09 mai 2008
CES PETITS MOI...(fin)
(...)-
3. Est-ce que les membres de la famille savent comment communiquer
les uns avec les autres ?
Ce n’est pas parce que les membres d’une famille sont assis dans
la même pièce et parlent la même langue qu’ils
communiquent. Une des choses les plus difficiles pour les familles,
c’est de communiquer vraiment. Elles peuvent être «
ouvertes » à parler de tout ce quelles veulent, de ce
qu’elles aiment ou n’aiment pas, de leurs émotions, mais
souvent elles ne savent pas comment écouter. Il arrive
fréquemment que lorsque quelqu’un commence à exprimer
ce qu’il ressent, les autres commencent à se défendre.
Dès qu’ils se sont défendus, ils n’écoutent
pas, et écouter est au moins aussi important que parler si on
veut qu’une communication vraie s’installe.
De
bonnes frontières, une hiérarchie appropriée et
une communication vraie - si ces paramètres sont en place,
vous avez une famille fonctionnelle, peu importent ses problèmes.
Et la même chose est valable pour la famille intérieure
de parties qui se trouve à l’intérieur de chaque
individu. Sa fonctionnalité ou sa non-fonctionnalité,
sa manière et son degré de fonctionnement détermineront
votre capacité à réussir dans le monde.
Il
y a trois paramètres qui déterminent une famille
intérieure fonctionnelle.
Premièrement, les parties sont reconnues comme des entités séparées, chacune ayant une identité et une fonction respectée et appréciée par les autres. Cela signifie reconnaître la partie « odieuse », la partie « travailleuse », la partie « mesquine », la partie « farfelue », ou la partie « stupide » comme les parties « amour », « générosité », « créative ». Si vous ne reconnaissez pas une partie, vous ne pourrez pas communiquer avec celle-ci. Quand cela arrive, la partie peut ou les parties peuvent rester caché-es et saboter tout ce que vous essayez de changer dans votre vie.
Deuxièmement, les parties prennent leur place appropriée à l’intérieur de la hiérarchie interne. Certaines parties sont vastes et prennent beaucoup d’espace, d’autres sont petites et n’ont pas besoin de beaucoup de place. Je dirai que ma partie « enseignante » et ma partie « maman » prennent beaucoup de place, ma partie « choquante » est plus petite.
«
Approprié » renvoie à quand et comment une partie
s’exprime. C’est comme une famille d’individus séparés
: Chaque membre est impliqué avec différentes activités
et différents comportements. L’enfant de six mois est très
important, cependant, on n’attend pas à ce qu’il prenne
part à l’entretien de la maison ou qu’il gagne sa vie. Et
aussi, chaque partie de la famille intérieure s’exprime par
elle-même, à sa façon, fait son propre travail,
et est appropriée dans certaines situations et pas dans
d’autres. Nos parties créent un tout, chacune à sa
place, parfaitement équilibrée. Pensez à un beau
mobile de Calder : avec des couleurs vives, avec des parties de
différentes formes, différents poids, mais le tout
tenant, d’une façon ou d’une autre, sur un appui central
avec un équilibre absolu. Le système créé
par les parties réalise l’équilibre. C’est la même
chose pour une famille et pour l’organisation des parties à
l’intérieur de nous.
Troisièmement,
les parties communiquent librement. Cela signifie l’ouverture de
canaux de communication entre toutes les parties et entre l’esprit
conscient et inconscient. Cela veut aussi dire être réceptif
à la communication qui surgit et peu importe sous quelle
forme. Dans une famille réelle, le bébé ne fait
pas connaître ses besoins par des mots ou des phrases, mais
nous apprenons à écouter ou voir ses signaux. Si nous
ne faisons pas cela, on ne peut pas dire quand l’enfant est en
danger.
Nos parties intérieures communiquent avec nous avec des images, des sons, des sentiments ou des sensations. Si nous ne prêtons pas attention, ne les « écoutons » pas, et ne reconnaissons pas qu’elles nous « parlent », nous ignorons des parties de nous-mêmes qui, peut-être, essaient de croître, de changer et de se développer. Si nous ne communiquons pas avec nos « moi » qui sont à l’intérieur, avec tous les aspects de qui nous sommes, nous nous coupons de nous vers eux et d’eux vers nous, ce qui rend difficile l’action en tant qu’individu intégré.
(…)Si
vous voulez changer un comportement, vous débarrasser d’une
partie que vous n’aimez pas, vous devez tout d’abord comprendre
pourquoi elle est là et ce qu’elle fait dans votre intérêt.
Anné Linden : Extrait de « Mindworks : Unlock the Promise Within » d’Anné Linden, Directrice du NYTI (New York Training Institute for NLP) Andrews McMeel Publishing 1997
(- Traduction (2006) : Didier Barbieux, Directeur du Centre Rhapsodie.)
QUE SAIT-ON..(fin)
(...)
Enfin,
racontent-ils, « les disciples de Darwin portèrent le
coup final, assurant le triomphe du matérialisme. D’après
eux, non seulement Dieu n’existe pas, et il n’y a donc aucune
intelligence créatrice guidant l’épanouissement de la
vie galactique, mais nous-mêmes, qui étions autrefois le
centre du monde, ne sommes rien de plus que le fruit de mutations
fortuites, des porteurs de l’inexorable quête évolutive
de l’ADN, dans un univers dénué de sens. »
C’est cette dérive de la science vers une perception de la
réalité qui exclue la dimension spirituelle qui est en
bonne partie responsable du sentiment de séparation que
beaucoup éprouvent à l’égard de la nature - ce
qui explique l’exploitation abusive qu’elle a subie, avec les
conséquences catastrophiques que l’on sait.
Heureusement,
au début du XXe siècle, l’étau du matérialisme
fut desserré par des scientifiques tels Albert Einstein, Niels
Bohr, Werner Heisenberg, Erwin Schrödinger et d’autres
fondateurs de la théorie des quanta, qui dirent au monde à
peu près ceci : « Si vous poussez suffisamment loin
votre examen de la matière, elle disparaît et se dissout
en énergie impalpable. Si nous décrivons l’univers
mathématiquement selon ce que propose Galilée, on
s’aperçoit qu’il n’a finalement rien de matériel
! L’univers physique est essentiellement de nature non physique, et
son émergence peut se faire à partir d’un champ de
potentialité qui est encore plus subtil que l’énergie
elle-même, un champ immatériel qui ressemble davantage à
une mer d’information, d’intelligence ou de conscience qu’à
de la matière. »
Puis, les auteurs mettent en lumière l’urgente nécessité pour la science de revoir le paradigme, ou système de croyances implicites, sur lequel se fondent leur vision de la réalité. Presque quotidiennement, de nouvelles informations scientifiques émergent qui ne peuvent être expliquées à l’aide du modèle newtonien classique. La théorie de la relativité, la mécanique des quanta, l’influence des pensées et des émotions sur le corps, les prétendues « anomalies » comme les perceptions extrasensorielles, la guérison mentale, l’observation à distance, la médiumnité et le channeling, les états de mort imminente et les expériences de sortie de corps - tout cela démontre le besoin d’un modèle différent, d’un nouveau paradigme qui engloberait tous ces phénomènes dans une théorie plus globale expliquant le fonctionnement du monde.
Ils
nous invitent ensuite à revoir notre propre conception de la
réalité et à ouvrir notre esprit à
l’émergence d’un nouveau paradigme en nous faisant prendre
conscience à quel point notre perception actuelle du monde est
le fruit d’une illusion soigneusement échafaudée par
notre cerveau, à partir des impulsions nerveuses qu’il
reçoit et interprète, en les filtrant à travers
nos souvenirs et nos émotions, créant ainsi pour nous
une histoire cohérente du monde. Pour mieux faire comprendre à
quel point l’univers en apparence solide qui nous entoure ne
correspond en rien à la réalité que la physique
quantique nous dévoile, ils nous expliquent en des termes
simples une foule de concepts scientifiques stupéfiants comme
l’enchevêtrement quantique, la non-localité,
l’effondrement de la fonction d’onde et l’influence de
l’observateur sur ce qui est observé - des concepts qui, à
maints égards prouvent la validité de la vision
mystique du monde selon laquelle la conscience crée la
réalité.
Et c’est alors que le sous-titre du livre - « Découvrir les possibilités infinies de transformer sa réalité de tous les jours » - prend tout son sens. Si notre réalité n’est rien de plus que le produit des questions et des attitudes que nous portons en nous, et si elle ne prend forme qu’au bout d’une longue chaîne de souvenirs, de perceptions et d’observations, il ne s’agit alors pas tant de chercher comment la transformer que de se demander pourquoi nous ne la changeons pas. C’est dans la réponse à cette question que se trouve la clef du changement, un changement possible et nécessaire que le reste de ce livre décrit, explique et encourage avec verve et une telle diversité de points de vue qu’il est difficile de ne pas tomber sous le charme envoûtant de cette lecture fabuleusement stimulante.
(Jean Hudon, traducteur de « Que sait-on vraiment de la réalité ? » - disponible en librairie depuis le mois d’avril 2007)
07 mai 2008
"QUE SAIT-ON VRAIMENT DE LA REALITE ? (1)
(Par
Jean Hudon)
Résumer
en quelques pages le livre touffu et riche, inspiré du célèbre
film « What the BLEEP Do We Know !? » relève
pratiquement de l’impossible. Pourquoi ? Parce que le sujet même
de cet ouvrage représente un tour de force que personne
n’aurait osé croire possible jusqu’à ce que ses
trois auteurs américains ne le réalisent dans leur film
à succès.
Véritable
phénomène cinématographique mariant les plus
intrigantes découvertes de la physique quantique et de la
biologie moléculaire avec les grandes questions existentielles
sur l’origine, la nature et la finalité de l’être
humain, William Arntz, Betty Chase et Mark Vincente ont su capter
l’intérêt de millions de personnes à travers le
monde avec leur méthode fort originale de nous faire partager
leur quête spirituelle à travers l’univers de la
science moderne.
Complément idéal du film, leur livre entraîne le lecteur dans une série de réflexions philosophiques fondées sur l’exploration des frontières de la recherche scientifique et nous fait comprendre que ce que nous percevons comme le réel n’est en fait qu’une création de notre conscience.
Grâce
à la collaboration de plus d’une douzaine de chercheurs et
de théoriciens, il nous fait traverser le miroir de la
physique quantique pour accéder à un univers plus
étrange et plus vivant que tout ce que l’on aurait pu
imaginer. Il nous emmène ensuite plus loin, jusqu’aux
limites de nos connaissances actuelles sur la conscience, sur la
perception, sur la chimie corporelle et sur la structure du cerveau.
De quoi nos pensées sont-elles faites ? De quoi la réalité
est-elle constituée ? Et surtout, comment une pensée
peut-elle transformer la nature de la réalité ?
Cette science ne se contente pas d’étudier le monde matériel ; elle s’aventure profondément dans le domaine de la spiritualité. Si l’observateur influence, par son observation, le résultat d’une expérience, nous ne faisons pas simplement partie de l’univers ; nous y participons. Si les pensées sont plus que des transmissions neurales aléatoires, la conscience est alors plus qu’un simple accident anatomique. Il existe une Puissance supérieure, mais se trouve-t-elle réellement à l’extérieur de nous ? Où trace-t-on la ligne de démarcation entre l’extérieur et l’intérieur ?
Ce
livre utilise les idées, les concepts et les incroyables
connaissances scientifiques du film comme point de départ pour
explorer en détail les fondements du nouveau paradigme, la
physique quantique de nos processus internes et les limites externes
de l’univers connu. Mais il n’apporte pas de réponses
définitives. Il offre plutôt à l’esprit des
questions qui stimulent l’imagination. Il n’indique pas le
chemin, mais plutôt les infinies possibilités qui
existent.
D’entrée
de jeu, les auteurs nous invitent à nous poser de «
grandes questions », à admettre que nous ne savons
finalement que fort peu de choses sur la véritable nature de
la réalité, et à faire de la place en notre
esprit à ce que nous ne connaissons pas encore, car autrement
si nous croyons déjà tout savoir, nous ne pourrons
croître en sagesse ni retrouver la capacité de
s’émerveiller propre à l’enfant qui pose un regard
neuf sur tout ce qui l’entoure. Ils nous offrent l’exemple
suivant d’un esprit inquisiteur grâce auquel notre
compréhension de l’univers a pu faire des bonds de géants.
Lorsque Albert Einstein était jeune garçon, il se demandait ceci : « Que se produirait-il si je circulais en vélo à la vitesse de la lumière et que j’allumais alors le phare de ma bicyclette ? En sortirait-il de la lumière ? » Il faillit se rendre fou à se poser constamment cette question pendant dix ans, mais c’est en partie grâce à cette recherche déterminée que naquit la théorie de la relativité. C’est là un excellent exemple d’une personne cherchant sans relâche la réponse à une question durant des années, jusqu’à ce qu’émerge une vision complètement différente de la réalité.
Puis,
ils abordent le sujet du divorce entre la spiritualité et la
science qui toutes deux sont en quête de réponses aux
grandes questions. Depuis le fameux défi lancé à
l’Église par Copernic qui affirmait que le Soleil, et non la
Terre, se trouvait au centre de l’univers, et par Giordano Bruno
qui avança l’hypothèse « que notre Soleil et
ses planètes n’étaient peut-être qu’un
système parmi d’innombrables autres systèmes
semblables dans un univers infini », jusqu’à Descartes
qui considérait le corps humain comme une simple machine, et à
Newton qui développa le modèle mécaniste du
monde, on observe l’émergence d’un nouveau paradigme
radical qui allait rendre caduque la vision du monde prônée
par l’Église médiévale.
(...)
CES PETITS MOI ...(2)
Comment
les parties se forment-elles ? Et comment s’élaborent-elles
au cours de nos vies ?
De
trois façons. A la base, les parties se forment et se
développent autour des rôles que nous jouons dans notre
vie, autour de nos attitudes, et autour de nos émotions. Les
trois aspects peuvent s’entrelacer, bien sûr, et des rôles
supplémentaires (devenir « mère », par
exemple ; avoir une nouvelle position dans la société ;
succéder à quelqu’un) peuvent influencer et forger de
nouvelles attitudes et émotions. Les rôles peuvent
correspondre à nos relations intimes et familiales.
J’ai
une partie qui est enseignante, une partie qui est thérapeute,
une partie qui est écrivain. Il y a les parties principales et
les parties secondaires ou sous parties, comme il y a des rôles
principaux et des rôles secondaires (j’ai une partie
secondaire qui est actrice) Et même si le rôle principal
tenu par une femme peut être celui de mère (dans la
famille), elle aura encore une partie qui est « fille »
ou même « petite fille ». (Et elle peut avoir cette
partie même si ses parents ou ses grands parents sont décédés.)
Nous
jouons différents rôles à différents
moments de la vie, à des occasions particulières, ou
dans certains groupes : famille, collaborateurs de travail, aux
réunions ou pendant les crises. Des rôles comme «
pacificateur », « fauteur de troubles », ou «
simulateur ». Ou vous jouez le « négociateur »
ou le « pacificateur », la personne qui rassemble les
gens et qui calme les choses.
Les parties se forment également autour des attitudes et des émotions. La plupart des gens ont une partie « amour », une partie « joueur », une partie « créative », une partie « colère », une partie « détachée », une partie « mesquine », une partie « nourricière », une partie « meurtrière ».
Avoir ces parties ne signifie pas que nous ayons à les extérioriser. Sachant que tout le monde a certainement une partie « jalousie », cela ne signifie pas que chacun va la mettre en œuvre comme Othello. Il n’est pas rare non plus d’avoir une partie « « meurtrière » (il suffit d écouter des enfants jouer dans la cour de récréation) mais la plupart d’entre nous ne voudrait pas et serait moralement incapable de la concrétiser en actes.
Les
parties interagissent, elles fonctionnent comme une famille
intérieure. Au plus nous accumulons de l’expérience
et au plus nous faisons des distinctions raffinées, au plus
nous générons des parties et au plus notre famille
intérieure s’accroît. Nous avons tous une famille
intérieure de parties et, comme les familles extérieures,
elles peuvent être fonctionnelles ou disfonctionnelles. Que la
famille soit fonctionnelle ou pas, cela n’a que peu à voir
avec le fait d’être « heureux » ou de ne pas
avoir de problème. Une famille peut être immergée
dans les problèmes et continuer à bien fonctionner,
tandis qu’une autre famille peut sembler être heureuse et
être très disfonctionnelle.
A
la base, trois paramètres déterminent si une famille
est fonctionnelle ou pas.
- 1. Est-ce que la famille a de bonnes frontières ? Est-ce que chaque membre de la famille a sa place propre ? Est-ce que cela est reconnu, respecté et apprécié par les autres ?Chaque individu, chaque enfant, chaque vieille tante ou oncle, doit être reconnu comme une entité séparée, ayant droit à son espace propre.
- 2. Est-ce que chaque membre joue un rôle approprié à l’intérieur de la hiérarchie ? Les parents sont-ils bien les parents et les enfants les enfants ? Trop souvent, à cause de circonstances, certes atténuantes (particulièrement quand une femme est seule à élever ses enfants et qu’elle doit travailler), un enfant plus âgé est amené à devoir s’occuper des enfants plus jeunes. Si cela perdure dans le temps, l’enfant plus âgé prendra de plus en plus le rôle de la mère, ou du père. A un certain stade, cela devient inapproprié. La hiérarchie des rôles doit être respectée, et même si les enfants et les parents sont « de bons amis », les parents doivent être des parents et permettre aux enfants d’être enfants.
(...)
SUPER SIZE ME (2)
(...)
2
– Le corps médical dubitatif
La réaction du corps médical est aussi très instructive : il est étonnant de constater à quel point les médecins (et la plupart d'entre nous avec eux) ne croient pas à l'effet de l'alimentation sur notre façon d'être au quotidien et de devenir malade. Il n'y a pas lieu de penser qu'il a choisi des médecins particulièrement incrédules, tous les discours au contraire, correspondent très bien à ceux du corps médical conventionnel, ils croient croire. A quel point sous estiment-ils l'incidence de l'alimentation ? On le voit dès le départ à leur air gentiment paternaliste et goguenard : faites donc cela si le cœur vous en dit, vous allez prendre quelques kilos et votre cholestérol va un peu augmenter, votre glycémie aussi...
Il
s'agit bien là des axes de la pensée médicale
concernant l'alimentation. Ah ! Pardon ! J'oubliais les cinq à
dix fruits et légumes par jour contre le cancer et les trois
produits laitiers quotidiens pour les os ! Ils sont d'autant plus
calmes que le sujet semble très sain : 1,88 mètre pour
84 kilos, soit un indice de masse corporelle (IMC) de 23,8, sportif,
non fumeur, alimentations saine avec une copine chef de cuisine
végétalienne, un taux de cholestérol à
1,68 et des triglycérides à 0,43...Tout pour plaire à
une compagnie d'assurance.
Très vite les effets dépassent les prévisions. Au bout d'une douzaine de jours, le poids est à 92 kilos (IMC de 26), le cholestérol dépasse les 2 g, les tests inflammatoires hépatiques s'envolent (les chiffres sont multipliés par dix !) et les plaintes cliniques sont nombreuses : fatigue, migraines, déprime, baisse sexuelle...
Alors
on voit les médecins s'affoler et peser de tout leur pouvoir
pour faire arrêter l'expérimentation d'un mois, montrant
ainsi leur non-confiance dans les mécanismes de la vie.
Heureusement pour nous, notre organisme répare les dégâts dès que nous lui en fournissons les conditions favorables. Mais encore faut-il réellement croire au pouvoir réparateur du corps, ce qui est en contradiction avec le « tout-médicament » actuellement enseigné à la faculté et largement entretenu par les publications dites scientifiques inspirées par les grands groupes pharmaceutiques qui nous gouvernent. Ni croyance dans le pouvoir détériorant d'une mauvaise alimentation, ni croyance dans le pouvoir réparateur d'un organisme vivant.
Ne soyons donc pas étonnés d'apprendre qu'en 2004 il s'est vendu en France 46 millions de boîtes de statines (anti-cholestérol à la mode) pour un peu plus d'un milliard d'euros !*
3
- Psychisme et alimentation
Un
autre élément bien décrit et qui pourtant ne
fait pas partie de notre culture est l'incidence de l'alimentation
sur notre psychisme. Passe encore le poids et le cholestérol,
mais le psychisme, certes non ! Or le film permet de bien voir notre
sujet tonique et décidé au départ, glisser peu à
peu dans la catégorie des sujets plaintifs et négatifs
: le profil psychique de l'hypoglycémique moyen. On retrouve
sans le charme littéraire, les descriptions de William Duffty
dans Sugar blues (le roman noir du sucre blanc). Bien que l'on
connaisse en partie les circuits des neuromédiateurs et
particulièrement celui de la sérotonine, on continue
tout de même à prescrire largement antidépresseurs
et anxiolytiques là où des corrections alimentaires
seraient beaucoup plus efficaces, et dénuées d'effets
secondaires.
(...)
06 mai 2008
SUPER SIZE ME (1)
(Dr Nicolas Le Berre)
(Un film documentaire sorti en 2005, d'un adepte de la vie saine qui s'est volontairement ( et temporairement) adonné au fast food pour en mesurer les conséquences sur la santé.Une expérience validée scientifiquement et très convainquante.)
Excellent film de Morgan Spurlock sur le fleuron de l'alimentation agro-industrielle, technico-commerciale actuelle : le régime fast-food, l'alimentation qui tue, preuve irréfutable à l'appui. Même le corps médical accepte l'avertissement, du moins dans le film, mais jusqu'où va-t-il en tirer des conclusions ? Sans doute hélas pas très loin.
Chez nous en tout cas, ce film n'a pas eu de la part de l'Académie de médecine un accueil chaleureux et unanime, c'est pourtant une belle œuvre clinique, c'est pourtant un éclairage saisissant sur un mode alimentaire, sur un mode d'entrée dans la maladie... sans doute trop simple pour ces messieurs.
La Sécurité sociale et l'Education nationale n'organisent pas non plus de projections gratuites de ce film...
Mieux vaut attendre les preuves « scientifiques »
formelles et laisser pendant ce temps prospérer le marché
de la maladie devenue maintenant un secteur économique très
productif.
En 2003, il y avait 189 millions de diabétiques de type 2 dans le monde, on en attend 366 millions en 2030, la politique de prévention se borne à prévoir les stocks de médicaments plutôt que de gêner le commerce de l'agroalimentaire qui les fabrique ! Une manne pour les laboratoires.
Divers enseignements y sont particulièrement bien soulignés. Nous allons en envisager cinq.
1
– Une méthode rigoureuse
Commençons
par la méthode. C'est un prototype du protocole à
suivre pour faire une expérience alimentaire exploitable. La
rigueur est au rendez-vous. Une expérience est une expérience,
il ne s'agit pas de faire n'importe quoi.
La
durée est définie et pendant ce temps, il n'y a pas de
dérogation même si c'est parfois difficile, il faut être
strict, c'est indispensable. Ce monsieur a donc décidé
de manger pendant un mois, chaque jour, trois repas dans une chaîne
de fast-food, il va le faire sans entorse.
L'observation
est, elle aussi, précise sur des critères cliniques
(poids, ou mieux : indice de masse corporelle, paramètres
biologiques, signes cliniques physiques et psychiques), observation
subjective et objectivée par des tiers (trois médecins,
une diététicienne et un professeur de gymnastique), on
est sérieux, pas dans l'à peu près, pas dans
l'illusion personnelle. Les résultats sont incontournables.
Dès le départ, il est aussi annoncé clairement
que l'expérience est renforcée par une sédentarité
elle aussi bien calculée, podomètre à l'appui.
Ce
protocole devrait nous inspirer lorsque nous décidons de faire
une expérience alimentaire, comme par exemple se rendre compte
de l'incidence de la suppression des sucres à index glycémique
élevés ou des produits laitiers ou contenant du
gluten...
Combien de personnes n'ai-je pas vu faire cela approximativement au cours de ma pratique ? On supprime un peu, souvent, ou beaucoup, de temps en temps, les entorses sont innombrables...
On
ne peut rien tirer de ce genre d'expérience, la rigueur est
une condition sine qua non, indispensable. Un mois est une durée
minimale.
Dans le cas précis de ce film, le choix était judicieux car le résultat partait du mauvais côté et, en biologie comme à la maison, il est plus rapide d'installer du désordre que de remettre de l'ordre. D'ailleurs, il a mis ensuite six mois à revenir à son état de départ, donc à réparer les méfaits engendrés par cette alimentation et la sédentarité.
Dans
le cadre d'une marche vers le mieux, un délai de trois mois me
semble bien préférable, cette durée permet de se
rendre compte des bienfaits. Le respect à 100% est
indispensable dans la période d'expérience.
Si on pratique une suppression à seulement 80%, les résultats sont minimes ou inexistants, cela paraît curieux mais c'est ainsi. Il faut vraiment respecter cette règle. Le journal de bord est une bonne précaution de même que l'observation d'un tiers, de préférence « extérieur » (non impliqué affectivement d'une part et avec un regard professionnel d'autre part). Cela permet d'éviter l'illusion ou l'occultation quant aux résultats, deux mécanismes mentaux qui peuvent fausser les conclusions que l'on va tirer de l'expérience.
(...)
ALLERGIES, INTOLERANCES ALIMENTAIRES ET SYSTEME IMMUNITAIRE
Fléau
des temps modernes, les allergies touchent une part grandissante de
la population. Leur fréquence a doublé en cinq ans et
elles affectent environ 4% des adultes et 8% des enfants.
L'allergie
est une réaction exagérée et quasi immédiate
(de quelques minutes à quelques heures) du système
immunitaire, face à un aliment auquel il est sensible et qu'il
considère comme ennemi. Elle peut avoir des conséquences
sévères, parfois mortelles.
L'intolérance est une réaction immunitaire plus insidieuse, car elle ne se manifeste pas forcément tout de suite après l'ingestion de l'aliment, mais abaisse les défenses immunitaires, entrouvrant la porte à des malaises opportunistes ou auto immunes, ou provoquant des affections minantes et difficiles à soigner (surtout lorsqu'on ne connaît pas leur cause réelle).
En général cet aliment ou substance est une protéine que notre corps n'arrive pas à digérer, souvent du fait d'une déficience enzymatique.
Une
intoxication aux métaux lourds peut parfois bloquer certains
enzymes digestifs et provoquer une intolérance à
certains aliments.
Le lait de vache est une source fréquente de réaction immunitaire. Les symptômes courants sont : asthme, rhinite (nez qui coule continuellement), otites et sinusites à répétition, éruptions cutanées diverses (boutons, acné, urticaire, eczéma), constipation ou diarrhées, douleurs abdominales et vomissements.
Le
lait contient à lui seul plusieurs allergènes dont la
caséine (utilisée d'ailleurs pour faire de la colle
blanche), le lactose (la lactase, enzyme digestif du lactose
disparaît généralement à l'âge
adulte.
Le gluten, La protéine de certaines céréales : blé, seigle, orge, avoine, épeautre, kamut, forme une colle indigeste qui se dépose dans les intestins et peut y rester longtemps, provocant une réaction immunitaire.
De nombreuses personnes y sont intolérantes à des degrés divers sans même le savoir; certaines personnes y sont si intolérantes qu'elles développent une maladie : la maladie cœliaque.
Les symptômes courants sont : inflammation (nez, gorge, oreilles...)
constipation chronique, anémie, allergies environnementales
(rhume des foins etc..) douleurs articulaires, dépression et
perturbations psychiques (autisme, hyperactivité et autres
troubles du comportement).
Le
gluten et la caséine du lait de vache
sont des « colles » qui engluent l'organisme et
qu'il vaut mieux consommer avec modération, notamment au
premier signe de faiblesse, de fébrilité (y penser au
premier « nez qui coule » de l'hiver !) Il
suffit souvent de s'abstenir pour quelques jours de ces deux aliments
pour que tout rentre dans l'ordre (effet particulièrement
visible chez les enfants).
D'autres
aliments sont considérés comme allergènes : l'œuf par exemple,
est l'origine de l'allergie la plus fréquente jusqu'à
15 ans (34,2% des cas dans cette tranche d'âge).
L'arachide
et le soja font aussi partie des
allergènes dit majeurs, mais il en existe bien d'autres.
(Eva-Claire Pasquier)
CES PETITS"MOI"... (1)
QUI SONT L'EXPRESSION DE QUI VOUS ETES
Nous
avons presque tous fait l’expérience de nous voir au travers
des yeux de quelqu’un d’autre ou de nous entendre quand quelqu’un
essayait de nous imiter. Quelqu’un fait un geste qui est typique
chez vous, vous dessine en caricature, marche comme vous, bois un
café comme vous, et vous découvrez, tout à coup,
qu’il y a quelque chose de vous de très évident, que
tout le monde semble voir, sauf vous. Non pas parce que vous ne
reconnaissez pas ce trait mais tout simplement parce que vous n’y
avez jamais pensé.. Autant de facettes, de parties de vous
qui, avec des dizaines et centaines d’autres, œuvrent ensemble
pour conserver l’individu unique et complexe que vous êtes.
Elles font toutes partie de la même entreprise, vous. Si vous
voulez changer un comportement, vous débarrasser d’une
partie que vous n’aimez pas, vous devez tout d’abord comprendre
pourquoi elle est là et ce qu’elle fait dans votre intérêt.
«
Les parties du psychisme se détachent de la conscience et
mènent une vie autonome. » Carl G.Jung.
Le
concept des « parties » existe depuis longtemps. Les
dramaturges l’ont utilisé sous la forme de fantômes,
de « moi » du passé, de « conscience »
et autres personnages qu’on a mis en scène. La religion
parle des parties de la personne dans l’épreuve de force
entre le bien et le mal, l’innocence et l’expérience.
Depuis Freud, la psychologie a nommé les parties ou les
divisions de la personnalité par une variété de
termes.
Certaines
psychologues ont appelé les parties des «
sous-personnalités ». Freud parle de différents «
acteurs » chez les gens. Carl Jung parle d’ «
archétypes » - l’anima, l’écho, le soi,
l’ombre- et il encourage aussi les gens à nommer leurs
propres parties comme « le petit chaperon rouge », «
tarzan », « le petit garçon », « la
petite fille ». La gestalt parle de « grand chef et de
sous-fifre ». La théorie de relation d’objet fait
référence à nos introjections. L’analyse
Transactionnelle propose des subdivisions en Adulte, Enfant, Parent
Nourricier et Parent Critique, qui sont tous des parties de la même
personne.
Vous
pouvez parler de « sois » (comme l’héroïne
de F. Scott Fitzgerald dans Tender is the Night quand elle dit «
Compliqué ? Pas vraiment. (Je suis) juste beaucoup de simples
« mois »), ou de « côtés »
ou « d’aspects ». Vous pouvez vous sentir plus à
l’aise en parlant de votre moi rationnel ou votre moi créatif
ou de votre côté spirituel, ou de votre aspect casanier.
Peu importe les termes que vous employez, vous pouvez continuer avec
ceux qui vous conviennent le mieux. En PNL, on utilise le mot «
parties », c’est pourquoi nous l’utiliserons ici.
Par « parties », je veux dire « aspects » ou « qualités » d’une personne : la partie « efficace », la partie « pantouflarde », la partie « nourricière », la partie « client », « le bébé », « la fille charmante », et tous les autres « moi », « parties », et « facettes » qui constituent l’individu en entier, et dont la personne est consciente ou non.
Tout
qui s’est surpris par lui/elle-même, s’est dit quelque
chose qui semblait venir de nulle part, a fait quelque chose de «
fou » a fait l’expérience d’entrer en contact avec
une partie de soi qu’il/elle ne savait pas présente.
Jung
croyait que, non seulement nous avons des parties dont nous ne sommes
pas conscient, mais aussi que nous ne devons pas nécessairement
savoir ce que ces parties essayent de faire pour nous. Et à
coup sûr, le fait que nous ayons une partie ne signifie pas que
nous communiquons avec elle.
Ceci
est valable pour tout le monde. Nous ne parlons pas ici de désordre
psychologique, ni de personnalités multiples ou de pathologie
quelconque. Nous parlons des gens normaux dans la vie de tous les
jours.
Tout le monde a des parties, et je crois que les parties continuent à se former tous au long de la vie. Au plus nous avançons en âge, au plus nous avons de l’expérience, au plus nous créons des distinctions dans notre monde intérieur, et au plus nous développons nos parties.
C’est comme l’histoire du magicien et du tapis magique. Un jeune magicien voulait un tapis magique exactement comme celui du vieux magicien. Le vieux magicien lui apprit comment tisser son tapis lui-même. Mais le jeune magicien n’obtint qu’un tapis plain et s’en plaint au maître. Le vieux magicien lui dit : « Au plus tu vieilliras et acquerras de la sagesse, au plus tu auras de l’expérience, au plus le tapis se remplira et s’embellira. »
(...)
LE "TOUT ICI" ...(fin)
Cette « méditation du coeur » n'est pas une extase mystique conduisant à l'intuition de l'Un, mais bien une intégration de la fusion universelle, dans un esprit humain qui participe à toutes les activités familières de son existence sans confusion. C'est comme un témoignage dynamique et intemporel reliant le créateur à sa créature.
Cette
compréhension est différente du savoir appris car
l'expérience spirituelle est transcendante. L'impression
qu'elle produit transforme le sujet de l'intérieur. Elle est à
la fois vécue et réfléchie. Elle devient donc
verbalisable au-delà des dogmes et des savoirs. Celle-ci est
le fruit d'une longue patience de la maturation due à une
suite d'expériences vécues du charnel au spirituel.
Plus
on avance dans cette recherche spirituelle, plus on vit dans une
« reliance » de la matière et de
l'esprit. Le sujet qui l'expérimente se trouve transformé
par une évolution créatrice qui simplifie sa manière
de vivre. Son esprit est ouvert, créatif au-delà des
informations mémorisées. Son activité ne découle
pas du principe de l'erreur mais d'une auto-connaissance fusionnée
au Mystère de l'existence. Son esprit lumineux a transpercé
la mémoire des mots, des mythes et des croyances. Il
ressuscite en lui le jaillissement fulgurant de cette énergie
dont tout humain est dépositaire. Son esprit est un espace de
confiance et de paix.
Il
ne vit plus dans l'illusion du passé et ne projette rien dans
l'avenir. Il sait revenir à l'immédiat, il veille et
est libre intérieurement. Il traverse son espace de vie comme
un explorateur ravi, naturel et silencieux; ainsi son temps à
vivre n'est pas un décalage horaire à combler, il est
cet espace/temps d'éternité où se déroule
l'auto- connaissance consciente.
Tout s'inverse alors dans un grand éclat de rire et la vie universelle joue à travers la consciences individuelle. « Je suis cela » joue avec « je suis ici ». L'homme neuf retrouve son regard d'enfant et voit le monde en lui. Son « visage universel » engendre amour et liberté infinie et son intelligence est poésie. Lorsqu'il lève les bras, il caresse les étoiles et ses yeux emmènent les mondes en promenade. Sa pensée pure vise constamment l'éternité intégrée dans le rapport au réel et l'instant présent est sa seule vie : la méditation en acte, vigilance infinie et écoute sans parasites.
05 mai 2008
LE "TOUT ICI" - "TOUT EN SOI" (1)
(David Ciussi)
La
méditation a été de tout temps liée à
la recherche spirituelle aussi bien en Orient qu'en Occident.
Est-elle seulement un refuge spirituel ponctuel ou le passage obligé
pour tout chercheur en quête de son origine, peut-elle aussi
croiser la réalité de notre quotidien...
« David,
méditez-vous encore ? - oui je médite...24 heures sur
24...(rires) »
Le monde est la méditation en actes pour celui qui veille dans l'auto connaissance. Il est nourri de cette connaissance consciente, il n'y a pas de méditant à la recherche de la paix ou de l'éveil dans un futur plus ou moins proche. Il EST, conscientise et apprend dans chaque instant, situation ou rencontre, sans rien attendre, ni refuser, ni garder.
En
cela il médite car son esprit n'est plus alimenté par
les pensées tardives, la vacuité est sa conscience
émerveillée. Ce qu'il connaît n'est pas un savoir
de ce monde. Il veille au cœur du vivant renaissant à la vie
et à la mort et incarne l'intelligence du principe de la
métamorphose.
L'immersion en ce témoignage éternel et omniprésent est une « qualité d'être » : « la méditation-conscience » inter-agissante avec toutes les phases de la vie, 24 heures sur 24.
C'est
une contemplation pure, un ravissement d'être sans repère
connu, ni tangible, ni intellectuel, un esprit s'intégrant à
l'éveillance et au grandir du monde.
Y
a-t-il des outils pour l'exploration de cette
« méditation-consciente » et comment
veiller et retrouver la paix ?
Ce
ne sont pas ces « outils techniques » qui sont
un empêchement pour accéder à notre immédiateté
naturelle, mais bien le mécanisme de projection et l'attente
d'un résultat qui les rendent inefficaces. On doit veiller la
paix en abandonnant l'idée « du comment et des
outils pour ».
Tant
que le bruit de fond des pensées parasite notre être, il
est très difficile de retrouver la paix unificatrice dans le
quotidien ou dans l'exploration intérieure,qu'elle soit
d'origine contemplative, réflexive ou transcendantale.
Ce type de méditation inclut un « méditant penseur » décalé, identifié à sa trace mentale comme un homme qui, marchant dans la neige, s'identifierait à ses traces de pas et partirait à la recherche de lui-même en suivant ses propres empreintes...!
Il
faut dépasser l'erreur du débutant qui entre en
spiritualité pour nier ou refuser la réalité du
quotidien. Ses méditations se résument alors à
une pensée obsédante de ses refus ou de ses fautes.
L'entrée
en soi, la découverte de l'intériorité,
apparaîtra progressivement comme une voie de sagesse lorsque le
sujet découvrira ses propres potentialités car il
s'agit bien de sa propre découverte, c'est-à-dire
prendre conscience de cette partie immatérielle de lui-même,
comme une présence au coeur de l'atome, avant même
l'apparition de la matière et de son corps.
L'unicité
avec l'être divin est le chemin d'une ascension pratique qui va
obliger le chercheur à mettre de la lumière dans ses
conditionnements et à vivre une éthique de vie.
La
méditation est toujours un effort de pénétration
dans l'essence même de l'objet sur lequel le sujet médite,
c'est-à-dire aller au-delà du moi personnel par la
purification de sa mémoire naturellement ego-centrée
dans l'incompréhension de ce qui est « tout-ici,
tout-en-soi ».
Cet aspect personnel doit se détacher de ses marques et ses « mémoires-moi » pour entrer dans une atmosphère spirituelle où il peut espérer connaître la dénudation du moi et l'unité avec le mystère de l'intérieur de soi pour retrouver son identité originelle.
(...)