27 février 2008
DE L'ESTIME "DE" SOI... (fin)
Pour contrer ces attitudes aussi dévalorisantes, il importe de renforcer ses convictions en la valeur et en l’unicité de sa personne : j’ai de la valeur ; je suis unique au monde et incomparable, je suis très important ; je me traite avec respect et j’attends des autres le même traitement ; je possède une dignité personnelle ; je me sens digne d’appréciation ; je suis fier de moi, je suis le meilleur témoin de ma vie intérieure (de ce que j’y vois, de ce que j’entends et de ce que je ressens) ; etc.
- Accepter
tous les aspects de sa personne sans les censurer ni les
nier
« Parce que je reconnais comme mien tout ce
qui est à moi, je puis me connaître davantage. En
agissant ainsi, je peux m’aimer et être en bonne relation
avec chaque partie de moi-même. » (Virginia
Satir)
Voici un défi majeur posé à
l’estime de soi : apprendre à accepter tous les aspects de
son corps, la diversité et la mouvance de ses émotions,
de ses pensées, de ses désirs, de ses rêves, et
même de ses ombres, comme faisant partie de sa personnalité.
L’idéal
consiste en effet à laisser émerger en soi son matériau
conscient et inconscient sans l’interpréter, le
rationaliser, l’exprimer ou en prendre conscience. On aura plutôt
tendance à censurer une sensation déplaisante, un
malaise, une émotion embarrassante, une pensée gênante,
un désir indécent ou un rêve fou. On sera porté
à les éviter, à les occulter et à les
refouler comme des phénomènes inacceptables. Ces
manœuvres ne feront qu’augmenter le volume de son ombre. Ce qu’on
n’aura pas voulu reconnaître et accepter continuera d’agir
en soi et sur soi malgré notre volonté.
Pour
éviter ces refoulements néfastes, on prendra la
position d’un observateur qui, au lieu de s’identifier à
ses états d’âmes, les laissera passer comme des nuages
évanescents. C’est là le rôle et l’effet
d’une authentique méditation.
Celui qui s’accueille
sous toutes les facettes de son être se laissera guider par les
convictions suivantes:
j’accepte d’expérimenter toutes les parties de mon être pour la seule raison qu’elles m’appartiennent ; j’accepte la présence de mes pensées, même si je ne peux pas toujours les réaliser;
j’accepte de ressentir mes émotions et mes sentiments même s’ils sont pénibles ou frustrants;
je
cherche à être en harmonie avec toutes les parties de
mon être ; etc.
- Se considérer aimé et
s’aimer soi-même
« La pire des solitudes
n’est pas d’être seul, c’est d’être un compagnon
épouvantable pour soi-même. La solitude la plus
violente, c’est de s’ennuyer en sa propre compagnie. » (Jacques
Salomé)
Les marques gratuites d’attention et
d’affection prodiguées par les proches et les éducateurs
incitent l’enfant à se traiter d’une façon
bienveillante et chaleureuse. Il apprend ainsi à se considérer
comme son « meilleur ami ». Comment cela se
manifestera-t-il? Un ami intime écoute, comprend, encourage et
exprime son amour bienveillant et compatissant. L’être qui se
considère aimé agira de même à son propre
endroit.
L’amour de soi commence par une authentique
compassion envers soi. Loin de se disputer pour ses erreurs, de se
blâmer dans la souffrance et de s’humilier dans les échecs,
la personne qui s’aime s’écoute, se console, s’encourage
et se fait confiance.
L’amour fidèle et constant de
soi joue également un rôle déterminant dans
l’amour du prochain. Sans amour de soi, l’amour des autres est en
effet impossible.
L’amour de soi repose sur les convictions
suivantes :
j’ai l’assurance d’être aimé et d’être aimable;
je suis compatissant envers moi-même ;
je me pardonne mes erreurs et mes fautes ;
je suis mon meilleur ami;
je me parle avec tendresse;
je
m’encourage dans les moments pénibles-, etc.
(Jean Montbourquette)
TICH NATH HANH... (fin)
L’interdépendance : un principe universel
A
la quête du bonheur qui semble faire rage en Occident, il
répond par le principe universel d’interdépendance.
Il n’est pas d’« être », il n’est que de l’«
inter-être ». Traduction : « Je » dépend
de ce qui est « autre que moi ». Thich Nhat Hanh enseigne
qu’il n’y a pas de coupure entre soi et le monde. Tel est le «
non-soi » bouddhiste. Il signifie que nous ne sommes ni seuls,
ni isolés, et que notre bien-être dépend du
bien-être d’autrui, et réciproquement. Plutôt
que de cultiver une position égocentrique, qui creuse des
fossés entre les hommes, Thich Nhat Hanh nous encourage à
éviter les paroles et les actes qui causent de la souffrance,
et à développer une attitude de compréhension et
de compassion. Réduire la souffrance de l’autre, voilà
qui contribue à assurer notre propre bonheur.
«
Vous ne pensez à rien d’autre. Vous concentrez simplement
votre attention sur vos pas et vous marchez de telle façon que
chaque pas vous apporte solidité, liberté et joie. »
Fermement établis dans le présent, le corps et l’esprit
sont alors un, habités par une énergie protectrice.
La paix : une utopie accessible
De
la même manière, la paix mondiale dépend de la
capacité à établir la paix en soi. Thich Nhat
Hanh recommande donc de pratiquer la méditation pour parvenir
à un « regard profond » sur nos émotions et
nos intentions. Reconnaître nos peurs nous permet de développer
de la compassion pour la peur de l’autre et de restaurer la
communication.
Dès lors, la paix mondiale n’apparaît plus comme une utopie, mais comme le fruit d’une pratique méditative quotidienne. C’est ainsi que des délégations israéliennes et palestiniennes ont été conviées au Village des pruniers, non
pas
pour des discussions stratégiques, mais pour pratiquer le «
regard profond » et la « parole aimante ».
(Tiré
de La Paix en soi, la paix en marche)
Et
si savoir être seul était le secret d’une vie de
couple réussie ? Limpide, poétique, ce texte explique
comment la connaissance de soi enrichit la relation amoureuse.
«Le
cadeau le plus précieux que nous puissions offrir à
ceux que nous aimons est notre énergie de compréhension
et d’amour. Si nous n’avons pas de compréhension et
d’amour en nous-mêmes, nous n’avons rien à offrir
aux autres et au monde. Comment peut-on cultiver la compréhension
et l’amour ? En étant seul.
Etre seul ne veut pas dire que vous vous coupez de la société ou que vous allez vous installer au sommet d’une montagne ou vivre dans une grotte. Vivre seul signifie que vous êtes toujours avec vous-même – vous ne vous perdez pas. Vous pouvez vous asseoir sur la place du marché tout en étant seul. Vous êtes le chef à bord, et non une victime.
Quand
vous pratiquez la marche en pleine conscience, vous vous concentrez
sur vos pas et sur votre inspiration et votre expiration. Même
si vous marchez avec deux cents ou trois cents personnes, vous êtes
toujours seul. La pleine conscience et la concentration sont en vous
; chaque respiration et chaque pas vous nourrissent et vous
enrichissent, vous apportant l’énergie de la compréhension
et de l’amour.
Si
vous n’êtes pas vous-même, vous ne pouvez pas aimer,
vous ne pouvez rien offrir. Etre seul signifie revenir en vous-même,
devenir maître de vous-même et ne pas vous laisser
emporter. La compréhension est le fondement de l’amour. Si
vous ne vous comprenez pas vous-même, vous ne pouvez pas vous
aimer. Si vous ne comprenez pas votre bien-aimée, vous ne
pouvez pas l’aimer. Si vous ne comprenez pas la souffrance de votre
bien-aimée, ses difficultés ou ses aspirations les plus
profondes, comment pouvez-vous dire que vous l’aimez et que vous la
comprenez ? Vous devez être vous-même puis, en la
regardant, vous commencerez à comprendre. […]
L’amour
est l’eau qui jaillit de la source de la compréhension. Une
relation n’a de sens que si chaque personne est elle-même.
Si, dans votre couple, vous êtes tous les deux pleins de
compassion, d’amour et de beauté, vous n’avez rien d’autre
à vous offrir mutuellement.[…]
Parler
est une offrande et une manière de s’exprimer. Mais si
toutes vos idées sont vides, ce ne sera pas un vrai cadeau.
Vous aurez des opinions sur tout, mais ce n’est pas forcément
ce dont l’autre a besoin. Ce dont l’autre a besoin, c’est de
votre compréhension, de votre amour et de votre regard profond
– non en tant qu’idées, mais en tant que réalité
vivante. »
A LIRE :
• La Paix en soi, la paix en marche
Une
méthodologie en cinq points, qui sont autant de thèmes
pour une pratique quotidienne de la paix (Albin Michel, 2006).
• Il n’y a ni mort, ni peur
Des
enseignements accessibles à tous et qui explorent la tradition
pour nous libérer de la peur de mourir et vivre pleinement sa
vie (Pocket, 2005).
• La Plénitude de l’instant, vivre en pleine conscience
La base de l’enseignement divulgué par Thich Nhat Hanh pour se réconcilier avec soi-même et faire émerger un esprit communautaire (Marabout, 1999).
26 février 2008
TICH NATH HANH : Un Maître de Vie (1)
Un
moine pour la paix. Maître zen vietnamien, réfugié
politique en France, celui que ses disciples nomment Thây («
Maître ») suscite un engouement croissant. Ses marches
méditatives rallient bouddhistes et laïcs dans un même
élan en faveur de la paix.
Assis
le dos droit devant un bouddha, Thich Nhat Hanh, 80 ans passés,
observe sa respiration pour parvenir à la pleine conscience de
« ce que je suis, ce que je fais et ce qui m’entoure… »
Figure emblématique d’un bouddhisme engagé, proposé
pour le prix Nobel de la paix par Martin Luther King en 1967, il
allie aujourd’hui encore la pratique spirituelle et l’engagement
dans le monde.
A
l’origine de sa popularité, une saga qui prend racine dans
un Viêt Nam ravagé par la guerre. Leader en révolte,
il dirige un mouvement de résistance non violente à
partir de 1963, crée une université bouddhique, monte
des actions sociales en faveur des plus démunis et fonde
l’ordre de l’Inter-Etre, une branche politisée du
bouddhisme. Dans le même temps, des moines s’immolent pour
alerter l’opinion internationale.
Contraint
à l’exil en 1966, il trouve refuge en France. Le Village des
pruniers, une communauté qu’il bâtit en Dordogne avec
l’inséparable sœur Chân Không, voit le jour en
1982. Dans ce monastère ouvert aux laïcs, tous les
sentiments de frustration, de colère ou de jalousie semblent
bannis, comme autant d’« habitudes erronées ».
Thich Nhat Hanh y enseigne sans relâche le bouddhisme comme un
art de vivre, dans le but d’« aider chacun à
approfondir sa propre tradition, non à devenir bouddhiste ».
Aux Etats-Unis et en Europe, ses conférences attirent un vaste public. Plus que son esprit révolutionnaire, c’est la simplicité de ses paroles et sa contribution au dialogue inter-religieux qui suscitent un réel enthousiasme. Pierre angulaire de son activisme pacifiste, les « marches méditatives » sont une invitation, pour chacun d’entre nous, à prendre la responsabilité de construire un monde plus harmonieux. Celle d’octobre 2006 à Paris, la dernière en date, a rassemblé des milliers de participants depuis le jardin du Luxembourg jusqu’au parvis de Notre-Dame. Sur leur veste, un autocollant où est inscrit « La paix en soi, la paix en marche ».
DE L'ESTIME "DE" SOI A L'ESTIME "DU" SOI (1)
On
assiste aujourd'hui à un déluge de publications sur
l'estime de soi, la panacée moderne apte à guérir
tous les maux de la société. Pourtant, quand on a
épuisé toutes les ressources du culte du moi et du
'Super héros', quand on est à bout de souffle et qu'on
ne peut plus aller plus loin, quelque chose nous dit qu'il faut
chercher ailleurs l'épanouissement complet.
L’estime
de soi pour sa personne
« Lorsqu’on s’aime
réellement, qu’on s’approuve et qu’on s’accepte tel
que l’on est, tout fonctionne dans la vie. C’est comme de petits
miracles surgissant de partout. » (Louise
Hay)
Voici quatre signes
permettant de reconnaître l’estime de soi pour son être.
-
Se reconnaître le droit de vivre
« L’affirmation
de la vie est un acte spirituel par lequel l’homme cesse d’agir
d’une façon irréfléchie et commence à
révérer sa vie afin de la contempler à sa juste
valeur » (Albert Schweitzer)
On considère
habituellement comme allant de soi le droit à la vie, sauf
dans certaines situations, en face d’un danger mortel par exemple.
Alors, on en ressent vivement l’urgence en vertu de l’instinct de
survie.
Que dire maintenant d’une personne qui, en raison de
trop grandes souffrances, aurait perdu le goût de vivre, voire
l’instinct de vivre ? Elle doit impérativement retrouver son
instinct de vie. Comment ? Elle s’avisera d’abord de demander de
l’aide ; il existe en effet plusieurs moyens de contrôler la
souffrance. Puis elle décidera de vouloir vivre et de bien
vivre. À une mère affligée par la dépression
de sa petite fille de cinq ans, un médecin disait : «
C’est bien que vous fassiez tout votre possible pour qu’elle
continue de vivre, mais c’est à elle qu’il revient de
décider de vivre. Personne ne peut le faire à sa place.
»
Il existe par ailleurs des suicides subtils qui
militent contre l’instinct de vie : fumer, boire avec excès
ou se droguer, rouler à des vitesses excessives, etc. Le moins
qu’on puisse faire pour se reconnaître le droit à la
vie, c’est éviter de l’endommager ou de la dégrader.
Les
convictions qui réconfortent le goût et le droit de
vivre sont les suivantes : j’ai le droit d’exister ; je suis
responsable de mon existence ; je suis responsable de mon intégrité
physique-, je veux vivre et vivre en bonne condition physique-, je ne
fais rien pour endommager ma santé-, etc.
- Être
conscient d’être une personne unique et irremplaçable
« La
valeur d’un homme se mesure à l’estime qu’il a de
lui-même. » (François Rabelais)
-
Apprécier sa valeur de personne unique et irremplaçable
ne consiste pas à se croire parfait ou meilleur que les
autres. Cela ne pousse pas à se comparer aux autres, à
entrer en compétition avec eux ni à les rabaisser. Mais
être conscient de son unicité comme personne, c’est
reconnaître le sentiment de l’inviolabilité de sa
conscience, l’assurance paisible et la fierté de
soi.
Malheureusement, certains doutent constamment de la
valeur de leur personne. Ils se croient faux et indignes d’admiration
et d’amour, marqués de tares congénitales, Il y en a
encore qui se comparent constamment aux autres, une vieille habitude
apprise dès l’enfance, suite à des messages reçus
: « Tu vois qu’est-ce que ta grande sœur fait, elle ! »;
« Tu n’es pas sage comme ton cousin » ; « Tu n’es
pas appliqué comme les autres » ; etc. Chaque enfant,
chaque personne est unique ; aucune comparaison n’est justifiée.
Voici ce qu’en dit Max Ehrmann : « Si vous vous comparez aux
autres, vous pouvez devenir orgueilleux et amer, car il existera
toujours des gens mieux que vous et d’autres moins bien que vous. »
LES LOIS DE LA NATURE (fin)
Cette tendance toute naturelle d’attraction des semblables se concrétise dans les innombrables clubs, groupements, partis, sociétés,… qui rassemblent des gens animés par un même intérêt ou un même idéal.
L’attraction du semblable fait aussi que nous apercevons avant tout chez autrui ce qui est pareil chez nous, c’est-à-dire les qualités et les défauts que nous partageons avec eux. Les gens entreprenants remarquent surtout les gens entreprenants, les personnes déprimées, elles, les personnes qui, comme elles, dépriment.
Même les moqueries et les sarcasmes, qui peuvent aller jusqu’à une haine farouche, sont soumis à cette loi. Le moqueur voit dans la personne dont il se moque une qualité que lui-même possède, mais qu’il n’utilise pas. Cela l’irrite, il s’en afflige et devient agressif. Cette agressivité, il ne peut la manifester que contre quelque chose qu’il voit, donc qu’il remarque par affinité. Cela correspond à voir la paille dans l’œil de son prochain, mais ne pas voir la poutre dans le sien.
En effet, certaines personnes qui s’efforcent de s’améliorer désespèrent parfois de ne pas posséder un moyen objectif de se voir telles qu’elles sont, pour pouvoir agir efficacement sur leur développement personnel. Pourtant, ce moyen existe. Il leur est justement fourni par la loi d’attraction des affinités : tout ce qui nous irrite chez les autres, ce sont des défauts qui nous sont propres, des défauts sur lesquels nous pouvons par conséquent travailler.
En effet, certains défauts que possèdent autrui nous ne les remarquons pas ou, si les événements font que nous les voyons, ils ne nous irritent pas. Ils ne nous touchent pas, car nous ne sommes pas en affinité avec eux. La situation suivante peut ainsi avoir lieu : un ami à vous est tout irrité contre une connaissance qui vous est commune à cause de cet « horrible » défaut de paresse qu’elle possède. Vous-même n’avez cependant jamais remarqué que cette connaissance est paresseuse. Cela provient tout simplement du fait que vous ne partagez pas ce défaut avec elle, alors que c’est bien le cas pour votre ami.
Une conséquence pratique qui ressort du fait que l’âme attire ce qui est en affinité avec elle, est que si nous ne sommes pas contents de la situation que nous avons attirée – et dans laquelle nous vivons – le plus sûr moyen de la changer est, non pas de changer la situation, mais de nous changer nous-même. Effectivement, sitôt que notre état intérieur sera modifié, il ne sera plus en affinité avec la situation en question et la « repoussera », en d’autres terme, celles-ci se modifiera ou ne le touchera plus.
QUAND L'AUTRE VIT EN SOI...(3)
Cas n° 2 :
“Quand il me faisait des câlins, j’avais l’impression de tenir mon fils”
Le donneur était un petit garçon de 16 mois qui s’était noyé dans sa baignoire. Le receveur était un petit garçon de sept mois atteint de tétralogie de Fallot (trou dans la cloison interventriculaire avec déplacement de l’aorte, sténose pulmonaire et épaississement du ventricule droit).
La mère du donneur, médecin :
“La première des choses, c’est que je n’ai pas seulement entendu le cœur de Jerry [le donneur]. Je le sentais en moi. Lorsque Carter [le receveur] m’a vue pour la première fois, il a couru vers moi et n’a pas arrêté de se frotter le nez contre moi. C’est exactement ce que nous faisions, Jerry et moi. Le cœur de Jerry et Carter ont maintenant cinq ans, mais Carter a les yeux de Jerry. Quand il me faisait des câlins, j’avais l’impression de tenir mon fils. Je pouvais le sentir, pas simplement de façon symbolique. Il était là. Je sentais son énergie. Je suis médecin. J’ai appris à observer finement et j’ai toujours été d’un naturel sceptique. Mais c’était bien réel. Je sais que certaines personnes diront que j’ai besoin de croire que l’esprit de mon fils est vivant, et peut-être est-ce le cas. Mais je l’ai vraiment senti. Mon mari et mon père ont eu la même impression. Et je vous jure (vous pouvez le demander à ma mère), Carter avait le même langage enfantin que Jerry. Carter a maintenant six ans, mais au même âge, il parlait comme Jerry et jouait avec mon nez exactement comme le faisait Jerry. Nous sommes restés chez les [nom de famille du receveur] cette nuit-là. Au milieu de la nuit, Carter est venu nous demander s’il pouvait dormir avec nous. Il s’est pelotonné entre mon mari et moi tout comme le faisait Jerry, et nous nous sommes mis à pleurer. Carter nous a dit de ne pas pleurer car Jerry avait dit que tout allait bien. Mon mari et moi, nos parents et tous ceux qui connaissaient bien Jerry n’ont pas le moindre doute. Le cœur de notre fils contient beaucoup de choses de lui et bat dans la poitrine de Carter. A un certain niveau, notre fils est toujours en vie.”
La mère du receveur :
“J’ai vu Carter aller vers elle [la mère du donneur]. Cela ne lui ressemble pas. Il est très, très timide, mais il est allé vers elle comme il courait vers moi quand il était bébé. Quand il a murmuré ‘Tout va bien, Maman’, j’ai craqué. Il l’a appelée ‘Maman’, ou peut-être était-ce le cœur de Jerry qui parlait. Il y a autre chose. En parlant avec la mère de Jerry, nous avons découvert qu’il souffrait d’une paralysie cérébrale bénigne affectant surtout le côté gauche. Carter présente une raideur et des tremblements du même côté. Cela n’a jamais été le cas quand il était bébé, ce n’est apparu qu’après la transplantation. Les médecins disent que c’est probablement lié à sa maladie, mais je suis convaincue qu’il n’y a pas que ça. Encore une chose que j’aimerais comprendre. Quand nous sommes allées à l’église ensemble, Carter n’avait jamais rencontré le père de Jerry. Nous sommes arrivés en retard et le père de Jerry était assis avec un groupe de gens au milieu de l’assemblée. Carter a lâché ma main, et s’est précipité droit sur cet homme. Il a grimpé sur ses genoux, l’a serré fort et l’a appelé ‘Papa’. Nous étions sidérés. Comment pouvait-il le reconnaître ? Pourquoi l’a-t-il appelé ‘Papa’ ? Il ne faisait jamais ce genre de choses. Il ne me lâchait jamais la main à l’église et ne courait jamais vers des inconnus. Quand je lui ai demandé pourquoi il avait fait cela, il a nié. Il a dit que c’était Jerry qui l’avait fait et qu’il l’avait suivi.”
Cas n° 3 :
“Il
veut tout le temps courir les magasins, lui qui avait horreur du
shopping !”
Le donneur était une femme de 24 ans, victime d’un accident de voiture. Le receveur était un jeune diplômé de 25 ans souffrant de mucoviscidose qui a subi une transplantation cœur-poumon.
La sœur du donneur :
“Ma
sœur était une personne très sensuelle. Elle adorait
peindre. Elle était en route pour sa première
exposition solo dans une toute petite galerie quand un chauffard ivre
lui est rentré dedans. C’est une galerie qui soutient les
artistes homosexuels. Ma sœur ne l’affichait pas trop, mais elle
était lesbienne. Elle disait que les paysages qu’elle
peignait représentaient en fait la mère ou la femme.
Elle observait un corps de femme nu et en faisait un paysage.
Incroyable, non ? Elle était douée.”
Le receveur :
“Je
ne l’ai dit à personne au début, mais je pensais que
le fait d’avoir un cœur de femme allait me rendre homosexuel.
Depuis mon opération, je suis plus excité que jamais et
les femmes me semblent encore plus érotiques et sensuelles,
j’ai donc intérieurement l’impression d’avoir subi une
inversion sexuelle chirurgicale. Mon médecin m’a dit que
c’était simplement mon regain de vitalité et
d’énergie qui me donnait cette impression, mais je suis
différent. Je sais que je suis différent. Quand je fais
l’amour, je sais exactement ce que le corps de la femme ressent et
comment il réagit, presque comme s’il s’agissait de mon
corps. J’ai le même corps, mais je pense que je considère
désormais le sexe d’un point de vue féminin.”
La petite amie du receveur :
“Il est bien meilleur amant maintenant. Bien sûr, il était plus faible avant l’opération, mais il ne s’agit pas de cela. On dirait qu’il connaît mon corps aussi bien que moi. Il tient à me câliner, à me serrer fort et à prendre tout son temps. Avant, c’était un bon amant, mais pas de cette manière. C’est tout simplement différent. Il veut tout le temps faire des câlins et courir les magasins. Lui qui avait horreur du shopping ! Et vous savez quoi ? Il arbore un porte-monnaie maintenant. Son porte-monnaie ! Il le met en bandoulière et dit que c’est son sac, mais il s’agit d’un porte-monnaie. Il déteste que je le lui dise, mais aller faire les courses avec lui, c’est comme y aller avec une amie. Autre chose : il adore visiter les musées. Il ne faisait jamais cela, absolument jamais. Désormais, il y va toutes les semaines. Parfois, il se plante de longues minutes devant un tableau sans dire un mot. Il adore les paysages et reste là, en admiration. Parfois, je le laisse et je reviens plus tard.”
25 février 2008
LE CODE MAYA ET 2012 (fin)
Naturellement, les implications de la théorie de l'accélération du temps sont hautement controversées. L'hypothèse de Calleman a résulté en une âpre et distrayante bataille de recherches sur le sens réel du Calendrier maya et sur la date exacte de sa fin. En même temps, compte tenu des implications plus générales du Calendrier, j'ai choisi d'utiliser pour date de fin 2011/2012, sachant que quelle qu'en soit la date réelle, cette date toute proche signifie la fin de la quarantaine de la Terre dans l'Univers !
Nous avons été une espèce violente et grossière que l'on a empêchée de contaminer l'univers et pourtant l'accélération du temps suggère que nous sommes sur le point de le réintégrer.
A travers les révélations que j'ai reçues en 1999, j'ai vu que seuls des êtres pacifiques et illuminés peuvent entrer dans l'univers.
Aujourd'hui,
sur Terre, nous en somme encore à vivre la bataille de la fin
des temps – de l'Apocalypse – mais les seuls gagnants seront ceux
qui déposeront leurs armes. Une vraie gageure cosmique !
Bien
sûr la quarantaine de la Terre qui dure depuis des milliers
d'années à causé d'horribles distorsions du
comportement humain et du développement du karma. Alors que
nous allons bientôt être admis dans la vie pacifique de
l'univers, nous devons soigner ces distorsions en réalisant
que des êtres plus évolués ont patiemment agi sur
nos cultures pour nous soigner et nous faire évoluer.
Par
exemple, le Christ fut envoyé sur Terre il y a à peine
2000 ans, pour apporter la lumière dans la nuit
tourbillonnante de trois mille ans d'histoire au Moyen-Orient. Son
incarnation fut le premier pas d'une longue ascension vers l'amour et
la paix, et le Code maya
indique que nous sommes en train de découvrir une nouvelle
image du Christ particulièrement durant l'année 2007.
Visualisez le temps depuis 1999 comme la partie visible d'un énorme iceberg arctique en train de fondre sous le soleil. Sous la surface de l'eau sont les couches de l'industrialisation pendant 256 ans, et, en dessous, celles de l'histoire durant 5125 ans. Pendant chaque année depuis 1999, des thèmes de ce passé sont en pleine résurgence dans les années actuelles : ils y sont traités et disparaissent comme en fondant.
Par exemple, d'année en année la guerre en Irak nous soigne du monothéisme, du judaïsme, du christianisme, de l'Islam et des croisades. Les puissances du monde reproduisent les mêmes vieux schémas, tout en cherchant de nouvelles manières de résoudre les différences et les erreurs du passé.
De voir comment ces thèmes se réroulent jusqu'en 2012 vous aidera à vous rendre compte que nous arrivons rapidement à la fin de l'histoire et de l'industrialisation.
La nouvelle évolution depuis 1999 nous impose de diriger nos propres fréquences émotionnelles a lieu de nous contenter de régurgiter nos anciennes dualités.
Mystérieusement, les anciens Mayas avaient vu que nous en arriverions là, actuellement.
(Barbara Hand Clow)
21/12/2012, LE POINT ZERO ?
2012 est une date importante dans
l’Histoire humaine. Elle marque la fin de 3 cycles : 26.000 ans,
5.125 ans et 13 ans.
Le grand spécialiste américain
de l’astrologie Maya, Bruce Scofield, pense que d’après
les inscriptions mayas trouvées sur les stèles, le jour
«zéro» du Compte long Maya, correspond au 13 août
3.114 avant notre ère. Pile 5.125 ans avant le 21/12/2012.
Nous sommes également dans un cycle de 13 ans qui a débuté le 21 décembre 1999. Ces trois cycles prendront fin le 21 décembre 2012.
Au lever du Soleil du 21 décembre 2012 et pour la première fois depuis 26.000 ans, le Soleil se lèvera pour se joindre à l’intersection de la Voie lactée et du plan écliptique. Cette croix cosmique est considérée comme une incarnation de l’Arbre Sacré, l’Arbre de Vie, un arbre reconnu dans toutes les traditions spirituelles du monde.
A ce moment-là, notre planète
est censée enregistrer de très violents séismes...
Avant cela, le 20 mai 2012, il y aura une Éclipse annulaire du Soleil ; ensuite, le 6 juin 2012, ce sera le Second et dernier transit de Vénus du siècle ; puis le 13 novembre 2012 nous assisterons à une Éclipse totale de Soleil [visible dans le nord de l’Australie et dans le Pacifique sud].
Le 21 décembre 2012 marquera la fin du grand cycle 13-baktun dans le calendrier Maya [13 baktuns = 13 cycles de 144.000 jours = 1.872.000 jours, soit plus de 5125 ans].
Les prévisions des Mayas étaient
si précises qu’elles se basaient sur une unité de
temps qui correspond à 1 millième d’une journée
de 24 heures !
Après une période de transition 1987-2012 [destruction de l’environnement, chaos social, guerres, bouleversements planétaires, cataclysmes en série, ...], les gardiens du Temps Mayas considèrent le 21 décembre 2012 [solstice d’hiver] comme la date de la renaissance, le début du cycle du 5ème Soleil [qui correspond aussi à la 5ème dimension et au 5ème élément]...
LE CHANGEMENT VIBRATOIRE (fin)
Comment
accélérer la déprogrammation des mémoires
cellulaires ?
Dans
la 3ème dimension vous avez pour habitude de réagir
chaque fois que vous vivez une frustration, vous avez coutume de
retenir ce qui est agréable et de refuser ce qui l'est moins.
Cela ne fait qu'entretenir votre habitude réactionnelle et
alimenter vos conditionnements et attachements par l'émotionnel,
celui-ci étant la source de vos souffrances...
Si
vous voulez accélérer la déprogrammation de vos
mémoires cellulaires, vous devez changer vos comportements :
ne plus réagir, mais agir consciemment. Il vous faut cesser de
refuser les frustrations, de toujours vouloir avoir raison afin de
conscientiser vos émotions pour vous en libérer. Le
temps est venu où vous pouvez les transmuter par l'énergie
cosmique. Pour cela entraînez-vous à la respiration
consciente.
En
vous concentrant sur votre respiration profonde, vous vivez le moment
présent, vous ne pouvez plus être dans vos pensées,
dans vos frustrations ou dans vos émotions. Vous entrez dans
la zone de l'espace libre, la zone du silence, qui se situe entre
deux pensées. Au besoin, accélérez votre
respiration profonde, jusqu'à ce que vous ressentiez ce moment
présent et le silence.
Quand
vous êtes dans la zone l'espace libre (le silence), votre taux
vibratoire s'élève, et vous pouvez contacter l'énergie
subtile.
Posez
vos deux mains sur votre plexus, laissez descendre l'énergie
pure, à travers le canal que vous êtes devenu, appelez
cette énergie du fond du coeur, accueillez-la, et ressentez
rapidement de sensations subtiles qui descendent par le sommet de
votre tête (au chakra coronal) puis dans vos mains. Vous la
ressentez sous forme picotements et de chaleur, ensuite elle se
diffuse dans votre corps, prenez conscience qu'elle re-informe vos
cellules en énergie spirituelle, ressentez consciemment cette
vibration supérieure qui vous procure un apaisement et une
immense joie...
Faites
cet exercice tous les jours et constatez qu'en restant de plus en
plus longtemps dans la zone de l'espace libre, vous ressentez
l'énergie pure descendre en vous naturellement et de plus en
plus abondamment.
En spiritualisant vos cellules, l'énergie fonctionne comme une anesthésie, le mental ne peut plus produire l'énergie nécessaire pour paraître avec ses masques sociaux interchangeables.
C'est
la fin des structures mentales, vous vous éveillez à la
perception consciente, qui vous permettra de différencier les
énergies plus lourdes, appartenant à la 3ème
dimension, des énergies subtiles de joie, d'amour et de paix,
appartenant à la 4ème dimension...
Grâce aux descentes d'énergie, vous serez, semble-t-il, de plus en plus confrontés à la résurgence de votre inconscient, vous serez confrontés à ce que vous aviez refoulé : vos peurs, vos attachements, vos frustrations; vous devrez les accueillir, sans jugement ni refus, pour vous en libérer totalement. En conscience, vous expérimenterez le détachemente et, ce qui auparavant nécessitait plusieurs années pour se décristalliser, peut maintenant, se faire beaucoup plus rapidement.
Vous vous libérez de votre ancien « programme », vous vivez en fait, une thérapie consciente.
(Gilles Sinquin)
LES LOIS DE LA NATURE (2)
Exemple de la loi de l’attraction des affinités
Il est souvent possible de constater en thérapie qu’un même traitement produit des effets très différents suivant le patient à qui il a été appliqué. Certaines personnes réagissent très bien à une plante donnée, alors que chez d’autre – et pour un même problème de santé – elle ne fait pas d’effet ou, pire, un effet négatif. Il en va de même avec les traitements par acupuncture, hydrothérapie ou homéopathie, qui réussissent très bien sur un patient mais pas sur l’autre. Il est bien connu aussi que d’être à la montagne convient à certains, d’autres se trouvant mieux à la mer. Si ces différences d’efficacité existent, c’est, comme le dit très justement l’expression populaire, que « l’on est en affinité ou non avec le traitement ».
Depuis toujours, l’importance de cette loi a incité les thérapeutes à rechercher les relations d’affinité entre les différents moyens thérapeutique (plantes, remèdes, aliments, etc.) et les différents genres de patients. Cette recherche a conduit à la découverte des tempéraments. Il y a quatre tempéraments de base : le sanguin, le mélancolique, le colérique et le lymphatique. Chaque tempérament est en affinité avec des choses bien précises.
Une personne de tempérament lymphatique, par exemple, tempérament qui correspond à l’élément eau, aime la tranquillité, le calme. Il séjourne volontiers au bord de l’eau (lac, rivière, mer), réagit bien aux algues, à l’hydrothérapie, aux plantes médicinales sous forme liquide (tisane, teinture-mère,…).
Le tempérament opposé, le tempérament colérique régit par le feu, aime au contraire l’action et ne supporte pas très longtemps un entourage ou une vie calme. Cela le rend même malade, car il ne peut dépenser toutes les forces qu’il a en lui. Les sports et l’excercice physique lui conviennent donc mieux que le repos, les bains solaires mieux que l’hydrothérapie, les plantes en comprimés mieux que les tisanes, etc.
La description des tempéraments est toujours caricaturale et extrême. Dans la réalité, ils ne se manifestent jamais sous une forme pure. Chacun de nous est un mélange des différents tempéraments, mélange dans lequel prédomine un tempérament ou un autre.
Le grand art en médecine consiste à trouver l’affinité qui existe entre le tempérament du malade et les moyens thérapeutiques conseillés.>
Les contraires se repoussent
Aussi surprenant que cela puisse paraître, la loi de l’affinité se manifeste aussi lorsque nous ressentons une aversion envers quelque chose, un aliment donné par exemple, ou un remède que l’on prend déjà depuis un certain temps. Cela s’explique facilement. En effet, en vertu de la loi, si les semblables s’attirent, cela implique aussi que les contraires, eux, se repoussent. Lorsque un aliment ne nous convient pas, nous ne sommes pas attiré vers lui. Il aura un effet « repoussant » sur nous. Nous n’avons pas envie de le manger, parce que notre corps sait qu’il ne lui fera pas du bien. Il sera écarté de notre régime par la sensation de dégoût que suscite sa vue ou son odeur. De même, la prise d’un remède sur une longue période peut amener l’organisme à un stade de saturation qui le fait refuser toute nouvelle prise. Ce refus permet d’éviter des effets négatifs et protège l’organisme.
Le système immunitaire, dont il est tant question de nos jours, fonctionne d’après la loi de l’affinité. Son rôle est en effet de distinguer le soi du non-soi. Il accepte donc tout ce qui est en affinité avec l’organisme, mais neutralise, détruit ou rejette tout ce qui ne l’est pas : les microbes, les cellules cancéreuses, les protéines étrangères, etc.
Le processus de rejet de ce qui est dissemblable peut avoir lieu pendant une période extrêmement longue ou au contraire très courte. Des années sont parfois nécessaires à l’organisme pour rejeter des corps étrangers (échardes, éclats d’obus) logés dans ses tissus, mais il n’abandonne pas ses efforts jusqu’à ce qu’il ait atteint son but. Dans d’autres cas, le rejet du contraire est rapide, violent et court. C’est le cas avec les vomissements, la toux, les diarrhées, les accès de sueur et spécialement les allergies, qui peuvent se déclencher dans les secondes qui suivent le contact avec l’allergène.
Action de la loi de l’affinité au niveau de l’âme
La loi de l’attraction des affinités agit aussi au niveau de l’âme. Elle fait que les êtres qui ont des traits communs s’attirent, alors que ceux qui n’en ont pas se « repoussent ». Il est facile d’observer dans n’importe quel groupement humain que « qui se ressemble, s’assemble » comme dit le proverbe. Si deux artistes, un sportif et un bricoleur se retrouvent autour d’une table, très vite, ce sont les deux artistes qui, par attraction des affinités, créent des liens et sont en grande conversation.