05 mai 2008
LE "TOUT ICI" - "TOUT EN SOI" (1)
(David Ciussi)
La
méditation a été de tout temps liée à
la recherche spirituelle aussi bien en Orient qu'en Occident.
Est-elle seulement un refuge spirituel ponctuel ou le passage obligé
pour tout chercheur en quête de son origine, peut-elle aussi
croiser la réalité de notre quotidien...
« David,
méditez-vous encore ? - oui je médite...24 heures sur
24...(rires) »
Le monde est la méditation en actes pour celui qui veille dans l'auto connaissance. Il est nourri de cette connaissance consciente, il n'y a pas de méditant à la recherche de la paix ou de l'éveil dans un futur plus ou moins proche. Il EST, conscientise et apprend dans chaque instant, situation ou rencontre, sans rien attendre, ni refuser, ni garder.
En
cela il médite car son esprit n'est plus alimenté par
les pensées tardives, la vacuité est sa conscience
émerveillée. Ce qu'il connaît n'est pas un savoir
de ce monde. Il veille au cœur du vivant renaissant à la vie
et à la mort et incarne l'intelligence du principe de la
métamorphose.
L'immersion en ce témoignage éternel et omniprésent est une « qualité d'être » : « la méditation-conscience » inter-agissante avec toutes les phases de la vie, 24 heures sur 24.
C'est
une contemplation pure, un ravissement d'être sans repère
connu, ni tangible, ni intellectuel, un esprit s'intégrant à
l'éveillance et au grandir du monde.
Y
a-t-il des outils pour l'exploration de cette
« méditation-consciente » et comment
veiller et retrouver la paix ?
Ce
ne sont pas ces « outils techniques » qui sont
un empêchement pour accéder à notre immédiateté
naturelle, mais bien le mécanisme de projection et l'attente
d'un résultat qui les rendent inefficaces. On doit veiller la
paix en abandonnant l'idée « du comment et des
outils pour ».
Tant
que le bruit de fond des pensées parasite notre être, il
est très difficile de retrouver la paix unificatrice dans le
quotidien ou dans l'exploration intérieure,qu'elle soit
d'origine contemplative, réflexive ou transcendantale.
Ce type de méditation inclut un « méditant penseur » décalé, identifié à sa trace mentale comme un homme qui, marchant dans la neige, s'identifierait à ses traces de pas et partirait à la recherche de lui-même en suivant ses propres empreintes...!
Il
faut dépasser l'erreur du débutant qui entre en
spiritualité pour nier ou refuser la réalité du
quotidien. Ses méditations se résument alors à
une pensée obsédante de ses refus ou de ses fautes.
L'entrée
en soi, la découverte de l'intériorité,
apparaîtra progressivement comme une voie de sagesse lorsque le
sujet découvrira ses propres potentialités car il
s'agit bien de sa propre découverte, c'est-à-dire
prendre conscience de cette partie immatérielle de lui-même,
comme une présence au coeur de l'atome, avant même
l'apparition de la matière et de son corps.
L'unicité
avec l'être divin est le chemin d'une ascension pratique qui va
obliger le chercheur à mettre de la lumière dans ses
conditionnements et à vivre une éthique de vie.
La
méditation est toujours un effort de pénétration
dans l'essence même de l'objet sur lequel le sujet médite,
c'est-à-dire aller au-delà du moi personnel par la
purification de sa mémoire naturellement ego-centrée
dans l'incompréhension de ce qui est « tout-ici,
tout-en-soi ».
Cet aspect personnel doit se détacher de ses marques et ses « mémoires-moi » pour entrer dans une atmosphère spirituelle où il peut espérer connaître la dénudation du moi et l'unité avec le mystère de l'intérieur de soi pour retrouver son identité originelle.
(...)
DU MARCHE DE LA PEUR A.. (fin)
Alors,
quelle solution ?
Confiance
? « La solution intérieure »
La
solution intérieure est le titre d’un magnifique livre du
médecin Thierry Janssen qui renvoie, dans le domaine de la
santé, aux réponses intérieures, encore si
étrangères à la logique occidentale. L’origine
de la violence n’est pas extérieure et environnementale : ce
monde de violence est notre responsabilité et notre création
psychique, reflet de notre état d’esprit, particulièrement
de nos peurs.
La carte mondiale de la violence planétaire est d’abord celle de notre cartographie mentale.
La
violence extérieure renvoie D’ABORD à l’attitude de
chacun devant la vie, à sa relation à lui-même
donc à l’autre, à sa capacité de retrouver
cette confiance intérieure. Elle parle de notre identité
profonde et de notre conception du monde.
Là
ou nos gouvernements persistent dans un déploiement de forces
extérieures, il existe des solutions intérieures bien
plus profitables, TRANSFORMANTES ET DURABLES.
Changer
notre état d’esprit et notre regard sur le monde autant que
sur nous est un acte d’intelligence et d’urgence à poser,
pour amener des réponses réelles et profondes au
sentiment d’insécurité.
A
une société égoïste, matérialiste et
déséquilibrée qui affirme individuellement et
collectivement le primat de l’argent et du pouvoir, de la
compétition et des rapports de force, il est temps de
substituer une société adulte, consciente de ses
créations, de leurs impacts, capable de se responsabiliser.
La première société procède des « maîtres du monde », programmant les comportements et croyances du bonheur par la consommation. La société adulte est celle de nous tous, le peuple planétaire qui a aujourd’hui à affirmer sa volonté d’un monde autre, responsable et en voie d’accomplissement.>
La
sécurité intérieure – ou confiance- s’installe
quand on a retrouvé son fil directeur, sa raison d’être,
sa clé de motivation. Ce qui amène à une
nouvelle intelligence de la vie et de l’être, le nouveau
paradigme à mettre en œuvre. Il n’est ni complexe, ni
scientifique, ni technologique, ni élitiste, mais au contraire
à la portée de chacun.
Mieux
se connaître, c’est devenir plus conscient de ses modes de
fonctionnement, lignes de force, talents, aptitudes, passions…
Trouver et réaliser des projets qui partent de soi –envies,
aspirations, centres d’intérêt, idéaux, valeurs
–, vivre ses rêves et ses aspirations, valoriser et exprimer
ses talents et sa créativité font partie de la solution
intérieure. Une nouvelle reconnaissance de soi en naîtra
et la redécouverte de la joie de s’exprimer et du bonheur
d’exister.
Dans
cette naissance à une nouvelle conscience de soi et de sa vie,
chacun pourra prendre une place juste et responsable dans la cité.
Non plus en se cramponnant sur les emblèmes du pouvoir, de
l’avoir et du paraître, mais en apportant sa contribution
d’expérience, de conscience et de sens. C’est la planète
dans son entier qui en bénéficiera.
Il
est vrai que les seniors, par leur nombre, leur disponibilité
de temps et d’esprit, ont l’opportunité plus que d’autres
de réorienter leur regard vers les réponses
intérieures. En réalisant que leurs pensées,
émotions, état d’esprit déterminent et
modèlent le monde extérieur, ils prendront conscience
de leur responsabilité dans l’état du monde. Mais la
conscience n’a pas d’âge et nous appelle tous sur ce chemin
de maturité.
Bien sûr, il reste alors à apprivoiser ses peurs, les reconnaître, les accueillir, écouter leur message et les intégrer. C’est une autre étape d’importance pour laquelle coachs et thérapeutes sont des accompagnateurs qualifiés. Les nier, les rejeter ou les affronter ne réussirait qu’à les renforcer et à orienter notre énergie sur la résistance ou le combat, deux voies d’épuisement et d’échec assuré.
Pour l’instant, il ne s’agit pas de vivre sans peur…mais de mieux vivre avec elle. La conscience des systèmes qui nous emprisonnent est un préalable à un dégagement progressif des conditionnements en place, et à une pensée libre et ouverte. Chaque humain étant appelé à faire cet apprentissage un jour ou l’autre, commençons aujourd’hui !
LA NATUROPATHIE (fin)
*La naturopathie s'apparente aux médecines traditionnelles (celles issues de la Tradition), avec lesquelles elle a en commun :
- la connaissance, le respect et l'utilisation de la « force vitale autoguérisseuse »;
- la primauté de l'hygiène de vie sur l'intervention;
- la non-iatrogènie;
-
la prise en charge de l'homme total.
Elle
peut être pratiquée par des praticiens de santé
naturopathes ou bien par des médecins appelés alors
naturothérapeutes.
Le
naturopathe (ou le naturothérapeute) établit dans un
premier temps un bilan de santé. Cet état des lieux va
mesurer tant la qualité du terrain du patient, ses éventuelles
surcharges en toxines et substances toxiques diverses que la qualité
de sa vitalité.
Le praticien peut s'aider de techniques comme l'iridologie et la mesure des pouls (selon l'approche de la médecine traditionnelle chinoise) pour connaître le niveau vital des principaux organes et fonctions. Il peut également s'appuyer sur des examens biologiques de terrain comme la bioélectronique de Vincent afin d'affiner son bilan.
Cette
évaluation débouche sur la proposition de corrections
des différents plans de l'hygiène qui régissent
notre santé et notre vitalité, ceci de façon
totalement individualisée.
Les corrections concernent l'hygiène alimentaire : nous devenons ce que nous mangeons; mais aussi l'hygiène neuropsychique qui comprend la gestion de nos émotions, de notre stress, la qualité de notre sommeil et l'orientation de nos pensées.
Et
enfin, l'hygiène du mouvement viendra compléter ce
programme santé.
C'est seulement en second lieu que le professionnel de la santé conseillera des « biothérapiques » ou moyens naturels pour accompagner, si besoin est, les corrections de terrain.
Dès
lors, nous entrevoyons que la naturopathie se différencie et
apporte en même temps une réelle plus-value dans le
paysage médical actuel.
L'un des pères de la naturopathie Pierre-Valentin Marchesseau, affirmait dans les années 1970 (« la santé sans médicament » livret n°2) que les concepts fondamentaux de la naturopathie sont :
- le vitalisme (c'est sa dimension philosophique),
-l'humorisme (la science des humeurs)
-et
l'hygiénisme (sa technique).
L'art
naturopathique est nourri par une philosophie ainsi que des concepts
qui puisent leurs racines dans les fondements même de la
médecine hippocratique.
A l'instar de ce qui se pratiquait du temps du père de la médecine, la naturopathie se concentre sur la prévention des maladies et utilise, si besoin est, des thérapies naturelles et non toxiques.
Elle
est fondée sur 7 principes : « d' abord ne pas
nuire « (primum non nocere) la nature est guérisseuse
(vis medicatrix naturae), identifier et traiter la cause (tolle
causam), traiter la personne globale, le thérapeute est un
éducateur, la prévention est la meilleure des cures,
établir la santé et le bien être.
(...)
N'oublions pas que la maladie est souvent ce que « le mal a dit » !
Seule une démarche de transformation du comportement sur le plan causal, pourra donc mener à une authentique et durable guérison.
Toutes
les approches symptomatiques, souvent indispensables, ne seront
que thérapie de confort et de transition.
En
guise de conclusion :
-Le
vitalisme :la naturopathie
respecte et favorise l'énergie vitale, l'intelligence
biologique qui gère les métabolismes toujours au mieux
pour le patient. Le praticien ne guérit jamais, il accompagne
humblement l'autoguérison.
-
L'humorisme : la
naturopathie étudie et corrige les surcharges et carences du
milieu intérieur, c'est une médecine de terrain.
-
L'hygiénisme : la
naturopathie sait «qu'il
n'est d'art plus fertile que l'art de bien vivre »
(Cicéron) et qu'il n'est
pas de santé possible sans bonne hygiène alimentaire et
corporelle, ni sans contacts réguliers avec les éléments
naturels : air pur, eau, terre, soleil, etc...
-
L'holisme : la
naturopathie conçoit l'humain dans sa globalité
somatique, énergétique, psychologique, spirituelle et
sociale;
-
Le causalisme : la
naturopathie ne combat pas le symptôme apparent mais enseigne
comment corriger les causes profondes et premières des
troubles.
Plus que jamais, en matière de santé préventive et autocurative, notre société trouera des solutions durables dans cet art qu'est la naturopathie.
Il ne manque plus qu'à celui-ci un statut officiel auprès des instances médicales, comme c'est le cas dans un grand nombre de pays, afin de clarifier le paysage de la santé pour le plus grand intérêt public.