27 mars 2009
DOUZE OUTILS...(fin)
Plusieurs
choses peuvent provoquer ces émotions, et il est important de
bien les identifier, car l’action à prendre est différente.
Je peux bien dire que je vis de l’impuissance ou que je me sens
débordé. Mais qu’est-ce que cela veut dire
précisément pour moi? Quelqu’un à côté
de moi pourra vivre les mêmes émotions, mais ce qui les
provoque sera différent. Peut-être qu’une de mes
valeurs importantes n’est pas respectée (Je me sens traité
comme un numéro, bousculé...) ou qu’une de mes
certitudes est remise en question (Je n’aurais jamais cru qu’à
40 ans, j’en sois rendu là... ). Peut-être qu’une
tentative d’action ne réussit pas comme je le souhaiterais
ou qu’une de mes règles est violée (Il me semble que
ça ne se fait pas de déplacer quelqu’un dans un
nouveau service, avec de nouvelles tâches, avec des gens qu’il
ne connaît pas et qui lui en veulent presque d’avoir fait
partir leurs amis... ). Peut importe le cas, commençons par
reconnaître et préciser l’état d’esprit que
nous éprouvons et tentons de savoir ce qui le provoque. (voir
1: Le point de départ)
1
. Le point de départ
Identifiez
(nommez) deux ou trois émotions ou états d’esprit
paralysantsque vous vivez assez régulièrement pendant
une semaine ou qui vous habite quand vous pensez à un
changement subit (inconfort, malaise, nervosité, embarras,
anxiété, peur, inquiétude, insécurité,
sentiment d'être blessé, insulté, déçu,
colère, impatience, frustration, désappointement,
culpabilité, doute, sentiment de ne pas être à la
hauteur, d'être inadéquat, sentiment d’être
débordé, fatigué, surchargé, accablé,
écrasé, déprimé, sentiment d'être
seul, isolé, rejeté, impuissance, tristesse,
insatisfaction, démotivation, ennui, confusion, jalousie...).
Déterminez
maintenant celui qui vous semble le plus paralysant, selon vous.
Écrivez quelques mots sur ce qui fait que vous ressentez cette
émotion (reliez cette émotion à quelque chose de
précis). Soyez le plus spécifique possible, car ce qui
provoque une même émotion peut être différent
pour chacun. Peut-être est-ce relié à des deuils
qu'un changement vous oblige à faire ? Si c'est le cas,
lesquels ? Devez-vous faire le deuil d’une façon de faire
qui vous est habituelle ou le deuil de temps précieux passé
avec les vôtres? Le deuil de collègues de travail ou
d’un environnement familier? Le deuil d’une valeur importante à
vos yeux? Le deuil de responsabilités, d'un certain pouvoir,
d'avantages? Essayez de relier le plus possible votre état
d'esprit paralysant à quelque chose de précis.
Deuxième
outil
Interpréter
ses émotions paralysantes comme une invitation à agir
Il
est intéressant de considérer les émotions plus
paralysantes comme un appel pour nous inviter à passer à
l’action. Tous ceux qui s’engagent activement dans un processus
d’amélioration voient leur sentiment d’impuissance
disparaître progressivement et parfois même
immédiatement. Ainsi, si nous réalisons que nous
n’avons pas le degré de compétence nécessaire
pour faire le travail qu’on attend de nous, mettons-nous à
la recherche de l’information, des outils, des stratégies ou
de la formation qui nous manquent. Il n’y a pas de honte à
ne pas tout savoir.
Si
nos valeurs fondamentales ne sont pas respectées ou qu’elles
sont franchement menacées, peut-être est-ce le moment
pour nous de chercher un environnement professionnel, relationnel ou
même géographique qui nous convienne mieux. Au lieu de
voir ce qui nous arrive comme la fin du monde, voyons cela comme la
fin d’un monde, modifions notre perspective et considérons
cela comme une occasion de retrouver et de remettre en route des
rêves enfouis.
Troisième
outil : le point d’arrivée
Décider
ce que l’on veut
Un
de nos problèmes majeurs, c’est que nous savons souvent
beaucoup plus ce que nous ne voulons pas que ce que nous voulons. Or,
décider précisément ce que l'on veut est un des
éléments les plus importants pour réussir à
traverser des changements importants et pour modifier notre état
d’esprit.
Nous
savons tous très bien qu’on ne peut tout simplement pas dire
à quelqu’un d’être positif pour qu’il le soit.
Dire: « Arrête de penser que ça va mal, et ça
va bien aller... » est une impossibilité mentale. C'est
comme si on vous demandait de ne plus penser à une automobile
bleu renversée sur le côté. Pour y arriver, votre
cerveau doit d’abord y penser et l’imaginer, ce qui est tout à
fait paradoxal. C’est la même chose quand quelqu’un vous
demande de ne plus penser à votre stress. Il est impossible
d’y penser et de ne pas y penser en même temps.
La
meilleure façon de sortir d’un état d’esprit
paralysant, c’est d’orienter son attention sur le résultat
qu’on désire atteindre plus que sur le problème, sur
l’état d’esprit qu’on souhaite vivre plus que sur celui
qu’on veut éviter. C’est de se concentrer sur un objectif,
sur un résultat désiré, sur un lieu vers lequel
on veut se diriger, et pas uniquement sur ses problèmes
actuels, sur tout ce qui peut aller mal, sur l’endroit où
l’on ne veut pas aller. Non pas essayer d’éviter de penser
à ses problèmes; c’est une impossibilité, nous
l’avons dit. Mais plutôt se représenter le résultat
qu’on veut atteindre. Se représenter l’état
d’esprit qu’on désire ressentir, la cible qu’on désire
atteindre.
On
entend parfois dire qu’il faut consacrer 20% de son temps sur les
problèmes et 80% à chercher des solutions; cela nous
semble une bonne proportion. Au lieu de dire «J’aimerais cela
ne plus me sentir tendu comme ça», définissez
plutôt l’état d’esprit que vous souhaitez vivre, de
façon précise. Par exemple, «Je voudrais vivre
plus de détente au travail, rire davantage, prendre les choses
moins au sérieux». Vous donnez ainsi une bonne chance à
votre cerveau d’orienter sa recherche et ses énergies sur ce
qui peut conduire à ce résultat.
Quelles
insatisfactions, donc, éprouvez-vous, professionnellement ou
personnellement? Qu’est-ce qui vous manque le plus? Ne regardez pas
ces insatisfactions négativement; accueillez-les plutôt
comme des amies. Elles sont l’énergie qui s’accumule et
qui vous propulsera tantôt en direction de vos rêves.
Demandez-vous ensuite dans quelle direction vous voulez canaliser
cette énergie.
25 mars 2009
DOUZE OUTILS... (2)
(...)
Sans
avertissement, tout son univers s’écroule. Pendant trois
jours, il reste assis, les yeux dans le vide, devant son téléviseur
éteint, à chercher des recours, légaux et
autres. Jamais il n’aurait cru qu’une chose pareille pouvait lui
arriver, à lui. Il se sent choqué, découragé,
bafoué, dévalorisé ; il blâme le monde
entier. Puis, il a une vision douloureuse : il se voit en train de
perdre sa maison, de perdre aussi ceux auxquels il tient le plus.
Cette douleur insupportable réveille chez-lui un vieux rêve
qu’il avait enterré : celui d’avoir sa propre entreprise
dans son domaine. Pendant les deux semaines suivantes, il fait 400
demandes d’emploi, rencontre tous les gens qu’il connaît et
se trouve un travail pour assurer sa survie et celle de sa famille.
Parallèlement, il pose les gestes qu’il faut pour réaliser
son rêve. Moins d’un an après son congédiement,
il est à son compte et nous fait visiter, rempli de fierté
bien placée, ses installations ultra modernes. Il a retrouvé
le sentiment de sa valeur et déborde de confiance en lui,
reconnaissant même que son congédiement a été
la meilleure chose qui pouvait lui arriver.
Des
exemples de la sorte, nous en voyons des dizaines depuis que nous
nous intéressons aux personnes qui ont subi ou initié
des changements importants dans leur vie. Des jeunes devenus
fortement handicapés à la suite d’accidents de la
route, des parents dont l’enfant est décédé
prématurément à la suite d’une maladie, d’un
accident ou d’un suicide, des personnes handicapées de
naissance qui ont décidé de dépasser leurs
limites, d’autres qui ont fait une faillite personnelle ou
d’entreprise, qui ont décidé de réorienter
leur carrière ou leur vie personnelle, et ainsi de suite. Dans
tous les cas, nous sommes frappés de constater que, pour
certains, ces changements forcés sont le point de départ
d’une évolution réussie, alors que d’autres ne s’en
remettent jamais. Les premiers ont développé des moyens
que les deuxièmes n’ont pas et qui, une fois appris et
utilisés avec persévérance, leur permettent de
traverser des moments difficiles de façon créative et
de s’y adapter plus rapidement.
Il
faut en effet des habiletés personnelles bien définies
pour rester ouvert au changement, pour accepter le nouveau et
accueillir l’inconnu. Ce sont des habiletés qui se
développent, des stratégies qui s’apprennent.
Certains les ont apprises par imitation de parents qui les
possédaient ou ils les ont développées à
travers des expériences personnelles.
Mais qui que nous soyons, nous pouvons tirer profit de leur expérience pour nous aider à contrôler nos états d’esprit paralysants (peur, colère, doute, impuissance, accablement, culpabilité, démotivation, etc.) et à provoquer des états d’esprit plus dynamisants (entrain, joie, plaisir, humour, détermination, confiance, motivation, etc.) qui vont nous supporter dans les changements que nous voulons ou que nous devons apprivoiser.
Premier outil: le point de départ.
Le
point de départ. Prendre conscience de ses émotions
plutôt que de les nier ou de les fuir
La
première chose à faire, c’est d’identifier et
d’accueillir les émotions que nous ressentons, aussi
désagréables soient-elles. Personne n’aime souffrir,
c’est certain, et c’est pourquoi nous faisons souvent des pieds
et des mains pour éviter de ressentir les émotions
désagréables. On peut s’en distraire momentanément
et sainement dans des activités et loisirs divers. On peut
aussi les nier ou les fuir, comme parfois certains adeptes de la
pensée positive à tout crin et de surface, qui souvent
camouffle une pensée négative bien ancrée, ou
encore en utilisant des moyens qui êuvent être
destructeurs comme l’alcool, les drogues, le jeu et parfois même
le travail. Bizarrement, quand nous cherchons à les éviter,
nos émotions s’enveniment. Elles font comme cet enfant qui
cherche à attirer l’attention et que l’on n’écoute
pas ou que l’on feint d’ignorer. Au bout de quelques instants, il
peut crier, hurler, se rouler à terre ou renverser son verre
de jus sur notre beau tapis, juste pour que nous lui accordions notre
attention.
Alors,
plutôt que d’attendre d’être envahis par une émotion,
qu’elle nous réveille en pleine nuit dans un cauchemar ou
une crise d’angoisse, commençons par la reconnaître et
l’accueillir comme un signal que nous envoie notre cerveau pour
nous avertir que quelque chose ne va pas.
(...)
24 mars 2009
DOUZE OUTILS POUR GERER SES EMOTIONS EN SITUATION DE CHANGEMENT (1)
(Par Marie Bérubé etMarc Vachon)
Êtes-vous
lassé d’entendre parler de changement ? Voilà une
réalité qui fait partie de notre quotidien, au travail
comme dans notre vie personnelle. Certains sont souhaités tant
il est synonyme pour plusieurs d’anxiété, de
dérangement, de bouleversement et même de souffrance,
avec ses répercussions inévitables sur l’individu,
le couple, la famille et la société en général.
Plus personne n’y échappe, il est incontournable.
Le
travail est en mutation actuellement, à tous les niveaux de la
hiérarchie, que ce soit dans les grandes et petites
entreprises en mal de rationalisation, dans la fonction publique où
l'on tente réingénierie sur réingénierie,
dans les centres hospitaliers, dans les maisons d’enseignement,
dans les industries qui cherchent à rester concurrentielles
dans un marché qui se mondialise, dans la grande et la petite
entreprise privée qui visent la qualité et la
performance.
Comment
réagissent émotionnellement les individus face aux
changements? Quand on demande aux travailleurs comme aux
gestionnaires et aux cadres, d’identifier les sentiments les plus
fréquents qu’ils vivent à travers tous les autres à
leur travail, invariablement ils parlent d’impuissance,
d’appréhension et de frustration. Impuissance face à
des décisions irréversibles, devant lesquelles ils
n’ont qu’à se soumettre. Frustration, qui n’est que le
pendant de l’impuissance. Et appréhension face à
l’avenir que leur réserve «ceux qui savent».
Les conversations de corridor reflètent bien le sentiment de perte de contrôle qui habite maintenant une bonne partie des troupes : «De toute façon, qu’est-ce que tu veux qu’on y fasse... On est juste des numéros pour eux... C’est pas nous qui décidons... Je m’attends à ce que ce soit mon tour tantôt... On va y goûter... C’est déjà décidé d’avance... Qu’est-ce qu’ils attendent pour réagir et faire quelque chose... Ça va finir par sauter». Quand on est convaincu que les événements ont pris le dessus sur nous, il est très difficile d’éprouver un enthousiasme débordant pour son travail ou même pour la vie en général.
Les
répercussions
On
sait maintenant, sans l’ombre d’un doute, que le corps et
l’esprit sont intimement reliés l’un à l’autre,
que toute émotion ressentie de façon continue finit
par avoir des répercussions sur le corps, en affectant la
chimie corporelle, la pression sanguine, le métabolisme, le
système immunitaire et la libido. Ce n’est une surprise pour
personne alors de voir autant de gens souffrir d’hypertension, de
problèmes cardiaques, d’ulcères d’estomac, de
problèmes digestifs, d’arthrite, de migraine, de problèmes
oculaires, sexuels et d’autres symptômes physiques
directement reliés au stress.
À côté de cela, nous assistons à une augmentation considérable des problèmes d’ordre psychologique (près de 200% dans certains milieux depuis quelques années). Absentéisme, congés de maladie en sont souvent l’expression, seules façons pour plusieurs de «souffler» un peu, de rétablir l’équilibre rompu, avant d’avoir recours à des moyens plus destructeurs comme l’alcool, les drogues, le jeu et, en dernier lieu malheureusement, aux PAE (programmes d’aide aux employés) quand ils existent.
Des
habiletés à développer
Un
homme perd son emploi. Découragé, blessé, il
perd l’estime de lui-même et sombre graduellement dans la
dépression. Il essaie de trouver réconfort dans
l’alcool et devient de plus en plus violent, mettant en péril
sa vie familiale. Convaincu qu’il est fini, que l’avenir est
fermé, voulant éviter que son amie ne le quitte, il
prend un fusil et, après avoir tiré sur elle, il
retourne l’arme contre lui-même et se suicide...
Un
autre homme, après plus de 20 ans de loyaux services dans une
entreprise, se fait congédier du jour au lendemain pour des
motifs peu valables qu’il ne comprend pas.
(...)
23 mars 2009
PSYCHOLOGIE ET COEUR ENERGETIQUE...fin)
Il semble bien que nous ayons découvert l’intelligence du cœur et que chaque battement soit un langage intelligent qui influence notre perception du monde et nos réactions.
Cette
intelligence du cœur affecte tout notre système sur le plan
physique, mental et surtout émotionnel.
Comment
rester centré-e, cohérent-e et paisible durant cette
période de transformation profonde et nécessaire des
systèmes économiques, politiques, sociaux et
climatiques ?
Nous
nous trouvons actuellement au commencement d’une période de
transformation intense : les structures de nos sociétés,
de l’économie, de notre interaction avec la nature et la
planète, de nos rapports entre humains, cultures, races,
religions vont devoir se modifier. Souvent un certain chaos précède
et accompagne ce type de transition, décristallisant et
libérant les éléments qui doivent changer.
Beaucoup d’entre nous se trouvent profondément affectés
actuellement par l’incertitude et l’imprévisibilité
de nos vies et de leurs contextes.
Nos
réponses à tout ceci s’expriment dans nos émotions,
réponses à la fois physiques et psychologiques ayant
une fonction expressive et adaptative : angoisse, colère,
culpabilité, anxiété, stress, dépression
sont actuellement intensifiés car nous nous se sentons
dépassés par les événements sans avoir de
possibilité de solution immédiate ni d’ailleurs
lointaine car beaucoup de nos paradigmes sont en profonde mutation.
Toutes
les techniques de la psychologie énergétique-
EFT-TAT-TAB-BSFF [3] répondent parfaitement à cette
crise que nous traversons car elles interviennent au niveau de cette
matrice vibratoire qui recouvre aussi bien la pensée,
l’émotionnel que le physique. Elles peuvent être
utilisées sous la guidance d’un professionnel dans un cadre
thérapeutique, ce qui est recommandé dans le contexte
de problèmes complexes. Elles permettent également
l’auto-traitement, c’est-à-dire la gestion des
déséquilibres de son propre système énergétique
et sa remise en place, suivant des techniques relativement simples -
tapotement du bout des doigts par exemple dans le cas de l’EFT ou
simplement apposition des mains sur certaines parties de la tête
pour le TAT. Ce sont donc des outils de prise en charge de soi et
d’autonomie, tout à fait dans la lignée des
changements de schéma de dépendance qui devront
certainement se mettre en place au niveau social. Elles en font un
outil à la fois simple et puissant. Ma propre expérience
ainsi que ma pratique avec mes patients m’ont fait découvrir
qu’elles débouchent presque toujours sur un sentiment
d’espace, de connexion avec le centre de soi-même (peut-être
la présence en ce cœur mystérieux) et nous permettent
d’accéder à de nouvelles ressources – idées
et intuitions – et surtout à une grande paix intérieure.
Il
se pourrait bien qu’une fois notre “système énergétique”
nettoyé de tous ses bagages, blessures, traumas émotionnels,
un espace soit créé pour que ce cœur énergétique
puissant et intelligent puisse retrouver sa place et son influence.
Il est fort possible qu’il devienne notre viatique essentiel durant
cette période de réajustement et réorientation
que l’humanité et la planète sont actuellement en
train de traverser. Ce cœur énergétique nous guidant
intuitivement vers une nouvelle vie dans laquelle, je l’espère,
la sagesse et l’intelligence seront les vecteurs principaux, nous
orientant vers une ère de paix et d’expansion, nous rendant
enfin totalement disponibles à notre réel potentiel
créatif.
(Marion
Blique est psychologue clinicienne installée aux USA. Elle
enseigne et pratique l’EFT et la psychologie énergétique
aux USA et en France.)
(http://www.Mieux-Etre.org)
18 mars 2009
Psychologie et Coeur Energétiques en cette période de transition (1)
(Par
Marion Blique)
Le
cœur est aujourd’hui un sujet récurrent dans les
conférences de Psychologie Energétique en Amérique
du nord ; comme un recentrage inévitable et même
nécessaire sur un élément essentiel mis de côté
et presque oublié. Nouveau lieu de rencontre et d’attraction
magnétique où semblent aboutir actuellement bon nombre
de recherches dans les domaines les plus variés.
Mais
de quel cœur s’agit-il ?
On
croyait tout savoir du cœur et tout faire de lui : lui adjoindre un
pacemaker lorsque son rythme se déréglait, changer ses
valves et ses artères, comme on le ferait d’une bonne
vieille pompe et même le transplanter voire le remplacer par un
“cœur ”artificiel. Un organe comme un autre en quelque sorte.
Dans notre imaginaire collectif bat aussi le cœur rouge de l’amour,
celui des chansons populaires, des poèmes et serments
adolescents, empreint d’une sentimentalité à laquelle
on ne fait guère confiance. Et puis voila que petit à
petit, un “nouveau cœur” est en train d’émerger et de
retrouver la place centrale que son nom même évoque.
Supplanté par le cerveau durant quelques siècles, il
ressurgit nous révélant peu à peu sa nature
unique, centrale, essentielle et encore quelque peu mystérieuse.
En
Californie, l’institut HeartMath continue depuis presque deux
décennies à explorer la nature et le rôle
spécifique du cœur, tant sur le plan scientifique,
biologique, neurocardiologique, médical, physique que
psychologique et philosophique. Son but : expliquer les
extraordinaires et exceptionnelles spécificités de cet
“organe”, essayer de quantifier l’inquantifiable – la
quadrature du cercle en quelque sorte – et surtout souligner
l’importance de la cohérence cardiaque, de l’harmonisation
des rythmes du cerveau et du cœur pour un bon fonctionnement de
l’être humain, à tous les niveaux*.
Premier organe à se former dans le fœtus, premier signe de vie que l’on détecte sur l’écran du sonogramme, lointain signal d’une existence à peine discernable mais néanmoins solide dans sa pulsation, sorte de cordon ombilical énergétique et vital. On ne sait pas encore ce qui fait battre le cœur du fœtus, bien avant que le cerveau n’existe. Ni pourquoi il continue à battre après une greffe du cœur alors que les connections neuronales au cerveau sont coupées. Le champ magnétique du cœur est le plus puissant du corps humain – 5000 fois plus puissant que celui du cerveau – et non seulement pénètre et informe chaque cellule du corps humain mais aussi rayonne jusqu’à 4,50 m autour de celui-ci.
Dans
l’écriture de la langue chinoise, les mots “penser”,
“pensée”, “intention”, “écouter”, “vertu”
et “amour” contiennent tous l’idéogramme représentant
le cœur.
Des
recherches ont montré que les modèles complexes
d’activité cardiaque affectent nos ondes cérébrales
d’une manière non encore élucidée. Il y a une
interaction énergétique évidente entre le
cerveau et le cœur. Et il semblerait que le cœur soit le leader de
ce tandem. A chaque battement de cœur, une vague d’activité
neuronale est relayée au cerveau entraînant une activité
hormonale complexe. En effet des chercheurs en neurologie ont
découvert que le cœur présente des analogies avec le
cerveau : il possède son propre système nerveux formé
de 40.000 cellules nerveuses, autant que dans certaines parties
sous-corticales ; et il constitue un étroit système de
communication corticale affectant l’amygdale, le thalamus et le
cortex.
Si
le cerveau envoie un ordre au cœur, celui-ci n’obéit pas
forcement, mais suit sa propre logique et sélectionne ses
réponses. Par contre, le cœur envoie des ordres au cerveau
que celui-ci comprend et auquel il paraît obéir
systématiquement.
(...)