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04 septembre 2009

GRIPPE : Le business de la peur (1)

On attendait une « pandémie » de grippe aviaire. Or c'est la grippe porcine qui est  arrivée et a déclenché une véritable « pandémie » non de grippe mais d'hystérie. Qui a intérêt à affoler la population ?

Certains chercheurs estiment que le virus de la grippe, le H1N1 qui comporte des souches très différentes, porcine, aviaire et humaine, alors que les virus passent rarement d'une espèce animale à l'homme, ne peut être que le fruit d'une manipulation génétique. L'Australien Adrian Gibbs, l'un des créateurs du Tamiflu® a déclaré que ses recherches indiquent que ce virus a échappé au laboratoire qui l'a créé. (Cf. Australian Vaccination Network, Inc., PO Box 177,Bangalow, NSW 2479, Australie).

Mais ce n'est pas la première fois que règne une telle panique. Ainsi en 1976, la première épidémie de grippe porcine s'est produite à Fort Dix, dans le New Jersey (USA) où 200 soldats ont été contaminés et quelques uns en sont morts. Nombreux sont ceux qui pensèrent (et qui pensent encore) que le virus fut créé dans un laboratoire militaire américain.

Le Président Ford s'était alors fait vacciner à grand renfort de publicité devant les caméras de la télévision américaine, ce qui avait entraîné la vaccination de plus de 40 millions de personnes. Cependant, on dénombra très rapidement 700 morts, dont 30 « inexpliqués » chez les gens âgés dans les heures qui suivirent l'injection, et plus de 565 cas de paralysie type Guillain-Barré, 1 300 réactions diverses telles que de sévères complications neurologiques, des maladies de Parkinson, des inflammations articulaire et des scléroses en plaques. La campagne, qui avait duré 10 semaines fut aussitôt suspendue, mais les dommages sont sont élevés à 3,5 milliards de dollars.

Tout le monde a oublié ce scandale !

Nouvelle alerte fin 2004, lorsque Klaus Stijhr, coordinateur du programme de l'OMS contre la grippe, affirma, dans la revue américaine Science, qu'une pandémie de grippe aviaire pourrait rendre malade 20% de la population mondiale, que près de 30 millions de personnes auraient besoin d'être hospitalisées et qu'un quart d'entre elles mourraient. Quant au directeur régionale de l'OMS Shigeru Omi, en novembre 2004, il avait terrorisé les foules en annonçant : « les évaluations les plus prudentes font état de 7 à 10 millions de morts, maix le maximum pourrait être de 50 millions ou même, dans le pire des scénarios, 100 millions. »

En automne 2005, le directeur général de l'OMS a récidivé et affolé les populations avec la grippe aviaire : « Si nul ne peut prédire quant elle frappera, une propagation internationale rapide est absolument certaine dès l'apparition d'un virus pandémique », ce qui représente « un grave danger pour tous les peuples ».

L'incitation à la vaccination annuelle contre la grippe, prônée depuis 1988 par la caisse nationale d'assurances maladie, a alors pris une ampleur particulière et les médias ont multiplié leurs efforts pour inciter la population à se faire vacciner. L'opération a parfaitement réussi et les stocks de vaccins antigrippaux ont tous été liquidés, alors qu'il est notoire que le vaccin contre le grippe ne protège pas contre la grippe aviaire, si tant est qu'il protège de la grippe banale.

En France, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a alors commandé plusieurs dizaines de millions de vaccins H5N1 mutants et deux millions de doses du vaccin prépandémique qui n'ont servi qu'à creuser encore le «trou de la Sécu ».

A son tour, en octobre, le président George Bush a appelé à une mobilisation internationale contre la grippe aviaire annonçant que 200 000 personnes au moins allaient mourir de la grippe aviaire, mais ce chiffre risquait d'atteindre 2 millions rien qu'aux Etats-Unis.Il demanda au Congrès d'accorder 7,1 milliards de dollars pour faire face à cette menace.

De nombreux scientifiques s'interrogeaient alors ouvertement sur l'ampleur réelle de la menace d'une nouvelle pandémie humaine d'origine aviaire de type H5N1, et sur le bien-fondé de l'achat massif de Tamiflu® « Je sens comme une sorte d'hystérie sur la question du H5N1 » déclara Peter Palese, virologue à la Mount Sinai School of Medicine de NeW York, dans  le numéro du 18 novembre 2005 de la très sérieuse revue américaine Science.

A cette époque la mort d'une oie ou d'un canard sauvage provoquait un reportage au journal télévisé.

Posté par LUMIERE34 à 15:24 - SANTE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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