16 mai 2008
L'ENIGME DU TEMPS (2)
Le temps passe-t-il vraiment ?
Si nous réfléchissons à la notion du temps qui passe, nous arrivons vite à des contradictions et des non-sens qui nous montrent qu’en réalité, le temps - le temps réel, pas la marche des aiguilles d’une montre - ne peut absolument pas ... passer.
Par exemple, si le temps passait réellement, comme le ferait un fleuve invisible, il en résulterait que la vitesse d’écoulement du temps serait la même pour tous. Chacun le ressentirait - et même devrait le ressentir - de manière identique, car en tant que réalité extérieure, elle s’imposerait de manière contraignante et uniforme à chacun, comme c’est le cas dans d’autres domaines : avec la pesanteur, les distances, etc. Or, notre expérience quotidienne nous montre que le temps est ressenti de manière très variée. Celui-ci s’écoule plus ou moins vite selon les personnes et selon les circonstances.
Il s’écoule rapidement pour quelqu’un qui est passionné par ce qu’il fait, comme l’artiste ou le savant plongé dans ses travaux, et qui, appelé pour le repas, découvre avec stupéfaction que la matinée est déjà écoulée.
A l’opposé, le temps passe très lentement pour quelqu’un qui n’arrive pas à trouver un intérêt dans ce qu’il fait. Une personne qui accomplit par obligation un travail qui ne lui plaît pas et dans lequel elle ne peut mettre son cœur, ressentira cruellement le passage du temps comme beaucoup trop lent. A la fin de la journée, elle ne s’écrira pas avec regrets « quoi, c’est déjà fini », mais, soulagée, « c’est enfin fini ».
Une autre raison qui donne à penser que le temps ne passe pas, est que, s’il passait réellement, avant d’être ici : dans le présent, il devrait être ailleurs. De même, après avoir quitté le présent, il devrait également être ailleurs. Mais où est cet ailleurs ? Où sont donc les réserves du temps qui s’écoulent et sous quelle forme s’y trouvent-elles stockées ? Mais aussi, où le temps s’accumule-t-il après son passage ? Qu’advient-il de lui ?
Il faut bien l’avouer, voilà des questions qui jusqu'à aujourd’hui sont restées sans réponse. Il en résulte une notion du temps boiteuse dans laquelle le temps qui passe, ne passe en définitive pas vraiment, puisqu’il ne vient de nulle part et ne va nulle part.
Une conséquence de l’existence d’un ailleurs dans lequel se trouverait le temps avant et après son passage dans le présent, serait la possibilité de voyager dans le temps. Ces déplacements dans le temps nous permettraient de déceler ce que le futur tient en réserve pour nous et ce qui a réellement eu lieu dans le passé.
La possibilité de voyager dans le temps, soit en remontant le temps en direction du passé, soit en avançant en lui en direction du futur, est un rêve que plus d’un homme a caressé. Cette idée a été développée de manière romancée par l’auteur anglais H.G. Wells, dans un livre intitulé « La machine à explorer le temps ». Le héros du livre, un savant des plus excentriques, met au point une machine à explorer le temps - d’où le titre du livre - avec laquelle il vivra des aventures merveilleuses, mais d’autres également effrayantes et dangereuses, dont il pourra heureusement s’échapper à l’aide de sa machine.
(...)
COMMMENT EVEILLER LE SOLEIL... (fin)
Les
grands récits
Le désir de maintenir « vivante » l’image stimulante des super-êtres s’est exprimé tout au long de l’histoire par la création de récits fantastiques et paradigmatiques.
Chaque
culture a conçu une magnifique épopée, et des
générations successives se sont appropriées ces
grands récits ou en ont créé de nouveaux
Dans
les contrées hindoues par exemple, des castes de lettrés
de l’antiquité ont élaboré l’étourdissant
récit du Mahabharatha, où l’on voit s’affronter des
dieux, des demi-dieux, des démons aux pouvoirs extraordinaires
et des hommes fabuleux ayant des pouvoirs encore plus grands que ceux
des dieux.
Dans
les cultures mésopotamiennes, l’épopée de
Gilgamesh nous relate l’histoire d’un roi humain, qui s’était
mis en quête du secret de l’immortalité, et qui a
quasiment sacrifié sa royauté pour essayer de
l’arracher aux dieux.
Chez
les sud-américains, le Popol-Vuh élaboré par les
Mayas relate les origines cosmiques du monde et de l’humanité.
Dans une certaine ethnie africaine vivant dans la région de l’équateur, l’épopée du Mvett raconte l’histoire des luttes interminables entre des immortels aux pouvoirs surhumains, et des hommes aux pouvoirs terrifiants qui rêvent de s’emparer du secret de l’immortalité. Peut-être bien plus encore que les autres récits fantastiques, le Mvett questionne la force et l’immortalité qui sommeillent en l’homme, et lance à l’homme le défi de faire du ciel sa demeure. Et aujourd’hui, sans doute avec un souffle plus modeste et une clairvoyance moins aiguisée, les scénaristes états-uniens sont en train de créer un nouveau récit paradigmatique, à travers les histoires... « Marvel », c’est-à-dire à travers les figures fictives mais devenues emblématiques de super-héros, comme Superman...
Du
désir d’Eveil à la pratique pour l’Eveil
Nous avons tous le désir, plus ou moins explicite, d’atteindre l’Éveil. La plupart du temps, au lieu de se transformer en une quête, et en une démarche pratique pour essayer de développer notre énergie intérieure, cette aspiration se limite à un intérêt plus ou moins marqué pour les récits impliquant des super-êtres, qu’ils soient supposés réels, ou qu’ils soient des personnages de fiction.
C’est ainsi que beaucoup d’entre nous éprouvent un vrai plaisir à être spectateurs des aventures de super-héros, de mutants ou de sorciers, à travers des romans, des séries ou des films.
Et c’est également ainsi que beaucoup d’autres parmi nous trouvent un vif intérêt dans les grands récits paradigmatiques, ou dans les témoignages extraordinaires, supposés relater des rencontres authentiques avec des êtres fantastiques.
L’intérêt pour les récits impliquant des super-êtres ne doit pas disparaître, mais il ne faudrait pas se limiter à applaudir Superman ou à s’agenouiller devant Jésus. Il faudrait être capable d’envisager la possibilité de travailler nous-mêmes, au développement de notre énergie intérieure.
Faire
un travail intérieur afin de développer notre propre
potentiel énergétique, nécessite la mise en
œuvre d’un art énergétique sobre et simple dont la
pratique devrait nous permettre de développer méthodiquement
et sereinement notre énergie intérieure, et de pouvoir
en apprécier les avantages, individuellement et
collectivement.
(« Comment éveiller le soleil intérieur ? » de Kessani et Chris Iwen aux éditions Altess.
10 mai 2008
COMMENT EVEILLER LE SOLEIL INTERIEUR (1)
La
possibilité d’éveiller le soleil intérieur
signifie, d’une manière générale, la
possibilité pratique d’accéder à un niveau
d’énergie plus élevé. Mieux que de développer
globalement notre potentiel énergétique, il s’agit de
réaliser l’activation du véritable centre intérieur,
appelé ici soleil intérieur, et qui est identifié
comme notre cœur divin au sein de différentes traditions
ésotériques et mystiques.
Le
bonheur intérieur
Le
terme Éveil désigne ici l’activation du potentiel
énergétique intérieur, et il existe
naturellement plusieurs degrés d’Éveil. L’activation
du potentiel intérieur implique le déploiement de deux
aspects majeurs : un aspect qualitatif et un aspect énergétique.
L’aspect qualitatif se caractérise par le déploiement
d’un sentiment profond, radical et permanent de bonheur intérieur.
L’intuition de l’existence et de la possibilité de
réaliser un tel bonheur se retrouve au cœur d’un grand
nombre de traditions et de conceptions spiritualistes, un peu partout
à travers le monde. Cette intuition est en train de
s’installer progressivement en Occident, comme un véritable
paradigme culturel.
La
force énergétique
L’aspect énergétique qui découle de l’activation du potentiel intérieur se caractérise par le déploiement de ce qu’on peut appeler une force énergétique, c’est-à-dire la capacité de manier des énergies et des forces au point de pouvoir s’affranchir des limites et des lois ordinaires, et de pouvoir générer des phénomènes qui n’appartiennent pas au champ des possibilités ordinaires.
La force énergétique serait proportionnelle, pour ainsi dire, au degré d’Éveil. La notion de force énergétique peut sembler plus difficile à admettre que celle de bonheur intérieur permanent, mais c’est paradoxalement autour de cette notion, que les aspirations et les intuitions de l’humanité se cristallisent le plus souvent, et élaborent un réseau dense de récits et de légendes. En d’autres termes, la possibilité de déployer une force énergétique significative, est quelque chose qui interroge, interpelle, fascine et stimule l’esprit et le cœur humain depuis des milliers d’années, et cela ne peut sérieusement être dissocié de l’acquisition de la sagesse...
La
représentation culturelle des êtres éveillés
L’humanité
a toujours essayé de se donner des représentations
d’êtres ayant acquis une force énergétique
importante. Ces représentations jouent un rôle de
dynamisation psycho-culturelle, car elles permettent de stimuler le
désir et la volonté de s’élever,
individuellement et collectivement, au-delà de la simple
condition de créature limitée et mortelle.
Certes, ces représentations ont d’autres rôles, ainsi que de multiples impacts, pas toujours positifs ou rassurants, sur la psyché humaine. Mais il est important de mettre en avant la raison première de leur création et de leur perpétuation.
Chaque
culture s’est forgée ses propres représentations, ses
propres super-êtres. Il y a eu ainsi divers dieux : les dieux
grecs, les dieux égyptiens, etc. Mais les dieux devenaient peu
à peu des figures trop éloignées de l’humanité.
Dans la catégorie des super-êtres sont venus s’ajouter
des figures un peu mieux adaptées : les demi-dieux, les
immortels, les mages, les thaumaturges, les maîtres...
Beaucoup de super-êtres figurant dans les récits anciens sont des constructions culturelles et ne renvoient à aucun personnage historique réel. Mais d’autres super-êtres sont plus que de simples constructions culturelles. Si par exemple Merlin, le puissant magicien des légendes arthuriennes, est très probablement en grande partie fictif, Apollonios de Tyane, qui fut un thaumaturge puissant, est loin d’être une légende.
Cependant, un super-être n’a pas besoin d’être un personnage ayant réellement existé pour pouvoir opérer dans l’esprit et le cœur, comme un stimulant de la volonté et du désir de s’élever, et d’accéder à un niveau d’être et d’énergie plus étendu. Il lui suffit de condenser harmonieusement en lui une image à la fois humaine et surhumaine, et son « contact » sera alors à même d’évoquer en chacun de nous l’aspiration à une condition plus élevée.
(...)
L'ENIGME DU TEMPS (1)
VAINCRE
LE STRESS ET VIVRE LE PRESENT
De nos jours, la vie est ressentie par la majorité des gens comme étant trop stressante : il faut sans cesse se dépêcher pour tout faire. Cependant, plutôt que de courir après le temps qui passe trop vite, ne serait-il pas plus approprié de s’arrêter un instant et de chercher à mieux comprendre ce qu’est véritablement le temps ? En effet, que savons-nous du temps ? Qu’est-il ? Où a-t-il son origine ? Comment passe-t-il ? Peut-on vraiment gagner du temps ou rattraper celui que l’on a perdu ?
Qu’est-ce que le temps ?
La notion du temps est omniprésente dans notre vie. A tout moment, nous utilisons des expressions comme : le temps passe, avoir du temps, du temps en reste, du temps libre, du temps en trop , perdre ou gagner du temps, rattraper le temps perdu, ne pas avoir le temps,...
Le temps règle la plus grande partie de notre existence et il apparaît comme évident à chacun d’entre nous qu’il sait parfaitement de quoi il s’agit. Mais, en réfléchissant plus à fond sur ce qu’est réellement le temps : où il se trouve, comment il passe, de quelle nature il est,... nous nous retrouvons le plus souvent dans la situation si bien décrite par St.Augustin : »Qu’est-ce donc que le temps ? » disait-il « Si personne ne me pose la question, je sais. Si quelqu’un pose la question et que je veuille expliquer, je ne sais plus. »
Le temps possède en effet des caractéristiques tout à fait paradoxales :
Il est simultanément long et court, long parce qu’il dure depuis des millions d’années, court, parce que celui que nous avons ne nous suffit pas. Il est aussi lent et rapide, lent pour celui qui attend, court pour celui qui en jouit. Il est grand jusqu'à l’infini et petit comme la fraction de seconde. Il peut immortaliser les hommes, mais il les conduit aussi à l’oubli par la mort. Le temps peut effacer les souvenirs, mais il peut également les faire remonter à la surface. D’une part, il est rare, mais nous le gaspillons ; d’autre part, nous en avons toujours à disposition, mais nous nous plaignons de ne pas en avoir assez. Et s’il disparaît à mesure que nous l’utilisons, il disparaît également lorsque nous ne l’utilisons pas. Il vaut de l’or (time is money) et pourtant, il ne peut ni se vendre ni s’acheter.
Le temps qui passe
La représentation que l’on se fait habituellement du temps est que le temps passe et fuit.
Cette représentation correspond à ce que nous ressentons dans notre vie. Lorsque nous attendons un événement important, qui doit avoir lieu à une date et une heure précise, un examens ou un rendez-vous déterminant par exemple, cet événement est d’abord loin encore d’être une réalité ; il est très éloigné de nous, c’est-à-dire du moment présent. Mais, peu à peu ce moment se rapproche. La distance entre lui et nous diminue progressivement. Il est de plus en plus près, devient imminent et, brusquement, il est là ; il est entré dans le moment présent. En très peu de temps pourtant, l’événement est passé ; il est derrière nous. Il s’éloigne progressivement de plus en plus des réalités que nous vivons et finit parfois par disparaître complètement du champ de notre conscience.
Le temps nous apparaît ainsi comme un fleuve qui s’écoule indépendamment de nous. Son mouvement est inexorable, car on ne peut l’arrêter : il est aussi irréversible, puisqu’on ne peut faire revenir à soi les temps écoulés.
A toutes les époques, l’être humain a observé et chanté la marche inexorable du temps. Dans la Bible, Job se plaint de la rapidité avec laquelle les jours fuient sans jamais soulager ses tourments :
« Mes
jours sont plus rapides qu’un courrier ;
Il fuient sans
avoir vu le bonheur ;
Ils passent comme les navires de
jonc,
Comme l’aigle qui fond sur la proie » (Job,
chap.9 verset 25-26)
Le flot du temps avance dans une direction unique : venant du futur, il amène les événements dans le présent, pour disparaître ensuite dans le passé. Et comme ce processus se répète indéfiniment et que les événements apportés par le temps ne peuvent demeurer dans le présent, nous disons que le temps passe.
(...)
09 mai 2008
SUPER SIZE ME (fin)
4
– Un résultat accablant
Au bout d'un mois seulement, la preuve est bien faite que ce régime agro-industriel moderne est une source efficace de maladies. Notre sujet termine sa « cure » à 95 kilos et avec 18% de graisse corporelle contre 11 au départ, une hypertension à 15/11, un excès d'acide urique, un cholestérol à 2,30, des malaises variés physiques et psychiques, dont une baisse de sexualité...Mais ne vous en faites pas, il y a maintenant de très bons médicaments pour cela, c'est même mieux qu'avant qu'ils disent les laboratoires ! On nous gâte !
5
– Le retour à la santé
Il
mettra environ six mois à revenir au point de départ.
Il est vrai que pendant un mois, il a fait fort avec environ 5 000
calories quotidiennes, 15 kilos de sucre et 5 kilos de graisses,
évidemment pas beaucoup de molécules bio-actives, qu'il
s'agisse de vitamines, d'antioxydants ou d'acides gras polyinsaturés
et le tout sans exercice physique. Il faut souvent faire dans la
caricature pour aiguiser son regard et percevoir alors que, dans le
quotidien, finalement on n'en est souvent pas très loin .
Il
serait dommage de croire que cette histoire n'est qu'une anecdote
très particulière. En réalité, presque
toute la nourriture conditionnée par l'agroalimentaire ne vaut
guère mieux, qu'il s'agisse des pizzas, des quiches, tartes,
sauces toutes faites, viennoiseries, tous ces produits ne sont que
calories vides, amas de sucres à index glycémique
élevé, mauvaises graisses avec un pourcentage très
excessif d'acides gras saturés, et encore pire, d'acides gras
trans.
Cette
alimentation dévastatrice en terme de santé, n'est pas
hélas, réservée à une enseigne, elle nous
guette à chaque coin de rue et nous piège facilement et
le fera de plus en plus tant que nous n'aurons pas décidé
de remanger plus simplement, de repasser du temps à la cuisine
et de ne pas rogner toujours davantage sur notre alimentation.
Une
alimentation saine ne coûte pas plus cher si on limite les
produits animaux mais les dépenses se font de façon un
peu différente et semblent souvent plus importantes. Un litre
d'une bonne huile de première pression à froid paraît
beaucoup plus onéreux et passe souvent pour un produit de
luxe, il en est de même pour un kilo de légumes
biologiques. Tout cela n'est qu'apparence, en réalité
on arrive à des budgets équivalents et mieux vaut aider
à faire vivre des producteurs respectueux de la terre que de
subventionner les milliers de spots publicitaires mensongers avec
lesquels l'agroalimentaire attire en les désinformant les
enfants qui constituent la génération à venir.
Ce mode alimentaire ne rend d'ailleurs pas malade que les hommes mais aussi la Terre déboisée pour produire un excès de protéines animales et ensevelie sous un monceau d'emballages qu'il faut bien faire disparaître.
Notre
assiette citoyenne
Comme nous la Terre a des possibilités de récupération mais, ni elle, ni nous, ne disposons de moyens à toute épreuve et ce film nous permet de comprendre que nous avons chacun une marge d'action et que nous nous devons de la jouer dans le bon sens, sur le plan alimentaire. Notre assiette aussi peut être citoyenne au sens noble du terme. Nous y gagnerons aussi en plaisir, en retrouvant la santé, les couleurs et les saveurs que la Vie ne demande qu'à nous offrir.
CES PETITS MOI...(fin)
(...)-
3. Est-ce que les membres de la famille savent comment communiquer
les uns avec les autres ?
Ce n’est pas parce que les membres d’une famille sont assis dans
la même pièce et parlent la même langue qu’ils
communiquent. Une des choses les plus difficiles pour les familles,
c’est de communiquer vraiment. Elles peuvent être «
ouvertes » à parler de tout ce quelles veulent, de ce
qu’elles aiment ou n’aiment pas, de leurs émotions, mais
souvent elles ne savent pas comment écouter. Il arrive
fréquemment que lorsque quelqu’un commence à exprimer
ce qu’il ressent, les autres commencent à se défendre.
Dès qu’ils se sont défendus, ils n’écoutent
pas, et écouter est au moins aussi important que parler si on
veut qu’une communication vraie s’installe.
De
bonnes frontières, une hiérarchie appropriée et
une communication vraie - si ces paramètres sont en place,
vous avez une famille fonctionnelle, peu importent ses problèmes.
Et la même chose est valable pour la famille intérieure
de parties qui se trouve à l’intérieur de chaque
individu. Sa fonctionnalité ou sa non-fonctionnalité,
sa manière et son degré de fonctionnement détermineront
votre capacité à réussir dans le monde.
Il
y a trois paramètres qui déterminent une famille
intérieure fonctionnelle.
Premièrement, les parties sont reconnues comme des entités séparées, chacune ayant une identité et une fonction respectée et appréciée par les autres. Cela signifie reconnaître la partie « odieuse », la partie « travailleuse », la partie « mesquine », la partie « farfelue », ou la partie « stupide » comme les parties « amour », « générosité », « créative ». Si vous ne reconnaissez pas une partie, vous ne pourrez pas communiquer avec celle-ci. Quand cela arrive, la partie peut ou les parties peuvent rester caché-es et saboter tout ce que vous essayez de changer dans votre vie.
Deuxièmement, les parties prennent leur place appropriée à l’intérieur de la hiérarchie interne. Certaines parties sont vastes et prennent beaucoup d’espace, d’autres sont petites et n’ont pas besoin de beaucoup de place. Je dirai que ma partie « enseignante » et ma partie « maman » prennent beaucoup de place, ma partie « choquante » est plus petite.
«
Approprié » renvoie à quand et comment une partie
s’exprime. C’est comme une famille d’individus séparés
: Chaque membre est impliqué avec différentes activités
et différents comportements. L’enfant de six mois est très
important, cependant, on n’attend pas à ce qu’il prenne
part à l’entretien de la maison ou qu’il gagne sa vie. Et
aussi, chaque partie de la famille intérieure s’exprime par
elle-même, à sa façon, fait son propre travail,
et est appropriée dans certaines situations et pas dans
d’autres. Nos parties créent un tout, chacune à sa
place, parfaitement équilibrée. Pensez à un beau
mobile de Calder : avec des couleurs vives, avec des parties de
différentes formes, différents poids, mais le tout
tenant, d’une façon ou d’une autre, sur un appui central
avec un équilibre absolu. Le système créé
par les parties réalise l’équilibre. C’est la même
chose pour une famille et pour l’organisation des parties à
l’intérieur de nous.
Troisièmement,
les parties communiquent librement. Cela signifie l’ouverture de
canaux de communication entre toutes les parties et entre l’esprit
conscient et inconscient. Cela veut aussi dire être réceptif
à la communication qui surgit et peu importe sous quelle
forme. Dans une famille réelle, le bébé ne fait
pas connaître ses besoins par des mots ou des phrases, mais
nous apprenons à écouter ou voir ses signaux. Si nous
ne faisons pas cela, on ne peut pas dire quand l’enfant est en
danger.
Nos parties intérieures communiquent avec nous avec des images, des sons, des sentiments ou des sensations. Si nous ne prêtons pas attention, ne les « écoutons » pas, et ne reconnaissons pas qu’elles nous « parlent », nous ignorons des parties de nous-mêmes qui, peut-être, essaient de croître, de changer et de se développer. Si nous ne communiquons pas avec nos « moi » qui sont à l’intérieur, avec tous les aspects de qui nous sommes, nous nous coupons de nous vers eux et d’eux vers nous, ce qui rend difficile l’action en tant qu’individu intégré.
(…)Si
vous voulez changer un comportement, vous débarrasser d’une
partie que vous n’aimez pas, vous devez tout d’abord comprendre
pourquoi elle est là et ce qu’elle fait dans votre intérêt.
Anné Linden : Extrait de « Mindworks : Unlock the Promise Within » d’Anné Linden, Directrice du NYTI (New York Training Institute for NLP) Andrews McMeel Publishing 1997
(- Traduction (2006) : Didier Barbieux, Directeur du Centre Rhapsodie.)
QUE SAIT-ON..(fin)
(...)
Enfin,
racontent-ils, « les disciples de Darwin portèrent le
coup final, assurant le triomphe du matérialisme. D’après
eux, non seulement Dieu n’existe pas, et il n’y a donc aucune
intelligence créatrice guidant l’épanouissement de la
vie galactique, mais nous-mêmes, qui étions autrefois le
centre du monde, ne sommes rien de plus que le fruit de mutations
fortuites, des porteurs de l’inexorable quête évolutive
de l’ADN, dans un univers dénué de sens. »
C’est cette dérive de la science vers une perception de la
réalité qui exclue la dimension spirituelle qui est en
bonne partie responsable du sentiment de séparation que
beaucoup éprouvent à l’égard de la nature - ce
qui explique l’exploitation abusive qu’elle a subie, avec les
conséquences catastrophiques que l’on sait.
Heureusement,
au début du XXe siècle, l’étau du matérialisme
fut desserré par des scientifiques tels Albert Einstein, Niels
Bohr, Werner Heisenberg, Erwin Schrödinger et d’autres
fondateurs de la théorie des quanta, qui dirent au monde à
peu près ceci : « Si vous poussez suffisamment loin
votre examen de la matière, elle disparaît et se dissout
en énergie impalpable. Si nous décrivons l’univers
mathématiquement selon ce que propose Galilée, on
s’aperçoit qu’il n’a finalement rien de matériel
! L’univers physique est essentiellement de nature non physique, et
son émergence peut se faire à partir d’un champ de
potentialité qui est encore plus subtil que l’énergie
elle-même, un champ immatériel qui ressemble davantage à
une mer d’information, d’intelligence ou de conscience qu’à
de la matière. »
Puis, les auteurs mettent en lumière l’urgente nécessité pour la science de revoir le paradigme, ou système de croyances implicites, sur lequel se fondent leur vision de la réalité. Presque quotidiennement, de nouvelles informations scientifiques émergent qui ne peuvent être expliquées à l’aide du modèle newtonien classique. La théorie de la relativité, la mécanique des quanta, l’influence des pensées et des émotions sur le corps, les prétendues « anomalies » comme les perceptions extrasensorielles, la guérison mentale, l’observation à distance, la médiumnité et le channeling, les états de mort imminente et les expériences de sortie de corps - tout cela démontre le besoin d’un modèle différent, d’un nouveau paradigme qui engloberait tous ces phénomènes dans une théorie plus globale expliquant le fonctionnement du monde.
Ils
nous invitent ensuite à revoir notre propre conception de la
réalité et à ouvrir notre esprit à
l’émergence d’un nouveau paradigme en nous faisant prendre
conscience à quel point notre perception actuelle du monde est
le fruit d’une illusion soigneusement échafaudée par
notre cerveau, à partir des impulsions nerveuses qu’il
reçoit et interprète, en les filtrant à travers
nos souvenirs et nos émotions, créant ainsi pour nous
une histoire cohérente du monde. Pour mieux faire comprendre à
quel point l’univers en apparence solide qui nous entoure ne
correspond en rien à la réalité que la physique
quantique nous dévoile, ils nous expliquent en des termes
simples une foule de concepts scientifiques stupéfiants comme
l’enchevêtrement quantique, la non-localité,
l’effondrement de la fonction d’onde et l’influence de
l’observateur sur ce qui est observé - des concepts qui, à
maints égards prouvent la validité de la vision
mystique du monde selon laquelle la conscience crée la
réalité.
Et c’est alors que le sous-titre du livre - « Découvrir les possibilités infinies de transformer sa réalité de tous les jours » - prend tout son sens. Si notre réalité n’est rien de plus que le produit des questions et des attitudes que nous portons en nous, et si elle ne prend forme qu’au bout d’une longue chaîne de souvenirs, de perceptions et d’observations, il ne s’agit alors pas tant de chercher comment la transformer que de se demander pourquoi nous ne la changeons pas. C’est dans la réponse à cette question que se trouve la clef du changement, un changement possible et nécessaire que le reste de ce livre décrit, explique et encourage avec verve et une telle diversité de points de vue qu’il est difficile de ne pas tomber sous le charme envoûtant de cette lecture fabuleusement stimulante.
(Jean Hudon, traducteur de « Que sait-on vraiment de la réalité ? » - disponible en librairie depuis le mois d’avril 2007)
07 mai 2008
"QUE SAIT-ON VRAIMENT DE LA REALITE ? (1)
(Par
Jean Hudon)
Résumer
en quelques pages le livre touffu et riche, inspiré du célèbre
film « What the BLEEP Do We Know !? » relève
pratiquement de l’impossible. Pourquoi ? Parce que le sujet même
de cet ouvrage représente un tour de force que personne
n’aurait osé croire possible jusqu’à ce que ses
trois auteurs américains ne le réalisent dans leur film
à succès.
Véritable
phénomène cinématographique mariant les plus
intrigantes découvertes de la physique quantique et de la
biologie moléculaire avec les grandes questions existentielles
sur l’origine, la nature et la finalité de l’être
humain, William Arntz, Betty Chase et Mark Vincente ont su capter
l’intérêt de millions de personnes à travers le
monde avec leur méthode fort originale de nous faire partager
leur quête spirituelle à travers l’univers de la
science moderne.
Complément idéal du film, leur livre entraîne le lecteur dans une série de réflexions philosophiques fondées sur l’exploration des frontières de la recherche scientifique et nous fait comprendre que ce que nous percevons comme le réel n’est en fait qu’une création de notre conscience.
Grâce
à la collaboration de plus d’une douzaine de chercheurs et
de théoriciens, il nous fait traverser le miroir de la
physique quantique pour accéder à un univers plus
étrange et plus vivant que tout ce que l’on aurait pu
imaginer. Il nous emmène ensuite plus loin, jusqu’aux
limites de nos connaissances actuelles sur la conscience, sur la
perception, sur la chimie corporelle et sur la structure du cerveau.
De quoi nos pensées sont-elles faites ? De quoi la réalité
est-elle constituée ? Et surtout, comment une pensée
peut-elle transformer la nature de la réalité ?
Cette science ne se contente pas d’étudier le monde matériel ; elle s’aventure profondément dans le domaine de la spiritualité. Si l’observateur influence, par son observation, le résultat d’une expérience, nous ne faisons pas simplement partie de l’univers ; nous y participons. Si les pensées sont plus que des transmissions neurales aléatoires, la conscience est alors plus qu’un simple accident anatomique. Il existe une Puissance supérieure, mais se trouve-t-elle réellement à l’extérieur de nous ? Où trace-t-on la ligne de démarcation entre l’extérieur et l’intérieur ?
Ce
livre utilise les idées, les concepts et les incroyables
connaissances scientifiques du film comme point de départ pour
explorer en détail les fondements du nouveau paradigme, la
physique quantique de nos processus internes et les limites externes
de l’univers connu. Mais il n’apporte pas de réponses
définitives. Il offre plutôt à l’esprit des
questions qui stimulent l’imagination. Il n’indique pas le
chemin, mais plutôt les infinies possibilités qui
existent.
D’entrée
de jeu, les auteurs nous invitent à nous poser de «
grandes questions », à admettre que nous ne savons
finalement que fort peu de choses sur la véritable nature de
la réalité, et à faire de la place en notre
esprit à ce que nous ne connaissons pas encore, car autrement
si nous croyons déjà tout savoir, nous ne pourrons
croître en sagesse ni retrouver la capacité de
s’émerveiller propre à l’enfant qui pose un regard
neuf sur tout ce qui l’entoure. Ils nous offrent l’exemple
suivant d’un esprit inquisiteur grâce auquel notre
compréhension de l’univers a pu faire des bonds de géants.
Lorsque Albert Einstein était jeune garçon, il se demandait ceci : « Que se produirait-il si je circulais en vélo à la vitesse de la lumière et que j’allumais alors le phare de ma bicyclette ? En sortirait-il de la lumière ? » Il faillit se rendre fou à se poser constamment cette question pendant dix ans, mais c’est en partie grâce à cette recherche déterminée que naquit la théorie de la relativité. C’est là un excellent exemple d’une personne cherchant sans relâche la réponse à une question durant des années, jusqu’à ce qu’émerge une vision complètement différente de la réalité.
Puis,
ils abordent le sujet du divorce entre la spiritualité et la
science qui toutes deux sont en quête de réponses aux
grandes questions. Depuis le fameux défi lancé à
l’Église par Copernic qui affirmait que le Soleil, et non la
Terre, se trouvait au centre de l’univers, et par Giordano Bruno
qui avança l’hypothèse « que notre Soleil et
ses planètes n’étaient peut-être qu’un
système parmi d’innombrables autres systèmes
semblables dans un univers infini », jusqu’à Descartes
qui considérait le corps humain comme une simple machine, et à
Newton qui développa le modèle mécaniste du
monde, on observe l’émergence d’un nouveau paradigme
radical qui allait rendre caduque la vision du monde prônée
par l’Église médiévale.
(...)
CES PETITS MOI ...(2)
Comment
les parties se forment-elles ? Et comment s’élaborent-elles
au cours de nos vies ?
De
trois façons. A la base, les parties se forment et se
développent autour des rôles que nous jouons dans notre
vie, autour de nos attitudes, et autour de nos émotions. Les
trois aspects peuvent s’entrelacer, bien sûr, et des rôles
supplémentaires (devenir « mère », par
exemple ; avoir une nouvelle position dans la société ;
succéder à quelqu’un) peuvent influencer et forger de
nouvelles attitudes et émotions. Les rôles peuvent
correspondre à nos relations intimes et familiales.
J’ai
une partie qui est enseignante, une partie qui est thérapeute,
une partie qui est écrivain. Il y a les parties principales et
les parties secondaires ou sous parties, comme il y a des rôles
principaux et des rôles secondaires (j’ai une partie
secondaire qui est actrice) Et même si le rôle principal
tenu par une femme peut être celui de mère (dans la
famille), elle aura encore une partie qui est « fille »
ou même « petite fille ». (Et elle peut avoir cette
partie même si ses parents ou ses grands parents sont décédés.)
Nous
jouons différents rôles à différents
moments de la vie, à des occasions particulières, ou
dans certains groupes : famille, collaborateurs de travail, aux
réunions ou pendant les crises. Des rôles comme «
pacificateur », « fauteur de troubles », ou «
simulateur ». Ou vous jouez le « négociateur »
ou le « pacificateur », la personne qui rassemble les
gens et qui calme les choses.
Les parties se forment également autour des attitudes et des émotions. La plupart des gens ont une partie « amour », une partie « joueur », une partie « créative », une partie « colère », une partie « détachée », une partie « mesquine », une partie « nourricière », une partie « meurtrière ».
Avoir ces parties ne signifie pas que nous ayons à les extérioriser. Sachant que tout le monde a certainement une partie « jalousie », cela ne signifie pas que chacun va la mettre en œuvre comme Othello. Il n’est pas rare non plus d’avoir une partie « « meurtrière » (il suffit d écouter des enfants jouer dans la cour de récréation) mais la plupart d’entre nous ne voudrait pas et serait moralement incapable de la concrétiser en actes.
Les
parties interagissent, elles fonctionnent comme une famille
intérieure. Au plus nous accumulons de l’expérience
et au plus nous faisons des distinctions raffinées, au plus
nous générons des parties et au plus notre famille
intérieure s’accroît. Nous avons tous une famille
intérieure de parties et, comme les familles extérieures,
elles peuvent être fonctionnelles ou disfonctionnelles. Que la
famille soit fonctionnelle ou pas, cela n’a que peu à voir
avec le fait d’être « heureux » ou de ne pas
avoir de problème. Une famille peut être immergée
dans les problèmes et continuer à bien fonctionner,
tandis qu’une autre famille peut sembler être heureuse et
être très disfonctionnelle.
A
la base, trois paramètres déterminent si une famille
est fonctionnelle ou pas.
- 1. Est-ce que la famille a de bonnes frontières ? Est-ce que chaque membre de la famille a sa place propre ? Est-ce que cela est reconnu, respecté et apprécié par les autres ?Chaque individu, chaque enfant, chaque vieille tante ou oncle, doit être reconnu comme une entité séparée, ayant droit à son espace propre.
- 2. Est-ce que chaque membre joue un rôle approprié à l’intérieur de la hiérarchie ? Les parents sont-ils bien les parents et les enfants les enfants ? Trop souvent, à cause de circonstances, certes atténuantes (particulièrement quand une femme est seule à élever ses enfants et qu’elle doit travailler), un enfant plus âgé est amené à devoir s’occuper des enfants plus jeunes. Si cela perdure dans le temps, l’enfant plus âgé prendra de plus en plus le rôle de la mère, ou du père. A un certain stade, cela devient inapproprié. La hiérarchie des rôles doit être respectée, et même si les enfants et les parents sont « de bons amis », les parents doivent être des parents et permettre aux enfants d’être enfants.
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SUPER SIZE ME (2)
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– Le corps médical dubitatif
La réaction du corps médical est aussi très instructive : il est étonnant de constater à quel point les médecins (et la plupart d'entre nous avec eux) ne croient pas à l'effet de l'alimentation sur notre façon d'être au quotidien et de devenir malade. Il n'y a pas lieu de penser qu'il a choisi des médecins particulièrement incrédules, tous les discours au contraire, correspondent très bien à ceux du corps médical conventionnel, ils croient croire. A quel point sous estiment-ils l'incidence de l'alimentation ? On le voit dès le départ à leur air gentiment paternaliste et goguenard : faites donc cela si le cœur vous en dit, vous allez prendre quelques kilos et votre cholestérol va un peu augmenter, votre glycémie aussi...
Il
s'agit bien là des axes de la pensée médicale
concernant l'alimentation. Ah ! Pardon ! J'oubliais les cinq à
dix fruits et légumes par jour contre le cancer et les trois
produits laitiers quotidiens pour les os ! Ils sont d'autant plus
calmes que le sujet semble très sain : 1,88 mètre pour
84 kilos, soit un indice de masse corporelle (IMC) de 23,8, sportif,
non fumeur, alimentations saine avec une copine chef de cuisine
végétalienne, un taux de cholestérol à
1,68 et des triglycérides à 0,43...Tout pour plaire à
une compagnie d'assurance.
Très vite les effets dépassent les prévisions. Au bout d'une douzaine de jours, le poids est à 92 kilos (IMC de 26), le cholestérol dépasse les 2 g, les tests inflammatoires hépatiques s'envolent (les chiffres sont multipliés par dix !) et les plaintes cliniques sont nombreuses : fatigue, migraines, déprime, baisse sexuelle...
Alors
on voit les médecins s'affoler et peser de tout leur pouvoir
pour faire arrêter l'expérimentation d'un mois, montrant
ainsi leur non-confiance dans les mécanismes de la vie.
Heureusement pour nous, notre organisme répare les dégâts dès que nous lui en fournissons les conditions favorables. Mais encore faut-il réellement croire au pouvoir réparateur du corps, ce qui est en contradiction avec le « tout-médicament » actuellement enseigné à la faculté et largement entretenu par les publications dites scientifiques inspirées par les grands groupes pharmaceutiques qui nous gouvernent. Ni croyance dans le pouvoir détériorant d'une mauvaise alimentation, ni croyance dans le pouvoir réparateur d'un organisme vivant.
Ne soyons donc pas étonnés d'apprendre qu'en 2004 il s'est vendu en France 46 millions de boîtes de statines (anti-cholestérol à la mode) pour un peu plus d'un milliard d'euros !*
3
- Psychisme et alimentation
Un
autre élément bien décrit et qui pourtant ne
fait pas partie de notre culture est l'incidence de l'alimentation
sur notre psychisme. Passe encore le poids et le cholestérol,
mais le psychisme, certes non ! Or le film permet de bien voir notre
sujet tonique et décidé au départ, glisser peu à
peu dans la catégorie des sujets plaintifs et négatifs
: le profil psychique de l'hypoglycémique moyen. On retrouve
sans le charme littéraire, les descriptions de William Duffty
dans Sugar blues (le roman noir du sucre blanc). Bien que l'on
connaisse en partie les circuits des neuromédiateurs et
particulièrement celui de la sérotonine, on continue
tout de même à prescrire largement antidépresseurs
et anxiolytiques là où des corrections alimentaires
seraient beaucoup plus efficaces, et dénuées d'effets
secondaires.
(...)