ou archaïques. Ces rêves initiatiques se manifestent sous plusieurs formes, les plus fascinants d’entre eux étant certainement les « rêves lucides ». Ce sont des rêves pendant lesquels le dormeur est en possession de certaines de ses facultés cognitives, c’est-à-dire qu’il est présent, partiellement. C’est une faculté merveilleuse de la conscience humaine de pouvoir vivre ces phases de lucidité pendant que nous dormons. Remarquons que des poèmes, des chansons, des théories scientifiques sont sortis du monde de tels rêves.

- L’éveil, le cadeau merveilleusement caché.

Mais au-delà des rêves existe un monde de conscience qui est bien plus qu’un creuset de créativité. Ce monde de conscience pure est l’aboutissement des facultés d’intelligence les plus fines, les plus sublimes qui soient données à l’être humain. C’est là que la question « Qui suis-je » prend toute sa vérité et retrouve ses racines.


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QUAND L'AUTRE VIT EN SOI (6)

PHENOMENES PSY ET COINCIDENCES ?

Les receveurs cités ici n’ont fait l’objet d’aucun diagnostic psychiatrique. Ils ne souffraient ni d’anxiété ni de dépression extrême, même si certains ont fait état d’une certaine inquiétude à propos de leurs expériences.

Un professeur de collège de 56 ans a non seulement rêvé d’éclairs blancs dans le visage, mais a déclaré qu’avant cet éclair, “il apercevait parfois Jésus”. Redoutant cette hallucination et sa possible signification diagnostique, il n’a pas partagé cette information avec ses médecins (bien qu’il leur ait parlé des éclairs). Or, selon la femme du donneur, le tueur de son mari ressemblait à Jésus. De tels témoignages peuvent-ils s’expliquer par une coïncidence statistique ?

Le parallèle des noms rapporté dans les cas n° 1, 8 et 9 pourrait éventuellement relever de la simple coïncidence. Dans le cas n° 9, par exemple, le fait que le jeune receveur ait choisi le nom de Tim (pour le donneur qu’il n’a jamais rencontré) peut être attribué à ses goûts personnels. Le receveur a déclaré : “J’aime bien Tim Allen de Tool Time, je l’ai donc appelé Tim.” Cependant, l’explication de coïncidence statistique ne tient pas devant cette déclaration du receveur : “Il [le donneur] aime beaucoup les Power Rangers, je crois, comme moi avant. Je ne les aime plus, cependant.” Le donneur a chuté “en essayant d’atteindre un Power Ranger qui était tombé sur le rebord de la fenêtre”.

Les révélations issues de ces dix cas présentent trop de coïncidences pour être accidentelles (hypothèse de la coïncidence statistique). De futures recherches sont nécessaires pour examiner systématiquement le phénomène de coïncidence receveur-donneur. Des recherches sont en cours à l’université d’Arizona sur un échantillon de plus de 300 transplantés afin d’estimer l’incidence de telles coïncidences à l’aide d’interviews semi-dirigées et de questions systémiques. En outre, un sous-ensemble de transplantés fait l’objet d’un examen physiologique visant à étudier les mesures biophysiques de la synchronie cœur-cerveau

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LE STRESS (2)

VAINCRE LE STRESS ET VIVRE LE PRESENT

 De nos jours, la vie est ressentie par la majorité des gens comme étant trop stressante : il faut sans cesse se dépêcher pour tout faire. Cependant, plutôt que de courir après le temps qui passe trop vite, ne serait-il pas plus approprié de s’arrêter un instant et de chercher à mieux comprendre ce qu’est véritablement le temps ? En effet, que savons-nous du temps ? Qu’est-il ? Où a-t-il son origine ? Comment passe-t-il ? Peut-on vraiment gagner du temps ou rattraper celui que l’on a perdu ?

Qu’est-ce que le temps ?

La notion du temps est omniprésente dans notre vie. A tout moment, nous utilisons des expressions comme : le temps passe, avoir du temps, du temps en reste, du temps libre, du temps en trop , perdre ou gagner du temps, rattraper le temps perdu, ne pas avoir le temps,...

Le temps règle la plus grande partie de notre existence et il apparaît comme évident à chacun d’entre nous qu’il sait parfaitement de quoi il s’agit. Mais, en réfléchissant plus à fond sur ce qu’est réellement le temps : où il se trouve, comment il passe, de quelle nature il est,... nous nous retrouvons le plus souvent dans la situation si bien décrite par St.Augustin : »Qu’est-ce donc que le temps ? » disait-il « Si personne ne me pose la question, je sais. Si quelqu’un pose la question et que je veuille expliquer, je ne sais plus. »

Le temps possède en effet des caractéristiques tout à fait paradoxales :

 

Il est simultanément long et court, long parce qu’il dure depuis des millions d’années, court, parce que celui que nous avons ne nous suffit pas. Il est aussi lent et rapide, lent pour celui qui attend, court pour celui qui en jouit. Il est grand jusqu'à l’infini et petit comme la fraction de seconde. Il peut immortaliser les hommes, mais il les conduit aussi à l’oubli par la mort. Le temps peut effacer les souvenirs, mais il peut également les faire remonter à la surface. D’une part, il est rare, mais nous le gaspillons ; d’autre part, nous en avons toujours à disposition, mais nous nous plaignons de ne pas en avoir assez. Et s’il disparaît à mesure que nous l’utilisons, il disparaît également lorsque nous ne l’utilisons pas. Il vaut de l’or (time is money) et pourtant, il ne peut ni se vendre ni s’acheter.

Le temps qui passe :

La représentation que l’on se fait habituellement du temps est que le temps passe et fuit.

Cette représentation correspond à ce que nous ressentons dans notre vie. Lorsque nous attendons un événement important, qui doit avoir lieu à une date et une heure précise, un examens ou un rendez-vous déterminant par exemple, cet événement est d’abord loin encore d’être une réalité ; il est très éloigné de nous, c’est-à-dire du moment présent. Mais, peu à peu ce moment se rapproche. La distance entre lui et nous diminue progressivement. Il est de plus en plus près, devient imminent et, brusquement, il est là ; il est entré dans le moment présent. En très peu de temps pourtant, l’événement est passé ; il est derrière nous. Il s’éloigne progressivement de plus en plus des réalités que nous vivons et finit parfois par disparaître complètement du champ de notre conscience.

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28 février 2008

LE STRESS (1)

LES ATTITUDES DE RÉPONSE

Il ne faut plus aujourd'hui considérer le stress comme une agression subie : nous ne sommes pas désarmés devant cette angoisse.

Plutôt que de s'attarder sur les causes du stress, il est plus important de s'intéresser à la façon dont chacun d'entre nous y réagit. Certes, presque tous les événements de la vie sont source d'anxiété, mais ceci ne veut pas dire que tout le monde soit anxieux et angoissé. On peut avoir une existence très stressante et continuer à être détendu et à bien dormir la nuit.

Il y a deux façons de comprendre cette réaction. Pour nombre d'individus, le stress est vécu de façon positive : il leur faut une agression extérieure pour se sentir bien et travailler correctement. Ils ont besoin de conflits, de situations d'urgence pour donner toute leur mesure. C'est souvent le cas des médecins, des hommes politiques, des chefs d'entreprise qui veulent être confrontés chaque jour à des situations nouvelles. Il existerait ainsi plusieurs attitudes vis-à-vis du stress, et celles dont nous venons de parler en représentent un type caractéristique.

Dans le deuxième cas, nous sommes fortement agressés par le stress, mais nous sommes capables de mettre au point des parades, ou des mécanismes de défense qui nous permettent de réagir positivement. Alors que les premiers privilégient l'affrontement contre le stress (" ça passe ou ça casse "), les seconds préfèrent la fuite : dès qu'il y a un événement stressant, ils essaient de s'accommoder de la situation et de se relaxer. Ces techniques de défense sont très variables d'un individu à l'autre, car chacun possède ses propres méthodes pour se détendre, et diminuer son degré de colère. Pour certains, il suffit de fumer une cigarette, faire quelques pas ou s'étirer. D'autres s'étendent quelques instants, font du jogging, ou vont au cinéma pour se changer les idées.

En fait, il ne faut pas considérer qu'il y a le stress d'un côté et l'individu de l'autre. La vie consiste à s'adapter en permanence à des événements imprévus ou difficiles et à trouver pour soi les meilleurs moyens de lutter contre (ou de fuir) les événements stressants.

LUTTER CONTRE LE STRESS

Il n'y a pas de remède universel contre le stress. C'est à chacun d'entre vous d'élaborer la stratégie qui vous convient le mieux, tout en sachant que le stress est un mal nécessaire et commun. Vous n'avez aucune chance d'y échapper, et parfois vous le recherchez, il est donc préférable de mettre au point une technique de défense.

Il existe cependant des règles générales, qu'il est important de respecter. Elles relèvent essentiellement de l'hygiène de vie. Voici quelques-unes de ces règles.

Essayez autant que possible de vivre dans une ambiance familiale et sociale agréable. Se protéger du stress, c'est d'abord avoir des amis et une famille avec qui l'on s'entend bien. La solitude aggrave les problèmes, parce que vous ruminez vos difficultés et que vous n'avez personne à qui en parler. En revanche, si vous passez une joyeuse soirée avec des amis, en oubliant vos difficultés, vous verrez que le lendemain elles seront déjà à moitié résolues.

Développez vos loisirs. Il est important que toute votre vie ne soit pas centrée sur le travail. Ayez à côté une activité complémentaire qui vous permette de changer de centre d'intérêt : bricolage, lecture, photographie... Ce ne sont pas les idées qui manquent !

Faites du sport. L'exercice physique est essentiel et trop souvent oublié. Nous développons un peu plus loin tous les principes que doivent suivre les débutants. Retenez que le sport a un rôle prépondérant pour atténuer les effets du stress.

Surveillez votre alimentation : la diététique a un rôle également fondamental. Apprenez à vous alimenter correctement, en faisant un bon petit déjeuner et en mangeant plus légèrement le soir. Faites attention au café, au tabac et à l'alcool. Certes, ils agissent souvent comme des calmants dans des situations stressantes, mais l'escalade est dangereuse, et ils ne font alors que renforcer l'angoisse.

Ménagez-vous un moment quotidien de détente : lorsque vous rentrez chez vous, allongez-vous dans l'obscurité, si possible sans bruit, pendant quelques minutes. Vous pouvez adopter une position qui permette en outre de soulager votre dos, en vous étendant par terre, la tête bien calée par un petit coussin placé sous le cou, et les jambes fléchies et surélevées, appuyées sur le rebord de votre lit ou d'un canapé.

Rééduquez votre sommeil. Lorsque l'on est stressé, on devient facilement insomniaque, et c'est la fuite dans une consom-mation effrénée de somnifères, bien connue chez les Français. Apprenez à dormir correctement, selon les principes que vous trouverez un peu plus loin dans ce chapitre.

Relaxez-vous : la détente quotidienne que vous vous offrez peut être suffisante, mais vous pouvez aller plus loin, soit en salle de gymnastique en suivant des cours de culture physique, de stretching, de yoga, ou, tout simplement, en allant au sauna.

Si vous suivez tous les principes énoncés ci-dessus, il y a de fortes chances que vous supportiez beaucoup mieux les différents stress de votre existence. Néanmoins, si les difficultés persistent, n'hésitez pas à consulter votre généraliste, qui vous conseillera éventuellement de consulter un spécialiste. Certes, de nombreux petits maux sont dus au stress, mais il est imprudent de négliger un symptôme persistant. 

 

 

 

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LA GENTILLESSE, CLE DU BONHEUR

Dans une société où la compétition est de rigueur, où l'incivilité est un mal quotidien, il n'est pas aisé de faire de la bienveillance notre manière d’être permanente. Pourtant, il semblerait que notre équilibre fondamental passe par la gentillesse.   

Déclarer de quelqu’un qu’il est gentil le fait bien souvent passer pour une personne bête et naïve. Ce glissement de langage commence très tôt : dès la maternelle, les parents veulent que leurs enfants soient forts, compétitifs, en un mot, les meilleurs ! Mais pour ce faire, douceur et altruisme sont bannis : « Tu vas te faire marcher sur les pieds !», « On va profiter de toi », serinent-ils. Et les enfants de se replier sur eux-mêmes, de perdre leur spontanéité à aller vers les autres, de donner en attendant un retour, en bref, de cesser d’être gentils !

Un principe universel

On assiste dans notre société, individualiste et égotique, à une augmentation sans précédent des troubles dépressifs et anxieux. Manque de chaleur humaine, absence de présence rassurante et protectrice de l’autre, effritement d’une communauté solidaire et humaine qui donne sens à la vie semblent en être la cause. Le remède ? La gentillesse, autrement dit l’attention et la bienveillance à autrui, tout cela nuancé d’empathie, qui signifie la faculté de ressentir ce que l’autre ressent.
David Servan-Schreiber, psychiatre, constate que « même si la gentillesse n’a pas bonne cote auprès des psychothérapeutes, plus on en fait preuve avec son patient, plus il progresse ». Françoise, ex-agoraphobe, corrobore ces propos : « Il y a cinq ans, sujette à des attaques de panique terribles, je ne pouvais quasiment plus sortir de chez moi. Je suis allée consulter un psy comportementaliste. Il me pressait : il fallait que je fasse des efforts, que j’arrête de m’apitoyer sur mon sort, que j’accepte mes symptômes. Je l’ai vu pendant plus d’un an. Il n’arrêtait pas de me pousser dans mes retranchements, ne faisant preuve d’aucune douceur ni gentillesse. J’avais toujours l’impression de ne pas en faire assez. Résultat, je n’ai pas avancé d’un iota. Jusqu’au jour où j’ai décidé de changer de psy. Le nouveau était tout l’opposé de l’autre : il m’encourageait, me félicitait, me donnait confiance en moi en dédramatisant les choses. En moins d’un an, je me suis totalement débarrassée de ma phobie ! »

La gentillesse, faite de présence sincère et altruiste, constitue un excellent rempart contre bon nombre de maladies. Par opposition, la solitude est mère de bien des maux. C’est ce que montre une étude menée sur près de trois mille personnes(1) : les personnes seules ou mal entourées souffrent de deux à trois fois plus de maladies : arthrite,  infarctus, crise cardiaque, cancer, problème pulmonaire. D’autres recherches indiquent que pour retarder l’évolution des maladies neurodégénératives, il faut multiplier les liens, les interactions et rester ouvert sur le monde. Enfin, deux études, l’une suédoise, l’autre finlandaise, concluent que le risque de mortalité précoce est entre trois et quatre fois plus élevé lorsque les personnes souffrent de solitude.
L’écrivain Aldous Huxley déclarait : « On me demande souvent quelle est la technique la plus efficace pour améliorer sa vie, il est un peu embarrassant d’avouer après des années de recherches et d’expérimentations que la meilleure réponse est : soyez juste un peu plus gentil. » Le Dalaï-lama, qui proclame que « [sa] religion est la gentillesse », partage bien évidemment cette analyse. Un principe universel !


La bienveillance propice à la productivité

Il en va de même au travail. Le fait d’être gentil permet des collaborations fructueuses. Forte de ce constat, Juliette Tournand a élaboré une méthode développée dans un livre, La stratégie
de la bienveillance. Elle s’est, en effet, aperçue que les
rapports de force si prégnants dans le monde de l’entreprise créaient des tensions et se révélaient finalement improductifs. D’où la nécessité pour les responsables d’entreprise d’établir des échanges, qualifiés de « gagnant-gagnant », basés sur l’écoute de l’autre et
l’acceptation des diverses personnalités. Christophe, commercial, raconte son expérience : « Il y a quelques années, je travaillais dans une société où seul le profit comptait. Peu importait que les employés travaillent en bonne harmonie ou se sentent bien. Il en fallait toujours plus. Et notre chef d’équipe s’arrangeait pour nous mettre en compétition les uns avec les autres.
L’ambiance était devenue tellement exécrable que les salariés ne restaient jamais longtemps. Entre-nous, je me demande comment j’ai fait pour tenir le coup. J’étais exténué et démotivé. Le turn-over ne facilitait pas la productivité. Loin de là : nous n’arrivions jamais à atteindre les objectifs ! » Le chef d’équipe a changé : « Le nouveau s’est révélé être une personne extrêmement gentille, très à l’écoute de nos besoins, de nos soucis et qui ne faisait pas cas de sa position hiérarchique. En quelques mois, la situation de l’entreprise s’est considérablement améliorée, au niveau de l’ambiance et des résultats ! »

(Sophie Madoun )

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QUAND L'AUTRE VIT EN SOI...(5)

Je ne vais pas mettre ici tous les cas. Ce serait long et fastidieux à lire. Donc je passe à l'étape suivante les explications possibles à ces phénomènes.

ANALYSES ET HYPOTHESES

Puisque ces cas ont été rassemblés sporadiquement et cliniquement, il n’est pas possible de calculer le pourcentage de patients ayant rapporté des changements de personnalité faisant ou non écho à la personnalité du donneur. D’un point de vue à la fois théorique et empirique, ce rapport justifie de mener une étude mieux approfondie et contrôlée.

De tout temps, les transplantés ont hésité à partager de telles expériences avec leurs médecins (et dans bien des cas, même avec leur famille et leurs amis). En outre, si l’on en croit l’opinion générale selon laquelle les souvenirs sont d’abord conservés dans le système nerveux (puis dans le système immunitaire), il apparaît hautement improbable, à première vue, que les transplantés soient susceptibles de recevoir des souvenirs cellulaires des organes transplantés. Il semble également improbable que les membres de la famille et les amis, ainsi que les chirurgiens et les professionnels de la santé en général, soient disposés à les entendre parler de souvenirs cellulaires. Par conséquent, il n’est pas possible de déterminer le véritable pourcentage des changements de personnalité ; la sous-déclaration semble être la règle plutôt que l’exception.

Le cas n° 4 illustre expressément ce point. Quand un ouvrier de fonderie blanc de 47 ans a reçu le cœur d’un étudiant noir de 17 ans, il a présumé que le jeune noir préférait la musique rap. Par conséquent, il a rejeté l’idée selon laquelle son soudain engouement pour la musique classique provenait du cœur du donneur. Toutefois, ce que le receveur ignore, c’est que le donneur adorait la musique classique et est mort “en tenant son étui à violon serré contre lui”.

Depuis la réalisation de cet article, Schwartz et Russek ont interviewé un patient du Dr Copeland qui a reçu un cœur (de femme) et a manifesté de nombreux changements de personnalité. Il a notamment développé une passion soudaine pour le rose (couleur qu’il n’aimait pas avant son opération) et un goût prononcé pour les parfums (qu’il ne supportait pas avant son opération, interdisant même à sa femme d’en porter). Désormais, il prend des bains aromatisés et porte des parfums de femme. Ses filles le taquinent, et il redoute de parler de tout cela à ses médecins. Il l’a fait avec Schwartz et Russek sachant qu’ils étaient ouverts à ces phénomènes et l’aideraient à découvrir leur lien éventuel avec le donneur (on tente actuellement de contacter la famille du donneur).

Son cas est intéressant parce qu’il a été déclaré mort puis ranimé deux fois avant sa transplantation. Il a vécu une expérience de mort imminente qui, selon ses propres aveux et ceux de sa femme, l’a transformé et l’a rendu plus ouvert.

Les receveurs ne sont pas tous aussi réceptifs aux informations cellulaires et ne vivent ni ne rapportent pas tous ces changements aussi clairement. Un critique du manuscrit a demandé : “Les receveurs contrôlent-ils ces phénomènes? Si tous les receveurs y étaient réceptifs, vivraient-ils ces phénomènes ?”

C’est une question importante, qui pourra être abordée dans les futures recherches. En théorie, davantage de personnes devraient être capables de récupérer des informations si elles sont encouragées à être réceptives et à les recevoir. On pourrait envisager d’utiliser l’hypnose comme outil de recherche clinique.

Les cas rapportés ici sont rares (mais pas uniques) en ce sens que les receveurs ont observé des changements ayant par la suite été expliqués par les membres de la famille ou les amis. En outre, dans chaque cas, les informations concernant les donneurs ont été spécifiquement vérifiées par des membres de la famille ou des amis du donneur. Dans chaque cas, les changements survenus chez le receveur ont précédé tout contact avec des membres de la famille ou des amis du donneur.

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27 février 2008

QUAND L'AUTRE VIT EN SOI (4)

Cas n° 4 :

“Je détestais la musique classique, mais maintenant je l’adore.”

Le donneur était un étudiant noir de 17 ans, tué par une balle tirée d’une voiture. Le receveur était un ouvrier de fonderie blanc de 47 ans atteint de sténose aortique.

La mère du donneur :

“Notre fils se rendait à pied à son cours de violon quand il a été touché. Personne ne sait d’où est venue la balle, mais elle l’a atteint et il s’est écroulé. Il est mort sur le coup dans la rue, son étui à violon serré contre lui. Il adorait la musique et ses professeurs disaient qu’il avait un réel talent. Il écoutait de la musique et s’en imprégnait. Je pense qu’il se serait retrouvé au Carnegie Hall un jour ou l’autre, mais les autres gamins se moquaient toujours de la musique qu’il aimait.”

Le receveur :

“Je suis vraiment triste pour le gars qui est mort et qui m’a donné son cœur, mais le fait qu’il ait été noir m’ennuie vraiment. Je ne suis pas raciste, attention, pas du tout. La plupart de mes amis de l’usine sont noirs. Mais l’idée d’avoir un cœur noir dans un corps blanc semble vraiment… enfin, je ne sais pas comment le dire. J’ai dit à ma femme que mon pénis allait peut-être grossir jusqu’à devenir aussi gros que ceux des noirs. On dit qu’ils ont un plus gros pénis, mais cela reste à prouver. Après l’amour, je me sens parfois coupable parce que je me dis que c’est un noir qui a fait l’amour à ma femme, mais je ne le pense pas vraiment sérieusement. Je peux vous dire une chose, pourtant. Je détestais la musique classique, mais maintenant je l’adore. Je sais que ça ne vient pas de mon nouveau cœur, parce que ce n’est pas le genre de choses qu’aiment les noirs. Maintenant, cela calme mon cœur. J’en écoute tout le temps. C’est devenu une passion. Je n’ai dit à aucun de mes collègues que j’avais un cœur noir, mais j’y pense beaucoup.”

La femme du receveur :

“Quand il a appris qu’il allait avoir le cœur d’un noir, cela l’a beaucoup tracassé. Il m’a même demandé s’il pouvait réclamer au médecin un cœur blanc si l’occasion se présentait. Ce n’est pas Archie Bunker, mais pas loin. Et il me tuerait s’il savait que je vous le dis, mais pour la première fois, il a invité ses collègues noirs. On dirait qu’il ne prête plus attention à leur couleur, bien qu’il en parle encore par moments. Il a l’air plus à l’aise avec ces noirs, mais il ne s’en rend pas compte. Une dernière chose. Il me rend folle avec sa musique classique. Il ne connaissait aucun morceau et n’en écoutait jamais avant. Maintenant, il reste assis pendant des heures à en écouter. Il siffle même des airs classiques qu’il n’a jamais entendus. Comment les connaît-il ? On aurait pu croire qu’il allait plutôt être attiré par le rap ou ce genre de choses, avec son cœur noir.”


Cas n° 5 :

‘‘Je me croyais homosexuelle… Depuis, je ne le suis plus.”

Le donneur était une jeune femme de 19 ans tuée dans un accident de voiture. Le receveur était une femme de 29 ans atteinte d’une myocardiopathie consécutive à une endocardite.

La mère du donneur :

“Ma Sara était la plus adorable des filles. Elle possédait et gérait son propre restaurant diététique et me reprochait tout le temps de ne pas être végétarienne. C’était une enfant formidable. Fofolle, mais formidable. Elle était pour l’union libre et changeait d’homme tous les deux ou trois mois. Petite fille, elle avait la folie des hommes et cela ne lui a jamais passé. Elle a réussi à m’écrire quelques mots pendant qu’elle était en train de mourir. Elle était déjà à moitié partie, mais elle n’arrêtait pas de dire comment elle ressentait l’impact de la voiture qui les avait percutés. Elle disait qu’elle pouvait sentir l’impact faire son chemin dans tout son corps.”

Le receveur :

“Vous pouvez le raconter aux gens si vous voulez, mais ils vous prendront pour un fou. Quand j’ai eu mon nouveau cœur, il m’est arrivé deux choses. D’abord, presque toutes les nuits, et parfois encore maintenant, je ressens réellement l’accident qu’a eu mon donneur. Je sens l’impact dans ma poitrine. C’est un choc violent, mais mon médecin dit que tout a l’air d’aller bien. Ensuite, je déteste la viande à présent. Je ne la supporte pas. J’étais l’un des piliers de McDonald, et maintenant la viande me fait vomir. En fait, la seule odeur de la viande suffit à faire s’emballer mon cœur. Mais ce n’est pas le plus important. Mon médecin a dit que c’est dû tout simplement à mes médicaments. Je n’ai pas pu le lui dire, mais ce qui me tracasse vraiment, c’est que je suis fiancée maintenant. Mon fiancé est un type formidable et nous nous adorons. Sur le plan sexuel, c’est génial. Le problème, c’est que je suis homosexuelle. Du moins, je croyais l’être. Depuis ma transplantation, je ne le suis plus… Je ne crois pas, en tous cas… Je le suis à moitié, ou alors je suis désorientée. Les femmes m’attirent encore mais mon petit ami me fait de l’effet ; pas les femmes. Je n’ai plus la moindre envie d’être avec une femme. Je me dis qu’on a dû me faire une transplantation sexuelle.”

Le frère du receveur :

“Susie s’est rangée, maintenant. Je parle sérieusement. Elle était homosexuelle et son cœur l’a rendue hétérosexuelle. Elle a jeté tous ses livres et documents sur la politique gay et n’en parle plus. Avant, elle militait beaucoup. Aujourd’hui, elle prend Steven par la main et lui fait des câlins (comme ma petite amie le fait avec moi). Elle parle de trucs de filles avec ma petite amie, alors qu’avant elle aurait passé des heures à lui faire des cours sur le sexisme masculin. Et ma sœur, la reine du Big Mac, déteste la viande. Elle ne peut même pas supporter qu’il y en ait dans la maison.”

Posté par LUMIERE34 à 10:36 - SANTE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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