(Par Selim Aïssel)

 

Nous sommes ce que notre état biochimique fait de nous... Au réveil, l’état biochimique de votre corps crée en vous une certaine humeur : vous êtes joyeux et plein d’entrain, ou maussade et déprimé. Ou dans n’importe lequel des états intermédiaires... Pourquoi ? Parce que votre état biochimique au réveil active les vieux circuits nerveux de votre cerveau, faisant remonter les pensées et les émotions qui y sont enregistrées. Rien de neuf donc. La mise en route de ces circuits va générer les mêmes attitudes et le "vieux" vous fera vieillir.

... sauf si nous en décidons autrement !

 

Vos émotions et vos pensées sont donc la conséquence de votre état biochimique, mais c’est le mécanisme inverse qui est intéressant : chaque type d’émotions et de pensées est lié à un certain type de molécules messagères et chacun peut induire la production de peptides, neuromédiateurs, hormones...

Donc si, au réveil, votre humeur est la résultante de votre métabolisme nocturne, vous êtes néanmoins devant un choix : entretenir cette humeur ou la changer. Librement.

Comprenez bien : vous pouvez choisir l’humeur que vous voulez pour votre journée en changeant vos pensées, qui changeront votre biochimie. Et comme une grande partie des situations que vous allez vivre, des relations que vous allez avoir avec les autres et même des événements que vous allez rencontrer sont liés au type d’émotions et de pensées qui sont les vôtres, on peut dire que chacun de vous décide réellement de la vie qu’il va avoir.

Pas besoin de prendre des anxiolytiques, des antidépresseurs, de l’alcool, de la nicotine, de la cocaïne ou toute autre drogue pour modifier votre état biochimique et créer l’émotion liée au produit chimique ingéré : il suffit de décider quel type de pensée vous cultivez, quel type d’émotion vous entretenez.

Activer d’autres circuits neuronaux

Mais cela ne peut se faire en un jour : un simple circuit de neurones interconnectés correspondant à une émotion négative ("Pas envie d’aller au travail") a été activé des milliers de fois par l’influx nerveux.

Plus ces circuits sont utilisés, plus l’influx nerveux s’y déclenche facilement et plus il y circule vite. Ce qui signifie : plus j’entretiens une pensée, plus souvent elle se déclenchera et plus j’aurai du mal à m’en débarrasser. Comme si mon cerveau avait appris à penser de travers et y était devenu performant.

A l’inverse, moins un circuit neuronal est emprunté par l’influx nerveux, plus il aura tendance à se désagréger ; donc, plus on entretient sa mauvaise humeur et ses pensées négatives, plus on les renforce. Moins on les entretient, plus on a de chances de s’en débarrasser...

Il existe des milliards de connexions disponibles, que les neurobiologistes appellent les connexions "dormantes", un immense potentiel d’émotions neuves, de pensées neuves, donc de vie neuve.

Quel est le principe de la psychologie spirituelle "quantique" ?

Agir au niveau des vieux schémas de pensée, des vieux souvenirs, conscients et surtout inconscients, des champs morphiques ou champs de force, nécessite des méthodes spécifiques, telles qu’elles sont transmises par la psychologie spirituelle au quotidien. Mais toutes les possibilités quant à mes émotions, mes pensées et ma vie existent ici et maintenant. Si je ne décide pas, c’est le "vieux" qui décidera. Selon le but que je me fixe et l’intensité de mon intention, je peux changer et améliorer mon état physique et psychologique, ainsi que ma vie. Et cette intention, je peux en décider maintenant.

Ne pas laisser échapper les pensées de qualité !

Lorsque vous commencez à vous libérer de votre fatras intérieur, à être attentif à vous-même et à vos pensées, vous remarquez bien, de temps en temps, que vous êtes capables de pensées intelligentes, non ? Vous voyez bien que votre cerveau n’est pas empli que de pensées mécaniques, qu’il est parfois traversé de pensées intéressantes, de pensées belles, de pensées poétiques, de pensées créatives peut-être !

Pourtant, la plupart de ces pensées de qualité vous échappent parce que, pendant qu’elles vous traversent, vous êtes captés par une pensée mécanique ou une émotion négative ou bien par une douleur au pied, à la tête ou ailleurs. Votre machine vous empêche d’être présent à ce cerveau qui, parfois, fonctionne bien, très bien même. Vous êtes tellement identifiés à vos pensées ordinaires que vous ne voyez pas, au fond de vous, ce courant tout à fait positif qui reconnaît ce qui est beau et bon, qui aime et ne demande qu’à aimer et à être aimé.

Ce courant existe en vous et vous, au lieu d’y être attentif, vous êtes identifiés à vos pieds, à votre tête, à l’allure que vous avez ou bien à d’autres émotions, à d’autres pensées et vous ne voyez pas toute cette beauté qui circule en vous tout le temps. La beauté n’est pas ailleurs, elle est en vous, le problème est de la dévoiler. Comment ? En arrêtant le reste !

La qualité de vos pensées a un effet sur toute l’humanité De plus, la moindre des pensées que vous entretenez entre dans l’inconscient collectif de l’humanité. Vos pensées d’amour ou de haine ne sont pas seulement en vous : elles rayonnent autour de vous, elles créent une atmosphère autour de vous. En même temps, on pourrait dire qu’elles sont comme une onde, elles partent et tournent autour de la terre et s’arrêtent dans les lieux où une pensée semblable existe déjà.

Votre pensée de haine s’arrête à l’endroit où la haine existe déjà.

Votre pensée d’amour tourne autour de la terre et va renforcer l’amour à l’endroit où il existe déjà.

Peut-être qu’une de vos pensées de haine conduira un bourreau à torturer un otage... et peut-être qu’une de vos pensées d’amour empêchera ce même bourreau de frapper un enfant ou de violer une femme...

Ainsi, toutes vos pensées nourrissent non seulement votre esprit et votre environnement, mais aussi tous les lieux où d’autres esprits sont dans la même résonance. C’est pourquoi nous sommes tous responsables de tout ce qui se vit sur terre, le beau comme le laid ; nous sommes responsables des conflits, des guerres et de la haine, parce que chacune de nos pensées de critique ou de jalousie alimente et renforce un lieu où l’on se bat, où l’on torture des enfants, où l’on maltraite les gens.

C’est parce que nous avons des pensées conflictuelles que quelque part, les conflits sont renforcés. Telle est la conclusion pratique et réelle que les psychologues et les philosophes ne tirent pas, malgré leurs divers raisonnements sur l’inconscient collectif.