28 avril 2009
LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE L'ALIMENTATION NATURELLE (Fin)
(...)
6)
LA CLE DE LA SAPIDITE NATURELLE(ou le respect des saveurs).
Il a été démontré que les qualités gustatives de l’aliment originel sont proportionnelles à ses qualités nutritives (Dr. Fradin). La non-dénaturation alimentaire par les cuissons douces le respect de la structure des aliments ainsi que celui des associations compatibles font que ces derniers paraissent beaucoup plus savoureux. Dès lors, l’envie d’assaisonner ou de mélanger à outrance devient vite un réflexe vide de sens. Les saveurs naturelles n’ont pas besoin d’exhausteurs de goût. Par conséquent, il faudra écarter tout aliment naturel insipide au profit de ceux qui présentent de meilleures qualités organoleptiques. Les sens du goût et de l’odorat s’aiguisent d’autant mieux qu’on les entraîne à faire ce travail de tri.
7)
LA CLÉ DE LA SATIÉTÉ-SOBRIÉTÉ (ou
le respect de la régulation spontanée).
La gourmandise et la boulimie sont des mécanismes souvent irrépressibles qui s’expriment pour compenser des carences. Carences affectives ou relationnelles, certes, mais aussi physiologiques ! Celles-ci se déclarent lorsque des aliments inadaptés (par le non-respect des clés précédentes) n’apportent pas les nutriments indispensables à l’organisme. Ce dernier déclenche alors une faim chronique, pour rechercher en vain ce qui lui manque, processus qui débouche immanquablement sur le grignotage, la boulimie, ou la recherche excessive d’aliments sucrés. Il va de soi que les aliments complets, riches, non dénaturés et donc plus savoureux induisent, chez le consommateur, un état de satiété accompagné, en fin de repas, d’une sensation de chaleur, de plénitude et de bien-être. Ces sensations se manifestent d’autant plus vite que le contenu de l’assiette répond aux besoins réels de l’organisme. C’est alors que les quantités d’aliments ingérés seront spontanément réduites sans effort et que les desserts paraîtront superflus. (Ces derniers s’ils sont de qualité, se consommeront de préférence e monodiète, au goûter par exemple). De plus, de nombreuses études (Roy Walford) attestent qu’une restriction des rations alimentaires réduit la morbidité e ralentit considérablement le vieillissement.
CONCLUSIONS
L’observance
des "7 clés de la bionutrition", pratiquée
dans le règles de l’art, permet le maintien mais aussi la
restauration d l’équilibre immunitaire naturel, dont la
rupture entraîne la grosse majorité des pathologies
actuelles. Les principaux effets salutaires qui en découlent
sont :
- une augmentation de la résistance aux infections,
- la disparition des allergies,
- un sommeil de meilleure qualité, plus court et réparateur,
- une capacité de récupération accrue,
- l’amélioration, voire la guérison des maladies infectieuses et dégénératives,
-
le ralentissement du processus de vieillissement.
Mais
attention : ces 7 clés ne peuvent exprimer leur pleine
efficacité que si elles sont appliquées simultanément.
Elles agissent en synergie. L’absence, même d’une clé,
compromet l’action de toutes les autres. C’est pour cette raison
que la plupart des systèmes diététiques qui ont
une vision réductionniste (car ils ne prennent en
considération que l’une ou l’autre de ces clés)
débouchent le plus souvent à long terme sur une
efficacité limitée.
Moyennant quoi, cette approche alimentaire permet d’atteindre un niveau de plaisir gustatif incomparable qui démontre clairement qu’une diététique efficace est parfaitement compatible avec les joies de la gastronomie. C’est la raison pour laquelle nous l’avons baptisé gastronomie diététique. Celle-ci sonsistant à réconcilier plaisir et santé dans une approche scientifiquement éclairée de lalimentation. L’alimentation, cette troisième médecine d’avenir.
22 avril 2009
LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE L'ALIMENTATION NATURELLE (3)
(...)
3) LA CLÉ DE LA VITALITE (ou du respect de la fraîcheur)
La
vitalité d’un aliment n’exprime rien d’autre que sa
capacité à nourrir et à drainer l’organisme
qui l’a ingéré. Les facteurs qui garantissent la
vitalité d’un aliment sont son caractère cru et
originel (voir clés précédentes) mais aussi sa
fraîcheur.
Dès la rupture avec sa source nourricière,
l’aliment se dégrade progressivement. Dans le règne
végétal, ce sont les légumes-feuilles qui se
dégradent le plus rapidement, suivis des fruits puis des
légumes-racines. Viennent ensuite les graines (céréales
et légumineuses), seules structures potentiellement
alimentaires, prévues par la nature pour défier les
outrages du temps
Rayon protéines animales, c’est un peu
différent : hormis les coquillages, leur première
fraîcheur leur confère un caractère peu
comestible. Trop frais, la consistance des viandes et des poissons
est caoutchouteuse et leur saveur insipide. I1 faut attendre un
travail de prédigestion de quelques jours, opéré
par les enzymes qu’ils contiennent, pour qu’ils s’attendrissent
et deviennent savoureux (ce préfaisandage indispensable est
bien connu des bouchers). Ce sont les seuls aliments originels qui,
avec certains fruits comme les dattes et les figues, peuvent bonifier
avec le temps sans subir de dénaturation dommageable, du moins
lorsqu’ils sont séchés à l’air libre et à
basse température.
Pour le reste, toutes les techniques de
conservation portent atteinte à la vitalité d’un
aliment originel. Que ce soit la chaleur (appertisation,
pasteurisation, stérilisation), le froid (congélation,
surgélation), l’irradiation, le sucrage, le salage ou même
le séchage. La consommation régulière d’aliments
ainsi conservés peut s’avérer à long terme
dommageable pour la santé, surtout dans des situations de
crise (maladie, convalescence, stress) ou chez des sujets fragilisés
(enfants, femmes enceintes, personnes âgées). La
conservation par le froid et le séchage à basse
température sont les deux techniques qui altèrent le
moins la structure des aliments.
4) LA CLÉ DE LA PURETÉ
Il va de soi que l’aliment doit contenir le moins possible d’éléments nuisibles à la santé. C’est ce que définit la loi de la pureté alimentaire. On peut trouver dans les aliments quatre sortes de substances indésirables :
-
a) les engrais et les pesticides (insecticides, fongicides et
herbicides)
-
b) les additifs alimentaires,
-
c) les toxines alimentaires,
-
d) les toxiques de cuisson.
En
ce qui concerne a) et b), le recours à l’alimentation
biologique s’impose puisque l’agriculture bio proscrit l’emploi
d’additifs dangereux et de produits phytosanitaires chimiques.
Bien
que nocives, les toxines alimentaires sont, par contre, des
substances naturelles que l’on retrouve notamment dans les
champignons dits vénéneux ou dans certaines moisissures
(ex : l’aflatoxine qui se développe sur les arachides).
Dans
les graines (céréales, léqumineuses,
oléagineux), il s’agit d’anti-enzymes qui inhibent la
digestion lorsqu’elles sont ingérées crues. Ces
toxines sont heureusement détruites à la cuisson ou en
présence d’humidité (trempage et germination). Quant
aux toxiques de cuisson, ce sont des substances qui se forment
lorsque la cuisson porte l’aliment à une température
critique qui lui est propre. Répertoriées pour la
plupart en biochimie alimentaire sous le nom de "molécules
de Maillard", ces toxiques sont réputés
cancérigènes, mutagènes ou tératogènes.
Leur origine ? Essentiellement la cuisson vive ou le grillage des
huiles et des graisses, des
protéines animales et des céréales complètes à gluten (froment, orge, avoine, seigle...) Sur le plan toxicologique, un pain complet est donc moins à conseiller qu’un pain blanc. Et un aliment fumé, fût-il bio, sera toujours chargé d’hydrocarbures cancérigènes. En pratique, le crudivorisme et les cuissons douces (en dessous de 100°C) au four ou à la vapeur permettent d’éviter la formation de ces substances indésirables. Notons également que les céréales sans gluten ou assimilées (riz, kamut, quinoa, sarrasin, millet) produisent moins de toxiques de cuisson.
5)
LA CLÉ DES ASSOCIATIONS (ou le respect des mélanges
compatibles)
Vu
que la table et l’assiette sont déjà des artifices
culturels imprévus par nos gènes, notre tube digestif
est métalliquement peu outillé pour gérer
correctement les mélanges alimentaires. Notre expérience
personnelle dans ce domaine nous montre que plus les aliments sont
mélangés, moins ils sont digestes.
L’alimentation dissociée (sans mélanges) procure même un mieux-être spectaculaire chez les insuffisants digestifs. Pour les autres, il sera indiqué d’éviter les mélanges incompatibles ou trop élaborés comme par exemple :
- les desserts sucrés en fin de repas : les préférer plutôt seuls, en collation ;
- les associations d’aliments acides avec des féculents (pâtes-tomates, pain-ketchup, yaourt-pain) ;
- les mélanges de protéines différentes comme le cassoulet (viande + légumineuses) ;
-
les mélanges de fruits avec d’autres catégories
d’aliments surtout protéinés (ex. : melon-jambon,
yaourt aux fruits).
(...)
17 avril 2009
LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE L'ALIMENTATION NATURELLE (2)
(...)
1)
LA CLÉ DE LA SPÉCIFICITÉ ET DE LA VARIÉTÉ
(ou le respect de la plage alimentaire)
Cette
première clé repose sur la loi de l’adaptation. Selon
celle-ci, ne font partie de notre plage alimentaire idéale que
les aliments adaptés au profil génétique de
notre espèce. La plage alimentaire idéale de l’être
humain devrait donc être essentiellement constituée de
légumes, de fruits, d’oléagineux, de graines germées,
d’œufs, de viande, de volailles, de poissons, de coquillages et de
fruits de mer. Cette diversité revêt une importance
capitale car c’est la variété des aliments qui permet
de combler au mieux nos besoins. Les produits laitiers animaux
(hormis le lait de la mère) et les céréales en
sont cependant exclus. Affirmer que les céréales
constituent des aliments à problèmes, n’est-ce pas
secouer le prunier de la diététique au risque de
recevoir quelques fruits verts ou trop mûrs sur le crâne
? La suite apportera là-dessus un éclairage nouveau.
En
ce qui concerne les produits laitiers, il est maintenant démontré
qu’ils sont la source de pathologies très diverses
disparaissant ou s’atténuant avec leur suppression. En effet
leur concentration en protéines étrangères à
notre physiologie fait que leur consommation accrue et régulière
constitue :
-
la cause première d’intolérances ou d’allergies
alimentaires dont les manifestations les plus courantes sont :
diarrhées, vomissements, douleurs abdominales, états
inflammatoires, spasmophilie, asthme, problèmes
dermatologiques, déséquilibres pondéraux (Dr
Raphaël Nogier) ;
-
la cause majeure des troubles de la croissance chez les nouvelles
générations d’individus lactophages, exprimée
chez eux, entre autres anomalies, par une augmentation anormale de la
taille accompagnée le plus souvent d’une fragilisation
métabolique et immunitaire patente ;
-
une majoration à long terme des risques de cancer (du sein)
(hôpital de Villejuif, Paris) ;
-
une augmentation des risques de diabète juvénile (H.M.
Dosch de l’Université de Toronto, Canada).
De
plus l’épidémiologie démontre que les
populations les mieux calcifiées (Esquimaux, Japonais, Noirs
d’Afrique) sont celles qui n’intègrent pas les produits
laitiers dans leur alimentation traditionnelle. S’il contient du
calcium, le lait n’en constitue pas la seule et unique source
alimentaire. Les coquillages, les algues, les oléagineux, les
dattes, les figues, les graines germées, les choux, les
légumes verts et certains poissons comme les sardines en
contiennent des quantités appréciables et nettement
mieux assimilables.
Pour le nourrisson dont la mère manque de lait, les alternances de laits végétaux (amandes, noisettes...) avec les biberons de potages frais-maison accompagnés d’huile de première pression (lin, colza) ainsi que les compotes de fruits crus (banane) et les panades de farines de graines germées constituent une excellente alternative.
2)
LA CLÉ DE L’INTÉGRALITÉ (ou le respect de
l’aliment originel)
Cette clé ne consiste pas seulement à manger complet mais à consommer l’aliment dans sa forme originelle, c’est-à-dire sans lui faire subir aucune dénaturation. C’est ainsi qu’il pourra exprimer au mieux ses propriétés nutritives et drainantes. Pour conserver ses qualités, l’aliment originel devra donc subir le moins possible :
- de dénaturation thermique comme la stérilisation, la pasteurisation, le sèchage et la cuisson ;
- de dénaturation mécanique comme le raffinage, le broyage, le mixage, l’extraction et le râpage ;
-
de dénaturation génétique comme les sélections
génétiques des semences et du bétail, les
greffes et les organismes transgéniques (OGM).
C’est
ce qu’on appelle la loi de l’intégralité. Si toute
atteinte à l’intégrité structurelle de
l’aliment compromet ipso facto ses qualités nutritives,
l’expérience pratique nous montre qu’il existe, à
cet égard, une échelle relative de valeur alimentaire.
Laquelle dépend non seulement de l’aliment en tant que tel
mais aussi de la dénaturation subie. En voici deux exemples :
-
un légume cru râpé ou en jus sera plus dénaturé
et donc moins favorable que s’il était cru et entier,
-
à température de cuisson égale, un légume
sera moins toxique qu’une protéine animale.
(...)
15 avril 2009
LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE L'ALIMENTATION NATURELLE (1)
Ou
les sept clés de la bio nutrition
(Alain Mahieu, nutritionniste coordinateur de l’asbl Efélia)
La
nutrition bio est une (bonne) chose. La bionutrition en est une
autre. Cette façon de se nourrir ne se limite pas à
privilégier les denrées de qualité biologique.
Elle consiste également à respecter certaines lois
biologiques immuables, essentielles à la prévention des
maladies ou au rétablissement de la santé.
Si
la diététique se présente encore de nos jours
comme le parent pauvre des politiques de santé, il devient
pourtant de plus en plus évident que l’alimentation saine et
équilibrée joue un rôle sanitaire capital. Cette
évidence est aujourd’hui confirmée par des sciences
comme la biochimie, la toxicologie alimentaire et l’épidémiologie.
En 1992 déjà, l’Organisation Mondiale de la Santé
lançait une campagne mondiale destinée à faire
prendre conscience aux médecins de l’importance fondamentale
d l’alimentation comme facteur de prévention et de
traitement de maladies. Malgré quoi, nous assistons
actuellement à l’explosion de pathologies dégénératives
comme les troubles cardio-vasculaires, les cancers et les diabètes.
Les défaillance neurologiques et les atteintes immunitaires
ont aussi tendance à se multiplier. Parallèlement à
cela, l’abandon de l’alimentation traditionnelle au profit du
modèle alimentaire nord-américain se planétarise
à toute allure. Définir ce qu’est une alimentation
saine semble à priori aisé et même superflu au vu
de tout ce qui a déjà été jusqu’à
présent dit, écrit et diffusé sur le sujet.
Le
bon sens, d’après nous, consisterait à se poser une
question cruciale : quel est le régime alimentaire le mieux
adapté à la physiologie humaine autrement dit à
notre métabolisme ? Pour répondre à cette
question, la science contemporaine apporte de multiples observations
et recherches qui débouchent sur un constat identique :
l’homme moderne reste encore physiologiquement un primate. En
effet, son tube digestif et les enzymes qu’il sécrète
sont absolument identiques à ceux du chimpanzé.
Or
la paléoanthropologie démontre que le régime
alimentaire du chimpanzé se calque parfaitement sur celui de
l’homme du début du paléolithique : aliments
intégralement crus constitués pour l’essentiel d’une
grande quantité de fruits, de feuilles, de pousses, de
racines, d’œufs, d’insectes, de coquillages, de poissons et
occasionnellement de viandes. Or l’homme de la période
pré-culinaire présente un tableau sanitaire
sensiblement identique à celui du chimpanzé : très
peu de maladies infectieuses et aucune pathologie dégénérative.
Les
recherches scientifiques font ressortir que c’est à partir
de la révolution néolithique (il y a 10.000 ans) que
l’humanité a commencé à être gangrenée
par certaines pathologies. Le nombreuses traces laissées sur
les squelettes de cette époque la montrent de façon non
équivoque. Or c’est précisément à cette
époque que l’homme a commencé à modifier
radicalement son mode alimentaire en systématisant la cuisson
et en y introduisant les céréales et les produits
laitiers. Cela au détriment des légumes, fruits, et
protéines animales...
A
la lumière de ces considérations, en Amérique
comme en Europe, des savants d’horizons divers (anthropologues,
paléontologues, nutritionnistes, médecins...) en sont
arrivés à conseiller une alimentation dite ancestrale
ou paléolithique axée sur le respect de la plage
alimentaire originelle, l’introduction du cru et des cuissons
douces, dont l’impact favorable sur la santé ne fait, selon
eux (et nous), aucun doute. Citons par exemple le Dr Jacques Fradin
qui, avec son approche "hypotoxique" de l’alimentation,
obtint des résultats thérapeutiques remarquables.
Citons aussi le Dr Jean Seignalet, de la faculté de médecine
de Montpellier, auteur de "l’alimentation ou la troisième
médecine", (éditions François-Xavier de
Guibert).
En
supprimant les produits laitiers et les céréales
glutineuses chez ses patients, le Dr Seignalet obtient des guérisons
de troubles considérés souvent comme incurables tels
que l’eczéma, l’asthme, la rectocolite hémorragique,
le diabète sénile et même certaines formes de
cancer. "La nutrition ancestrale est la seule qui convient à
l’homme, professe Jean Seignalet, elle seule permet d’obtenir des
succès aussi nets que fréquents dans une multitude
d’affections qui passent pour mystérieuses".
Aujourd’hui, la notion classique de diététique
quantitative, basée sur le nombre de calories et l’équilibre
entre glucides, lipides et protides, est remplacée par un
nouveau concept, celui d’une diététique qualitative
fondée sur la structure des molécules. Pour retrouver
ou garder la santé, il faut écarter celles que
l’organisme ne peut pas métaboliser et conserver celles
accessibles à l’action de nos enzymes.
Cette attitude de bon
sens est en quelque sorte le porte-clés de la bionutrition.
Dont voici à présent les sept clés principales.
(...)
08 avril 2009
A PROPOS DU DÉVELOPPEMENT PERSONNEL
Aller mieux ou aller plus loin ?
(Benoît Dumont, psychothérapeute, Directeur de Mieux-Etre.org
Chantal
Rens, coach.)
Quelle
est la ligne de démarcation entre psychothérapies et
développement personnel ? Que peut-on attendre, et ne pas
attendre de démarches qui visent avant tout l’évolution
de la personne ?
Questions
primordiales pour un public, de plus en plus nombreux, soucieux
d’actualiser ses potentialités et non pas de soigner ses
souffrances psychiques. La frontière est malgré tout
fluctuante. Au détour d’un atelier de prime abord anodin, il
n’est pas rare de revisiter un passé douloureux alors que
l’on ne s’y attendait pas…
Le champ d’intervention du développement personnel est, par définition, mouvant et nébuleux. On peut néanmoins souligner son expansion récente en observant deux phénomènes : la revendication de l’épanouissement de soi dans l’entreprise qui devient un terrain d’expérimentation privilégié pour les techniques de développement personnel ainsi que la référence à la spiritualité et à l’énergie cosmique qui marquent nombre d’approches récentes.
Développement
personnel
Quelques
repères pour s’y retrouver dans le dédale des
techniques.
Comme
pour les psychothérapies, les techniques de développement
personnel sont variées et s’attachent à explorer
différents aspects de notre vie par différentes
modalités. De l’astrologie au zen, en passant par
l’ennéagramme ou l’eutonie, ces approches ne vous
apporteront pas les mêmes choses. Elles ne sont, dans ce sens,
pas réellement comparables et les bénéfices que
vous pourrez en tirer sont multiples.
Encore
faut-il s’y retrouver et choisir celles qui correspondent le mieux
aux aspects que vous souhaitez explorer.
L’épanouissement
passe par une meilleure connaissance de soi et c’est pourquoi Les
techniques proposées invitent à mieux connaître
notre personnalité, nos potentiels, notre corps, nos
émotions,…
Les
approches que vous lirez dans la partie dico de ce site peuvent être
découvertes selon les cinq axes suivants :
-
Mieux vous connaître en découvrant votre personnalité
grâce à des grilles des lectures spécifiques :
Astrologie, Ennéagramme, Journal Intime, Morphopsychologie,..
-
Mieux vous connaître par l’expression de soi :Biodanse, voix,
Euphonie gestuelle,…
-
Mieux vous connaître en développant vos potentialités
: Coaching, PhotoReading, Méthode Silva, Communication
non-violente, gestion des conflits…
-
Mieux vous connaître en explorant d’autres niveaux de
conscience : shamanisme, yoga nidra, sophrologie, auto-hypnose,…
-
Mieux vous connaître en rencontrant votre corps : Eutonie,
massages, Méthode Feldenkrais, Tai-Chi, …
On
le voit, ces approches demandent un niveau d’implication
personnelle plus ou moins approfondi selon la démarche.
Parcours
fléché sur le chemin du développement personnel
Quelques questions à se poser avant d’entreprendre une activité de développement personnel :
- Etes-vous au clair sur vos attentes ? Y a-t-il possibilité de les préciser en dialoguant avec les organisateurs de l’atelier retenu, avant de vous y inscrire ?
- Comment est présentée l’approche qui vous intéresse ? La proposition de stage ou de formation est-elle formalisée par écrit ? Les objectifs visés sont-ils mentionnés ? Les méthodes d’intervention sont-elles décrites ? Le programme prévu est-il spécifié ? (sachant qu’il existe une part d’improvisation normale)
- Quel est le profil des animateurs ? Leur formation ? Leur degré d’implication dans la démarche ? (Se considèrent-ils comme liés par un contrat thérapeutique ou non ?) Un suivi personnalisé est-il prévu le cas échéant ?
- Quelle philosophie sous-tend cette approche ? Poursuit-elle des objectifs non explicites (idéologiques, politiques, religieux…)
- Les activités de développement personnel sont le plus souvent pratiquées en groupe. Comment est formé le groupe ? Qui sont les participants ? Combien ?
- Les tarifs demandés sont-ils conformes au marché ?
Petit
historique du développement personnel
Le
concept de développement personnel n’est pas le fait d’un
unique fondateur, comme par exemple la psychanalyse par rapport à
Freud, mais plutôt un courant de pensée, alimenté,
au fil du temps, par de multiples influences, théories et
approches expérimentales et thérapeutiques.
Il
prend, néanmoins son essor dans un contexte social et
historique précis : celui des Etats-Unis d’après
guerre, où, avec la propagation des théories
psychanalytiques et l’avènement des sciences psychologiques,
l’attention du public commence à être attirée
par le fonctionnement du psychisme humain ; On y retrouve également
la capacité américaine à se projeter dans un
avenir positif, sur fond de domination politique et économique,
et l’accent mis sur les notions de croissance et d’efficacité
personnelle. La culture libérale et démocratique du
Nouveau Continent donne en effet l’occasion au peuple américain
de cultiver les valeurs de responsabilité citoyenne, de
construction de soi par l’action et de réussite personnelle.
Ces valeurs suscitent un intérêt soutenu pour toutes les
méthodes et techniques susceptibles d’améliorer son
potentiel. Le monde des affaires est un terrain d’élection
pour ces thèmes liés à l’épanouissement
personnel et professionnel qui, soit dit en passant, ne peuvent
trouver leur place que dans le cadre de l’économie de
marché.( On observera ensuite ailleurs que le mouvement du
développement personnel se propage au fur et à mesure
que les économies se libèrent.)
Vous
ajoutez à ces considérations l’esprit pionnier et le
mythe du héros du Far-West, vous localisez la zone des
Etats-Unis où se concentrent tous ces facteurs : la Californie
et vous comprenez que celle-ci va devenir, dans les années
soixante-dix, le creuset de bon nombre d’approches de développement
personnel pratiquées aujourd’hui.
Pour
citer quelques-uns de ses grands inspirateurs :
- Abraham Maslow (1908-1970) : l’un des fondateurs de la psychologie transpersonnelle, et le concepteur de la théorie de la motivation (pyramide de Maslow)
- Carl Rogers (1902-1987) : il met au point en 1951, l’approche psychothérapeutique non directive et précise la notion de croissance personnelle.
- Gregory Bateson (1904-1980) : Avec Paul Watzlawick, il est un des fondateurs de l’école de Palo Alto. Ils ont formalisé ensemble des concepteurs majeurs en matière de communication, repris dans d’autres approches, notamment la PNL.
- Milton Erickson (1901-1980) : psychologue et psychiatre, bien connu pour son approche pragmatique de l’hypnose comme outil thérapeutique .
- Richard Bandler ( 1948-)et John Grinder (1949-) : créateurs de la Programmation Neuro-Linguistique au début des années soixante-dix.
- Eric Berne (1910-1970) : créateur de l’Analyse Transactionnelle
- Alfonso Caycedo (1928-) : inventeur de la sophrologie
-
...
A PROPOS DU MIEUX ETRE ET DE LA VARIETE DES APPROCHES
(Par Benoît
Dumont)
Où
il est question d’une dynamique d’évolution et non d’un
état permanent.
Le
terme mieux-être est utilisé à toutes les sauces.
Il semble qu’on en parle beaucoup en disant ce qui s’y fait,
rarement en définissant ce que c’est.
Contrairement
aux termes de bonheur ou de bien-être, encore plus utilisés,
et qui correspondent à des états hypothétiques,
subjectifs, et en tout cas difficiles à maintenir, la notion
de mieux-être indique une dynamique d’évolution vers
plus de maîtrise, plus de sérénité, plus
de joie de vivre. Ce processus peut se décliner en objectifs
précisés et mesurés.
Et
c’est le but poursuivi par toutes les approches sérieuses :
non pas promettre le bonheur inaltérable mais plutôt
développer le sentiment de mieux-être.
Un
sentiment qui nous montre que nous pouvons apprendre toute notre vie
de nouvelles manières de percevoir le monde et de nouvelles
manières de nous comporter.
Les thérapeutes et autres sorciers nous accompagnent provisoirement à certains moments de notre vie puis disparaissent. Pouf ! Et nous sommes bien contents de poursuivre notre chemin sans avoir un praticien comme béquille. La vie est définitivement en dehors des cabinets de consultation et autres lieux d’office !
La
variété des approches
Où
il est question des lignes de force qui traversent toutes les
approches au-delà de leur multiplicité et de leur
hétérogénéité.
A
première vue, pour qui découvre cet univers et, à
vrai dire, pour bon nombre de personnes, toutes les approches
présentées sur ce site semblent tellement différentes
et variées qu’il est difficile de les comprendre et de
choisir celle qui nous conviendra. C’est parfois même un peu
indigeste !
Néanmoins,
si elles sont différentes dans leur méthodologie ou
leur angle de vue, elles se rejoignent cependant sur quatre idées
principales.
-
Premièrement, les techniques de mieux-être considèrent
la personne dans sa globalité et sa singularité. Cela
signifie que la demande ou le symptôme est replacé à
la fois dans un contexte large et individualisé qui permet de
mieux comprendre le message et d’identifier le changement qui
correspondra le mieux à l’écologie interne de la
personne.
-
Le second postulat consiste à faire confiance dans les
ressources naturelles que nous avons tous. En termes de santé,
cela signifie que le corps dispose des outils nécessaires à
maintenir, voire restaurer la santé. Du point de vue
psychologique, l’inconscient est considéré comme un
allié positif qui communique avec nous et connaît la
voie à suivre. C’est en étant à l’écoute
de ces ressources et dans la manière dont nous les respectons
que réside une bonne part de la guérison.
-
Ensuite, elles invitent à se responsabiliser et à se
prendre en charge soi-même de façon plus lucide et plus
active. Ces approches nous conduisent à prendre conscience de
nos comportements et de leur influence sur notre vie et notre santé.
Elles nous guident vers une meilleure sensibilité à
nous-même, à devenir acteur et non spectateur.
-
Enfin, elles se veulent complémentaires. Aucune technique,
aucun professionnel ne pourra répondre à tous nos
besoins. Le déficit de réponses attribué au
corps médical est injuste dans le sens où nos besoins
dépassent de loin le simple acte technique. Nos besoins sont
d’ordre médical, relationnel, psychologique, spirituel,
environnemental et c’est précisément là la
richesse des nombreuses techniques proposées. Elles tentent de
répondre de manière complémentaire à nos
questions légitimes de mieux-être. Non pas en découpant
nos vies mais en abordant différents aspects de celles-ci. La
vie est comme un diamant qu’il faut tourner sous différents
angles pour percevoir toute sa beauté et toute sa richesse.
On
peut aussi ajouter que le mieux-être recouvre différentes
disciplines qui, elles mêmes, s’attachent à un champ
d’intervention particulier : les psychothérapies, le
développement personnel et les techniques de maintien ou de
restauration d’une bonne santé.