07 mai 2008
"QUE SAIT-ON VRAIMENT DE LA REALITE ? (1)
(Par
Jean Hudon)
Résumer
en quelques pages le livre touffu et riche, inspiré du célèbre
film « What the BLEEP Do We Know !? » relève
pratiquement de l’impossible. Pourquoi ? Parce que le sujet même
de cet ouvrage représente un tour de force que personne
n’aurait osé croire possible jusqu’à ce que ses
trois auteurs américains ne le réalisent dans leur film
à succès.
Véritable
phénomène cinématographique mariant les plus
intrigantes découvertes de la physique quantique et de la
biologie moléculaire avec les grandes questions existentielles
sur l’origine, la nature et la finalité de l’être
humain, William Arntz, Betty Chase et Mark Vincente ont su capter
l’intérêt de millions de personnes à travers le
monde avec leur méthode fort originale de nous faire partager
leur quête spirituelle à travers l’univers de la
science moderne.
Complément idéal du film, leur livre entraîne le lecteur dans une série de réflexions philosophiques fondées sur l’exploration des frontières de la recherche scientifique et nous fait comprendre que ce que nous percevons comme le réel n’est en fait qu’une création de notre conscience.
Grâce
à la collaboration de plus d’une douzaine de chercheurs et
de théoriciens, il nous fait traverser le miroir de la
physique quantique pour accéder à un univers plus
étrange et plus vivant que tout ce que l’on aurait pu
imaginer. Il nous emmène ensuite plus loin, jusqu’aux
limites de nos connaissances actuelles sur la conscience, sur la
perception, sur la chimie corporelle et sur la structure du cerveau.
De quoi nos pensées sont-elles faites ? De quoi la réalité
est-elle constituée ? Et surtout, comment une pensée
peut-elle transformer la nature de la réalité ?
Cette science ne se contente pas d’étudier le monde matériel ; elle s’aventure profondément dans le domaine de la spiritualité. Si l’observateur influence, par son observation, le résultat d’une expérience, nous ne faisons pas simplement partie de l’univers ; nous y participons. Si les pensées sont plus que des transmissions neurales aléatoires, la conscience est alors plus qu’un simple accident anatomique. Il existe une Puissance supérieure, mais se trouve-t-elle réellement à l’extérieur de nous ? Où trace-t-on la ligne de démarcation entre l’extérieur et l’intérieur ?
Ce
livre utilise les idées, les concepts et les incroyables
connaissances scientifiques du film comme point de départ pour
explorer en détail les fondements du nouveau paradigme, la
physique quantique de nos processus internes et les limites externes
de l’univers connu. Mais il n’apporte pas de réponses
définitives. Il offre plutôt à l’esprit des
questions qui stimulent l’imagination. Il n’indique pas le
chemin, mais plutôt les infinies possibilités qui
existent.
D’entrée
de jeu, les auteurs nous invitent à nous poser de «
grandes questions », à admettre que nous ne savons
finalement que fort peu de choses sur la véritable nature de
la réalité, et à faire de la place en notre
esprit à ce que nous ne connaissons pas encore, car autrement
si nous croyons déjà tout savoir, nous ne pourrons
croître en sagesse ni retrouver la capacité de
s’émerveiller propre à l’enfant qui pose un regard
neuf sur tout ce qui l’entoure. Ils nous offrent l’exemple
suivant d’un esprit inquisiteur grâce auquel notre
compréhension de l’univers a pu faire des bonds de géants.
Lorsque Albert Einstein était jeune garçon, il se demandait ceci : « Que se produirait-il si je circulais en vélo à la vitesse de la lumière et que j’allumais alors le phare de ma bicyclette ? En sortirait-il de la lumière ? » Il faillit se rendre fou à se poser constamment cette question pendant dix ans, mais c’est en partie grâce à cette recherche déterminée que naquit la théorie de la relativité. C’est là un excellent exemple d’une personne cherchant sans relâche la réponse à une question durant des années, jusqu’à ce qu’émerge une vision complètement différente de la réalité.
Puis,
ils abordent le sujet du divorce entre la spiritualité et la
science qui toutes deux sont en quête de réponses aux
grandes questions. Depuis le fameux défi lancé à
l’Église par Copernic qui affirmait que le Soleil, et non la
Terre, se trouvait au centre de l’univers, et par Giordano Bruno
qui avança l’hypothèse « que notre Soleil et
ses planètes n’étaient peut-être qu’un
système parmi d’innombrables autres systèmes
semblables dans un univers infini », jusqu’à Descartes
qui considérait le corps humain comme une simple machine, et à
Newton qui développa le modèle mécaniste du
monde, on observe l’émergence d’un nouveau paradigme
radical qui allait rendre caduque la vision du monde prônée
par l’Église médiévale.
(...)
CES PETITS MOI ...(2)
Comment
les parties se forment-elles ? Et comment s’élaborent-elles
au cours de nos vies ?
De
trois façons. A la base, les parties se forment et se
développent autour des rôles que nous jouons dans notre
vie, autour de nos attitudes, et autour de nos émotions. Les
trois aspects peuvent s’entrelacer, bien sûr, et des rôles
supplémentaires (devenir « mère », par
exemple ; avoir une nouvelle position dans la société ;
succéder à quelqu’un) peuvent influencer et forger de
nouvelles attitudes et émotions. Les rôles peuvent
correspondre à nos relations intimes et familiales.
J’ai
une partie qui est enseignante, une partie qui est thérapeute,
une partie qui est écrivain. Il y a les parties principales et
les parties secondaires ou sous parties, comme il y a des rôles
principaux et des rôles secondaires (j’ai une partie
secondaire qui est actrice) Et même si le rôle principal
tenu par une femme peut être celui de mère (dans la
famille), elle aura encore une partie qui est « fille »
ou même « petite fille ». (Et elle peut avoir cette
partie même si ses parents ou ses grands parents sont décédés.)
Nous
jouons différents rôles à différents
moments de la vie, à des occasions particulières, ou
dans certains groupes : famille, collaborateurs de travail, aux
réunions ou pendant les crises. Des rôles comme «
pacificateur », « fauteur de troubles », ou «
simulateur ». Ou vous jouez le « négociateur »
ou le « pacificateur », la personne qui rassemble les
gens et qui calme les choses.
Les parties se forment également autour des attitudes et des émotions. La plupart des gens ont une partie « amour », une partie « joueur », une partie « créative », une partie « colère », une partie « détachée », une partie « mesquine », une partie « nourricière », une partie « meurtrière ».
Avoir ces parties ne signifie pas que nous ayons à les extérioriser. Sachant que tout le monde a certainement une partie « jalousie », cela ne signifie pas que chacun va la mettre en œuvre comme Othello. Il n’est pas rare non plus d’avoir une partie « « meurtrière » (il suffit d écouter des enfants jouer dans la cour de récréation) mais la plupart d’entre nous ne voudrait pas et serait moralement incapable de la concrétiser en actes.
Les
parties interagissent, elles fonctionnent comme une famille
intérieure. Au plus nous accumulons de l’expérience
et au plus nous faisons des distinctions raffinées, au plus
nous générons des parties et au plus notre famille
intérieure s’accroît. Nous avons tous une famille
intérieure de parties et, comme les familles extérieures,
elles peuvent être fonctionnelles ou disfonctionnelles. Que la
famille soit fonctionnelle ou pas, cela n’a que peu à voir
avec le fait d’être « heureux » ou de ne pas
avoir de problème. Une famille peut être immergée
dans les problèmes et continuer à bien fonctionner,
tandis qu’une autre famille peut sembler être heureuse et
être très disfonctionnelle.
A
la base, trois paramètres déterminent si une famille
est fonctionnelle ou pas.
- 1. Est-ce que la famille a de bonnes frontières ? Est-ce que chaque membre de la famille a sa place propre ? Est-ce que cela est reconnu, respecté et apprécié par les autres ?Chaque individu, chaque enfant, chaque vieille tante ou oncle, doit être reconnu comme une entité séparée, ayant droit à son espace propre.
- 2. Est-ce que chaque membre joue un rôle approprié à l’intérieur de la hiérarchie ? Les parents sont-ils bien les parents et les enfants les enfants ? Trop souvent, à cause de circonstances, certes atténuantes (particulièrement quand une femme est seule à élever ses enfants et qu’elle doit travailler), un enfant plus âgé est amené à devoir s’occuper des enfants plus jeunes. Si cela perdure dans le temps, l’enfant plus âgé prendra de plus en plus le rôle de la mère, ou du père. A un certain stade, cela devient inapproprié. La hiérarchie des rôles doit être respectée, et même si les enfants et les parents sont « de bons amis », les parents doivent être des parents et permettre aux enfants d’être enfants.
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SUPER SIZE ME (2)
(...)
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– Le corps médical dubitatif
La réaction du corps médical est aussi très instructive : il est étonnant de constater à quel point les médecins (et la plupart d'entre nous avec eux) ne croient pas à l'effet de l'alimentation sur notre façon d'être au quotidien et de devenir malade. Il n'y a pas lieu de penser qu'il a choisi des médecins particulièrement incrédules, tous les discours au contraire, correspondent très bien à ceux du corps médical conventionnel, ils croient croire. A quel point sous estiment-ils l'incidence de l'alimentation ? On le voit dès le départ à leur air gentiment paternaliste et goguenard : faites donc cela si le cœur vous en dit, vous allez prendre quelques kilos et votre cholestérol va un peu augmenter, votre glycémie aussi...
Il
s'agit bien là des axes de la pensée médicale
concernant l'alimentation. Ah ! Pardon ! J'oubliais les cinq à
dix fruits et légumes par jour contre le cancer et les trois
produits laitiers quotidiens pour les os ! Ils sont d'autant plus
calmes que le sujet semble très sain : 1,88 mètre pour
84 kilos, soit un indice de masse corporelle (IMC) de 23,8, sportif,
non fumeur, alimentations saine avec une copine chef de cuisine
végétalienne, un taux de cholestérol à
1,68 et des triglycérides à 0,43...Tout pour plaire à
une compagnie d'assurance.
Très vite les effets dépassent les prévisions. Au bout d'une douzaine de jours, le poids est à 92 kilos (IMC de 26), le cholestérol dépasse les 2 g, les tests inflammatoires hépatiques s'envolent (les chiffres sont multipliés par dix !) et les plaintes cliniques sont nombreuses : fatigue, migraines, déprime, baisse sexuelle...
Alors
on voit les médecins s'affoler et peser de tout leur pouvoir
pour faire arrêter l'expérimentation d'un mois, montrant
ainsi leur non-confiance dans les mécanismes de la vie.
Heureusement pour nous, notre organisme répare les dégâts dès que nous lui en fournissons les conditions favorables. Mais encore faut-il réellement croire au pouvoir réparateur du corps, ce qui est en contradiction avec le « tout-médicament » actuellement enseigné à la faculté et largement entretenu par les publications dites scientifiques inspirées par les grands groupes pharmaceutiques qui nous gouvernent. Ni croyance dans le pouvoir détériorant d'une mauvaise alimentation, ni croyance dans le pouvoir réparateur d'un organisme vivant.
Ne soyons donc pas étonnés d'apprendre qu'en 2004 il s'est vendu en France 46 millions de boîtes de statines (anti-cholestérol à la mode) pour un peu plus d'un milliard d'euros !*
3
- Psychisme et alimentation
Un
autre élément bien décrit et qui pourtant ne
fait pas partie de notre culture est l'incidence de l'alimentation
sur notre psychisme. Passe encore le poids et le cholestérol,
mais le psychisme, certes non ! Or le film permet de bien voir notre
sujet tonique et décidé au départ, glisser peu à
peu dans la catégorie des sujets plaintifs et négatifs
: le profil psychique de l'hypoglycémique moyen. On retrouve
sans le charme littéraire, les descriptions de William Duffty
dans Sugar blues (le roman noir du sucre blanc). Bien que l'on
connaisse en partie les circuits des neuromédiateurs et
particulièrement celui de la sérotonine, on continue
tout de même à prescrire largement antidépresseurs
et anxiolytiques là où des corrections alimentaires
seraient beaucoup plus efficaces, et dénuées d'effets
secondaires.
(...)