23 avril 2008
Commentaires ????
Je constate avec un très grand plaisir que ce blog a de fidèles lecteurs/lectrices, et reçoit beaucoup de visites. Cependant je lis rarement des commentaires concernant tel ou tel texte, et cela me peine un peu car j'essaie toujours de mettre des sujets que je trouve intéressants, qui semblent plaire compte tenu du nombre de lectures, mais rien, aucun retour. Alors je vous prie, manifestez-vous un petit peu, critiquez, donnez votre opinion, des idées de ce que vous aimeriez y trouver, ceci gentiment (je suis une grande sensible !...) Un grand merci d'avance.
AUTOGUERISON : LE POINT DE VUE MEDICAL (1)
(Dr Martine Gardénal)
La
médecine moderne nous a inculqué la croyance que seuls
le médecin et ses médicaments chimiques guérissent.
Pourtant, il existe d'autres approches médicales, notamment
celles qui stimulent nos forces d'autoguérison et qui
appréhendent le patient comme un tout.
Nous ne sommes pas assez conscients du bonheur que nous avons de ne pas entendre notre corps. Ni suffisamment à l'écoute de ce qu'il nous dit. Nous le maltraitons souvent et avons bien peu de considération pour toutes les merveilles et les miracles qu'il accomplit à chaque seconde.
Ce
qui ne veut pas dire qu'il faille passer son temps à
s'analyser, car on tomberait alors dans le domaine de la maladie. Il
faut simplement être respectueux et attentif.
L'état de santé tient à la fois au caractère unique des différentes parties du corps et à la variété des atomes et différentes énergies qui l'animent, indissociables du tout.
Pour donner une image, on pourrait dire qu'il faut que la musique soit harmonieuse et que l'orchestre connaisse bien ses partitions.
On
entrevoit déjà que traiter le tout est souvent plus
efficace que traiter le partiel.
Les
différents types de maladies
-
La maladie aiguë : un
traumatisme, un refroidissement, une brûlure, une crise de
goutte...Elle demande un arrêt sur image : « stop,
quelque chose ne
va pas ou ne va plus, il faut que cela change ».
Par exemple le coup de froid parce que j'étais trop fatigué
ou pas assez couvert, la brûlure ou l'accident, parce
que j'ai manqué d'attention, la goutte parce que mon hygiène
de vie n'est pas forcément bonne et que j'ai surmené
mon organisme au-delà de ses limites physiologiques.
-
Les dysfonctionnements, le mal-être :
la colite, les troubles veineux, les contractures, les migraines, le
« je ne sais quoi » qui fait qu'on n'est pas
dans son assiette. Le feu clignote à l'orange
pour me signaler qu'il y a un danger, une anomalie.
-
La maladie chronique ou à répétition :
l'arthrose, l'eczéma, les coliques néphrétiques...
Une alarme
s'enclenche par intermittence, de manière de plus en plus
insistante.
-
Les maladies dégénératives ou graves :
le diabète, les maladies auto-immunes, le cancer...
je n'ai rien voulu, ou pu entendre, je suis resté insensible à
tous les signes annonciateurs. Cela me conduit à une
autodestruction.
Se
poser des questions
La maladie, ou plutôt le « mal à dit », nous invite à nous poser des questions de préférence les bonnes, afin d'obtenir la bonne réponse. Ce n'est pas forcément simple mais il vaut la peine de s'y employer en toute honnêteté.
La première est : « que me dit mon corps dans sa globalité ? » C'est fondamental, même et surtout pour une maladie aiguë.
Pourquoi suis-je malade ? Quels sont les événements qui dans ma vie ne vont pas et quels changements dois-je apporter pour que cela s'arrange ?
Pour qui suis malade ? Cela signifie que mon corps, mon cœur, mon mental et mon spirituel ne sont pas en harmonie. Bien sûr pour moi d'abord. Mais aussi parce que je veux signifier aux autres que quelque chose ne va pas. Comme je n'ose pas leur dire, mon corps parle pour moi. A moi de me positionner vis-à-vis de mon entourage et de m'exprimer.
On peut aussi se demander de quoi suis-je malade, ou de qui suis-je malade. C'est moi, et moi seul qui suis responsable de l'état dans lequel je me trouve aujourd'hui.
Il est confortable de répondre « c'est la faute de l'autre ». Il est plus honnête de se dire :je dois balayer devant ma porte ».
Exemple : pour se rendre à Amiens en voiture, il faut fixer un itinéraire. Si on se trompe de route, il faut alors changer de cap sinon on n'atteindra jamais notre destination. Pour la guérison, c'est pareil. Que faut-il que je passe pour guérir ? Et comment guérir ?
(...)
TROUVER SON EQUILIBRE EMOTIONNEL (1)
(par
le docteur Dominique Servant)
Les
émotions au cœur du mal être
L’émotion
est une réponse à la fois physique et psychologique que
tout le monde connaît. Les principales émotions comme
l’angoisse, la colère, la culpabilité, la honte, la
tristesse sont normales mais peuvent aussi avoir un rôle
négatif sur notre bien-être. Beaucoup d’états
de stress et de mal-être comme l’anxiété et la
dépression sont marqués par des émotions
négatives excessives et persistantes. Plusieurs spécialistes
considèrent aujourd’hui que la difficulté à
gérer les émotions explique la survenue et le maintien
de ces états. Face à une émotion négative
déclenchée par un stress, deux réflexes
s’opposent : la tendance à réprimer cette émotion,
à lutter, à refuser de se laisser envahir et la
tendance opposée qui consiste au contraire à accepter
sa propre émotion.
L’hypothèse est que le refus d’un sentiment a pour effet paradoxal de déclencher au contraire une émotion. C’est pourquoi face à un sentiment d’injustice ou un conflit on peut être amené à ruminer, et à ressentir une émotion de colère, d’angoisse ou de tristesse. Tout cela est bien compréhensible mais hélas n’est pas toujours efficace et au contraire l’envahissement par les pensées et les émotions négatives est source de mal être.
La
relaxation : une thérapie des émotions
Dans
les état de stress, d’anxiété et de dépression
des pensées et des sentiments auto entretiennent le mal être
et ne sont pas toujours accessibles au raisonnement rationnel. Il est
impossible pour la personne de changer par la simple volonté.
Une nouvelle approche psychothérapeutique est centrée
sur la gestion des émotions. Elle consiste plus à
accepter ses propres émotions qu’a vouloir à tout
prix les réprimer. La relaxation joue un rôle important
dans cette nouvelle médecine des émotions.
La
relaxation n’a pas pour seul effet d’induire une détente
et un meilleur contrôle physiologique et psychologique de
l’organisme, elle permet également de mieux se confronter
aux émotions négatives et d’induire des émotions
positives. On connaît beaucoup de techniques de relaxation et
de méditation, certaines très anciennes comme le Yoga
et le Zen, d’autres plus récentes comme le Training autogène
de Schultz, la relaxation musculaire de Jacobson, la sophrologie,
l’hypnose…
Ces techniques ont toutes leur intérêt mais elles ne sont pas toujours faciles à mettre en place soit parce qu’elles demandent un engagement long soit parce qu’elles ne répondent pas aux attentes et aux problèmes. Une nouvelle approche de la relaxation est aujourd’hui proposée basée sur ces méthodes classiques mais aussi sur des techniques plus récentes comme la méditation de pleine conscience ou le biofeedback par la cohérence cardiaque.
Relaxation
et méditation : les techniques les plus efficaces
La relaxation et la méditation sont basées sur 4 techniques de base : le contrôle de la respiration, la détente musculaire par la contraction - décontraction ou par auto suggestion, la méditation de pleine conscience, la visualisation.
Par
des exercices simples, réalisables seul, on peut s’entraîner
au début 5 à 10 minutes par jours et ensuite posséder
une véritable boite à outil pour faire face aux
émotions. Il existe de plus en plus de données
scientifiques qui confirment l’intérêt de ces
techniques et particulièrement de la relaxation musculaire et
de la méditation sur le mieux être physique, la gestion
du stress et la prévention des états anxieux et
dépressifs. Elles représentent une bonne alternative et
un complément aux autres thérapies (médicaments,
psychanalyse et psychothérapies…).
Il importe d’utiliser des techniques permettant de faire face au stress et aux émotions négatives dans la vie quotidienne, et pour ce faire, un apprentissage plus court et plus concret sera privilégié. Il est donc nécessaire d’orienter non seulement vers la détente mais vers le recentrage des pensées comme dans les techniques de méditation de pleine conscience.
Qu’apportent les nouvelles approches comme la méditation de pleine conscience et le biofeedback par la cohérence cardiaque dans la gestion des émotions ?
UNE PEUR PEUT EN CACHER UNE AUTRE...(3)
Quand
les figures parentales, supposées soutenir l’enfant, se sont
affirmées …par leur absence, quand elles ne se sont pas
contentées d’être déficientes, mais se sont
présentées en se mettant hors de portée, c’est
le supplice de Tantale et sans doute, comme le dit Winnicott, «
le pire qu’il puisse arriver au petit humain ». Faim et soif
éternelles, rien de tel pour écorcher la sensibilité
et aiguiser les frayeurs. Le caractère traumatisant minoré
d’un fait, d’une situation, le mépris d’une douleur
occasionnée, exacerbe l’émotivité et la
perception du danger. La conscience aiguë de ce qui porte
atteinte favorise la soumission. Une personnalité anxieuse,
perfectionniste, peut être une ancienne victime d’indicibles
abus qui s’appliquera à dissimuler toute erreur car il lui a
fallu, pour survivre, apprendre à nier toute « erreur
»... Atmosphère douloureuse, traitement discriminatoire
produisent ainsi des émotions interdites qui fragilisent
d’autant plus la personnalité qu’il lui faut éviter
qu’elles transparaissent et la trahissent.
Construction
imaginaire pour justifier une sensation terrible qui nous étreint
et dont nous avons hérité, certaines peurs ressuscitent
des impressions étranges qui, si elles s’additionnent,
ré-engendrent cela même qui les avait provoquées.
Une agression non reconnue développe un sentiment d’inquiétude
permanent qui se transmet comme une crainte « sans objet »
puisque celui-ci n’a pas été nommé. Et l’on
tournera en dérision le comportement de celui qui fait appel à
une attitude consciencieuse pour calmer l’anxiété. Le
taxant de bizarrerie, on le traite avec sévérité,
brutalité parfois, car il est porteur à son insu d’un
non-dit. Certains de ses propos, déstabilisants par mégarde,
activent le soupçon en entretenant la crainte d’on ne sait
quelle révélation. Peur de perdre ses papiers, son
identité, la partie, une idée, une amie, la peur hante
parfois et un mot au hasard d’une conversation pointe une ancienne
terreur, chez soi, chez son interlocuteur, et soudain on se sent
traqué…
L’objet
sur lequel se projette la peur n’est pas toujours celui qui l’a
engendrée, mais celui qui re-déclenche une peur
précédente ou un trouble déréalisant.
Faisant écran, il la réveille tout en la dissimulant…
Sa résurgence se dit alors effrayante. Phobique, fuyant
l’objet qui l’excite, on tendrait d’une certaine manière
à fuir sa peur… Tant elle re-crée une béance
et la rappelle.
L’objet apparent permet de donner une représentation figurative plausible à une peur plus profonde dont l’objet premier a été oublié, car interdit, ridiculisé, ou simplement non dit car indicible. Il autorise l’idée (d’essayer) d’en faire accepter la réalité, par « l’autre ». Et, symbolisant un désarroi réel passé, aide à en authentifier l’intensité émotionnelle.
La
peur de toutes les peurs, la mère de toutes les peurs
résiderait dans une crainte originelle plus ou moins prononcée
chez chacun de nous. On peut imaginer qu’un enfant mal soutenu dans
les premiers mois, par une mère elle-même fragilisée
- qui n’aura pu qu’apporter des réponses mal adaptées
aux besoins les plus essentiels - sera (à son tour fragilisé)
plus craintif, et son propre enfant, (plus tard) agressé par
les peurs parentales - plus agressif.
La peur est difficile à appréhender quand l’indicible qui l’a produite dans le passé n’a pas été symbolisé. Est-ce pour cela qu’on aime à lui donner des représentations qui en confirment l’évanescente véracité et, derrière les apparences fantasmatiques, aident à la sublimer ? Ainsi les contes et les histoires fantastiques viennent meubler, avec notre consentement, notre quiétude de frissons. On lit Grimm, Perrault et Andersen, Poe et Maupassant, pour nourrir, calmer, divertir, justifier sa peur. Peut-être est-ce parce qu’elles n’entrent pas par effraction que les émotions qu’ils nous font (re) vivre ne nous font pas violence, mais nous donnent à penser, à réfléchir et de quoi dénouer certaines appréhensions, telle celle de l’avenir (sans sa mère) pour l’enfant… Catastrophe et frissons, transposés dans la fiction, nous permettent de transcender nos émotions : on s’autorise à se frotter à leur réalité.
(...)