CHEMINS DE VIE

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04 septembre 2009

GRIPPE : Le business de la peur (fin)

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Alors que les maladies respiratoires tuent silencieusement chaque année des centaines de milliers de personnes à travers le monde, comme les instances de santé internationales osent-elle faire un tel cinéma au sujet d'une pandémie qui, au 21 juillet 2009, a causé 806 décès sur plus de 139 800 cas dans le monde dont la très grande majorité a guéri spontanément et, en France, à la même date, 483 cas confirmés dont aucun décès ?

Pendant ce temps, le 11 juin 2009, l'OMS déclenchait le niveau 6 d'alerte maximale face à la grippe porcine A (H1N1) et son directeur général, le docteur Margaret Chan, déclarait que la pandémie de grippe avait commencé. N'oublions pas que Margaret Chan responsable de l'abattage de 1,5 millions de volailles en Asie lors de la grippe aviaire qui fut bien loin d'être aussi dramatique que ce que l'on avait annoncé.

Le Tamiflu®

Cet antiviral, qui se vendait plutôt mal, suscite à présent l'envie du monde entier qui veut se le procurer à tout prix.

Officiellement, les laboratoires Roche sont les fabricants de Tamiflu® mais le médicament a été découvert par Gilea Sciences Inc, qui a cédé à Roche les droits de le fabriquer et de le vendre, et dont Donald Rumsfeld, qui en fut président de 1988 jusqu'en 2001 lorsqu'il devint ministre de la défense, détient toujours plusieurs millions de dollars d'actions.

Au moment où tous les gouvernements stockent ainsi des antiviraux et des millions de doses de vaccins, deux études publiées par le Lancet viennent d'établir que ces traitements sont bien moins efficaces qu'on le croyait et confirment la progression de la résistance aux médicaments ou vaccins antigrippaux. Aussi rien ne permet de prévoir la réelle efficacité du Tamiflu en cas de pandémie. Certains virologues ont manifesté leur inquiétude face aux phénomènes de résitance qui pourraient apparaître lorsque l'antiviral sera utilisé par des centaines de millions de gens.

En revanche, on connaît les risques qu'il engendre car la FDS a reçu plus de 1800 rapports d'effets indésirables dont certains « troubles du comportement et des hallucinations » des convulsions et des paralysies comme le Syndrome de Guillain-Barré, ainsi que la mort de 14 adolescents liée à des problèmes neuropsychiatriques.

Dans une interview accordée au journal Spiegel online international, le 21 juillet 2009, l'épidémiologiste Tom Jefferson a bien résumé la situation actuelle : « L'un des aspects extraordinaires de cette grippe – et de toute ceztte saga – est qu'il existe des gens qui font des prédictions chaque année de plus en plus inquiétantes. Aucune d'elles ne s'est encore manifestée, mais les gens persistent  à les répéter. Ainsi, qu'en est-il de la grippe aviaire qui devait nous tuer tous ? Rien. Mais cela ne les a pas découragés de s'entêter dans ces prédictions. Parfois, nous avons l'impression qu'il existe tout un secteur industriel qui espère que cette pandémie va se produire. »

Ainsi, il semble plus raisonnable d'avoir plus peur du vaccin que de la grippe.

(Sylvie Simon dans Biocontact n° 191)

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GRIPPE : Le business de la peur (3)

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La résurrection du virus de la grippe espagnole

Ce nouveau virus rappelle celui qui est à l'origine d'une autre épidémie mondiale, connue sous le nom de « grippe espagnole » et qui était aussi du sous-type H1N1. En 2003, des scientifiques de l'armée des Etats-Unis ont recréé en laboratoire le virus de la grippe espagnole qui avait fait, selon les différentes estimations, entre 20 et 40 millions de morts en 1918. Le projet Sunshine (Sunshine Project), organisation non gouvernementale qui essaie de faire respecter les interdictions concernant les abus de la biotechnologie à usage militaire, a signalé à l'époque que plusieurs gènes du virus extrêmement meurtrier de la grippe de 1918 ont été isolés et introduits dans des souches de grippe contemporaine. « Malgré la nature dangereuse du virus de 1918, les efforts visant à le reconstruire ont commencé au milieu des années 1990 lorsque le docteur Jeffrey Taubenberger, de l'institut de pathologie de l'armée des Etats-Unis à Washington, a réussi à récupérer et à séquencer les fragments d'ARN viral à partir de tissus préservés de victime de 1918 ».

Après l'analyse d'un tissu pulmonaire du cadavre congelé d'une personne morte de la grippe en 1918 en Alaska, le 21 mars 1997, le docteur Taubenberger a publié dans Science Magazine Report un rapport selon lequel le virus de cette pandémie était un nouveau virus porcin recombiné avec des fragments de virus aviaire (H5N1) et humain (H3N2) dans la structure même de leur ARN (l'ARN est une copie partielle de l'ADN permettant l'expression des gènes)

Il faut savoir que la grippe espagnole, qui n'avait d'espagnol que le nom, s'est déclarée pour la première fois en 1918, dans le camp militaire de Fort Riley, au Kansas (Etats-Unis). Avant leur départ pour l'Europe, les soldats cobayes de ce camp furent massivement vaccinés contre la variole, la diphtérie, le tétanos, la rage et la typhoïde. Les médecins de l'époque notèrent qu'un grand nombre de militaire sont morts immédiatement après les vaccinations ou ont manifesté les symptômes des maladies dont ils était supposés êtres protégés.

On vaccina également la population civile et c'est après ces vaccinations de masse que l'épidémie dite de grippe espagnole s'est déclarée aux Etats-Unis, puis propagée à travers le monde, car des milliers de soldats dûment vaccinés traversèrent alors l'Atlantique. On sait à présent que 95% des morts furent victimes de pneumonie et que si cette pandémie avait eu lieu après la découverte des antibiotiques, il n'y aurait pas eu tous ces décès.>

Ceci explique peut-être cela

Cela rappelle que, durant l'hiver 2004, certaines publications dites médicales ont suggéré que la varicelle était une maladie grave, très contagieuse, qui préoccupait les instances médicales, ce qui était parfaitement faux. Au fil du temps, les nouvelles se firent plus alarmantes, la maladie « évoluait vers des formes très sérieuses ». Enfin, au printemps, la varicelle était soudain devenue mortelle, tuant « même des enfants en bonne santé » et les cas se multipliaient de manière très inquiétante. « La France est au bord de l'épidémie » apprenait-on alors. Il est évident que ces rapports alarmants avaient une raison cachée d'être autant diffusés et que les laboratoires n'étaient pas étrangers à ces « nouvelles angoissantes ».

La lumière s'est faite lorsqu'on nous a appris qu'un nouveau vaccin contre la varicelle, le Varivax®allait « prochainement être disponible »

Le même schéma semble se renouveler et Sanofi Pasteur en est le grand gagnant. En effet, le 6 mai 2008, dans un communiqué de presse, Sanofi Aventis Pasteur MSD annonçait que la FDA (la Food and Drug Administration est l'agence américaine des denrées alimentaires et des médicaments) venait « d'homologuer sa nouvelle unité de production de vaccin grippal située à Swiftwater, en Pennsylvanie, qui produira 100 millions de doses lorsqu'elle fonctionnera à plein régime ». Et le 12 mais suivant, nous apprenions la construction d'une nouvelle usine pour 350 millions d'euros à Neuville-sur-Saöne (Rhône).

Déjà, lors de son voyage en Chine en novembre 2007, notre président avait signé un accord pour la construction d'une nouvelle usine de vaccins antigrippaux à Shenzhen. Il a récidivé le 9 mars 2009, en signant un accord, représentant un investissemtn de 100 millions d'euros pour la construction d'une usine de production de vaccins contre la grippe saisonnière et pandémique au Mexique.

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GRIPPE : Le business de la peur(2)

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Curieuse coïncidence

Actuellement, nombre de virologues trouvent bizarre que l'épidémie actuelle apparaisse au moment même où la compagnie pharmaceutique Baxter International vient d'admettre qu'un vaccin expérimental a été contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire. Ce mélange de virus de la grippe humaine H3N2 et du virus de la grippe aviaire H5N1, qui n'étaient pas correctement identifiés, a été envoyé à une firme autrichienne qui a expédié des portions du mélange à des sous-traitants en République Tchèque, en Slovénie et en Allemagne. Heureusement le sous-traitant tchèque s'est aperçu du danger et le Laboratoire National de microbiologie du Canada a alerté l'OMS. d'après Alois Stöger, ministre autrichien de la santé 72 kilos ont été contaminés.

Comment ce laboratoire peut-il avoir « par accident » introduit les deux virus H5N1 et HN2 dans le matériel vaccinal, alors que ce mélange de souches, appelé réassortiment, est l'une des deux manières de créer un virus pandémique ? D'autant qu'il a adhéré à un ensemble de protocoles destinés à éviter la contamination par croisement viral.

Baxter qui a agi comme une organisation de terrorisme biologique envoyant des virus mortes à travers la planète, s'en est tiré en disant simplement : « désolé c'est une erreur ! »

On s'est bien gardé de nous signaler que Baxter Pharmaceuticals a déjà été impliqué dans quelques graves scandeales. En 1996, des composants contre l'hémophilie ont été contaminés, toujours « accidentellement » par le VIH, et injectés à des dizaines de milliers de personnes, et, récemment, une substance contaminante non identifiée, responsable de 19 décès aux Etats-Unis – sans compter des centaines d'accidents graves – a été découverte dans des lots d'héparine du même laboratoire. Cela n'a guère empêché l'OMS de lui commander un vaccin contre le virus H1N1.

Ce n'est pas la première fois qu'on laisse s'échapper des virus d'un laboratoire. En 2005, un fabricant américain de kits utilisés pour tester leurs capacités de détection avait associé des ampoules du virus H2N2 à des milliers de kits. Cette erreur découverte aussi par le Laboratoire national de microbiologie du Canada, avait amené les autorités du monde entier à un branle-bas de combat pour récupérer et détruire les ampoules contenant le virus.

Toutefois, depuis plus de 8 ans, le virus H5N1 n'a jamais manifesté le moindre signe de mutation qui permettrait la transmission entre mammifères. « Le virus H5N1 a amplement eu le temps de muter ou de se réassortir avec des gènes d'un virus de grippe humaine, mais rien de tel ne s'est produit » rassure le professeur Peter Palese, chef du département de microbiologie à l'école de médecine du Mount Sinai à New York.

Le virus de la grippe porcine n'est pas plus virulent que les virus saisonniers qui ont sévi ces dernières années. Il lui manque une certaine protéine, présente dans le virus de 1918 et dans celui de la grippe aviaire H5N1, pour être un redoutable tueur.

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GRIPPE : Le business de la peur (1)

On attendait une « pandémie » de grippe aviaire. Or c'est la grippe porcine qui est  arrivée et a déclenché une véritable « pandémie » non de grippe mais d'hystérie. Qui a intérêt à affoler la population ?

Certains chercheurs estiment que le virus de la grippe, le H1N1 qui comporte des souches très différentes, porcine, aviaire et humaine, alors que les virus passent rarement d'une espèce animale à l'homme, ne peut être que le fruit d'une manipulation génétique. L'Australien Adrian Gibbs, l'un des créateurs du Tamiflu® a déclaré que ses recherches indiquent que ce virus a échappé au laboratoire qui l'a créé. (Cf. Australian Vaccination Network, Inc., PO Box 177,Bangalow, NSW 2479, Australie).

Mais ce n'est pas la première fois que règne une telle panique. Ainsi en 1976, la première épidémie de grippe porcine s'est produite à Fort Dix, dans le New Jersey (USA) où 200 soldats ont été contaminés et quelques uns en sont morts. Nombreux sont ceux qui pensèrent (et qui pensent encore) que le virus fut créé dans un laboratoire militaire américain.

Le Président Ford s'était alors fait vacciner à grand renfort de publicité devant les caméras de la télévision américaine, ce qui avait entraîné la vaccination de plus de 40 millions de personnes. Cependant, on dénombra très rapidement 700 morts, dont 30 « inexpliqués » chez les gens âgés dans les heures qui suivirent l'injection, et plus de 565 cas de paralysie type Guillain-Barré, 1 300 réactions diverses telles que de sévères complications neurologiques, des maladies de Parkinson, des inflammations articulaire et des scléroses en plaques. La campagne, qui avait duré 10 semaines fut aussitôt suspendue, mais les dommages sont sont élevés à 3,5 milliards de dollars.

Tout le monde a oublié ce scandale !

Nouvelle alerte fin 2004, lorsque Klaus Stijhr, coordinateur du programme de l'OMS contre la grippe, affirma, dans la revue américaine Science, qu'une pandémie de grippe aviaire pourrait rendre malade 20% de la population mondiale, que près de 30 millions de personnes auraient besoin d'être hospitalisées et qu'un quart d'entre elles mourraient. Quant au directeur régionale de l'OMS Shigeru Omi, en novembre 2004, il avait terrorisé les foules en annonçant : « les évaluations les plus prudentes font état de 7 à 10 millions de morts, maix le maximum pourrait être de 50 millions ou même, dans le pire des scénarios, 100 millions. »

En automne 2005, le directeur général de l'OMS a récidivé et affolé les populations avec la grippe aviaire : « Si nul ne peut prédire quant elle frappera, une propagation internationale rapide est absolument certaine dès l'apparition d'un virus pandémique », ce qui représente « un grave danger pour tous les peuples ».

L'incitation à la vaccination annuelle contre la grippe, prônée depuis 1988 par la caisse nationale d'assurances maladie, a alors pris une ampleur particulière et les médias ont multiplié leurs efforts pour inciter la population à se faire vacciner. L'opération a parfaitement réussi et les stocks de vaccins antigrippaux ont tous été liquidés, alors qu'il est notoire que le vaccin contre le grippe ne protège pas contre la grippe aviaire, si tant est qu'il protège de la grippe banale.

En France, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a alors commandé plusieurs dizaines de millions de vaccins H5N1 mutants et deux millions de doses du vaccin prépandémique qui n'ont servi qu'à creuser encore le «trou de la Sécu ».

A son tour, en octobre, le président George Bush a appelé à une mobilisation internationale contre la grippe aviaire annonçant que 200 000 personnes au moins allaient mourir de la grippe aviaire, mais ce chiffre risquait d'atteindre 2 millions rien qu'aux Etats-Unis.Il demanda au Congrès d'accorder 7,1 milliards de dollars pour faire face à cette menace.

De nombreux scientifiques s'interrogeaient alors ouvertement sur l'ampleur réelle de la menace d'une nouvelle pandémie humaine d'origine aviaire de type H5N1, et sur le bien-fondé de l'achat massif de Tamiflu® « Je sens comme une sorte d'hystérie sur la question du H5N1 » déclara Peter Palese, virologue à la Mount Sinai School of Medicine de NeW York, dans  le numéro du 18 novembre 2005 de la très sérieuse revue américaine Science.

A cette époque la mort d'une oie ou d'un canard sauvage provoquait un reportage au journal télévisé.

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