CHEMINS DE VIE

psychologie, développement personnel, spiritualité, santé, médecines douces

21 avril 2008

UNE PEUR PEUT EN CACHER UNE AUTRE (1)

COMMENT NE PAS EN AVOIR PEUR ?

(Virginie Megglé)

Tremblements, palpitations, cris irrépressibles. Sensation de vide aussi, mal au cœur, difficulté à s’endormir. Boule dans la gorge, nœud dans le ventre... La peur s’accompagne de phénomènes physiques qui s’expriment et s’impriment dans le corps. Sueurs, sidération, tachycardie, bouffées de chaleur, envie de se dissoudre, de crier Maman j’ai peur alors qu’on n’a jamais eu de maman, vertiges, évanouissement que l’on craint tout en rêvant qu’il se réalise « à notre » place pour nous soustraire à l’impossible ! Les signes symptomatiques de la peur frisent parfois le ridicule ou l’aberration pour celui qu’elle n’agite pas. Catatonie, frissons, secousses, hurlement qui échappe, désir de fuir aussi fort qu’irréalisable. La peur nous fragilise, perturbe la confiance en nos capacités de résistance aux chocs et nous transforme en proie idéale face à celui que la vulnérabilité de l’autre valorise. Influant sur notre métabolisme en profondeur, elle agit, une fois installée « à domicile », même quand elle se laisse oublier. Comment réagir aux circonstances les plus émouvantes, les plus éprouvantes, pour notre sensibilité quand on n’est pas un héros ?

Pavor, dont sont dérivés peur, peureux, apeuré, s’est aussi décliné par les détours de la langue en épouvantail et, plus curieusement en… épave qui, avant de désigner un objet rejeté de la mer et sans propriétaire, signifiait « effrayé » et par connexion égaré. Cela laisse imaginer l’état dans lequel nous plongerait la peur si on s’y livrait sans résistance… Il est vrai que de bien des façons elle nous égare. Terreur, effroi, phobie, crainte, panique, appréhension, angoisse… multiples en sont les synonymes et vaste le vocabulaire qui s’en fait l’écho pour l’affirmer, la sonder, la crier…Oppression passagère ou inquiétude permanente qui revêt toutes les figures et s’arrange de toutes les situations pour se rappeler à celui qu’elle habite, la peur s’impose quand nos forces constructives nous échappent. Réaction face à une difficulté qui nous fait douter de celles-ci et re-douter la réaction que suscitera notre action en réponse à une difficulté, quelle qu’elle soit, la peur, réflexe à priori non pathologique, reste un mystère autant qu’une évidence.

Peur de la prison et hantise du vide. Claustrophobie et appréhension de la liberté. Si la peur existe à l’état pur, il lui arrive de disputer le terrain à l’envie, et quand elles se neutralisent, c’est la paralysie. Nous tiraillant entre ce qui éveille notre curiosité et ce qui nous invite à rester à l’intérieur, elle se chamaille avec le désir, convoque notre vulnérabilité, exhorte notre courage. Espoir et douleur, joie et frayeurs…La peur d’agir agit avec son contraire, et met en jeu des sentiments paradoxaux. Mais, celle d’être agressé ne va pas toujours avec le désir de l’être… Non ! Mais plutôt avec celui de se sentir vivre, vibrer (ce qui vaut mieux qu’être englouti sous les affres d’une terreur !)

Certains s’accommodent de leurs peurs, les débaptisent, les déguisent. La peur de voyager, de prendre le train, l’avion… le vélo se convertit en goût pour la marche. Celle de la lumière, pour se faire légère, aime arborer de belles lunettes. On inverse sa phobie en art de vivre et la panique hystérique des chats se transforme en passion pour la race canine.

Peur de la maladie, de la folie, de l’immobilité, peur des mots aussi. Peur de disparaître, peur que « ça se voie », que mon château de sable ou de cartes s’effondre ! Peur de trahir ou d’être trahi… La peur met à l’œuvre et stigmatise le plus souvent la reviviscence inconsciente d’un passé douloureux. Et l’émotion qu’elle fait surgir plonge dans l’embarras quand au détour d’une phrase, d’un mot, elle nous bouleverse sans dire pourquoi ou fait barrage à la communication. C’est quand elle n’est ni nommée ni reconnue et agit en sourdine que la peur est mauvaise. Comme si ses effets silencieux se liguaient pour sévir avec plus ou moins de violence, sur la vie affective et professionnelle.

Peur de paraître ou peur de disparaître ? Peur de l’échec ou peur du succès ? Peur du chômage, des interprétations… Plus que la peur de rater (ou de réussir) un examen, c’est ce qu’il est susceptible de raviver qui entre par anticipation en résonance avec des souvenirs enfouis et diffuse ce trouble qui le rend redoutable. Les effets présumés en seraient si douloureux que l’on craint qu’ils ne nous effacent. La peur de mal faire ou plutôt - que ce qu’il aura fait de son mieux soit mal perçu - pousse l’enfant à éviter bien des situations.

(...)

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LES PETITS CAILLOUX

Un jour,un vieux professeur fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe de dirigeants de grosses sociétés.
Le vieux prof n'avait qu'une heure pour "passer sa matière".
Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout ce que l'expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : "Nous allons réaliser une expérience".

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot de verre qu'il posa délicatement devant lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement yeux vers ses élèves et leur demanda :

"Est ce que le pot est bien plein?"

Tous répondirent : "oui".

Il attendit quelques secondes et ajouta : "vraiment?".

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de graviers. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux...jusqu'au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : "Est ce que le pot est plein?". Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.
L'un d'eux répondit : "probablement pas!".

"Bien!" répondit le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un récipient de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.
Encore une fois, il demanda : "Est ce que le pot est plein.".

Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent : "Non!".

"Bien" répondit le vieux prof.

Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : "Quelle grande vérité vous montre cette expérience?".

Pas fou, le plus audacieux, songeant au sujet de ce cours : la planification de son temps, répondit : "Cela démontre que même quand on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez vous, plus de choses à faire".

"Non" répondit le vieux prof. "Ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite".
Il y eu un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : "Quels sont les gros cailloux dans votre vie?".
"Votre santé?"
"Votre famille?"
"Vos amis?"
"Réaliser vos rêves?"
"Faire ce que vous aimez?"
"Apprendre?"
"Défendre une cause?"
"Prendre le temps?"
"Ou tout autre chose?"

"Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre les gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir .....SA VIE. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable) on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aus éléments importants de sa vie.

Alors n'oubliez pas de vous poser à vous même la question : "Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie?"
Ensuite mettez les en premier dans votre pot.
D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.


Allez tranquillement au milieu du vacarme et de la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.

Sans vous aliéner, vivez autant que possible en bons termes avec tous vos semblables. Dites tranquillement et clairement votre vérité. Et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant. Ils ont eux aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une gêne pour l'esprit.

Ne vous comparez avec personne, vous risqueriez de devenir vaniteux ou amer. Il y aura toujours plus grand et plus petit que vous.

Prenez plaisir à vos réalisations autant qu'à vos projets. Soyez toujours intéressés par votre métier, si modeste soit-il, car c'est un véritable bien dans les aléas changeants du temps. Soyez prudent dans vos affaires car le monde est plein de ruses. Mais que cela ne vous rende pas aveugle à la vertu, car beaucoup luttent pour de grands idéaux. Et partout la vie est pleine d'héroïsme.

Soyez vous-même. ne simulez pas l'amitié. Ne soyez jamais cynique envers l'amour, car face à l'aridité et au désenchantement il est aussi éternel que l'herbe.

Acceptez doucement le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez la puissance de l'esprit pour vous protéger en cas de malheur. Mais ne vous leurrez pas avec des chimères. Trop de peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

Au delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles, vous avez le droit d'être ici. Et que cela vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le doit.

Soyez en paix avec Dieu, quelle qu'en soit votre conception, et quels que soient vos peines et vos aspirations, restez, dans le désordre bruyant de la vie, en paix avec votre âme.

Avec toutes ses perfidies, ses corvées et ses rêves brisés, ce monde est pourtant beau.

Soyez attentif. Efforcez vous d'être heureux.

- Trouvé dans la Cathédrale Saint-Paul de Baltimore en 1692. Auteur inconnu.

Posté par LUMIERE34 à 09:43 - DEVELOPPEMENT PERSONNEL - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

CONVERGENCES...(fin)

(...)Le message qu’il fait passer n’est pas nouveau et nombre de voies alternatives de santé et de bien être le mettent en pratique depuis des décennies. Mais il était jusque là inaudible pour le collectif. David Servan Schreiber a juste la chance - le kairos : le bon moment- que son expérience personnelle rencontre le mal être et l’attente encore informulée de millions d’êtres.

Il a cette autre chance que sa légitimité de scientifique donne une aura de vérité à ce que tant d’autres ont exprimé par des voies intuitives et expérientielles, en étant considérés longtemps comme des marginaux.

Il a enfin le bénéfice d’un puissant groupe de presse pour le médiatiser.

Les forces sociétales, c’est nous, individuellement et collectivement, et nous en sommes donc pleinement responsables. Notamment au travers de ceux à qui nous avons donné le mandat de nous conduire.

Si les modes de vie - c’est-à-dire nos comportements et choix de vie quotidiens- ont une incidence directe sur nos maladies, ils ne sont que la résultante directe de nos croyances, de nos valeurs, du sens que nous donnons à la vie. Ce qui nous rend d’autant plus responsables !

Autre exemple, les émissions, jeux et supports d’entrainement cérébral pour « muscler son cerveau » ont le vent en poupe. Mémoire, logique, calcul, capacité d’apprentissage, vivacité, tests de QI, jeux télévisés comme Le Grand Quiz du cerveau, sont les dernières folies neuronales des seniors, plus directement concernés.

Que cache cette stimulation pathologique de la mémoire factuelle ?

De quel vide intérieur ces formes compensatoires sont-elles le révélateur ?>

Avec quels leurres dérisoires se protège-t-on d’une absence à soi qui porte les noms désormais banalisés de mal être, de stress, de « maladies de société » ?

Du body building au brain training, la recherche de performances révèle la même inquiétude fondamentale, la peur de ne plus exister, celle de découvrir que l’on est passé à côté de sa vie.

Les 3 C de la Convergence Intérieure

Ces faits d’actualité qui envahissent le quotidien de notre société et en constituent la nouvelle trame mortifère démontrent que la vraie convergence reste à inventer. Ils ont comme dénominateur commun l’absence de présence à sa vie et la fuite - ou l’absorption- dans les sollicitations extérieures. Celles-ci amènent inévitablement la séparation d’avec soi, l’incompréhension de l’autre et la souffrance.

CORPS, CŒUR, CONSCIENCE, les 3 C qui conduisent chaque vie sont étrangement absents, à mesure que le monde se remplit d’une pollution numérique incontrôlable car vide de sens.

Les corps sont malades, déconnectés par excès de branchements artificiels.

Ils sont intoxiqués et surchargés de trop de données, comme un foie peut l’être d’abus alimentaires et d’alcool.

Ni ancrés, ni centrés, ils flottent comme des fantômes enchaînés aux hallucinations collectives.

Les cœurs sont en souffrance, recroquevillés, peureux, incapables de toute vraie rencontre, mais en quête accélérée de sensations d’épidermes virtuels. Les sentiments sont brouillés par des émotions primaires puissamment entretenues par les media et le système de consommation, ne laissant pas place à la durée et à l’intériorité.

L’incompréhension et le malentendu se posent dans les couples. Comment réussir le rendez-vous avec l’autre quand on n’est jamais allé au rendez-vous de soi ?

Enfin, la boussole de la conscience est démagnétisée par un smog de champs électromagnétiques, par l’absence de centration physique et émotionnelle, par l’identification aux situations et expériences.

Privés de sens, de direction, d’orientation, les êtres multiplient des expériences dont ils ne peuvent extraire le sens et se perdent à eux-mêmes. Il leur est alors facile de se poser en victime ou en dénonciateur. Mais c’est le même jeu de décharge de responsabilité.

C’est pourtant dans le rassemblement et la cohérence intérieure entre CŒUR CORPS ET CONSCIENCE qu’est la première convergence à réaliser.

De la convergence intérieure, naîtra la convergence sociétale, élargie à l’humanité.

Alors, pour des modes de vie plus éclairés et sains, pour un mieux vivre durable et heureux, si l’on remontait au sens sacré de la vie dont nous sommes les hôtes - hors champ religieux.

Si l’on reprenait chacun notre responsabilité et notre pouvoir intérieur ? Si nous devenions vraiment conscients de ce qui nous convient et de ce qui nous détruit ?

C’est l’unique réponse aux impasses actuelles.

La compréhension intellectuelle ne changera rien.

Les plans d’action accélérés se révèleront rapidement inefficaces, car apportant des réponses artificielles et extérieures.

Seul l’engagement de chacun dans son corps, dans son cœur, dans sa conscience, fera la différence.

Pour cela, nous avons à nous en remettre à l’instance de sagesse qui est en chacun de nous : le Soi - Ame, Esprit- et le discernement qui en résulte.

Une instance si longtemps bâillonnée que dans l’immédiat, son logiciel est inopérant !

Alors, comment savoir ?!

Faire silence et écouter. C’est le premier pas de l’apprentissage qui correspond à une vraie cure de désintoxication pour beaucoup ! C’est là où les rechutes sont le plus nombreuses.

Mais après, quelle liberté.

Certes les jeux, mobiles, géo-localisation et web 2, 3 et + seront toujours là.

Mais plus personne ne sera dupe, et vous aurez le choix de contempler la paix des étoiles et la beauté des êtres, de ressentir le mouvement amoureux de la vie, et de déprogrammer votre vie en faisant place à l’imprévisible, qui sera exactement ce à quoi vous rêviez !

Posté par LUMIERE34 à 09:36 - DIVERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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