21 avril 2008
CONVERGENCES...(fin)
(...)Le message qu’il fait passer n’est pas nouveau et nombre de voies alternatives de santé et de bien être le mettent en pratique depuis des décennies. Mais il était jusque là inaudible pour le collectif. David Servan Schreiber a juste la chance - le kairos : le bon moment- que son expérience personnelle rencontre le mal être et l’attente encore informulée de millions d’êtres.
Il a cette autre chance que sa légitimité de scientifique donne une aura de vérité à ce que tant d’autres ont exprimé par des voies intuitives et expérientielles, en étant considérés longtemps comme des marginaux.
Il
a enfin le bénéfice d’un puissant groupe de presse
pour le médiatiser.
Les forces sociétales, c’est nous, individuellement et collectivement, et nous en sommes donc pleinement responsables. Notamment au travers de ceux à qui nous avons donné le mandat de nous conduire.
Si
les modes de vie - c’est-à-dire nos comportements et choix
de vie quotidiens- ont une incidence directe sur nos maladies, ils ne
sont que la résultante directe de nos croyances, de nos
valeurs, du sens que nous donnons à la vie. Ce qui nous rend
d’autant plus responsables !
Autre
exemple, les émissions, jeux et supports d’entrainement
cérébral pour « muscler son cerveau » ont
le vent en poupe. Mémoire, logique, calcul, capacité
d’apprentissage, vivacité, tests de QI, jeux télévisés
comme Le Grand Quiz du cerveau, sont les dernières folies
neuronales des seniors, plus directement concernés.
Que cache cette stimulation pathologique de la mémoire factuelle ?
De quel vide intérieur ces formes compensatoires sont-elles le révélateur ?>
Avec quels leurres dérisoires se protège-t-on d’une absence à soi qui porte les noms désormais banalisés de mal être, de stress, de « maladies de société » ?
Du body building au brain training, la recherche de performances révèle la même inquiétude fondamentale, la peur de ne plus exister, celle de découvrir que l’on est passé à côté de sa vie.
Les
3 C de la Convergence Intérieure
Ces
faits d’actualité qui envahissent le quotidien de notre
société et en constituent la nouvelle trame mortifère
démontrent que la vraie convergence reste à inventer.
Ils ont comme dénominateur commun l’absence de présence
à sa vie et la fuite - ou l’absorption- dans les
sollicitations extérieures. Celles-ci amènent
inévitablement la séparation d’avec soi,
l’incompréhension de l’autre et la souffrance.
CORPS, CŒUR, CONSCIENCE, les 3 C qui conduisent chaque vie sont étrangement
absents, à mesure que le monde se remplit d’une pollution
numérique incontrôlable car vide de sens.
Les corps sont malades, déconnectés par excès de branchements artificiels.
Ils sont intoxiqués et surchargés de trop de données, comme un foie peut l’être d’abus alimentaires et d’alcool.
Ni
ancrés, ni centrés, ils flottent comme des fantômes
enchaînés aux hallucinations collectives.
Les cœurs sont en souffrance, recroquevillés, peureux, incapables de toute vraie rencontre, mais en quête accélérée de sensations d’épidermes virtuels. Les sentiments sont brouillés par des émotions primaires puissamment entretenues par les media et le système de consommation, ne laissant pas place à la durée et à l’intériorité.
L’incompréhension
et le malentendu se posent dans les couples. Comment réussir
le rendez-vous avec l’autre quand on n’est jamais allé au
rendez-vous de soi ?
Enfin, la boussole de la conscience est démagnétisée par un smog de champs électromagnétiques, par l’absence de centration physique et émotionnelle, par l’identification aux situations et expériences.
Privés
de sens, de direction, d’orientation, les êtres multiplient
des expériences dont ils ne peuvent extraire le sens et se
perdent à eux-mêmes. Il leur est alors facile de se
poser en victime ou en dénonciateur. Mais c’est le même
jeu de décharge de responsabilité.
C’est pourtant dans le rassemblement et la cohérence intérieure entre CŒUR CORPS ET CONSCIENCE qu’est la première convergence à réaliser.
De la convergence intérieure, naîtra la convergence sociétale, élargie à l’humanité.
Alors, pour des modes de vie plus éclairés et sains, pour un mieux vivre durable et heureux, si l’on remontait au sens sacré de la vie dont nous sommes les hôtes - hors champ religieux.
Si
l’on reprenait chacun notre responsabilité et notre pouvoir
intérieur ? Si nous devenions vraiment conscients de ce qui
nous convient et de ce qui nous détruit ?
C’est l’unique réponse aux impasses actuelles.
La compréhension intellectuelle ne changera rien.
Les plans d’action accélérés se révèleront rapidement inefficaces, car apportant des réponses artificielles et extérieures.
Seul l’engagement de chacun dans son corps, dans son cœur, dans sa conscience, fera la différence.
Pour cela, nous avons à nous en remettre à l’instance de sagesse qui est en chacun de nous : le Soi - Ame, Esprit- et le discernement qui en résulte.
Une
instance si longtemps bâillonnée que dans l’immédiat,
son logiciel est inopérant !
Alors, comment savoir ?!
Faire silence et écouter. C’est le premier pas de l’apprentissage qui correspond à une vraie cure de désintoxication pour beaucoup ! C’est là où les rechutes sont le plus nombreuses.
Mais après, quelle liberté.
Certes les jeux, mobiles, géo-localisation et web 2, 3 et + seront toujours là.
Mais plus personne ne sera dupe, et vous aurez le choix de contempler la paix des étoiles et la beauté des êtres, de ressentir le mouvement amoureux de la vie, et de déprogrammer votre vie en faisant place à l’imprévisible, qui sera exactement ce à quoi vous rêviez !
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