09 mai 2008
SUPER SIZE ME (fin)
4
– Un résultat accablant
Au bout d'un mois seulement, la preuve est bien faite que ce régime agro-industriel moderne est une source efficace de maladies. Notre sujet termine sa « cure » à 95 kilos et avec 18% de graisse corporelle contre 11 au départ, une hypertension à 15/11, un excès d'acide urique, un cholestérol à 2,30, des malaises variés physiques et psychiques, dont une baisse de sexualité...Mais ne vous en faites pas, il y a maintenant de très bons médicaments pour cela, c'est même mieux qu'avant qu'ils disent les laboratoires ! On nous gâte !
5
– Le retour à la santé
Il
mettra environ six mois à revenir au point de départ.
Il est vrai que pendant un mois, il a fait fort avec environ 5 000
calories quotidiennes, 15 kilos de sucre et 5 kilos de graisses,
évidemment pas beaucoup de molécules bio-actives, qu'il
s'agisse de vitamines, d'antioxydants ou d'acides gras polyinsaturés
et le tout sans exercice physique. Il faut souvent faire dans la
caricature pour aiguiser son regard et percevoir alors que, dans le
quotidien, finalement on n'en est souvent pas très loin .
Il
serait dommage de croire que cette histoire n'est qu'une anecdote
très particulière. En réalité, presque
toute la nourriture conditionnée par l'agroalimentaire ne vaut
guère mieux, qu'il s'agisse des pizzas, des quiches, tartes,
sauces toutes faites, viennoiseries, tous ces produits ne sont que
calories vides, amas de sucres à index glycémique
élevé, mauvaises graisses avec un pourcentage très
excessif d'acides gras saturés, et encore pire, d'acides gras
trans.
Cette
alimentation dévastatrice en terme de santé, n'est pas
hélas, réservée à une enseigne, elle nous
guette à chaque coin de rue et nous piège facilement et
le fera de plus en plus tant que nous n'aurons pas décidé
de remanger plus simplement, de repasser du temps à la cuisine
et de ne pas rogner toujours davantage sur notre alimentation.
Une
alimentation saine ne coûte pas plus cher si on limite les
produits animaux mais les dépenses se font de façon un
peu différente et semblent souvent plus importantes. Un litre
d'une bonne huile de première pression à froid paraît
beaucoup plus onéreux et passe souvent pour un produit de
luxe, il en est de même pour un kilo de légumes
biologiques. Tout cela n'est qu'apparence, en réalité
on arrive à des budgets équivalents et mieux vaut aider
à faire vivre des producteurs respectueux de la terre que de
subventionner les milliers de spots publicitaires mensongers avec
lesquels l'agroalimentaire attire en les désinformant les
enfants qui constituent la génération à venir.
Ce mode alimentaire ne rend d'ailleurs pas malade que les hommes mais aussi la Terre déboisée pour produire un excès de protéines animales et ensevelie sous un monceau d'emballages qu'il faut bien faire disparaître.
Notre
assiette citoyenne
Comme nous la Terre a des possibilités de récupération mais, ni elle, ni nous, ne disposons de moyens à toute épreuve et ce film nous permet de comprendre que nous avons chacun une marge d'action et que nous nous devons de la jouer dans le bon sens, sur le plan alimentaire. Notre assiette aussi peut être citoyenne au sens noble du terme. Nous y gagnerons aussi en plaisir, en retrouvant la santé, les couleurs et les saveurs que la Vie ne demande qu'à nous offrir.
CES PETITS MOI...(fin)
(...)-
3. Est-ce que les membres de la famille savent comment communiquer
les uns avec les autres ?
Ce n’est pas parce que les membres d’une famille sont assis dans
la même pièce et parlent la même langue qu’ils
communiquent. Une des choses les plus difficiles pour les familles,
c’est de communiquer vraiment. Elles peuvent être «
ouvertes » à parler de tout ce quelles veulent, de ce
qu’elles aiment ou n’aiment pas, de leurs émotions, mais
souvent elles ne savent pas comment écouter. Il arrive
fréquemment que lorsque quelqu’un commence à exprimer
ce qu’il ressent, les autres commencent à se défendre.
Dès qu’ils se sont défendus, ils n’écoutent
pas, et écouter est au moins aussi important que parler si on
veut qu’une communication vraie s’installe.
De
bonnes frontières, une hiérarchie appropriée et
une communication vraie - si ces paramètres sont en place,
vous avez une famille fonctionnelle, peu importent ses problèmes.
Et la même chose est valable pour la famille intérieure
de parties qui se trouve à l’intérieur de chaque
individu. Sa fonctionnalité ou sa non-fonctionnalité,
sa manière et son degré de fonctionnement détermineront
votre capacité à réussir dans le monde.
Il
y a trois paramètres qui déterminent une famille
intérieure fonctionnelle.
Premièrement, les parties sont reconnues comme des entités séparées, chacune ayant une identité et une fonction respectée et appréciée par les autres. Cela signifie reconnaître la partie « odieuse », la partie « travailleuse », la partie « mesquine », la partie « farfelue », ou la partie « stupide » comme les parties « amour », « générosité », « créative ». Si vous ne reconnaissez pas une partie, vous ne pourrez pas communiquer avec celle-ci. Quand cela arrive, la partie peut ou les parties peuvent rester caché-es et saboter tout ce que vous essayez de changer dans votre vie.
Deuxièmement, les parties prennent leur place appropriée à l’intérieur de la hiérarchie interne. Certaines parties sont vastes et prennent beaucoup d’espace, d’autres sont petites et n’ont pas besoin de beaucoup de place. Je dirai que ma partie « enseignante » et ma partie « maman » prennent beaucoup de place, ma partie « choquante » est plus petite.
«
Approprié » renvoie à quand et comment une partie
s’exprime. C’est comme une famille d’individus séparés
: Chaque membre est impliqué avec différentes activités
et différents comportements. L’enfant de six mois est très
important, cependant, on n’attend pas à ce qu’il prenne
part à l’entretien de la maison ou qu’il gagne sa vie. Et
aussi, chaque partie de la famille intérieure s’exprime par
elle-même, à sa façon, fait son propre travail,
et est appropriée dans certaines situations et pas dans
d’autres. Nos parties créent un tout, chacune à sa
place, parfaitement équilibrée. Pensez à un beau
mobile de Calder : avec des couleurs vives, avec des parties de
différentes formes, différents poids, mais le tout
tenant, d’une façon ou d’une autre, sur un appui central
avec un équilibre absolu. Le système créé
par les parties réalise l’équilibre. C’est la même
chose pour une famille et pour l’organisation des parties à
l’intérieur de nous.
Troisièmement,
les parties communiquent librement. Cela signifie l’ouverture de
canaux de communication entre toutes les parties et entre l’esprit
conscient et inconscient. Cela veut aussi dire être réceptif
à la communication qui surgit et peu importe sous quelle
forme. Dans une famille réelle, le bébé ne fait
pas connaître ses besoins par des mots ou des phrases, mais
nous apprenons à écouter ou voir ses signaux. Si nous
ne faisons pas cela, on ne peut pas dire quand l’enfant est en
danger.
Nos parties intérieures communiquent avec nous avec des images, des sons, des sentiments ou des sensations. Si nous ne prêtons pas attention, ne les « écoutons » pas, et ne reconnaissons pas qu’elles nous « parlent », nous ignorons des parties de nous-mêmes qui, peut-être, essaient de croître, de changer et de se développer. Si nous ne communiquons pas avec nos « moi » qui sont à l’intérieur, avec tous les aspects de qui nous sommes, nous nous coupons de nous vers eux et d’eux vers nous, ce qui rend difficile l’action en tant qu’individu intégré.
(…)Si
vous voulez changer un comportement, vous débarrasser d’une
partie que vous n’aimez pas, vous devez tout d’abord comprendre
pourquoi elle est là et ce qu’elle fait dans votre intérêt.
Anné Linden : Extrait de « Mindworks : Unlock the Promise Within » d’Anné Linden, Directrice du NYTI (New York Training Institute for NLP) Andrews McMeel Publishing 1997
(- Traduction (2006) : Didier Barbieux, Directeur du Centre Rhapsodie.)
QUE SAIT-ON..(fin)
(...)
Enfin,
racontent-ils, « les disciples de Darwin portèrent le
coup final, assurant le triomphe du matérialisme. D’après
eux, non seulement Dieu n’existe pas, et il n’y a donc aucune
intelligence créatrice guidant l’épanouissement de la
vie galactique, mais nous-mêmes, qui étions autrefois le
centre du monde, ne sommes rien de plus que le fruit de mutations
fortuites, des porteurs de l’inexorable quête évolutive
de l’ADN, dans un univers dénué de sens. »
C’est cette dérive de la science vers une perception de la
réalité qui exclue la dimension spirituelle qui est en
bonne partie responsable du sentiment de séparation que
beaucoup éprouvent à l’égard de la nature - ce
qui explique l’exploitation abusive qu’elle a subie, avec les
conséquences catastrophiques que l’on sait.
Heureusement,
au début du XXe siècle, l’étau du matérialisme
fut desserré par des scientifiques tels Albert Einstein, Niels
Bohr, Werner Heisenberg, Erwin Schrödinger et d’autres
fondateurs de la théorie des quanta, qui dirent au monde à
peu près ceci : « Si vous poussez suffisamment loin
votre examen de la matière, elle disparaît et se dissout
en énergie impalpable. Si nous décrivons l’univers
mathématiquement selon ce que propose Galilée, on
s’aperçoit qu’il n’a finalement rien de matériel
! L’univers physique est essentiellement de nature non physique, et
son émergence peut se faire à partir d’un champ de
potentialité qui est encore plus subtil que l’énergie
elle-même, un champ immatériel qui ressemble davantage à
une mer d’information, d’intelligence ou de conscience qu’à
de la matière. »
Puis, les auteurs mettent en lumière l’urgente nécessité pour la science de revoir le paradigme, ou système de croyances implicites, sur lequel se fondent leur vision de la réalité. Presque quotidiennement, de nouvelles informations scientifiques émergent qui ne peuvent être expliquées à l’aide du modèle newtonien classique. La théorie de la relativité, la mécanique des quanta, l’influence des pensées et des émotions sur le corps, les prétendues « anomalies » comme les perceptions extrasensorielles, la guérison mentale, l’observation à distance, la médiumnité et le channeling, les états de mort imminente et les expériences de sortie de corps - tout cela démontre le besoin d’un modèle différent, d’un nouveau paradigme qui engloberait tous ces phénomènes dans une théorie plus globale expliquant le fonctionnement du monde.
Ils
nous invitent ensuite à revoir notre propre conception de la
réalité et à ouvrir notre esprit à
l’émergence d’un nouveau paradigme en nous faisant prendre
conscience à quel point notre perception actuelle du monde est
le fruit d’une illusion soigneusement échafaudée par
notre cerveau, à partir des impulsions nerveuses qu’il
reçoit et interprète, en les filtrant à travers
nos souvenirs et nos émotions, créant ainsi pour nous
une histoire cohérente du monde. Pour mieux faire comprendre à
quel point l’univers en apparence solide qui nous entoure ne
correspond en rien à la réalité que la physique
quantique nous dévoile, ils nous expliquent en des termes
simples une foule de concepts scientifiques stupéfiants comme
l’enchevêtrement quantique, la non-localité,
l’effondrement de la fonction d’onde et l’influence de
l’observateur sur ce qui est observé - des concepts qui, à
maints égards prouvent la validité de la vision
mystique du monde selon laquelle la conscience crée la
réalité.
Et c’est alors que le sous-titre du livre - « Découvrir les possibilités infinies de transformer sa réalité de tous les jours » - prend tout son sens. Si notre réalité n’est rien de plus que le produit des questions et des attitudes que nous portons en nous, et si elle ne prend forme qu’au bout d’une longue chaîne de souvenirs, de perceptions et d’observations, il ne s’agit alors pas tant de chercher comment la transformer que de se demander pourquoi nous ne la changeons pas. C’est dans la réponse à cette question que se trouve la clef du changement, un changement possible et nécessaire que le reste de ce livre décrit, explique et encourage avec verve et une telle diversité de points de vue qu’il est difficile de ne pas tomber sous le charme envoûtant de cette lecture fabuleusement stimulante.
(Jean Hudon, traducteur de « Que sait-on vraiment de la réalité ? » - disponible en librairie depuis le mois d’avril 2007)