29 avril 2008
ETES-VOUS EN BONNE SANTE ?
Lorsque
que je ne boude pas, que je ne rumine pas, Lorsque je donne de la
valeur à un sourire, au monde qui m’entoure, Lorsque j’aime
ma vie et que je me ressens un amour global pour la création
toute entière, Je suis en bonne santé........
Etre
en bonne santé c’est savoir donner du sens à la vie,
c’est trouver l’équilibre et l’harmonie dans le corps,
les émotions, les pensées en n’oubliant pas de
prendre soin de l’esprit et en glorifiant la vie sur la planète
bleue... Ecoutez votre corps physique.
Le
corps humain est un concentré d‘intelligence, d’énergie
et de savoir universel. C’est le pied-à-terre du ciel et
l’héritier des trésors du Vivant. Si vous vous
centrez sur lui, vous pouvez tout de suite ressentir ce qui se passe
en vous. Porter votre attention vers vos sensations immédiates
donne de l’exactitude, de la sécurité à votre
présence, ici et maintenant.
Garder
le contact avec les portes de la vie que sont les cinq sens est le
meilleur moyen de rester centré sur le moment présent.
Ainsi vous ne surchargerez pas vos capacités cérébrales
car « voir » est plus naturel donc moins fatigant que
penser...
Si
vous êtes en forme, reposé, vous serez mieux préparé
pour affronter les événements du quotidien. Des
exercices de relaxation, de respiration consciente, la marche, les
loisirs, une alimentation saine vous apporteront le tonus nécessaire
pour résister à la vie trépidante que vous menez
certainement ! Et si vous le pouvez, accordez-vous vingt minutes de
sieste l’après-midi, après le repas...
Ne
trichez pas avec vos émotions
Verbaliser
vos émotions au lieu de les ranger au fond du placard
intérieur des « non-dits » et de la rancœur. Vos
énergies créatrices s’en trouveront libérées.
Mettre des mots sur les maux en vous ouvrant à vos inconforts
évitent les somatisations dans le corps. En effet, notre
cerveau dialogue en permanence avec notre système
immunitaire...
Chantez
le matin dans votre salle de bains pour purger votre corps de la
tristesse, de la peur, de la colère... bref de toutes les
émotions mal gérées... N’hésitez pas à
vous mettre un nez de clown pour ne pas vous prendre au sérieux
et surtout n’oubliez pas de RIRE...
Prenez
soin de votre esprit.
Votre
esprit mérite lui aussi que vous en preniez soin. Il a besoin
de silence, de vérité et de poésie. Ménagez-le
en étant le plus vrai possible.
Être
vrai génère une pensée saine, une action juste
qui ne laisse pas de trace dans la physiologie. C’est ce que
j’appelle la pensée-action. Elle n’emmagasine pas de
souvenirs polluants ni « de pensées inutiles ». Le
corps et l’esprit étant alors parfaitement synchronisés,
l’énergie créatrice automatiquement économisée
dans l’instant devient disponible pour honorer la vie.
Les
messagers de la guérison
Les
symptômes physiques, émotionnels et mentaux sont des
messagers de la guérison. Ils sont les signes visibles et
intelligents indiquant le chemin de ce qui est sain pour vous. La
santé naturelle holistique cherche spontanément à
rétablir l’équilibre du malade. Prenons l’analogie
de l’équilibriste suspendu sur un fil au-dessus du vide :
ses mains, ses bras, ses pieds et son balancier sont les messagers et
les garants de son équilibre. Ils lui indiquent comment il
doit s’adapter pour ne pas tomber.
Ce
processus d’écoute et d’ajustement à la réalité
de la vie est un état naturel. Vous prenez soin de nous dès
que vous acceptez d’écouter les symptômes et les
messages qui vous sont donnés. Par exemple, la douleur
physique causée par une entorse nous sert d’avertisseur ;
elle nous oblige à agir différemment.
Lorsque
vous prenez conscience d’un léger déséquilibre
dans votre corps, lorsque vous savez verbaliser vos émotions,
lorsque vous savez dire ce qui est agréable et ce qui ne l’est
pas, il y a tout de suite une réparation qui se crée et
la paix s’installe. Là se trouve l’espace de guérison
; là, vous savez vous accueillir et prendre soin de vous.
Un corps sain dans un esprit sain en relation harmonieuse avec les autres et l’environnement glorifient tous les aspects de la vie.
(David Ciussi)
LES CONCEPTIONS DU CANCER...(2)
Stress
programmant et stress déclenchant
Il est des stress dont l’intensité est telle qu’ils peuvent à la fois programmer une maladie et la déclencher. Cependant dans la majorité des cas ces deux types de stress (programmant et déclenchant la maladie) sont nettement distincts.
Il
faut, pour que surgisse un état de stress suraigu susceptible
de déborder les capacités psychiques du sujet et «
passer dans le corps », qu’il ait existé préalablement
et dans l’histoire du sujet un stress « programmant ».
Soit dans les premiers âges de la vie, soit au cours de la vie
fœtale, soit au cours du processus de naissance (O. Rank, S. Grof)
soit dans les conditions mêmes de la conception, soit encore
dans l’inconscient familial (influence des facteurs
transgénérationnels). Ceci se comprend d’autant mieux
que cette programmation implique les niveaux les plus archaïques
de la psyché, ceux qui sont les plus sollicités dans
les premiers âges de la vie.
Cependant toute situation de stress n’est pas forcément génératrice d’un état de stress. Tant que la psyché possède les ressources pour gérer le stress (ce qui est possible si son intensité n’est pas trop forte et s’il ne fait pas trop écho à un stress programmant), le sujet trouvera des stratégies adaptatives : dans son monde intérieur, dans sa relation au monde extérieur et aux autres, éventuellement dans des manifestations neurovégétatives. Dans ce dernier cas on peut penser à ce patient de Françoise Dolto qui avait bien des difficultés à lui exprimer (tant il était poli) les ressentiments qu’il éprouvait à son encontre. Remarquant à plusieurs reprises une certaine moiteur (de la main de son patient) au moment de la poignée de main donnée sur le pas de la porte, elle lui dit un jour : « Pourquoi ne me dites vous pas que je vous fais suer ? », révélant ainsi les éléments transférentiels jusque-là inabordables...
Ceci
étaye l’assertion selon laquelle les manifestations
neurovégétatives peuvent être porteuses de sens.
On découvrira avec Sabbah qu’il en est de même avec
les cancers (et toutes les autres maladies).
Lorsque
les ressources psychiques (et les réactions neurovégétatives)
sont dépassées, et ceci dans le contexte d’un «
stress déclenchant », tout se passe comme si un
phénomène de « disjonction .
Les
trois niveaux de l’être
Dans cette logique Claude Sabbah envisage un système à trois niveaux :
- la vie psychique, celle de nos pensées, de notre monde imaginaire, conscient et inconscient, lieu du travail psychothérapique ou psychanalytique,
- notre corps dans sa réalité biologique : domaine de la médecine,
-
et entre les deux ce qu’il appelle faute d’un meilleur terme, le
cerveau automatique.
Ce serait cette partie de nous-même (qui semble bien correspondre à une réalité neurophysiologique) qui orienterait, dans un mouvement de survie, et un peu à la façon d’un système d’aiguillage, toute la charge du stress vers le corps réel. Ce cerveau automatique, qu’on peut voir à l’œuvre dans maintes situations de la vie (par exemple les comportements automatiques qui ne peuvent être le fruit de la moindre activité de pensée) est une zone d’ombre. De fait tous les chercheurs qui travaillent sur le stress n’ont jusqu’à ce jour jamais intégré la dimension de l’inconscient (c’est-à-dire le sens des choses vécues et l’expression de ce vécu au-delà de la conscience qu’on peut en avoir). De la même manière ceux qui prennent en compte l’inconscient n’ont jamais ou très peu intégré la notion de stress aigu ou chronique et ses implications neurophysiologiques (biologiques). Le cerveau automatique, articulation entre vie psychique et corps réel est donc (dans cette dimension), purement et simplement ignoré.