09 juillet 2009
VIEILLIR EN BEAUTE (fin)
60ans
Les
recherches en psychologie développementale démontrent
que la maturité et le vieillissement sont des périodes
heureuses dans la mesure où la santé est bonne et la
réussite professionnelle acquise. C’est d’abord sur ces
plans qu’il faudra investir.
Préserver sa santé
implique donc des choix quant à l’alimentation, l’exercice
et les habitudes de vie.
Préserver sa beauté justifie
certains soins de la peau, des cheveux, puisque l’image que l’on
a de soi influence le bien-être psychologique. Aller chez le
coiffeur, se payer un vêtement, pratiquer un sport qu’on
aime, décorer son appartement, planter des fleurs ou des
tomates, lire, aller au cinéma de temps en temps... sont des
plaisirs légitimes qui nourrissent l’estime de soi autant
que l’intelligence et la santé générale.
Se
poser les vraies questions sur l’épanouissement que permet
le travail ou les activités quotidiennes pourra permettre de
faire des choix très importants à une période
souvent cruciale. Il faut y penser suffisamment longtemps, mais pas
trop, et se faire aider s’il y a lieu.
Réfléchir à
sa vie de couple et familiale peut permettre d’agir selon ses
valeurs en termes de temps et de qualité, sans attendre que la
distance émotionnelle ne soit trop grande avec les autres.
Avoir encore des rêves et se mettre en route dès
maintenant. Apprécier la route autant sinon plus que la
destination.
80
ans L’âge des bilans
La
maturité et le vieillissement seront pour nous tous, qu’on
le désire ou non, le temps des bilans. Celui aussi où
davantage nous serons en contact avec notre condition mortelle, et où
nous aurons de moins en moins de temps à perdre. Malgré
nous, nous entrerons dans cette période. Si nous l’avons
envisagée, si de plus nous nous sommes donné des moyens
de préserver notre énergie vitale, nous pourrons mieux
l’aborder et y réagir, supporter les désillusions,
aborder les nouveaux défis et réorienter notre vie en
fonction de notre situation.
Il
y a deux façons de vieillir. La première nous polira et
affinera notre valeur en tant qu’être humain, comme ce bel
automne flamboyant, en nous enrichissant de sagesse, de tolérance,
de patience et d’indulgence, de souplesse devant la nouveauté.
La disponibilité, la disposition mentale et spirituelle nous
aideront à grandir et à aider autrui à le faire.
Au
contraire, le refus de vieillir conduira à l’involution
physique, au rabougrissement spirituel, à l’intransigeance
obstinée, à la dépression et au désespoir.
Donnons-nous donc la chance d’être heureux et préparons-nous
à transiger avec la crise. Augmentons nos ressources sur tous
les plans et faisons confiance à la vie. Faisons-nous
confiance pour trouver les réponses.
Tout
comme parents nous savons que la crise d’adolescence finit par
passer et permet à l’enfant de devenir adultes, retenons que
toute période difficile peut aussi être un tremplin vers
d’autres étapes même si c’est la dernière ;
c’est la seule façon de préserver notre beauté.
En terminant, je vous laisse avec cette belle phrase de la romancière française Christiane Singer qui, devant s’astreindre à une chimiothérapie dévastatrice, écrivait : Quelle que soit l’issue de mon combat, la vie ou la mort, je choisis la vie.
08 juillet 2009
VIEILLIR EN BEAUTE (1)
(Marie
Bérubé , psychologue)
Un
vieux pommier ne donne pas de vieilles pommes!
De
plus en plus d’individus se préoccupent de préparer
leur retraite en investissant leur argent dans des produits
financiers qui les mettront à l’abri du besoin. Il est tout
aussi important de se préparer psychologiquement à
cette période de transition et parfois de crise afin de
pouvoir vieillir en beauté.
Vous
rappelez-vous avoir entendu un enfant affirmer avec candeur et
naïveté : « Moi, je n’en aurai pas de crise
d’adolescence » lorsqu’il assiste étonné aux
soubresauts dans l’humeur de ses jeunes aînés de 13,
14 ou 15 ans ? Et vous, parents, de sourire et de parfois croiser les
doigts en soupirant, sachant que rien ne peut empêcher un
enfant de grandir, de chercher son autonomie et son identité,
et de se détacher parfois maladroitement de l’emprise
parentale.
Il
en va de même pour les autres passages de la vie qui tous ne
revêtent pas, bien sûr, autant d’effets spectaculaires
et d’intensité pour les autres, mais qu’on ne peut éviter.
La crise de la quarantaine et l’âge de la retraite ne vont
pas sans soulever d’importantes prises de conscience chez la grande
majorité d’entre nous : remises en question profondes de sa
vie personnelle, familiale, professionnelle ; amoindrissement des
capacités physiques, parfois de la santé ;
flétrissement graduel de la beauté selon les critères
de notre époque ; changements dans les valeurs, les choix, les
relations avec les autres, etc.
S’apprêter
à vieillir et le faire dans l’harmonie nécessitent
donc une sorte de préparation, un apprivoisement qui est
beaucoup plus difficile à réaliser qu’on ne le croit
généralement.
Se
préparer à une crise n’empêche ni l’avènement
de la crise, ni la perte d’énergie psychique qui
l’accompagne. Lorsqu’on est dans une période où
tout va bien, lorsqu’on est jeune, en santé et au travail,
il est facile d’imaginer à l’avance une attitude positive
face à un événement. On oublie parfois alors de
prévoir l’imprévisible : les sentiments dépressifs,
la fatigue, le stress, l’épuisement, qui tous peuvent
modifier l’attitude la plus positive le moment venu. Si on a déjà
connu de ces épisodes, on a souvent oublié leur acuité
et leur effet démobilisant qui laisseront parfois un sentiment
d’impuissance temporaire.
Et
que dire du pire des cas, celui où on n’aura pas du tout
envisagé ces étapes du vieillissement, ni préparé
de scénario pour accepter de vieillir et se préparer à
le faire en beauté. Rappelons-nous l’enfant qui croit
fermement qu’il ne fera pas souffrir ou s’inquiéter ses
parents comme son grand frère ou sa grande sœur, et qui le
fera tout de même, non par manque d’amour, mais plutôt
porté par ce débordement d’énergie inconnue et
nécessaire à son mûrissement.
50ans
Vieillir n’est pas une maladie
La
maturité et le vieillissement sont en réalité,
si on oublie les préjugés et les stéréotypes
culturels, des étapes importantes vers le sommet de la
croissance. On peut parfaitement grandir encore, être heureux,
en santé, actifs physiquement, intellectuellement et même
sexuellement. Mais pour cela, il faut investir à long terme,
un peu comme on achète son REÉR. S’il faut prendre
soin de sa santé, de sa peau, de son apparence, il ne faut pas
oublier son intérieur, ce grand négligé
invisible qu’on est souvent porté à faire passer en
dernier, peut-être parce qu’il ne paraît pas
(croyons-nous !).
Mais
parlons donc des apparences ! Comparons un instant avec la nature,
les arbres, les plantes et même les animaux. Tout ce qui
vieillit dans la nature attire notre admiration. Les couleurs de
l’automne, les feuilles jaunes, rouges, orangées, brunes
émerveillent tous ceux qui aiment leur environnement. Les
vieux arbres centenaires, immenses, qui jettent en été
un ombrage rafraîchissant représentent une richesse que
tout nouveau propriétaire voudrait pouvoir transplanter dans
ses projets d’embellissement paysager.
Qui
peut dire l’âge d’un chat, d’un chien, d’un oiseau ?
Qu’est-ce qui fait qu’une première ride (apparue à
l’âge de trente ans), qu’un ou deux cheveux blancs
(présents dans la vingtaine) vont parfois déclencher
des angoisses dont on se défend bien en courant chez
l’esthéticienne ou le coiffeur ? Qu’est-ce qui fait que
le nombre 40, 50 ou 60 déclenche le classique « coup de
vieux » qui pousse à cacher ou oublier son âge, et
le nombre magique 65 à vendre sa maison, à se vêtir
de gris, et à se considérer comme dans l’antichambre
de la mort alors qu’il reste parfois 20, 25 et même 30 ans de
vie ?
Méfions-nous de l’attitude de la société et de celle de notre culture. Apprenons à nous passer de préjugés ne serait-ce que pour vivre plus harmonieusement avec nous-mêmes. Certes une « belle » personne de 70 ans ne se compare pas à une « belle » personne de 20 ans. Mais pourquoi comparer ? Consacrons plutôt nos forces à apprendre, à connaître et à exploiter notre vie intérieure d’abord. Cela nous donnera l’énergie et le goût de préserver l’extérieur et d’accepter aussi l’effet du temps sur toute notre personne.
(...)
07 juillet 2009
LA SANTE EN FRANCE
Editorial
de juillet-août 2009 de soleil levant
« Si quelqu'un désire la santé, il faut d'abord
lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa
maladie. Alors seulement il est possible de l'avoir. »
Hippocrate
Garder
la forme à tout âge présuppose d’avoir bien
commencé. Encourager l’allaitement est déjà
pour le nourrisson un bon point de départ. Le lait maternel
synonyme d’amour va contribuer à renforcer le système
immunitaire, ce sera une aide précieuse pour traverser les
maladies enfantines.
Thierry
Vinai dans son article nous rappelle que dans Chine assez récente,
les patients payaient le Médecin pour rester en bonne santé,
si une personne tombait malade, le Médecin avait échoué,
les soins étaient gratuits. « La Médecine
Traditionnelle Chinoise est avant tout calquée sur les
biorythmes du ciel, de la terre et des saisons.
Un
bon praticien de santé prodigue des conseils diététiques
adaptés, préconise des exercices physiques, yoga,
danse, Taï chi, marche….ou oriente vers des médecines
douces en binôme avec des médecins assermentés.
Pourquoi opposer médecine complémentaire et médecine
allopathique?
Les
Suisses viennent de régler le problème par un vote, en
plébiscitant l’intégration des médecines
complémentaires par un article de la constitution qui le
prévoit. Tandis que dans notre pays elles sont montrées
du doigt, certaines sont inscrites parmi les dérives
sectaires.**
Les
charlatans existent dans toutes les professions, cela nous pouvons le
constater de façon quasi quotidienne. Que certaines
professions nouvelles soient mieux encadrées, cela parait
normal, mais mettre dans le même sac tous les professionnels de
la psychothérapie, et du développement personnel, cela
parait abusif.
Surtout
ne vous intéressez pas à vous-même, les
anxiolytiques feront le reste!
La France reste le premier pays au monde pour la consommation de psychotropes. C’est à se demander si nous avons la volonté de mener à bien une politique de prévention des risques dans le domaine de la santé, car nous avons reçu par internet un article du site « Global Research »* écrit par F. William Engdahl en voici l’introduction :
«
Selon un article sur des fuites dans un journal français
(Journal du Dimanche), le gouvernement français est en train
de mettre au point des plans secrets, pour imposer à
l'ensemble de la population française une campagne de
vaccination obligatoire, prétendument contre l’éventuelle
maladie de grippe porcine. Ce plan, sans précédent, va
même à l’encontre des recommandations des avis de la
santé publique. Les géants pharmaceutiques bénéficient
de cette mesure, tandis que la grippe porcine pousse la tendance à
la militarisation de la santé publique et au recours inutile à
la panique dans la population pour faire avancer l'ordre du jour
»…..* .
Enfin
« Si le travail c'est la santé, donnez donc le mien à
un malade!”***
Bon
été
Jacques
(*
l’article entier en français retrouvé sur :
www.mondialisation.ca
**Rapport 2008 Miviludes ‘ Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires)**Antoine Chuquet