CHEMINS DE VIE

psychologie, développement personnel, spiritualité, santé, médecines douces

07 mai 2008

CES PETITS MOI ...(2)

Comment les parties se forment-elles ? Et comment s’élaborent-elles au cours de nos vies ?

De trois façons. A la base, les parties se forment et se développent autour des rôles que nous jouons dans notre vie, autour de nos attitudes, et autour de nos émotions. Les trois aspects peuvent s’entrelacer, bien sûr, et des rôles supplémentaires (devenir « mère », par exemple ; avoir une nouvelle position dans la société ; succéder à quelqu’un) peuvent influencer et forger de nouvelles attitudes et émotions. Les rôles peuvent correspondre à nos relations intimes et familiales.

J’ai une partie qui est enseignante, une partie qui est thérapeute, une partie qui est écrivain. Il y a les parties principales et les parties secondaires ou sous parties, comme il y a des rôles principaux et des rôles secondaires (j’ai une partie secondaire qui est actrice) Et même si le rôle principal tenu par une femme peut être celui de mère (dans la famille), elle aura encore une partie qui est « fille » ou même « petite fille ». (Et elle peut avoir cette partie même si ses parents ou ses grands parents sont décédés.)

Nous jouons différents rôles à différents moments de la vie, à des occasions particulières, ou dans certains groupes : famille, collaborateurs de travail, aux réunions ou pendant les crises. Des rôles comme « pacificateur », « fauteur de troubles », ou « simulateur ». Ou vous jouez le « négociateur » ou le « pacificateur », la personne qui rassemble les gens et qui calme les choses.

Les parties se forment également autour des attitudes et des émotions. La plupart des gens ont une partie « amour », une partie « joueur », une partie « créative », une partie « colère », une partie « détachée », une partie « mesquine », une partie « nourricière », une partie « meurtrière ».

Avoir ces parties ne signifie pas que nous ayons à les extérioriser. Sachant que tout le monde a certainement une partie « jalousie », cela ne signifie pas que chacun va la mettre en œuvre comme Othello. Il n’est pas rare non plus d’avoir une partie « « meurtrière » (il suffit d écouter des enfants jouer dans la cour de récréation) mais la plupart d’entre nous ne voudrait pas et serait moralement incapable de la concrétiser en actes.

Les parties interagissent, elles fonctionnent comme une famille intérieure. Au plus nous accumulons de l’expérience et au plus nous faisons des distinctions raffinées, au plus nous générons des parties et au plus notre famille intérieure s’accroît. Nous avons tous une famille intérieure de parties et, comme les familles extérieures, elles peuvent être fonctionnelles ou disfonctionnelles. Que la famille soit fonctionnelle ou pas, cela n’a que peu à voir avec le fait d’être « heureux » ou de ne pas avoir de problème. Une famille peut être immergée dans les problèmes et continuer à bien fonctionner, tandis qu’une autre famille peut sembler être heureuse et être très disfonctionnelle.

A la base, trois paramètres déterminent si une famille est fonctionnelle ou pas.

- 1. Est-ce que la famille a de bonnes frontières ? Est-ce que chaque membre de la famille a sa place propre ? Est-ce que cela est reconnu, respecté et apprécié par les autres ?Chaque individu, chaque enfant, chaque vieille tante ou oncle, doit être reconnu comme une entité séparée, ayant droit à son espace propre.

- 2. Est-ce que chaque membre joue un rôle approprié à l’intérieur de la hiérarchie ? Les parents sont-ils bien les parents et les enfants les enfants ? Trop souvent, à cause de circonstances, certes atténuantes (particulièrement quand une femme est seule à élever ses enfants et qu’elle doit travailler), un enfant plus âgé est amené à devoir s’occuper des enfants plus jeunes. Si cela perdure dans le temps, l’enfant plus âgé prendra de plus en plus le rôle de la mère, ou du père. A un certain stade, cela devient inapproprié. La hiérarchie des rôles doit être respectée, et même si les enfants et les parents sont « de bons amis », les parents doivent être des parents et permettre aux enfants d’être enfants.

(...)

Posté par LUMIERE34 à 09:00 - PSYCHOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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