26 juin 2008
NOTRE RELATION A LA NOURRITURE (fin)
(...)
Bien
que les pulsions boulimique ou anorexique soient légitimes en
ce sens qu’elles tentent de nous protéger de la souffrance,
de la pression (« des pressions ») invivable, ingérable,
indigeste, la conséquence immédiate de ces tentatives
sera de nous couper de nos émotions. Soit en les embaumant de
nourriture, soit en insensibilisant notre corps et en nous réfugiant
dans notre tête. Nous nous coupons de cette énergie
vitale dont nous avons si peur.
La physique nous apprend que lorsque les énergies ne sont pas utilisées, elles se transforment en matière. Ce qui signifierait que nos « énergies » comme nos émotions calées, bloquées, anesthésiées deviendraient matière.
N’utilisons-nous d’ailleurs pas couramment des expressions telles que : le poids des émotions, le poids de la colère, le poids de la culpabilité, le poids des angoisses, avoir un poids sur l’estomac ?
Ce ne sont pas nos émotions qui nous apportent directement du poids, mais bien le mélange des émotions et de la nourriture qui provoque une prise de poids inadaptée, par un dysfonctionnement dans l’alchimie transformatrice des aliments ingérés. Si nous mangeons avec convivialité, angoisse, stress ou colère, la digestion ne se déroulera pas de la même manière !
Comment
se fait-il que lorsque nous avons des difficultés à «
digérer » quelque chose nous nous sentions véritablement
allégés lorsque le problème se résout
enfin ? Ce n’est pas parce que nous avons des difficultés
dans notre relation avec la nourriture (boulimie, anorexie, obésité,
obsession du poids et des régimes) que nous éprouvons
un déséquilibre dans notre vie, mais bien parce que
notre relation à la vie n’est pas harmonieuse et fluide que
nous vivons des difficultés dans notre relation avec la
nourriture.
Quelle
est notre souffrance ? De quoi sommes-nous affamés ? Quel vide
cherchons-nous à combler ?
C’est
d’une diététique de vie qu’il s’agit, et non de
privation, d’obsession, de fixation sur le symptôme qui en
fin de compte ne font que le renforcer …
Comment
m’occuper de mon « nourrisson intérieur » ?
Il serait judicieux d’écouter attentivement la petite voix, les gazouillis, les besoins de notre nourrisson intérieur ; car il s’agit bien d’un être qui nous met en vie, qui nous pousse et nous ouvre au sens de la vie.
Je suis chaque fois impressionné par la difficulté que nous mettons à pouvoir simplement accueillir notre ventre. Les récriminations, les reproches fusent davantage que les mots tendres !
Et si cet enfant attendait simplement que nous tenions compte de lui ? Complétés l’un par l’autre, vous ressentirez tout doucement la plénitude s’installer … une forme de re parentage intime, bienveillant, jouissif … c’est une clé importante ! C’est ici que commence le véritable travail du thérapeute : la restauration de l’être. Que la personne puisse sortir de sa culpabilité, de ses plaintes de son impuissance … pour pouvoir prendre responsabilité d’elle-même face aux autres et au monde. Car si quelqu’un ou quelque chose nous « gonfle » dans la vie, cela ne sert à rien de faire régime ! (excusez-moi d’être si direct).
Maintenant, c’est à vous de « jouer » … Je vous souhaite d’être passionné par qui vous êtes et ce que vous en faites. Car si vous ne vous aimez, pas vous n’êtes pas aimable … Je vous souhaite d’excellentes découvertes remplies de saveurs et de senteurs subtiles dans votre « Cuisine Intérieure » !
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