22 avril 2008
ENTRE L'ETONNEMENT D'ETRE SILENCIEUX...
AU CŒUR DU MYSTÈRE OU LE BRUITAGE INCESSANT DES PENSÉES MENTALES, QUE CHOISISSONS-NOUS ?
Si
l'on résumait la vie de la Terre en 24 heures ! L'homo sapiens
n'est apparu que dans les deux dernières minutes de cette
drôle de journée et, dans un Univers de 24 heures,
l'émergence de l'homme est réduite aux quarante
dernières secondes... En comparaison, l'existence d'un
individu serait de l'ordre du millième de seconde ... !
L'univers existe depuis environ 15 milliards d'années, la pensée humaine est donc toute neuve...
Depuis
le commencement, une chorégraphie silencieuse ponctue le
temps et l'ordre du « Grand Monde »; les
planètes voguent dans l'infini, ordonnées par une
horlogerie cachée : qui est ce témoin de la beauté
du tout ? Plutôt qu'un mystère à résoudre,
la vie ne serait-elle pas le silence créateur de toutes choses
à expérimenter ? Qui fait pousser les arbres et voler
les papillons ? Quelle est cette magie secrète et silencieuse
qui maintient la vie d'instant en instant en perpétuant
l'éternel cycle de la vie et de la mort ?
Oui, d'accord, me direz-vous, mais :
« Et moi et moi et Moi... Avec mes peurs et mes souffrances ! Qu'est-ce que je fais dans ce grand Monde ?
Est-il possible de trouver la solution de l'existence et un sens à ma vie ?
Est-il réaliste de retrouver la mémoire de mon origine intemporelle, pendant mon existence terrestre ?
Puis-je me comprendre et faire la distinction entre être et penser ?
Puis-je
retrouver la curiosité de l'explorateur attentif, plutôt
que la difficulté du chercheur perdu ? »
Voilà posées quelques questions allant dans le sens de la connaissance de Soi.
La pensée mentale brise le charme du silence pur et nous fait entrer dans les errances mentales en mettant en place la dualité, les contraires, la comparaison, les peurs et les jugements sur nous-mêmes.
Cette
pensée qui divise, est à l'origine des images
corporelles, psycho-affectives et intellectuelles, images aplaties,
sans vie, auxquelles nous nous identifions.
(Remarquons que ces propos ne sont pas écrits pour faire le procès de la pensée dans sa globalité, mais bien pour discriminer entre ce qui est « l'outil de la raison et de la logique » nous permettant de communiquer, de réfléchir, d'apprendre, et la nature consciente qui est le témoin immuable de toute activité pensante).
Vouloir fuir ses peurs est pure illusion : c'est comme vouloir fuir son ombre ! Ce qui est nécessaire, c'est de savoir les observer afin qu'elle perdent leur emprise et leur apparence de vérité. Nos peurs sont des habitudes qui sont régies par des conditionnements-réflexes,attitudes automatiques dépourvues d'intelligence. La dimension non encore révélée de nous-même répète inlassablement les mêmes erreurs. Nous ne pouvons qu'en constater la conséquence : « je souffre000 je suis malheureux... »
La
pensée mentale analyse le noir, mais fait-elle entrer la
lumière ?
Découvrir
la solution de l'existence consiste à développer notre
faculté à la « clairvoyance » :
nettoyage conscient de la maison psychique, travail minutieux du
« concentropologue » qui observe ses idées,
ses raisonnements, ses pensées, à partir de son silence
jaillissant et créateur.
Alors
cet homme, naissant d'un silence d'éternité, renaît
à la conscience consciente d'elle-même, connaissance
éternelle et absolue incarnée dans une âme
individuelle, vous, moi, miracle inouï d'exister dans ce mystère
sans pourquoi.
Là
où cesse la compréhension mentale, commence
l'émerveillement.
(David Ciussi)
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