30 avril 2008
DU MARCHE DE LA PEUR A ....(1)
LA SECURITE INTERIEURE !>
(Par
Diane Saunier)
Les
peurs sont devenues un acteur fantôme à part entière
de la société civile et la sécurité un
thème majeur, au même titre que la santé, la
qualité de vie, la protection de l’environnement. La notion
de risque est omniprésente, le principe de précaution
est partout, les stratégies préventives ont gagné
tous les domaines de la société et ses modes de vie, de
l’habitat à la planète. Ce besoin accru de sécurité,
de protection, révèle une société
anxiogène régie par les peurs, les ayant intériorisées.
Mais il n’existe aucun risque zéro dans la vie…Jamais le
monde extérieur ne sera sécurisé, ce n’est pas
le but du jeu et de l’apprentissage humain !
Le
piège principal réside dans des réponses
exclusivement matérielles, externalisées,
interventionnistes, avec une ingérence croissante dans la vie
privée, et au final inefficaces et onéreuses … C’est
oublier que la source de la véritable sécurité
est intérieure, encore nommée Confiance !
Sécurité, santé, qualité de vie, respect de la nature… Ces thèmes qui auraient pu être affirmés depuis longtemps comme un objectif de civilisation, n’apparaissent depuis peu que sous l’effet de l’urgence, de la peur et de la nécessité. Ils sont revendiqués pour EVITER – le pire, des catastrophes majeures -, mais pas encore choisis comme étant des VALEURS DE VIE fondatrices de l’humanité dans son ensemble.
De plus, ils sont abordés exclusivement par des mesures extérieures - réglementation, dispositifs, normes, réorientation de comportements plus « citoyens » - au caractère d’obligation et d’autorité. C’est pourquoi les réponses apportées sont le plus souvent en distorsion. Elles semblent ignorer la puissance de la conscience individuelle et collective comme facteur premier de changement.
L’obsession
sécuritaire et ses effets paradoxaux
L’inversion du regard est au centre de la question de la sécurité – c’est-à-dire de l’insécurité et des peurs.
La quête de sécurité est partout et touche désormais à tous les aspects de la la vie : l’environnement, l’habitat, l’alimentation, l’espace public, les espaces numériques….
Les conséquences d’une telle inflation sécuritaire sont inversement proportionnelles à la démesure de moyens mis en œuvre. Prenons l’exemple de la santé. Etrange paradoxe que ce pays ou l’institution médicale est puissante et reconnue, détienne le record mondial de consommation d’antidépresseurs et de psychotropes.
D’anciennes maladies ressurgissent et de nouveaux virus apparaissent, la pandémie occidentale de cancers évoquée par David Servan Schreiber et quelques médecins éveillés, celle de maladies dégénératives comme Alzheimer, sont des questions directes adressées à nos choix de vie et de consommation. Les effets secondaires de médicaments aux molécules toujours plus actives sont souvent plus toxiques que le mal qu’ils sont censés soigner.
Les compagnies d’assurances s’engagent dans une sécurisation du parcours médical et on évoque désormais la sécurité de la naissance avec la médecine prédictive, permettant d’éliminer tout risque d’anomalie…mais surtout de générer de nouvelles formes de discrimination par la « pureté » de l’héritage génétique.
Aujourd’hui,
au nom de la sécurité, la prévention de la
violence urbaine offre des réponses musclées jusque
dans les collèges, sur les traces d’une certaine Amérique
du surarmement civil…
L’escalade des problèmes est le plus souvent la réponse directe au renforcement sécuritaire.
L’icône sécuritaire principale qu’est l’état se définit surtout par une supra-parentalité de type répressif et autoritaire qui renforce l’assistance et la dépendance.
Les icônes secondaires sont payantes et prospères, notamment les compagnies d’assurances et le secteur bancaire. Longtemps protectrices, les entreprises sont sorties du cocon matriciel avec le capitalisme financier et le libéralisme galopant, incompatibles avec le désir de sécurité.
L’explosif et le détonateur
Les trois réponses apportées au développement des peurs collectives sont trois impasses qui amplifient le mal.
(...)
LES CONCEPTIONS DU CANCER...(3)
Le
« cerveau automatique »
Lorsque
l’ordre est donné de convertir un stress psychiquement
insupportable en maladie corporelle - ou psychiatrique - un groupe de
neurones se suractivent, un peu à la manière d’un
foyer épileptoïde. Ce foyer (ou « foyer de Hamer »
) sera le siège de microlésions, parfaitement
objectivable au scanner cérébral dans les suites
proches ou lointaines du déclenchement de la maladie.
Aiguillage et conversion du stress vers le corps, le cerveau
automatique est aussi responsable de la nature de la maladie et de la
lésion créée. Dans ce dessein, ordre est donné
de modifier les données physiologiques de la région
concernée, celles au niveau de laquelle un « accrochage
symbolique » pourra se faire.
Ainsi
se créent et sur injonction du cerveau automatique, les
maladies. Conformément à ces injonctions, les désordres
et dysfonctionnement induits se situeront toujours dans quatre grands
registres : production de masse (masse tumorale), destruction ou lyse
(ulcère), blocage (paralysie des scléroses en plaques),
déblocage (expressions et mouvements intempestifs de la
maladie de Gilles de la Tourette), pour donner quelques exemples
cliniques.
La
maladie est une programmation
Lorsque la maladie apparaît, elle n’apparaît jamais par hasard (ou au hasard). Ni dans sa forme, ni dans sa localisation, ni dans ses apparents désordres histologiques. Tout cela est extrêmement spécifique et surdéterminé par le traumatisme, le type de conflit qui est en cause et les « sous-tonalités » de ce conflit
C’est
ainsi qu’à l’origine d’un cancer du sein sera
invariablement retrouvé (même si cela est très
refoulé, et pour cause) un « conflit de nid ».
Qu’est qu’un conflit de nid ? C’est la traduction subjective d’une perte de l’intégrité du foyer : mort ou séparation du conjoint, divorce ou trahison. Cette réalité subjective n’est pas univoque. Il y a des sous-tonalités au conflit : il peut s’agir d’éprouvés de rage, de colère, de dépression, de culpabilité, de dépossession, d’autodépréciation, de revendication, etc.. Dans tous ces cas, ce sera le sein qui sera touché (car le sein est symbolique du nid), mais la localisation du cancer (sein droit ou gauche, quadrants supérieurs ou inférieurs), les tissus atteints (stroma, galactophores, glande mammaire…) et les dédifférenciations histologiques, dépendront de ces sous-tonalités.
Ainsi
on retrouvera toujours (au niveau de la lésion et de sa
localisation) une expression symbolique en relation avec le conflit :
soutenir le sein ( préserver le foyer) ou le laisser choir,
produire du lait ou le tarir, l’acheminer dans les conduits
galactophores ou le garder etc.. En d’autres termes le cancer
apparaît toujours comme entièrement programmé. Et
une investigation psychopathologique un tant soit peu rigoureuse
permettra de retrouver invariablement ces correspondances.
Au fil du temps et par un labeur acharné Claude Sabbah a pu établir pour un très grand nombre de maladies une véritable systématisation des correspondances entre les maladies et les conflits (et sous-tonalités des conflits).
(...)
29 avril 2008
ETES-VOUS EN BONNE SANTE ?
Lorsque
que je ne boude pas, que je ne rumine pas, Lorsque je donne de la
valeur à un sourire, au monde qui m’entoure, Lorsque j’aime
ma vie et que je me ressens un amour global pour la création
toute entière, Je suis en bonne santé........
Etre
en bonne santé c’est savoir donner du sens à la vie,
c’est trouver l’équilibre et l’harmonie dans le corps,
les émotions, les pensées en n’oubliant pas de
prendre soin de l’esprit et en glorifiant la vie sur la planète
bleue... Ecoutez votre corps physique.
Le
corps humain est un concentré d‘intelligence, d’énergie
et de savoir universel. C’est le pied-à-terre du ciel et
l’héritier des trésors du Vivant. Si vous vous
centrez sur lui, vous pouvez tout de suite ressentir ce qui se passe
en vous. Porter votre attention vers vos sensations immédiates
donne de l’exactitude, de la sécurité à votre
présence, ici et maintenant.
Garder
le contact avec les portes de la vie que sont les cinq sens est le
meilleur moyen de rester centré sur le moment présent.
Ainsi vous ne surchargerez pas vos capacités cérébrales
car « voir » est plus naturel donc moins fatigant que
penser...
Si
vous êtes en forme, reposé, vous serez mieux préparé
pour affronter les événements du quotidien. Des
exercices de relaxation, de respiration consciente, la marche, les
loisirs, une alimentation saine vous apporteront le tonus nécessaire
pour résister à la vie trépidante que vous menez
certainement ! Et si vous le pouvez, accordez-vous vingt minutes de
sieste l’après-midi, après le repas...
Ne
trichez pas avec vos émotions
Verbaliser
vos émotions au lieu de les ranger au fond du placard
intérieur des « non-dits » et de la rancœur. Vos
énergies créatrices s’en trouveront libérées.
Mettre des mots sur les maux en vous ouvrant à vos inconforts
évitent les somatisations dans le corps. En effet, notre
cerveau dialogue en permanence avec notre système
immunitaire...
Chantez
le matin dans votre salle de bains pour purger votre corps de la
tristesse, de la peur, de la colère... bref de toutes les
émotions mal gérées... N’hésitez pas à
vous mettre un nez de clown pour ne pas vous prendre au sérieux
et surtout n’oubliez pas de RIRE...
Prenez
soin de votre esprit.
Votre
esprit mérite lui aussi que vous en preniez soin. Il a besoin
de silence, de vérité et de poésie. Ménagez-le
en étant le plus vrai possible.
Être
vrai génère une pensée saine, une action juste
qui ne laisse pas de trace dans la physiologie. C’est ce que
j’appelle la pensée-action. Elle n’emmagasine pas de
souvenirs polluants ni « de pensées inutiles ». Le
corps et l’esprit étant alors parfaitement synchronisés,
l’énergie créatrice automatiquement économisée
dans l’instant devient disponible pour honorer la vie.
Les
messagers de la guérison
Les
symptômes physiques, émotionnels et mentaux sont des
messagers de la guérison. Ils sont les signes visibles et
intelligents indiquant le chemin de ce qui est sain pour vous. La
santé naturelle holistique cherche spontanément à
rétablir l’équilibre du malade. Prenons l’analogie
de l’équilibriste suspendu sur un fil au-dessus du vide :
ses mains, ses bras, ses pieds et son balancier sont les messagers et
les garants de son équilibre. Ils lui indiquent comment il
doit s’adapter pour ne pas tomber.
Ce
processus d’écoute et d’ajustement à la réalité
de la vie est un état naturel. Vous prenez soin de nous dès
que vous acceptez d’écouter les symptômes et les
messages qui vous sont donnés. Par exemple, la douleur
physique causée par une entorse nous sert d’avertisseur ;
elle nous oblige à agir différemment.
Lorsque
vous prenez conscience d’un léger déséquilibre
dans votre corps, lorsque vous savez verbaliser vos émotions,
lorsque vous savez dire ce qui est agréable et ce qui ne l’est
pas, il y a tout de suite une réparation qui se crée et
la paix s’installe. Là se trouve l’espace de guérison
; là, vous savez vous accueillir et prendre soin de vous.
Un corps sain dans un esprit sain en relation harmonieuse avec les autres et l’environnement glorifient tous les aspects de la vie.
(David Ciussi)
LES CONCEPTIONS DU CANCER...(2)
Stress
programmant et stress déclenchant
Il est des stress dont l’intensité est telle qu’ils peuvent à la fois programmer une maladie et la déclencher. Cependant dans la majorité des cas ces deux types de stress (programmant et déclenchant la maladie) sont nettement distincts.
Il
faut, pour que surgisse un état de stress suraigu susceptible
de déborder les capacités psychiques du sujet et «
passer dans le corps », qu’il ait existé préalablement
et dans l’histoire du sujet un stress « programmant ».
Soit dans les premiers âges de la vie, soit au cours de la vie
fœtale, soit au cours du processus de naissance (O. Rank, S. Grof)
soit dans les conditions mêmes de la conception, soit encore
dans l’inconscient familial (influence des facteurs
transgénérationnels). Ceci se comprend d’autant mieux
que cette programmation implique les niveaux les plus archaïques
de la psyché, ceux qui sont les plus sollicités dans
les premiers âges de la vie.
Cependant toute situation de stress n’est pas forcément génératrice d’un état de stress. Tant que la psyché possède les ressources pour gérer le stress (ce qui est possible si son intensité n’est pas trop forte et s’il ne fait pas trop écho à un stress programmant), le sujet trouvera des stratégies adaptatives : dans son monde intérieur, dans sa relation au monde extérieur et aux autres, éventuellement dans des manifestations neurovégétatives. Dans ce dernier cas on peut penser à ce patient de Françoise Dolto qui avait bien des difficultés à lui exprimer (tant il était poli) les ressentiments qu’il éprouvait à son encontre. Remarquant à plusieurs reprises une certaine moiteur (de la main de son patient) au moment de la poignée de main donnée sur le pas de la porte, elle lui dit un jour : « Pourquoi ne me dites vous pas que je vous fais suer ? », révélant ainsi les éléments transférentiels jusque-là inabordables...
Ceci
étaye l’assertion selon laquelle les manifestations
neurovégétatives peuvent être porteuses de sens.
On découvrira avec Sabbah qu’il en est de même avec
les cancers (et toutes les autres maladies).
Lorsque
les ressources psychiques (et les réactions neurovégétatives)
sont dépassées, et ceci dans le contexte d’un «
stress déclenchant », tout se passe comme si un
phénomène de « disjonction .
Les
trois niveaux de l’être
Dans cette logique Claude Sabbah envisage un système à trois niveaux :
- la vie psychique, celle de nos pensées, de notre monde imaginaire, conscient et inconscient, lieu du travail psychothérapique ou psychanalytique,
- notre corps dans sa réalité biologique : domaine de la médecine,
-
et entre les deux ce qu’il appelle faute d’un meilleur terme, le
cerveau automatique.
Ce serait cette partie de nous-même (qui semble bien correspondre à une réalité neurophysiologique) qui orienterait, dans un mouvement de survie, et un peu à la façon d’un système d’aiguillage, toute la charge du stress vers le corps réel. Ce cerveau automatique, qu’on peut voir à l’œuvre dans maintes situations de la vie (par exemple les comportements automatiques qui ne peuvent être le fruit de la moindre activité de pensée) est une zone d’ombre. De fait tous les chercheurs qui travaillent sur le stress n’ont jusqu’à ce jour jamais intégré la dimension de l’inconscient (c’est-à-dire le sens des choses vécues et l’expression de ce vécu au-delà de la conscience qu’on peut en avoir). De la même manière ceux qui prennent en compte l’inconscient n’ont jamais ou très peu intégré la notion de stress aigu ou chronique et ses implications neurophysiologiques (biologiques). Le cerveau automatique, articulation entre vie psychique et corps réel est donc (dans cette dimension), purement et simplement ignoré.
28 avril 2008
PSYCHOGENEALOGIE (fin)
(...)
Abordons
maintenant la problématique de l'ENFANT DE REMPLACEMENT qui
véhicule la culpabilité du survivant. Perdre un enfant
inverse l'ordre générationnel de la vie et amène
à accepter l'inacceptable.
De nombreux récits
renvoient à cette notion d'enfant de remplacement. L'enfant de
remplacement porte la culpabilité de celui qui est mort tant
que les parents ne sont pas engagés dans un processus de
deuil.
Quant
à l'ENFANT REPARATEUR, il porte généralement une
charge qui ne lui appartient pas.
On peut citer l'exemple du cas
d'une patiente qui souffre de colite chronique et de gastro-entérite
à répétition et qui apprend pendant un
interrogatoire "serré" auprès de ses parents
qu'elle a été conçue lors d'un "deuxième
voyage de noces" dans les Caraïbes car ses parents étaient
à l'époque en conflit (pour une histoire d'amour
extra-conjugale).
Les
parents l'ont en quelque sorte idéalisée et la
programment pour appliquer le mythe de l'excellence. Elle adopte les
comportements que l'on attend d'elle : c'est la course du "zéro"
défaut "zéro" répit. En clair elle n'a
plus droit à l'erreur pour "réparer ses parents".
Cette
manifestation psychosomatique illustre bien la maladie de
l'épuisement des ressources physiques et mentales qui survient
lorsqu'on s'est trop évertué à atteindre un but
irréalisable qu'on s'était fixé ou les valeurs
que nos parents nous ont imposées comme pour conjurer le
sort.
Et pourtant nous sommes tous d'accord pour affirmer que les
enfants ne sont manifestement ps là pour réparer la
faute des parents...
MEMOIRE
ET OUBLI
A
la suite de ces différentes illustrations, quelles conclusions
pouvons-nous en retirer ?
Sur le plan purement théorique,
si les dictionnaires définissent la "généalogie"
comme une science ayant pour objet la recherche des origines et des
filiations, la "psychogénéalogie" étudie
les rapports possibles entre les événements, les
situations que nous vivons et notre histoire de famille.
En
ce qui concerne la mise en pratique, l'arbre généalogique
classique mentionne les noms, prénoms, dates de naissance, de
mariage, de décès de tous les membres de la famille,
alors que le "génosociogramme" intègre
d'autres paramètres tels que dates de conception, la place
dans la fratrie, les avortements, les fausses couches, les maladies,
les événements d'ordre sexuel comme les violences, les
attouchements, les incestes, les infidélités,
l'homosexualité...
Traiter
de ce thème, c'est inévitablement aborder la notion de
mémoire, pourquoi ?
Parce
que la mémoire est partout : on en parle beaucoup aujourd'hui
sous forme de mémoire cellulaire ou génétique,
de mémoire familiale, de mémoire affective culturelle,
historique...
Bref,
la mémoire constitue un HERITAGE dont nous disposons pour
répéter une information et, de ce fait, nous devenons
en quelque sorte un LIEU DE MEMOIRE.
(Je présente toutes mes excuses à l'auteur de ce texte, dont j'ai oublié de noter le nom, ces notes m'étant destinées au départ.)
LES CONCEPTIONS DU CANCER ET DE LA MALADIE (1)
SELON LE DOCTEUR CLAUDE SABBAH
(Par Gérald LEROY-TERQUEM et Djohar Si AHMED)
Prenant
à revers nombre de conceptions classiques de la cancérogenèse
et des origines admises de nombreuses maladies, le Dr Claude Sabbah
propose depuis de nombreuses années une approche pour le moins
originale de ces questions et un enseignement magistral qui connaît
tant en France qu’au Canada et en Belgique un incontestable succès.
Succès d’autant plus légitime qu’il s’étaye
sur des centaines de cas de guérisons tout à fait
inespérées par la seule médecine classique.
À
l’instar de ce qui a pu être démontré par le
psychiatre et psychanalyste Paul Claude Racamier pour la
schizophrénie (dont l’organisation mentale est loin d’être
le chaos décrit par les auteurs classiques), le cancer n’est
pas (selon Sabbah) une prolifération anarchique de cellules
soudain devenues folles.
Qui
plus est, les maladies, quelles soient graves ou bénignes ne
seraient pas dues à la seule influence d’un virus ou d’une
bactérie, d’une tabagie au long cours, ou de n’importe
quels facteurs intercurrents connus et habituellement mis en avant
(exogènes ou endogènes). Si ces facteurs ne peuvent
être complètement exclus, ils n’apparaissent plus
comme éléments déterminants.
Il n’est pas aisé dans le cadre d’un article de rendre compte de toute la complexité des conceptions de Claude Sabbah dont on peut retrouver au demeurant les prémices dans les tra-vaux et observations des psychanalystes et des psychosomaticiens qui l’ont précédé.
En résumant les choses à l’extrême, on peut néanmoins poser quelques-uns des grands axes de ses conceptions.
La
maladie en tant que solution de survie
Une maladie, quelle qu’elle soit, et un cancer en particulier, est
une solution (la solu-tion) trouvée par le sujet pour survivre
à une situation et un vécu de stress qui n’est plus
abordable, affrontable, métabolisable par la psyché (on
peut dire aussi en terme psychopathologique : qui n’est plus
pensable). La maladie à cet égard s’inscrit dans un
processus de réparation. Une réparation qui pourrait
(parfois) être totale si on laissait la masse tumorale ou la
maladie évoluer d’elle-même. Parfois en effet, car cet
impératif de survie est un objectif purement inconscient qui
ne préjuge pas du risque létal de la création
d’un cancer ( d’un infarctus, ou d’une maladie
hérédo-dégénérative) à plus
long terme.
Stress
programmant et stress déclenchant
Il est des stress dont l’intensité est telle qu’ils peuvent à la fois programmer une maladie et la déclencher. Cependant dans la majorité des cas ces deux types de stress (programmant et déclenchant la maladie) sont nettement distincts.
Il
faut, pour que surgisse un état de stress suraigu susceptible
de déborder les capacités psychiques du sujet et «
passer dans le corps », qu’il ait existé préalablement
et dans l’histoire du sujet un stress « programmant ».
Soit dans les premiers âges de la vie, soit au cours de la vie
fœtale, soit au cours du processus de naissance (O. Rank, S. Grof)
soit dans les conditions mêmes de la conception, soit encore
dans l’inconscient familial (influence des facteurs
transgénérationnels). Ceci se comprend d’autant mieux
que cette programmation implique les niveaux les plus archaïques
de la psyché, ceux qui sont les plus sollicités dans
les premiers âges de la vie.
-
La maladie est un moyen d’éviter la mort immédiate
qui ne manquerait pas de survenir si le stress continuait à se
jouer au seul niveau psychique. On connaît ainsi des cas de
morts subites advenues dans des contextes de stress soudains et
suraigus (simulacre d’assassinat par exemple), situations extrêmes
où l’état de maladie n’a pas eu le temps ou la
possibilité d’être créé.
- le stress est toujours lié à un vécu déterminé et porteur de sens : perte de territoire, impossibilité d’assumer une épreuve existentielle, dévalorisation extrême, trahison, etc…
(...)
27 avril 2008
LE CODE DE DIEU
Les
scientifiques perçoivent la Force incommensurable qui régit
l'Univers. Pour Einstein, si Dieu ne peut être vu, les preuves
de l'intervention divine sont présentes à tous les
niveaux du monde et le l'être humain.
Aujourd'hui,
Gregg Braden a étudié l'ADN et découvert qu'il
ne referme pas que des gênes relatifs à la constitution
du physique et du comportement.
Par
le simple remplacement des lettres d'un des noms de Dieu par les
symboles chimiques définis dans le tabeau de Mendeleiev, il
s'aperçoit que les symboles correspondants sont tous des gaz
incolores, inodores et invisibles. Par exemple, l'hydrogène,
un constituant majeur de la terre et de toute vie, a pour symbole H,
la dernière des lettres du tétragramme divin YHVH.
Dieu
a donc laissé sa marque en nous, ontologiquement, et pour
toujours, une marque ineffaçable, comme une invitation à
retrouver le chemin du Paradis perdu. Cette marque est le lien
permanent qui nous unit à Lui, un fil d'Ariane qui ne peut pas
se couper.
L'auteur
fait le parallèle avec le Sépher Yétsirah, un
des livres de la Kabbale, qui explique de façon imagée
et symbolique la création du Monde, et la Bible dans laquelle
il est dit que Dieu créa l'Homme à Son Image. Image ne
signifiant pas « égaux ou comme » Lui.
Nous restons des êtres à part, différents de Lui.
Les
3 premières lettres hébraïques, remplacées
par les éléments chimiques correspondants, sont
identiques aux lettres du tétragramme divin. Seule la dernière
diffère. C'est celle qui correspond au carbone, l'élément
principal de la matière concrète, visible.
« -
Lorsque mis en corrélation avec l’alphabet hébreu, le
code de la vie devient un message traduisible encodé dans nos
cellules.
-
Différentes formes de bases d’ADN produisent un message
répété à des degrés divers.
-
La moitié du message inscrit dans nos cellules se traduit
littéralement par «Dieu/l’Éternel».
- L’autre moitié de notre code génétique se traduit par «à l’intérieur du corps», décrivant ainsi où nous pouvons découvrir quelle est la nature du Dieu éternel dans ce monde. »
(Gregg Braden)
(Ce livre est passionnant à lire. Il m'est impossible tant il est dense et précis d'en faire un résumé vraiment valable, aussi je vous invite à le découvrir.)
26 avril 2008
SE FAIRE CONFIANCE ET RISQUER
(Réflexion de Frédéric Hurteau sur le risque et l'estime de soi.)
Qui ne risque rien, n'a rien et n'est rien! Le plus grand
risque dans la vie , c'est de ne rien risquer, et de s'éteindre
petit à petit sous le poids de la routine et de la super
sécurité en devenant soi-même éteignoir
des projets des autres. C'est alors que l'on est admis dans "la
procession des morts vivants"!
L'individu qui ne risque rien, ne
peut pas apprendre, ne peut pas sentir, ne peut pas changer, ne peut
pas grandir, ne peut pas aimer et être aimé, ne peut pas
vivre totalement. Enchaîné par ses certitudes, il est un
esclave. Il a confisqué sa liberté et sa capacité
de choisir. La personne qui risque se sent vivante, libre et en
harmonie avec l'environnement qui l'invite sans arrêt à
prendre de nouveaux risques. N'est-il rien de plus moche qu'une
journée sans projet?
Quoique nous fassions, nous sommes
accompagnés et protégés. Ayons confiance et
voyons la vie comme une série d'occasions de grandir.
Se
faire confiance, c'est se reconnaître comme étant
unique, c'est-à-dire ne ressemblant à personne d'autre.
Inutile de se comparer car l'autre ne sera jamais et ne pourra jamais
être "à notre place". Pour ce qui est du désir
de plaire à tout le monde, c'est impensable. Il y aura
toujours sur notre route des gens pour qui nous serons des miroirs
ombragés, c'est-à-dire des reflets confrontants d'une
partie d'eux-mêmes qu'ils ne désirent pas regarder.
Nous sommes des êtres libres, ce qui veut dire que nous avons une grande capacité de faire des choix. Il est faux de prétendre: "je suis incapable de choisir!" il faut plutôt dire "je ne veux pas choisir!" . Enfin, nous sommes responsables car nous avons la possibilité de répondre de nos choix et de les assumer. Personne d'autre que nous n'est responsable de ce qui nous arrive. Si nous nous sentons manipulés, abusés, violentés, c'est qu'en quelque part nous y consentons consciemment ou inconsciemment.
Prendre des risques suppose que nous répondions de nos gestes en acceptant d'écouter la voix de notre intuition, en nous rendant jusqu'au bout de l'inspiration pour ensuite plonger. Le résultat, quel qu'il soit, sera une zone importante d'apprentissage et une occasion de grandir. Les risques calculés donnent des résultats en conséquence. Dans la tradition zen on dit que le début de la sagesse c'est d'accepter de vivre la confusion! Tout contrôler empêche la rivière de couler librement vers son lieu de destination. L'abondance est là à notre porte, pourquoi mettre tant d'efforts à ne pas y croire?
AUTOGUERISON (fin)
L'autosuggestion
dépend de la maladie, du malade et de son niveau de
conscience, des thérapeutes qu'il rencontre et de la région
où il habite. Pour des petites choses, c'est simple et
beaucoup peuvent y arriver. Pour des choses plus graves ou plus
anciennes, il ne faut pas hésiter à se faire
accompagner pour prendre tout de suite les bonnes options et remettre
aussitôt de l'ordre.
Toutes
les médecines de vie sont des catalyseurs qui permettent de
remettre en route les forces d'autoguérison. L'organisme n'est
pas forcé, il est simplement sollicité pour reprendre
le chemin d'une vie normale et saine.
Homéopathie, acupuncture, médecine traditionnelle chinoise, magnétisme, travail sur les mémoires cellulaires, psychogénéalogie, médecine ayurvédique, naturopathie, chamanisme, massages, toutes les techniques du toucher corporel...semblent différents à première vue, mais finalement se ressemblent beaucoup.
C'est
l'aspect technique, la voie d'approche qui s'expriment de façon
différente, mais le mode de pensée et les résultats
se rejoignent.
La
voie est ouverte et c'est au malade jouer la partition, même si
on lui tient la main pour le guider.
Du
« mal a dit » au « gai-rit »
On devrait être son propre thérapeute tout au long de la vie. Pas facile dans notre société occidentale qui tend à nous couper de nos racines et nous fait vivre dans la peur. En fait, l'allopathie devrait rester la médecine d'exception pour répondre aux problèmes gravissimes.
Les
Orientaux semblent plus à l'aise que nous pour se prendre en
charge. Médecine traditionnelle chinoise, médecine
ayurvédique, chamanisme... tiennent compte de tous les aspects
de la vie avant d'aborder les problèmes à traiter.
L'harmonie retrouvée avec soi, son entourage, le cosmos, sa part du divin, fait de la vie un parcours plus simple, heureux et bénéfique.
Pour guérir, ouvrez votre coeur, voyez tous les
petits bonheurs de tous les instants et sachez les savourer.
Notre
époque est formidable puisqu'aujourd'hui beaucoup de personnes
sont conscientes de tous ces nouvelles approches. Ne pas en profiter
et/ou ne pas donner l'information à ceux qui sont dans la
souffrance physique et/ou psychologique est dommage. A eux de
recevoir ou non, s'ils sont prêts à entendre.
Se prendre en charge le plus jeune possible est une chance, car plus vite les problèmes sont réglés, moins leur empreinte dans le corps est profonde et plus vite on « gai-rit ». Arrivent ainsi le bonheur, la joie, la santé et la guérison.
« Il faut vouloir son bonheur pour le faire » (Alain)
On pourrait même ajouter « Il faut vouloir sa santé »
(Dr Martine Gardénal)
PSYCHOGENEALOGIE (3)
Lors
d'un autre séminaire, une jeune femme dessine son arbre alors
que son père vient de mourir d'une opération à cœur ouvert le 11/9/1993 à la suite "d'une erreur
médicale". Elle découvre un secret de famille avec
l'existence d'un enfant naturel de son frère qui est né
le 11 septembre 1968 et qui n'a jamais été non
seulement officiellement reconnu mais totalement rejeté et nié
par la famille biologique.
Le
grand-père est mort 25 ans, jour pour jour, après avoir
refusé la naissance de son petit-fils naturel...
En
construisant son arbre sur 4 générations elle découvre
avec stupéfaction qu'à chaque génération,
un enfant naturel ou adultérin est présent dans la
branche maternelle. L'alcoolisme chronique familial qui caractérisait
cette famille peut être interprété comme le
symptôme manifeste de la souffrance de ceux qui ne savent pas
d'où ils viennent, "ces enfants de la nuit".
Et
l'illustration, qui parle d'elle-même, d'un suicide programmé
avec Margaux Hemingway, qui adulée dans les années 70
s'est tuée 35 ans également JOUR POUR JOUR après
le suicide de son célèbre écrivain de
grand-père.
Tout
aussi signifiant, LE PRINCIPE DE LOYAUTE développé par
le psychiatre américain d'origine hongroise Ivan
Boszormenyi-Nagy : il a constaté que dans certaines familles,
il existe une sorte de registre virtuel où sont consignés
les débits et les crédits transgénérationnels,
une sorte de registre des comptes familiaux sur plusieurs générations
où, à un moment donné, un descendant est chargé
inconsciemment de régler la note et de tout remettre à
zéro.
"Un
garçon ratait systématiquement ses examens et en
travaillant sur son génosociogramme, il a découvert
qu'un de ses arrières grands-pères avait été
renvoyé chez lui à la veille du bac parce qu'il avait
mis la bonne enceinte et les descendants payaient la dette depuis un
siècle".
On
peut donc brillamment échouer et pendant longtemps tant qu'on
ne sait pas !
Dans cette présentation, on ne peut faire l'impasse des SECRETS DE FAMILLE. Toutes les familles ont leur légende, toutes les familles ont leurs secrets (on pourrait presque dire que les ignorer reviendrait à créer des arbres généalogiques sans racine), mais ces silences sont parfois tellement bruyants qu'ils nous condamnent à briser ces lois et, lorsque les mystères se révèlent TOUT NOTRE MONDE DE L'ENFANCE S'ECROULE.
On
pourrait classer les secrets de famille en trois rubriques
principales : les liens familiaux, la gamme des crimes et des
condamnations pénitentiaires ou judiciaires et les
incestes.
Mais on peut compléter cette liste avec les
maladies (dites) honteuses, les faillites et les escroqueries non
reconnues, les pathologies liées à la "folie",
les suicides. Il faut savoir que c'est comme une bombe à
retardement qui explosera un jour ou l'autre.
Et
quel est le moyen le plus simple de connaître un secret ? C'est
bien évidemment de poser la question, car un secret ne l'est
jamais pour tout le monde, mais par contre, nul ne sait qui sait quoi
exactement.
Un
homme vient consulter car il a des accès de violence
inexplicables et incontrôlables. Il se décrit par
ailleurs comme un être équilibré socialement
parfaitement intégré (un peu dit-il lui même
"docteur Jekill and mister Hyde").
Il découvre
par des lettres écrites par son père que ce dernier a
torturé en Algérie : il est revenu en 1957 et n'a
jamais parlé de son vécu mais depuis son retour, il a
pratiquement perdu l'usage de la parole et notre patient décrit
son père comme un être tourmenté, amer, et pris
d'accès de violence totalement irrationnelles et
incompréhensibles.
Il
paraît évident qu'on ne peut pas tourner une page si
celle-ci n'est pas connue, et la guerre d'Algérie constitue un
énorme point d'interrogation dans l'inconscient collectif des
Français.
Et comme il n'y a jamais eu de tortionnaires
condamnés durant la guerre d'Algérie, le fils est
inconsciemment investi de la mission de régler la dette.
(...)