25 avril 2008
UNE PEUR PEUT EN CACHER UNE AUTRE (fin)
Parfois
nous sommes attachés à nos souffrances à défaut
de connaître autre chose et craignons de les quitter. Apprendre
à dépasser certaine peur permet de ne pas encourager ou
de vaincre ce qui la produit. On en sort grandi malgré la
sensation désagréable de régresser et la menace
d’effondrement qui peut accompagner la traversée. Le passage
est inquiétant, mais le bien être sur lequel il débouche
est incontestable. Non seulement la nouveauté régénère
l’esprit qu’elle oxygène, mais en plus la jouissance que
l’on tire de l’acquis apporte infiniment plus de bonheur que
celle qui vient de ce dont on a « hérité ».
La
peur plonge dans la détresse lorsqu’elle n’est pas
reconnue. Certains malades se sentiront apaisés une fois
qu’ils connaissent leur maladie - alors même qu’aucun soin
miracle n’existe - d’autres préfèreront ignorer…
pour pouvoir eux aussi mieux lutter. À chacun ses réponses.
Aucune n’est mauvaise, sauf peut-être celle d’y céder
sans plus de courage pour la vaincre en bout de course. L’un
préfère la comprendre l’autre l’éliminer par
l’adoption de comportements qui la défient. Les deux
attitudes se valent et d’autres, tout aussi efficaces. Mais sitôt
qu’elle insiste pour se faire entendre, aucune peur ne doit être
négligée ni minimisée mais justement apaisée.
La
peur de souffrir est une résistance saine quand il s’agit de
se soigner, mais elle peut engendrer à son tour de nouvelles
souffrances. Ne vaut-il pas mieux apprivoiser certains démons
pour savoir ce qu’ils ont de vrai (aussi) à nous dire et
mieux les combattre ? Ou oser regarder une blessure, qu’elle soit
physique ou psychique, avant que, purulente, elle ne se répande,
enfle, monopolise l’espace, brûle l’énergie, nous
prive peu à peu de liberté en augmentant encore la
souffrance. Et l’entendre, quand elle nous étreint, comme
une alarme dont il faudrait décrypter le sens, sans la prendre
pour argent comptant ni la mépriser cependant.
La
peur agit irrationnelle. Plus on la néglige, plus elle sévit
sournoise en sourdine. Ne renonçant jamais à faire
entendre le pourquoi elle a surgi, jusqu’à prendre des
proportions insupportables pour soi et pénibles pour
l’entourage - ou grotesques.
Souvent,
nos délires et nos déroutes nous semblent infimes si ce
n’est dérisoires une fois dépassés. Et
pourtant, combien étaient-ils terribles, terrorisants,
terrifiants, au moment où nous les vivions. Pour mieux les
combattre, il a fallu leur accorder toute la valeur (de traumatisme)
qu’ils revêtaient sur le moment pour en venir (enfin)
(presque) à bout. Et laisser place à un dynamisme
positif, libérateur d’énergie nouvelle, que l’on
peut investir dans la création d’une situation qui elle ne
sera plus génératrice de peur.
Quand
la peur sourd, inhibant nos forces créatrices, on peut rêver
à la catastrophe qui nous sortirait de la torpeur, mais plutôt
que de tomber dans de si funestes souhaits autant apprendre à
différencier les craintes fondées de celles qui le sont
moins. Tendre à en découvrir le véritable objet,
l’approcher, le considérer, progressivement pour se
soustraire à l’état physique et psychique parasitaire
dans lequel il nous plonge.
Plus
on l’étouffe, plus elle devient source potentielle de
violence. Au-delà de son rôle de signal d’alarme, si
on ne sait la freiner elle boursoufle, envahit et décompose
l’âme, quand, sous la pression des forces agissantes de
l’inconscient, affleurent à la conscience les réminiscences
incertaines d’une douleur ou la résurgence d’un passé
cruel.
Les
ténèbres de l’inconscient sont parfois si inquiétants
que nous préférons le nier. Mais entrer en dialogue
avec lui ouvre sur des horizons infinis, riches de plaisir, par-delà
toute difficulté. Voyage dans "l’impensé", cheminement
malaisé, l’analyse aide à démythifier les
peurs, à en atténuer les effets, désactiver les
mécanismes et, offrant le recul qu’autorise la prise de
conscience de leur « réalité », les remet à
leur place.
La
peur « matérialise » une angoisse existentielle
plus profonde, à travers des interrogations inconfortables
qui, en même temps qu’elles se posent - et du fait même
qu’elles se posent - nous rassurent sur notre être, autant
qu’elles nous inquiètent. Ainsi celle de mourir, qui nous
met à l’épreuve lors d’un accident, peut nous
rassurer sur notre volonté de vivre !
La peur s’additionnant à la peur qu’elle engendre, les fantômes qui se cachent sous le lit feront peur aussi longtemps que… la peur nous empêchera de les regarder en face…. ! Ne plus avoir peur de sa peur, entendre ce qu’elle nous signifie. Oser ne pas lui obéir quand elle intime de nous taire ou nous sidère. Ouvrir la boite de pandore, sans craindre ce que l’on va y trouver. Comme pour une plaie qui empire si on ne la soigne pas, essayer de se débander les yeux : la peur est une alerte qui mérite notre attention.
AUTOGUERISON (3)
Les
médecines holistiques
peuvent être utilisées dans toutes les autres
indications/ Le corps peut encore trouver en lui les énergies
qui vont lui permettre de s'appuyer sur les moyens thérapeutiques
pour s'autoguérir. La thérapeutique utilisée,
quelle qu'elle soit, va envoyer un signal au corps pour enclencher
une réponse. Ce
n'est pas le traitement lui-même qui soigne, mais le patient
qui a reçu une information et la traite pour remettre lui-même
son organisme en bonne santé.
Les
études manquent
Pour
le corps médical, la personne qui s'autoguérit est
celle qui voit disparaître ses symptômes alors qu'elle ne
prend pas de traitement (allopathique sous-entendu). Un exemple est
toujours donné : un rhume qui guérit tout seul en huit
jours quand on ne le traite pas et disparaît en huit jours quand
on le traite.
Tous
les thérapeutes de terrain savent bien que l'autoguérison
n'est pas une vue de l'esprit. La biologie, la physique peuvent
démontrer cela. Mais jusqu'à ce jour, les études
manquent. Il est très facile de comprendre pourquoi ces
travaux ne sont pas ou peu faits. La démonstration de l'efficacité des médecines de vie et des possibilités
d'autoguérison par un travail personnel ou accompagné
par un thérapeute sur le corps physique, énergétique
et spirituel dérange encore beaucoup trop d'intérêts
ou de croyances.
C'est certainement par le biais de la physique que les choses vont pouvoir évoluer. La psycho-neuro-immunologie est un bien grand mot, qui fait très savant. Pourtant, la suggestion, la visualisation positive, la croyance, la prière, les lieux saints, les thérapeutiques de vie en font partie. Ils permettent par voie thérapeutique, mentale, spirituelle ou émotionnelle, de modifier le fonctionnement intime et profond du corps et de l'esprit, et d'apporter la guérison.
Un exemple : la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde... sont des maladies réputées comme inexorablement invalidantes. Pour les thérapies du corps et de l'âme, ces pathologies peuvent parfaitement être stabilisées dans la mesure où la personne, accompagnée par un bon thérapeute, va comprendre ce qui l'empêche d'avancer, ce qui la bloque et y remédier.
Quels en sont les mécanismes profonds ? La réponse reste encore à trouver mais cela se fera dans les années très proches.
Qui
guérit : le médecin ou le malade ?
Le couple médecin-malade et primordial dans l'obtention de la guérison. La confiance est l'ingrédient de base, indispensable au bon fonctionnement de ce tandem et à la réussite de cette entreprise où les deux partenaires sont intimement liés. Le succès de ce partenariat dépend ensuite du choix des voies thérapeutiques et des forces d'autoguérison du patient.
Les
causes, toutes les causes
On a déjà beaucoup parlé du mental, mais n'oublions pas l'hygiène de vie, l'alimentation, la gestion des émotions...
Se traiter par homéopathie tout en buvant trois litres de vin et fumant deux paquets de cigarettes par jour ne peu pas donner d'excellents résultats.
Une
tendinite peut être provoquée par un surmenage gestuel
ou par un problème dentaire. Ignorer les causes n'apportera
aucune guérison. Pour obtenir la guérison et
l'autoguérison, tout est à prendre en compte. C'est
seulement à ce prix que l'on obtiendra des succès.
Chacun
fait ce qu'il peut
La maladie et le mal-être ou mieux, le fameux « mal à dit » nécessitent un arrêt sur image, une introspection, d'écouter sa petite voix, de s'aimer, de croire en soi, de se plaire plaisir, de se respecter et se relier à son moi intime (le vrai et non celui que l'on montre en façade), de se décoder et enfin de se reprogrammer.
En
étant ainsi honnête et sincère avec soi-même,
on trouve sa voie, sa mission, même si quelquefois c'est
difficile et douloureux, voire même impossible pour certains
qui ne pourront pas aller au bout du chemin.
Apprendre
à dire non était la mission d'un monsieur charmant de
90 ans. Tout au long de sa vie, il a esquivé les embûches
pour ne pas faire ce qui était très difficile pour lui.
A cet âge avancé, il a enfin osé le dire et c'est
dans la plus grande sérénité qu'il a quitté
ce monde. Mission accomplie mais trop tard pour se reprogrammer.
Quelques fois, certaines personnes préfèrent rester dans leurs problèmes ou fuir plutôt que de les solutionner. L'effort que cela représente est trop important pour elles et elles choisissent, le plus souvent inconsciemment, de s'arrêter en chemin. Personne n'a le droit de les juger, de les condamner. Chacun fait ce qu'il peut et ce qu'il veut, avec les moyens dont il dispose.
(...)
PSYCHOGENEALOGIE (2)
DECODER LES DONNEES :
Il s'agit de
savoir se placer soi-même dans son arbre généalogique.
Précisons tout d'abord que , même si les recherches ne
sont ni simples ni aisées, la plupart de nos BLOCAGES
généalogiques trouvent des solutions.
Et
n'oublions pas que la nature des messages est d'origine INCONSCIENTE.
C'est- à- dire que les individus porteurs de ces messages se
débattent dans la vie comme s'ils se battaient contre des
événements réels alors qu'ils sont empêtrés
dans les fils d'une histoire familiale qui les transcende et les
dépasse car l'origine de ces conflits leur échappe.
A ce stade, il s'agit de se mobiliser pour prendre conscience afin de se libérer en quelque sorte de ce "maléfice".
En
pratique, que peut-on découvrir en filigrane dans son arbre
généalogique ?
Sans
perdre de vue que tout arbre généalogique est unique,
nous pouvons malgré tout repérer des thèmes qui
se retrouvent et se traitent,de façon récurrente.
-
LES SUICIDES eux, sont le produit d'une vaste opération de
camouflage car, ne l'oublions pas, ils ont été
condamnés par l'Eglise et privés de sépulture
religieuse jusqu'en 1983.
Le Droit Canonique précisait même
que les suicidés représentaient des "pêcheurs
manifestes auxquels on ne peut accorder les funérailles
ecclésiastiques sans scandale public des fidèles"
!
C'est l'histoire de Magali qui vient consulter pour une banale migraine chronique réfractaire à tous les traitements classiques et alternatifs. D'après son témoignage, elle a tout essayé sans résultat.
Une
question "naïve" de la part du thérapeute
concerne le début de ses migraines. Or la date correspond très
exactement à la mort de son frère qui s'est suicidé
par balle à 22 ans.
Magali éclate littéralement
en sanglots et raconte la naissance de ce frère non désiré.
Détail significatif, c'est Magali qui, à la demande de
sa mère, a choisi le prénom de son frère Pierre.
Par
cet acte symbolique, sa mère l'a investie de son propre rôle
qu'elle refusait d'assumer, d'où l'émergence d'un
problème lié à la confusion des rôles avec
une inversion. Magali est enfermée inconsciemment et pour
longtemps dans un projet qui n'est pas le sien.
Depuis 11 ans,
Magali porte la culpabilité de la mort de son frère qui
se manifeste sous forme de migraines dont elle ne peut se
débarrasser.
En
fait elle vient en consultation non pour son mal à la tête
mais parce qu'elle a un fils de presque l'âge de son frère
lorsqu'il s'est suicidé. Or depuis quelques mois, Magali vit
dans la hantise du suicide possible de son fils dépressif et
certainement influencé par l'attitude projective de la mère
qui craignait sans cesse pour lui.
-
LA LOI DES COÏNCIDENCES (dates de naissance, mariages, décès,
cycles de vie, alliances), elle rejoint le concept de la loi des
synchronicités développée par Anne
Ancelin-Schutzenberger selon laquelle on ne peut pas tricher avec les
dates : notre cerveau s'auto-programme et nous restitue régulièrement
la lecture de certains faits et à notre insu.
On pourrait
dire que la loi des nombres dépasse ici les lois de la logique
rationnelle mais joue à plein dans les transmissions
invisibles.
En
reprenant l'exemple précédent, Pierre le frère
de Magali, s'est suicidé à l'âge de 22 ans, le
jour de la fête des mères. C'est manifestement un
message posthume.
Dans le Massif du Mont Blanc
Aujourd'hui j'offre une petite photo (une fois n'est pas coutume) principalement à mes lecteurs ou lectrices venant de l'Etranger : Panama, Viet Nam, l'Ile Maurice (que je salue au passage car je la connais bien), Etats-Unis, Canada, etc... pardonnez-moi de ne pas citer tous les Pays .
Bien amicalement
