11 avril 2008
VIS MAINTENANT ! RISQUE-TOI AUJOURD'HUI !...
«
Il meurt lentement celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change
jamais de repère,
Ne
se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.
Il
meurt lentement celui qui évite la passion et son tourbillon
d’émotions, celles qui redonnent la lumière dans les
yeux et réparent les coeurs blessés,
Il
meurt lentement celui qui ne change pas de cap lorsqu’il est
malheureux au travail ou en amour,
celui
qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n’a fui les conseils
sensés.
Ne
te laisse pas mourir lentement ! » (Pablo Neruda)
Mon
jeune ami est blême, il esquisse un sourire. Avec ses 20 ans à
peine commencés, il survit dans une chambre, isolé. Je
ne peux l’embrasser et le bruit des machines aseptisées ne
favorise pas l’intimité de la rencontre mais la force de son
regard me rassure, il n’abandonne pas, il ne renonce pas. C’est
la deuxième fois qu’il se retrouve dans cet hôpital.
«
J’ai l’impression d’être dans une grotte comme un ascète
cherchant la vérité ou comme une chenille devenant un
papillon. Après la première chimio en sortant de
l’hôpital, j’ai été surpris par les parfums
qui flottaient dans la rue, même les bruits des voitures
étaient enchanteurs et que dire de mon premier repas...
sublime ! Avant le pain c’était bon, mais il n’y avait pas
de quoi s’extasier ! Aujourd’hui un simple bout de baguette me
donne un frisson d’amour. David, j’ai l’impression de renaître,
je sais maintenant la valeur de la vie, la valeur de chaque
respiration, de toutes ces choses qui existent. Un simple caillou, un
oiseau, un avion, la mer méditerranéenne, sont des
miracles mais avant je ne les voyais pas... »
Oui
mes Amis, c’est une chose étrange, les humains découvrent
la valeur des êtres et des choses quand ils les ont perdus...
Alors
n’attendons pas le drame pour renaître et nous sentir bénis
d’exister. Retroussons nos manches et choisissons de passer les
obstacles au lieu de nous plaindre en disant qu’ils ne devraient
pas exister. Parfois l’effort est exactement ce dont nous avons
besoin dans notre vie pour découvrir le cadeau intime. La vie
sait nous faire grandir pour nous rendre courageux, puissants et
intrépides . Elle ne donne pas toujours ce que nous demandons
mais toujours ce dont nous avons besoin.
Chaque
moment de la journée donne ce pouvoir du passage entre le
futur dramatisé par les peurs et les anciens malheurs. Ce
passage vous est intime, il est intelligence, innovation, énergie,
beauté, protection, puissance, gratitude, innocence, en même
temps que lucidité. C’est le passage de la résurrection
où tout est possible dans l’instant. La réalité
ne peut être autre. Le passé n’est plus, le futur
n’est pas encore ici, seul le présent est disponible comme
un nouvel élan de la totalité de la vie. Tout se
renouvelle immédiatement, rien ne se répète.
Chacun d’entre-nous est le point de jonction de cette intelligence
et de cette créativité infinie. Ce point contient le
passage de la vérité, pas du bonheur... Le bonheur
vient après comme un cadeau de la vérité.
N’inversez pas la visée. Visez le vrai et le reste vous sera
donné en potentiel.
Vis ta vie, centre-toi, affronte tous les obstacles et vois que tu peux les franchir dans l’esprit de la découverte de l’instant présent.
(David Ciussi)
LE MENTAL (1)
Le
mental est un outil fabuleux pour fonctionner dans le monde. Il doit
être à notre service et pas nous au sien.
"Qu'y-a-t-il
entre deux pensées ? Le silence et le vide.
C'est
au coeur de ce silence et de ce vide que la présence
silencieuse de l'Etre se révèle."
Pourquoi
nous est-il si difficile d'être cette présence ?
"Pourquoi
nous est-il si difficile d'être ?"
Le mental crée des pensées sans cesse car il n'aime pas l'inconnu, que ce vide et ce silence lui laisse entrevoir.
C'est le même processus qui se passe lorsqu'on est avec quelqu'un et que personne ne dit mot.
La
plupart des gens commencent à ressentir un malaise dans cette
non communication et le mental cherche par tous les moyens à
fuir cela.
Le
mental cherche toujours à garder le contrôle sur nous
même, car, au fond, c'est bien lui qui a créé au
fil du temps ce que nous "pensons" être, notre ego,
le sens du "moi".
"Toutes
nos opinions, nos croyances, nos valeurs, nos jugements, nos peurs,
tout cela le mental l'a créé au travers de nos
conditionnements sociaux, éducatifs, culturels et religieux."
Toutes
les expériences vécues, bonnes ou mauvaises, ont été
, analysées, passées au crible, filtrées et
classées par le mental. Cela a forgé notre identité
à laquelle on s'identifie sans cesse.
"Que
resterait-il si il n'y avait plus rien de ce qui fait notre identité
? Si notre identité s'effaçait tout à coup ?"
Il ne resterait plus qu'un présence-témoin, l'Etre véritable que nous sommes.
Le
mental n'aurait plus son mot à dire et il perdrait tout le
pouvoir qu'il exerce sur nous, et cela l'ego ne le veut pas. Il
résiste et il s'accroche.
"Cela
ne veut pas dire que l'on perd notre identité, le sens du "je"
ou du "moi"."
On
utilise cette identité tout en restant observateur de celle-ci
à partir de cet espace au plus profond de nous-même, à
partir de ce silence et de cette paix sereine.
"C'est
comme si on était l'océan et que les vagues en surface
étaient notre vie. Les événements, les
relations, les situations, tout cela se passe en surface."
On se laisse couler au fond de l'océan de notre être, et à partir de cet espace de paix, on observe et on agit sur ce qui se passe en surface.
Même
si certaines de ces vagues sont douloureuses et qu'on en ressent les
effets, on reste établi dans cet espace de paix qui réside
en dessous de toute cette activité.
"Se
placer en tant qu'observateur de nos pensées, nous fait
prendre un peu de recul face aux événements, aux
émotions, aux situations de la vie quotidienne."
Observez comment le mental réagit face aux différentes situations. Placez-vous en observateur curieux. Remarquez comme le mental est prompt à réagir, juger, étiqueter, analyser, créer des peurs inutiles, et résister à ce que la vie vous offre dans l'instant présent.
Observez sans entrer dans le jeu du mental, n'analysez pas ce que vous observez, n'essayez pas de chasser vos pensées.
C'est un accueil total de ce qui est, c'est un lâcher prise sur ce qui est présent à l'instant en vous.
"Prenez
conscience de la différence entre l'agitation du penseur en
vous, et le calme de la présence observatrice."
Le
mental a une forte tendance à résister à ce qui
est. Il lui est très difficile de lâcher prise.
"Prenons un exemple concret : une personne est à la poste et il y a beaucoup de monde. Elle s'impatiente, elle aimerait que cela aille plus vite. Son mental crée de la résistance face à cette situation, elle aimerait que cela se passe différemment, son mental résiste à ce qui est."
Cette résistance crée en elle de la négativité, une sensation de mal être et de stress l'envahit, et cela rend la situation bien plus pénible encore.
"Pourquoi fait-il cela ? La personne n'en est même pas consciente. Choisirait-elle consciemment de se créer du stress et de la négativité ? Non. C'est le mental inconscient qui crée cette résistance.
Inconsciemment,
le mental croit qu'en résistant de la sorte, cela fera changer
les choses. Or, nous savons très bien que cela ne change rien
de s'énerver. Nous nous faisons du mal à nous-même
en refusant d'accepter la réalité."
Cela
ne veut pas dire qu'il faut tout accepter dans la vie. Si l'on
regarde de plus près une situation qui ne nous convient pas,
un événement qui ne se déroule pas tel qu'on le
souhaite, une relation qui ne nous donne pas satisfaction, que
pouvons-nous faire ? Quelles solutions se présentent à
nous ?
Il
n'y a que trois solutions :
- Quitter la situation, se retirer, partir,
- Changer la situation, transformer,
- Accepter la situation, lâcher prise.