(par Michel DOGNA)

... Arrêtez de détruire vos enfants avec de la bouffe industrielle malhonnête,
et de plus d’être pris pour des imbéciles au niveau du porte-monnaie.

 

Voici une jolie panoplie de tromperies :

PANIERS DE YOPLAIT : Cherchez partout sur l’emballage, il n’est plus nulle part indiqué «yaourt». Il est vrai que ce qu’il y a dedans n’a plus rien à voir avec du yaourt, et ne mérite que l’appellation de : « spécialité laitière à l’arôme artificiel de fruit », écrite en caractère minuscule.

LA DANETTE : Les consommateurs s’accordent à dire que c’est l’un des produits qui s’est le plus dégradé.

LES MARS : la nouvelle recette de Mars appelée Cœur fondant, introduite en 2007 soi-disant « afin de s’adapter aux nouvelles demandes des consommateurs » a perdu 16 % de son poids, mais est restée au même prix. Les frabricants des MARS se disent donc eux-aussi que " puisque vous ne pourrez payer plus, alors nous vous en donnerons moins ".

LES PIZZAS de supermarché qui étaient autrefois faites avec du fromage et qui sont maintenant recouvertes de "préparation fromagère" (faux fromage). On imagine la "mama" avec toutes les éprouvettes dans la cuisine.

LES BISCUITS PRINCE :  Les personnes qui n’en n’ont plus mangé depuis les années 1980 seront toutes étonnées de la texture new age. En effet, la texture nouvelle génération goûters PRINCE vous donnent des biscuits qui s’émiettent, ne nourrissent pas, ressemblent à du polystyrène expansé et sont beaucoup plus sucrés qu'auparavant.

De fait, les Princes d'aujourd'hui sont beaucoup plus légers qu’avant, et les ingrédients ne sont plus les mêmes. En effet, avant l’été 2008, le célèbre paquet de Prince LU pesait 330 g. À la rentrée, suivante, il ne pesait plus que 300 g, mais coûtait toujours le même prix. La même philosophie que celle de Yoplait dont je vous parlais à l'instant.

Le chocolat qui, jadis, touchait les bords, ne forme plus qu’un petit rond à l’intérieur à peine plus grand qu’une pièce de 2 euros.
Sur le paquet, il n’est d’ailleurs plus écrit "Prince au chocolat"… mais au "goût chocolat".

LES CREMES DESSERT DANONE : Le lobby a imaginé une stratégie assez rusée pour ses pots vendus par quatre -  les pots de crème vanille ou chocolat pèsent 125 g. Vendus par douze ou par seize, ils ne pèsent plus que 115 g. Danone. explique : « Réduire les portions, c’est réduire l’impact en termes de calories ». Autrement dit : "On vous arnaque… mais c’est pour votre bien ! Nous vous protégeons de trop manger de nos produits qui sont mauvais pour votre santé, mais achetez nos emballages que vous jetterez pour alimenter la filière de recyclage qui fait marcher le business".

LE POT DE JOCKEY de 1 kg ne pèse plus que 850 g, les 4 petits pots de 100 g ne pèsent plus que 90 g.

LES NOUVELLES CREMES MONT-BLANC soi-disant avec "encore plus de saveur" sont devenues immangeables. Ne reste que du sucre, du colorant et de la farine pour épaissir.

LE POISSON PANE : où est le poisson ?

Du temps de ma jeunesse, ma mère me faisait parfois du poisson pané (avec les yeux dans les coins). Je me rappelle très nettement que, lorsque je « l’ouvrais », je voyais des sortes de lamelles comme dans du vrai poisson. Ce n’est plus le cas aujourd’hui où seules des raclures de poisson sont agglomérées pour fabriquer ce genre d’aliment. Les "croquettes" de poisson de mon enfance, qui étaient rectangulaires, ont en outre été remplacées par le format "bâtonnet" permettant de mettre proportionnellement beaucoup plus de panure… et moins de poisson.

LES BARRES DE CEREALES style Grany : Elles ont considérablement "maigri". Elles flottent dans leur emballage qui, lui, est resté identique.

FROMAGE DE CHEVRE : Ce n’est pas parce qu’un fromage a une forme de cylindre, ou pyramide… qu’il est fait avec du lait de chèvre ! Beaucoup de fromages de chèvre sont en fait fabriqués à partir de lait de vache aromatisé au chèvre.

L’EAU MINERALE : Pour la plupart des marques, est passée de 1,5 l à 1,25 l, l’eau Saint-Amand est passée à 1 l, la Badoit à 0,75 l.

LE SUCRE EN POUDRE : qui s’était toujours vendu au kilo, est aujourd’hui conditionné dans des sachets en plastique aux couleurs chatoyantes. C’est bien plus pratique pour verser le sucre, il y a un bouchon… mais il n’y a plus que 750 g de sucre dedans !

LE CAFE : Il n’y a plus que 16 dosettes au lieu de 18 dans les paquets "L'Or Intense de Carte Noire"… mais l’apparence du paquet et le prix sont restés les mêmes.

NESTLE et les consommateurs dyslexiques :

Vous connaissez la dyslexie, un problème qui se répand dans la population où les gens confondent et échangent des lettres. Il faut croire qu’un as du marketing de Nestlé a eu l’idée d’exploiter cette faille.

LA TABLETTE NESTLE NOIR DESSERT, qui existait depuis 1971, est passée brutalement en 2013 de 250 g à 205 g, un véritable «trompe-l’œil ». Cette inversion exploite la dyslexie de nombreuses personnes. L’avantage pour Nestlé est double : économiser sur le chocolat, et surtout vous obliger à en acheter deux puisque les recettes traditionnelles sont faites pour 250 g de chocolat ! Génial, tout simplement.

LE CHOCOLAT COTE D’OR : n’est pas en reste ! Les plaquettes de chocolat Noir Orange 70% de cacao ont subi une discrète modification en 2014 : l’image (avec l’orange) était toujours la même. Mais le « 70% » avait disparu. Il faut pratiquement une loupe pour s’apercevoir, dans la liste des ingrédients, qu’il n’y a plus que 56 % de cacao.

LES EMBALLAGES : Ils coûtent cher à l’environnement : sous prétexte de « garder la fraîcheur » de vos biscuits, la plupart sont désormais rangés par deux sous-films plastiques. Sachant que ces sachets sont eux-mêmes dans une barquette en plastique, elle-même dans une boîte en carton, elle-même emballée dans un film plastique… vous remplissez votre poubelle pour huit malheureux biscuits, tandis qu’on vous serine sur Arte qu’il faut « lutter contre le gaspillage » pour protéger la planète ! Mais le business est le business !

LES POTS DE RILLETTES BORDEAUX CHESNEL sont, avec leur fond plusieurs étages, leur double fond, leur couvercle multidimensionnel et leur épaisse couche de gras blanc (saindoux), des chefs d’œuvre d’illusionnisme. Vous achetez un pot qui, extérieurement, semble toujours avoir la même taille. Mais la quantité de rillettes a fondu.

Un lecteur repenti « balance » : « J’ai assumé des responsabilités au niveau direction générale d’une grande marque de produits pour la maison et ces pratiques sont courantes. Exemples :

UN PRODUIT POUR LAVER LA VAISSELLE A LA MAIN se compose essentiellement d’eau, d’un agent nettoyant à base de détergent ou de «teepol» (le produit actif, qui est le plus cher dans la formule), d’un colorant et d’un parfum associé (le colorant jaune sera associé au citron par exemple, le vert à une senteur pin…).

Pour lancer un nouveau produit, le fabricant va doser largement l’agent qui lave et dégraisse vraiment. Les consommateurs vont trouver génial le produit qui dégraisse bien. Une fois fidélisé, le fabricant économise sur la formule en diminuant progressivement le détergent.

Les plus vicieux vont jusqu’à introduire à la place un agent moussant qui ne coûte quasiment rien, mais donne à la ménagère l’impression que son produit « marche toujours » !

LES FLACONS MENAGERS étaient ronds autrefois, et contenaient un litre. On les a aplatit et réduit à 75 cl. Il y a plus de place sur l’étiquette visible (le facing) pour vanter la qualité du nouveau produit ! Plus efficace encore, le flacon de forme «goutte d’eau» qui donne l’impression visuelle qu’il y a plus de produit dedans, à cause de l’effet loupe.

LES PAQUETS DE MOUCHOIRS CARRES : Signalons enfin, qu’on nous a vendus en nous expliquant que le nouveau format « entrait mieux dans la poche ». Moins encombrant, certes, mais avec 9 mouchoirs au lieu de 12 auparavant, et une taille plus petite qui oblige à les jeter plus vite.

 

CONCLUSION : Soyez vigilents avec l’étiquetage,

pour cela, munissez-vous d'une loupe !