09 mars 2008
L'INTUITION DE DIRE MERCI
«
Ici », dans ces instants simples et glorieusement terrestres,
l’intuition ne me sert pas seulement dans les choses que je dois
faire. Elle est révélatrice et unificatrice ; elle
apporte la paix et donne de la vigueur à mon corps. Elle n’est
pas uniquement une « petite voix » qui me guide ou me
conseille. Elle me plonge, entièrement, dans la révélation
des lois de la nature tout entière.
L’intuition
est une union intime avec le principe de l’Être, ressentie en
chacun de nous ; c’est un moment de poésie qui rend la vie
aimante, miraculeuse, qui nous aide, nous réchauffe et nous
ouvre l’esprit, à la magie de la réalité
immédiate, à la connaissance du vécu, à
notre conscience.
L’intuition
de l’instant présent
« Je respire, je souris, je vois une semence de pissenlit s’envoler. Le petit parachute continue son vol léger, si léger... Le cerisier n’en peut plus de générosité, je goûte le mouvement du désir d’aller à sa rencontre, de cueillir une de ces petites boules rouges extraordinaires... » Marie T.
Lorsque
je suis dans l’intuition de l’instant présent, je me sens
unifié, en paix ; chaque arbre, chaque oiseau, chaque lac ou
montagne, devient comme un temple, où il fait bon remercier
dans le silence. Ici le temps ne passe pas, il s’éternise en
rendez-vous intimes et chose étrange, les souffrances ont
disparu. Ma présence est d’une précision absolue et
j’écoute la symphonie de la vie, comme on écoute du
Mozart, mais sans en connaître le nom. Je redeviens comme un
enfant. Je vois le monde à cœur ouvert, dans une intuition
globale. Mon regard n’est pas usé par le passé ; la
joie colore tout ce que j’observe. Je vis libre de tout savoir
mental, je découvre, explore et tourne la clé de
l’intuition, dans un mouvement qui ouvre toutes les choses.
Ensemble, mon cœur et ma pensée disent merci !
Dire
merci !
Vous souvenez-vous de cet élan vital de dire merci à ce qui est présent ? Remercier apporte l’union totale avec la source de la vie, accéder à cette intuition, donne la vigueur du corps et l’élan de l’intelligence. Le vrai miracle, c’est de prendre conscience de tout ce qui est déjà là, déjà donné, au lieu de se plaindre ou d’espérer un avenir meilleur.
Lorsque
nous n’apprécions pas notre vie, en relation avec la réalité
d’ici et de maintenant, nous souffrons car nous n’acceptons pas
la réalité de la vie, comme elle se donne à
nous. Des mécanismes cérébraux maintiennent, en
nous, la souffrance de la séparation avec l’univers. Accéder
à une union plus vraie, plus profonde de soi, avec la réalité
intime des choses et des évènements, nous évitera
de nous voir séparés. Notre corps et notre esprit sont
un ensemble unifié, si on ne les sépare pas par «
un moi », réactivé par le manque ou la
souffrance.
Amis,
que vous manque-t-il dans cet instant ?
Et si nous remercions la vie, notre vie, et si nous remercions nos enfants, notre conjoint, nos frères et sœurs, nos parents, en leur disant que nous avons confiance en eux et qu’ils nous manquent lorsqu’ils ne sont pas là.
Et si nous prenions un repas sans télévision, en prenant conscience que notre assiette est pleine.
Et si nous prenions conscience que nous sommes en bonne santé.
Et si nous marchions, comme quelqu’un qui retrouve l’usage de ses jambes, alors qu’il était dans le plâtre.
Et si nous faisions un petit signe de la main, à un voisin ou à un passant, avec un sourire.
Et si nous étions un peu imprévisibles, en accomplissant des actes de réconciliation, avec ceux que nous boudions.
Et si nous nous aimions pour du vrai...
(David Ciussi)
LA DERNIERE ETAPE DE LA VIE
C'est
un message très émouvant de Fernand Seguin (1),
pionnier de la vulgarisation scientifique au Québec, qui m'a
inspiré ce titre. Un titre, une attitude, qui décrit
bien cette période de la vie qui est celle de l'intégration
et de l'intégrité, dans la mesure, bien sûr, où
les étapes précédentes auront été
assumées dans leurs choix difficiles ou leurs moments heureux.
Le
vieillissement est une période embarrassante à décrire.
En effet, les messages de la société sont
contradictoires. On parle d'âge d'or, mais le grand âge
ici ne reçoit ni le respect, ni la vénération
qu'ont pour lui les sociétés orientales. Au contraire,
il semble que ce soit plutôt les préjugés qui
l'emportent. Beaucoup d'attitudes sont négatives et empreintes
de stéréotypes.Les personnes vieillissantes sont plus
souvent qu'à leur tour coupées du reste du monde,
vivant privées des droits réservés aux personnes
encore jeunes ou productives. On parle de la diminution des capacités
physiques et sensorielles, de la baisse du rendement, des problèmes
reliés à leur garde, à la perte d'autonomie, de
mémoire, et bien sûr, du déclin des désirs
sexuels...
Il
est vrai qu'une personne qui vieillit subit un ralentissement, une
certaine usure physique. Mais ce ralentissement a commencé
depuis longtemps. On est toujours une personne âgée de
10, 15, 30 ou 70 ans. Cette notion n'a aucune signification.
Puis
c'est oublier que l'involution physique commence aussi tôt qu'à
5 ans. Dès la vingtaine, nos organes s'usent et se
fragilisent. A 30 ans, un grand sportif songe à sa retraite.
Et que penser des gens qui négligent leur alimentation, leur
sommeil, leurs émotions et l'exercice physique ? Le
vieillissement n'arrive pas soudainement à 65 ans ! L'âge
est variable, parce que l'état de santé est variable.
Et, il s'agit d'un ralentissement, pas d'une perte. Beaucoup savent
rester sains très longtemps. En fait, il est très
possible d'être en excellente santé toute sa vie. La
sénilité est parfaitement évitable, l'activité
peur reste possible ainsi que les capacités intellectuelle et
le désir d'apprendre.
EMBELLIR
SON INTERIEUR
Depuis
quelques années, de nouvelles sciences humaines ont vu le
jour, dont la gérontologie. L'intérêt est
grandissant pour cette étape de la vie qui, paradoxalement,
marque le sommet de la croissance. Certes, si on s'arrête à
l'aspect extérieur, tout cela fait bien peur. Pourtant nos
premières rides se pointent à 25 ans. Les cheveux
blancs sont souvent présents bien avant la maturité.
Une personne n'est-elle que son enveloppe ? A ce point de vue, la
beauté est souvent un handicap. Les personnes esthétiquement
parfaites (et là encore les critères sont culturels)
apprennent souvent à miser uniquement sur leur aspect, à
utiliser leur extérieur pour obtenir ce qu'elles désirent.
Mais
une apparence, cela s'effrite, malgré les crèmes, les
chirurgies et l'entraînement acharné, et rapidement
aussi.... Si on n'apprend pas à connaître, habiter et
exploiter son intérieur, on risque de se trouver fort démuni,
impuissant et frustré lorsque, inévitablement, le temps
patinera les apparences...A moins que les critères de beauté
ne changent beaucoup et que nous devenions tous beaucoup plus ages, et
tous très vieux...
C'est
surtout cet aspect du vieillissement qui est fascinant. Parfois, on
entend dire : « Bien sûr, je retournerais en
arrière, à vint ans par exemple, mais pas sans mon
expérience ». Car il y a des gratifications à
vieillir. Mais quelle est donc cette sagesse dont souvent on parle,
mais dont on ne connaît pas le sens ?
UNE
VISION DE LA SAGESSE
L'homme
et la femme qui ont assumé leur cheminement, qui ont saisi le
sens de leur existence, qui ont donné généreusement
d'eux-mêmes pendant leurs années de maturité ont
appris, presque malgré eux, de grandes choses. Ils ont acquis,
accepté leurs valeurs personnelles et agi dans le sens de ces
dernières. Ils se sont acceptés eux-mêmes comme
ils ont intégré les bons et les mauvais moments de leur
existence, les considérant tous comme des conséquences
de leurs choix, sans culpabilité ni amertume.
En
fait, le développement se complète et la personne
retrouve en elle toutes les qualités pour lesquelles elle a
lutté lors des étapes précédentes. La
sagesse se traduirait donc d'abord par le fait d'accepter ce qu'à
été sa vie, cette dernière étant le fruit
de sa responsabilité, et aussi ce qui devait être. Avec
le temps, les regrets s'estompent, le ressentiment s'atténue.
Très souvent, on ne souhaite plus que ses parents eussent été
différents, ses enfants autres. L'homme et la femme ressentent
alors une sorte de fraternité universelle. Nous somme
grands-parents plus tolérants, patients, compréhensifs
que nous avons été des parents... On a le temps, et
surtout la bonté, que le temps a polie, raffinée et
donnée.
Les
vieux ont le sens de l'histoire, des traditions. Pour eux, les
coutumes deviennent rassurantes, et ils envisagent l'avenir sans le
redouter. La maturité se prolonge dans le détachement,
et la mort n'est pas un terme mais une étape.
C’est
ici que l’image, presque le spectre de monsieur Séguin me
revient, parlant de fleurs, de travail accompli, de satisfaction dans
la sérénité... Cette image pleine de douceur, de
simplicité, de vulnérabilité où
l’essentiel est transparent, évident.
BIEN
VIEILLIR OU MAL VIEILLIR ?
Mais cette belle sagesse, malheureusement, n’est pas l’aboutissement de toute vie. Bien que je demeure convaincue qu’elle soit possible aussi dans l’adversité, elle n’est réservée qu’à ceux qui l’auront construite dans l’effort, le renoncement, la sobriété et la générosité. À ceux aussi qui auront préservé son habitacle, en favorisant leur santé et leur corps. En fait, un certain nombre d’entre nous connaîtront malheureusement le désespoir et le dégoût de soi.
Ainsi que nous l’avons souvent dit, lorsque la crise d’identité n’a jamais été résolue, la paix n’est pas acquise. Même à un âge avancé, on peut sans cesse éprouver le désir de recommencer sa vie, de choisir une autre voie, tout en voyant le sable s’écouler inexorablement dans le sablier. Le désir de changement peut s’actualiser dans le suicide actif ou passif, c’est-à-dire l’asphyxie dans les drogues médicamenteuses, l’alcool, la dépression, la maladie ou la sénilité...Mais cette perspective n’est pas inévitable.
En fait, vieillir peut être une expérience heureuse et gratifiante, du moment qu’on a compris que ce qui use la vie, ce n’est pas l’activité, les projets et le plaisir. Au contraire Demeurer vivant, c’est continuer de PRENDRE, sans demander la permission, et sans attendre que les plus jeunes comprennent. La vie, je l’espère, nous sensibilisera au fait que tôt ou tard, nous suivrons le même chemin.
(1) Fernand Seguin est un pionnier de la vulgarisation scientifique au Québec. Il a marqué des générations d’auditeurs et de téléspectateurs en transmettant sa passion de connaître. Savant-philosophe, Seguin éveille les consciences aux dangers de la science. Chercheur et humaniste, il est le lauréat du prix Kalinga de l’Unesco, considéré comme le prix Nobel de la vulgarisation scientifique.)
Je ne connais pas le nom de l'auteur, qu'il veuille bien m'en excuser.
LES ANTENNES RELAIS
Les usagers et les médecins s'inquiètent de l'apparition de nombreux troubles chez les personnes, y compris les enfants, qui séjournent près d'une antenne-relais de téléphonie mobile.
Les
pouvoirs publics, apparemment peu concernés, jouent en touche.
Aujourd'hui
la pollution électro-magnétique fait partie de notre
quotidien, et l'absence d'information sur les nuisances liées
aux rayonnements non ionisants, voire la négation de ces
nuisances, s'explique certainement par les énormes intérêts
économiques qui sont en jeu.
Suivant
une recommandation européenne, la France impose 41 Volts par
mètre (pour la technologie GSM-Orange et SFR) et 58 V/m (pour
la technologie DCS-Bouygues) comme seuil d'exposition du public pour
les champs électro-magnétiques de la téléphonie
mobile.
Certains pays ont choisi d'appliquer une réglementation plus draconienne et plus respectueuse de la santé des citoyens.
Ainsi la valeur maximale est fixée à 4V/m pour la Suisse, et à 3 V/m pour le Luxembourg et à 0,6V/m pour la ville autrichienne de Salzbourg.
Nous
pouvons peut-être conclure que les Français sont
beaucoup plus résistants que les Suisses ?
En réalité
la norme française ne peut pas garantir la santé
publique puisqu'elle ne protège les individus que des effets
thermiques des champs électro-magnétiques (sensation de
chaleur à l'oreille lors d'un usage prolongé du
mobile).
La communauté scientifique semble scindée en deux : les scientifiques indépendants et ceux qui ne le sont pas ! Les premiers tirent la sonnette d'alarme depuis longtemps, les seconds commencent à peine à reconnaître les effets nocifs d'une forte utilisation du portable. Récemment, le Centre international de recherche sur le cancer à classé les champs électro-magnétiques à fréquences extrêmement basses comme peut-être cancérigènes pour l'homme (classe 2B).
Les scientifiques indépendant démontrent les effets biologiques de ces champs à des niveaux très bas. En effet, des les années 60 des chercheurs ont mis en évidence le « syndrome des micro-ondes », ou « maladie des radiofréquences » chez les travailleurs et parmi les militaires exposés pendant plusieurs années à des faibles niveaux de puissance. Sont particulièrement décrits :
- un syndrome asthénique (fatigabilité, irritabilité, céphalées, nausées, anorexies, dépressions).
- Un syndrome dystonique cardiovasculaire (modifications de la fréquence cardiaque, variations de la pression artérielle avec apparition d'hypo et hypertension).
- Un syndrome diencéphalique (somnolence, insomnies, difficultés de concentration, troubles sensoriels).
- Des modifications de la formule sanguine (taux élevé de lymphocytes).
- Des perturbations de l'électro encéphalogramme.
- Des atteintes aux
organes des sens (vision, ouïe, odorat).
Les témoignages des riverains d'antennes relais se multiplient, faisant état de malaises : maux de tête, troubles du sommeil, convulsions, voire de maladies graves : fausses-couches, divers cancers, leucémies...
En Allemagne, 150
médecins de toutes disciplines ont signé « l'appel
de Fribourg » pour dénoncer la pollution
électro-magnétique. Après avoir constaté
une augmentation dramatique de maladies graves et chroniques au cours
de l'exercice de leur fonction, et après avoir établi
une relation claire entre l'apparition de ces maladies et la
présence d'ondes électro-magnétiques dans le
quotidien de leurs patients, ils se sont réunis pour élaborer
un texte d'alerte adressé au corps médical, aux
responsables publics et aux citoyens.
Pendant combien de temps les pouvoirs publics vont-ils laisser faire ? Pourquoi ne met-on pas en place le principe de précaution ? Cette pollution invisible, inodore, impalpable est un phénomène que nous devons considérer avec sérieux, si ce n'est gravité.
En attendant que les lois respectent la santé des citoyens l'association nationale Priartem (Pour une réglementation des implantations d'antennes-relais de téléphonie mobile) propose le modèle d'une charte de bonne conduite que les maires peuvent négocier avec les opérateurs? Le seuil d'exposition proposé est compris entre 0,6 et 1 V/m pour les pics d'exposition et appelle au développement de recherches sur des technologies alternatives au système actuel.
Cette charte est
disponible sur le site : http://www.priartem.com
(Celia Fernandez)
(Cet article a été publié en 2003 ! il semblerait que rien n'ait changé depuis !...)