09 mai 2008
QUE SAIT-ON..(fin)
(...)
Enfin,
racontent-ils, « les disciples de Darwin portèrent le
coup final, assurant le triomphe du matérialisme. D’après
eux, non seulement Dieu n’existe pas, et il n’y a donc aucune
intelligence créatrice guidant l’épanouissement de la
vie galactique, mais nous-mêmes, qui étions autrefois le
centre du monde, ne sommes rien de plus que le fruit de mutations
fortuites, des porteurs de l’inexorable quête évolutive
de l’ADN, dans un univers dénué de sens. »
C’est cette dérive de la science vers une perception de la
réalité qui exclue la dimension spirituelle qui est en
bonne partie responsable du sentiment de séparation que
beaucoup éprouvent à l’égard de la nature - ce
qui explique l’exploitation abusive qu’elle a subie, avec les
conséquences catastrophiques que l’on sait.
Heureusement,
au début du XXe siècle, l’étau du matérialisme
fut desserré par des scientifiques tels Albert Einstein, Niels
Bohr, Werner Heisenberg, Erwin Schrödinger et d’autres
fondateurs de la théorie des quanta, qui dirent au monde à
peu près ceci : « Si vous poussez suffisamment loin
votre examen de la matière, elle disparaît et se dissout
en énergie impalpable. Si nous décrivons l’univers
mathématiquement selon ce que propose Galilée, on
s’aperçoit qu’il n’a finalement rien de matériel
! L’univers physique est essentiellement de nature non physique, et
son émergence peut se faire à partir d’un champ de
potentialité qui est encore plus subtil que l’énergie
elle-même, un champ immatériel qui ressemble davantage à
une mer d’information, d’intelligence ou de conscience qu’à
de la matière. »
Puis, les auteurs mettent en lumière l’urgente nécessité pour la science de revoir le paradigme, ou système de croyances implicites, sur lequel se fondent leur vision de la réalité. Presque quotidiennement, de nouvelles informations scientifiques émergent qui ne peuvent être expliquées à l’aide du modèle newtonien classique. La théorie de la relativité, la mécanique des quanta, l’influence des pensées et des émotions sur le corps, les prétendues « anomalies » comme les perceptions extrasensorielles, la guérison mentale, l’observation à distance, la médiumnité et le channeling, les états de mort imminente et les expériences de sortie de corps - tout cela démontre le besoin d’un modèle différent, d’un nouveau paradigme qui engloberait tous ces phénomènes dans une théorie plus globale expliquant le fonctionnement du monde.
Ils
nous invitent ensuite à revoir notre propre conception de la
réalité et à ouvrir notre esprit à
l’émergence d’un nouveau paradigme en nous faisant prendre
conscience à quel point notre perception actuelle du monde est
le fruit d’une illusion soigneusement échafaudée par
notre cerveau, à partir des impulsions nerveuses qu’il
reçoit et interprète, en les filtrant à travers
nos souvenirs et nos émotions, créant ainsi pour nous
une histoire cohérente du monde. Pour mieux faire comprendre à
quel point l’univers en apparence solide qui nous entoure ne
correspond en rien à la réalité que la physique
quantique nous dévoile, ils nous expliquent en des termes
simples une foule de concepts scientifiques stupéfiants comme
l’enchevêtrement quantique, la non-localité,
l’effondrement de la fonction d’onde et l’influence de
l’observateur sur ce qui est observé - des concepts qui, à
maints égards prouvent la validité de la vision
mystique du monde selon laquelle la conscience crée la
réalité.
Et c’est alors que le sous-titre du livre - « Découvrir les possibilités infinies de transformer sa réalité de tous les jours » - prend tout son sens. Si notre réalité n’est rien de plus que le produit des questions et des attitudes que nous portons en nous, et si elle ne prend forme qu’au bout d’une longue chaîne de souvenirs, de perceptions et d’observations, il ne s’agit alors pas tant de chercher comment la transformer que de se demander pourquoi nous ne la changeons pas. C’est dans la réponse à cette question que se trouve la clef du changement, un changement possible et nécessaire que le reste de ce livre décrit, explique et encourage avec verve et une telle diversité de points de vue qu’il est difficile de ne pas tomber sous le charme envoûtant de cette lecture fabuleusement stimulante.
(Jean Hudon, traducteur de « Que sait-on vraiment de la réalité ? » - disponible en librairie depuis le mois d’avril 2007)
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