05 mars 2008
FAITES GRANDIR VOS OREILLES
Etre
à l’écoute de nous-même, « faire grandir
nos oreilles », c’est contacter l’intimité de notre
être profond pour « intuiter » ce que nous sommes
vraiment. C’est seulement en étant bien dans notre «
oreille intérieure » que nous saurons être ouvert
et disponible dans « notre oreille extérieure ».
Quand
deux personnes se rencontrent, qu’elles le veuillent ou non, elles
échangent une multitude d’informations conscientes et
inconscientes qui déterminent leur comportement et leur
jugement. La réponse immédiate à cette
interaction est une habitude comportementale instinctive : vous vous
ressentez simple et juste, ou vous vous dévalorisez par
démission ou séduisez par compensation.
Le
procédé mystérieux de la relation est un défi
proposé à l’espèce humaine : « Comment
vivre ensemble » et donc comment faire consciemment la paix.
Alors que faire : fuir sur une île déserte ou faire de
la relation une opportunité de croissance réciproque ?
Tel est le défi de notre siècle ! Malgré
Internet, nous sommes à l’âge de pierre de la
communication.
Pourtant
la vie nous oblige à nous rencontrer et à vivre
ensemble. Alors, l’autre serait-il la solution d’un nouvel «
apprenti-sage » ou est-il l’occasion d’une nouvelle
manipulation ? Peut-on changer les autres en maintenant nos
mécanismes de résistance au changement en imposant nos
positions ou allons-nous nous ouvrir à la communication
consciente ? Puisque la relation ne peut être esquivée,
le rapport à l’autre peut-il s’adapter comme changer les
vitesses de sa voiture en fonction de la pente ?
Oui,
ajuster son rapport à l’autre c’est communiquer en
vérifiant que l’autre a compris et que vous aussi vous avez
été compris. La communication juste passe par la
délicatesse du cœur : c’est une intention volontaire à
se comprendre mutuellement. Quand l’homme est capable de contacter
simplement le courant créateur disponible dans chaque moment,
tout devient simple et continuellement neuf ; le mental et le cœur
ne s’opposant plus, il ne crée plus d’entropie dans la
relation avec lui-même et les autres. Il observe et sait
écouter comme un enfant réceptif et ouvert.
Communiquer
avec un autre procure beaucoup de satisfaction et de plénitude.
Se sentir proche, établi dans un silence intérieur
pleinement en unité avec une autre personne est un sentiment
subtil de reconnaissance, comme entrer en communion avec la beauté
d’un coucher de soleil. La qualité de la perception
d’unicité procure un sentiment de partage et de confiance
qui enrichit la vie. Au-delà du message immédiat de la
personne, quelle qu’elle soit, l’universel mystérieux et
caché se dévoile. Une communion intime se crée
dans l’échange des paroles et des idées ; la
diversité des êtres se fond dans l’unité. Il
n’y a plus « les autres ».
Comme
le rendez-vous des rayons du soleil avec les vitraux des cathédrales,
il y a de la lumière, de la beauté et du sacré
dans chaque rencontre. Elles sont comme un révélateur
des lois de l’âme humaine, cachées et ordonnées
par l’impensable mystère qui réunit l’homme, la
terre et l’univers en un tout. Alors par un mystère inouï,
la solution de la rencontre arrive imprévue et toujours
nouvelle. C’est comme si la liberté se libérait en
ensemençant un sentiment d’ouverture transmissible. C’est
comme si la personne se disait « quelqu’un m’écoute,
quelqu’un partage enfin ce que je suis ». Alors elle devient
plus ouverte au processus de changement. Il est étonnant de
constater combien les situations qui semblaient insolubles deviennent
simples quand quelqu’un écoute, comment les confusions qui
semblaient irrémédiables se transforment en courants
fluides et clairs chez celui qui est écouté.
Alors, ne soyons pas des auditeurs sourds et impuissants ! Faisons grandir consciemment nos oreilles!
(David Ciussi)
MEDECINES NATURELLES....
....L'EUROPE DONNE LE TON
La
loi « Droits des malades» marque le début d'un
processus de reconnaissance de la liberté en matière de
choix thérapeutique. Néanmoins, beaucoup reste à
faire en France et dans certains Pays d'Europe en retard sur
l'évolution de notre société.
Alors
que les médecines naturelles, depuis les années 1970,
se sont imposées en France comme des disciplines de santé
à part entière tant du côté des
consommateurs que du côté des professionnels de la santé
qui les conseillent, le droit français ne s'est pas toujours
adapté aux besoins et droits des citoyens que nous sommes.
Ceci créant parfois des distorsions, des inégalités
et des discriminations dont sont victimes les novateurs qui ont
souvent le tort d'avoir eu raison trop tôt.
Les
Français ont-ils véritablement le libre choix
thérapeutique ?
J'ai toujours été interpellée par l'extrême difficulté en France de pouvoir se soigner et se maintenir en bonne santé dans des conditions de véritable libre choix.
L'Etat
ou les Ordres (ordre des médecins notamment) ont la prétention
d'enfermer le consommateur dans un schéma de soins bien
précis. En effet, il devrait pouvoir se faire que toutes les
médecines se complètent harmonieusement dans l'intérêt
suprême du patient.
Quel
est le statut des médecines non conventionnelles en France ?
Elles n'ont aucun statut en tant que tel et ne sont donc pas véritablement intégrées au système de santé. Il en résulte des poursuites à l'encontre de tous les acteurs touchant à ces médecines : médecins devant l'Ordre des médecins, pharmaciens devant l'Ordre des pharmaciens, fabricants et distributeurs de plantes, de compléments alimentaires ou produits de confort pour falsification notamment devant les juridictions pénales, poursuites pour exercice illégal de la médecine ou de la pharmacie.
Certes
en 1982, sous l'initiative du Doyen Pierre Cornillot, est créé
le Dumenat (Diplôme universitaire de médecines
naturelles). Egalement l'Ordre des médecins a accepté
deux orientations médicales pour les médecins :
l'homéopathie et l'acupuncure.
Pourtant paradoxalement, même si des diplômes inter-universitaires ont été mis en place dans ces disciplines la situation des médecins qui les pratiquent est souvent des plus délicates (...) Des poursuites sont engagées pour charlatanisme ou thérapeutiques insuffisamment éprouvées devant la section disciplinaire de l'Ordre des médecins.
Néanmoins
des progrès sont à noter en France. En 2002 a été
votée une loi « droits des malades »
renforçant le droit des patients (accès au dossier
médical, information, prévention, réforme de
l'Ordre des médecins...) et légalisant les ostéopathes
et chiropracteurs, ce qui consacre pour la première fois une
remise en cause du monopole médical fixé depuis 1982 et
tenant enfin compte des consommateurs.
Quelle est la situation dans les autres pays européens ?>
Ces
médecines sont très largement utilisées et même
légalisées dans de nombreux pays européens :
Allemagne, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Irlande, Pays Scandinaves,
Suisse (selon les cantons) Belgique...Mais elles sont aussi très
développées aux Etats-Unis.
La
France présente donc un retard de réglementation pour
ces pratiques médicales ou de santé.
Quel
devrait être, selon vous, le rôle de l'Etat en matière
de santé (...) ?
Le
rôle de l'Etat n'est pas de se substituer à l'individu
pour choisir et décider à sa place quelle alimentation
il doit privilégier, quels soins il doit recevoir ou quels
médicaments il doit consommer, mais l'Etat est là pour
offrir une information claire, loyale et transparente, coupée
de tout intérêt politique, économique et
corporatiste, permettant ensuite au consommateur de faire son choix
lui-même. (...)
J'espère
aussi que les pouvoirs publics actuels sauront aller jusqu'au bout de
la réforme qui a été engagée dans la loi
« droits des malades » à propos de
l'Ordre des médecins. (...) Mais il est clair que dans un
deuxième temps, il faudra aller encore plus loin car des
problèmes n'ont pas encore été évoqués.
C'est aussi le libre choix du consommateur de santé qui doit être renforcé en lui permettant d'accéder concrètement à tous les produits médicamenteux ou non de son choix, dans le respect bien compris de la libre circulation des marchandises et d'accéder à une véritable information.
Ceci veut dire aussi des réglementations bien faites en matière de plantes, compléments alimentaires nutritionnels...
Car l'enjeu de la médecine du troisième millénaire repose sur « un nouveau rapport de force » entre le patient et le thérapeute. Le patient n'est plus passif : il veut reprendre le contrôle de son corps et décider lui-même de ce qui est bon pour lui.
En bref, contribuer à faire triompher le libre choix thérapeutique de telle sorte que soit instauréed l'autodétermination de l'individu sur son propre corps, autodétermination que nul pouvoir, nulle logique commerciale ne saurait annihiler.
( Extraits de l'interview de Maître Isabelle Robard, propos recueillis par Guy Roubier « Bio-contact 02/2003 »
TOUJOURS PLUS DE BIEN ETRE....(1)
....GRACE A L'ALIMENTATION
Les
Clés essentielles à retenir en matière de
nutrition...
Avant
toute chose s’assurer le cadre d’une « hygiène
alimentaire » correcte, c’est à dire, selon notre
expérience et à la lumière des meilleures
confirmations cliniques, intégrant les « règles
d’or » suivantes :
L’AMBIANCE
: L’impact du stress, via les altérations sournoises du
système nerveux végétatif et du système
endocrinien, nous semble le facteur prioritaire à considérer.
Plaisir, calme et joie à table seul, ou en convivialité,
sont des gages essentiels de bonne digestion et de bonne
assimilation.
LA
FRUGALITE : Veiller à alléger quantitativement (d’une
moyenne de 1/3 pour les individus possédant un sur-poids ou
une pathologie de surcharge) les repas classiques ; ceci jusqu’à
rétablir (ou découvrir) son réel poids de forme.
L’INDIVIDUALISATION :Selon le « terrain », c’est à
dire selon la vitalité disponible, l’âge, la
constitution, le tempérament et la diathèse, le climat,
l’état de santé, l’environnement psychoaffectif,
etc, on devra orienter particulièrement, affiner, moduler la
nutrition.
UNE
LARGE PART DE « CRU » ET DE « FRAIS » : Peu à
peu, (selon tolérances digestives et force vitale disponible),
et si possible en entrée.
LES
PLUS « BIO » POSSIBLE, voire « BIODYNAMIQUES »
: En évitant toutes les formes de dénaturations
chimiques, du sol à la table.
LES
MOINS « RAFFINES » POSSIBLE : Pour ne pas subir ces
sources de dénaturations et de carences importantes.
En
clair, cette alimentation saine devient alors une authentique
ordonnance dans l’assiette, préventive comme auto-curative,
pharmacodynamique comme aimait à le répéter le
bon docteur Edmond Rostand. Apports quotidiens idéaux :
• Des légumes crus variés : au moins en entrée
d’un des repas (salades, choux, fenouil, céleri ; panais,
radis rose ou noir, carottes, betterave rouge, navets ...)
•
Des légumes cuits (selon appétit et climat), tels que
haricots verts, fenouil, céleri, poireaux, potimarron, courges
diverses, patates douces, ...
•
Des fruits : au moins deux prises par jour (11 heures et 18 heures).
•
Des oléagineux (en en-cas, dans les salades, les desserts)
tels que amandes, noix, pignons, cajou, tournesol, courge, ...
•
Des protéines : poisson gras ou coquillages (huîtres de
bonne origine) ou oeuf ou fromage (chèvre > brebis >
vache), voire viande blanche biologique.
•
Quelques fromages frais (ou spécialité K-Philus +++) ou
laitages si possible d’origine biodynamique. Eviter si allergies,
intolérances ou suspicion en cas de pathologies infectieuses,
inflammatoires, dermatologiques, auto-immunes, voire dégénératives
...
• Des céréales (complètes ou mi-complètes) selon climat et besoins caloriques, et en évitant les sources de gluten, surtout si intolérances suspectées. Préférer riz, millet, sarrasin, quinoa, maïs, teff, amarante, etc.
(Daniel Kieffer)
SE CHOISIR, SE RESPECTER...
...SANS SE SENTIR COUPABLE ET EGOISTE
Si je veux me
choisir, me respecter, j'aurais à devenir de plus en plus
fidèle à ce que je suis et à ce que je porte en
moi.
Je cesserai d'aimer par besoin et je commencerai à
aimer dans le don gratuit.
Je peux décider que je reprends
autorité sur ma vie, que je peux :
- décider
de me rendre heureuse, d'être fidèle à mes idées,
mes goûts, mes opinions, ma façon d'être;
-
ne plus attendre des autres ce que je n'arrive pas à me donner
à moi-même;
- cesser de faire des choix pour
plaire aux autres, alors qu'en réalité j'ai peur de
perdre leur amour,
- faire plaisir aux autres en me
respectant et en demeurant fidèle à moi-même;
-
tenir compte des demandes des gens qui m'entourent en vérifiant
toujours en moi si cela me convient ou si j'agis par peur de ...;
Cela demande de la vigilance, car il peut m'arriver de fuir
une situation en étant convaincue que je me respecte. Je
prends donc le temps de vérifier en moi si des sentiments sont
réveillés face à un événement :
- lorsque j'aime quelqu'un, est-ce que j'ai tendance à
le prendre en charge ?
- est-ce que j'ai déjà
parlé à l'autre de ce que je souhaite vivre comme
relation ou j'hésite à aborder le sujet, car l'autre
menace de partir chaque fois que j'ose dire ce qui me déplaît
?
- est-ce que je pense toujours à faire plaisir à
l'autre plutôt qu'à moi ?
- est-ce que je
ressens ma joie de vivre même si l'autre ne partage pas mes
projets ?
- est-ce que je ne finis pas par me convaincre que
mes besoins ne sont pas si importants que ceux des autres ?
-
De quelle façon est-ce que je demande le respect ?
- de
quelle façon est-ce que je pose mes limites ?
- de quelle
façon est-ce que je dis non ?
Ce qui n'est pas
toujours facile, c'est de se respecter, d'oser demander des choses
sans se sentir coupable.
J'accueille simplement les comportements
de ces personnes que j'aime en prenant conscience qu'ils me
permettent de clarifier des doutes que j'ai face à ma façon
de me choisir. Je comprends qu'ils reflètent mon propre manque
d'autorité sur ma vie, qui découle de ma peur de perdre
l'amour.
Je garde mes parents dans mon coeur, mais je
reprends autorité sur ma vie, je ne laisse plus les autres
décider à ma place. Je ne leur en veux pas pour leur
réaction, car je suis consciente que tout cela est ma
création. Leur attitude m'incite à mieux me choisir, à
cesser de me sentir coupable.
Il n'y a rien à
pardonner, rien à excuser. Je n'ai pas à nier ma
souffrance d'enfant en excusant celle du parent. J'accueille ce qui
vient à moi, je réfléchis sur ce que telle
situation a engendré dans ma vie, je constate ce qu'elle veut
m'enseigner, je peux enfin dire non à cette situation sans
rejeter l'autre.
Il n'y a que des faits.
Si une personne
n'est pas libérée de sa douleur d'abandon et de rejet,
et que celle-ci remonte à la surface chaque fois que quelqu'un
grandit en conscience, ces situations reviendront inlassablement
comme autant d'occasions de modifier sa compréhension de ce
qui la fait souffrir.
Sur le chemin de la joie, créer
sa liberté est un défi !
Enfin libre !
La
perfection est la capacité de m'accueillir telle que je suis.
Tout est parfait. Tout ce que je crée est amour pour la
réalisation de mon âme.
(Auteure inconnue)