CHEMINS DE VIE

psychologie, développement personnel, spiritualité, santé, médecines douces

16 mai 2008

COMMMENT EVEILLER LE SOLEIL... (fin)

Les grands récits

Le désir de maintenir « vivante » l’image stimulante des super-êtres s’est exprimé tout au long de l’histoire par la création de récits fantastiques et paradigmatiques.

Chaque culture a conçu une magnifique épopée, et des générations successives se sont appropriées ces grands récits ou en ont créé de nouveaux

Dans les contrées hindoues par exemple, des castes de lettrés de l’antiquité ont élaboré l’étourdissant récit du Mahabharatha, où l’on voit s’affronter des dieux, des demi-dieux, des démons aux pouvoirs extraordinaires et des hommes fabuleux ayant des pouvoirs encore plus grands que ceux des dieux.

Dans les cultures mésopotamiennes, l’épopée de Gilgamesh nous relate l’histoire d’un roi humain, qui s’était mis en quête du secret de l’immortalité, et qui a quasiment sacrifié sa royauté pour essayer de l’arracher aux dieux.

Chez les sud-américains, le Popol-Vuh élaboré par les Mayas relate les origines cosmiques du monde et de l’humanité.

Dans une certaine ethnie africaine vivant dans la région de l’équateur, l’épopée du Mvett raconte l’histoire des luttes interminables entre des immortels aux pouvoirs surhumains, et des hommes aux pouvoirs terrifiants qui rêvent de s’emparer du secret de l’immortalité. Peut-être bien plus encore que les autres récits fantastiques, le Mvett questionne la force et l’immortalité qui sommeillent en l’homme, et lance à l’homme le défi de faire du ciel sa demeure. Et aujourd’hui, sans doute avec un souffle plus modeste et une clairvoyance moins aiguisée, les scénaristes états-uniens sont en train de créer un nouveau récit paradigmatique, à travers les histoires... « Marvel », c’est-à-dire à travers les figures fictives mais devenues emblématiques de super-héros, comme Superman...

Du désir d’Eveil à la pratique pour l’Eveil

Nous avons tous le désir, plus ou moins explicite, d’atteindre l’Éveil. La plupart du temps, au lieu de se transformer en une quête, et en une démarche pratique pour essayer de développer notre énergie intérieure, cette aspiration se limite à un intérêt plus ou moins marqué pour les récits impliquant des super-êtres, qu’ils soient supposés réels, ou qu’ils soient des personnages de fiction.

C’est ainsi que beaucoup d’entre nous éprouvent un vrai plaisir à être spectateurs des aventures de super-héros, de mutants ou de sorciers, à travers des romans, des séries ou des films.

Et c’est également ainsi que beaucoup d’autres parmi nous trouvent un vif intérêt dans les grands récits paradigmatiques, ou dans les témoignages extraordinaires, supposés relater des rencontres authentiques avec des êtres fantastiques.

L’intérêt pour les récits impliquant des super-êtres ne doit pas disparaître, mais il ne faudrait pas se limiter à applaudir Superman ou à s’agenouiller devant Jésus. Il faudrait être capable d’envisager la possibilité de travailler nous-mêmes, au développement de notre énergie intérieure.

Faire un travail intérieur afin de développer notre propre potentiel énergétique, nécessite la mise en œuvre d’un art énergétique sobre et simple dont la pratique devrait nous permettre de développer méthodiquement et sereinement notre énergie intérieure, et de pouvoir en apprécier les avantages, individuellement et collectivement.

(« Comment éveiller le soleil intérieur ? » de Kessani et Chris Iwen aux éditions Altess.

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10 mai 2008

COMMENT EVEILLER LE SOLEIL INTERIEUR (1)

La possibilité d’éveiller le soleil intérieur signifie, d’une manière générale, la possibilité pratique d’accéder à un niveau d’énergie plus élevé. Mieux que de développer globalement notre potentiel énergétique, il s’agit de réaliser l’activation du véritable centre intérieur, appelé ici soleil intérieur, et qui est identifié comme notre cœur divin au sein de différentes traditions ésotériques et mystiques.

Le bonheur intérieur

Le terme Éveil désigne ici l’activation du potentiel énergétique intérieur, et il existe naturellement plusieurs degrés d’Éveil. L’activation du potentiel intérieur implique le déploiement de deux aspects majeurs : un aspect qualitatif et un aspect énergétique. L’aspect qualitatif se caractérise par le déploiement d’un sentiment profond, radical et permanent de bonheur intérieur. L’intuition de l’existence et de la possibilité de réaliser un tel bonheur se retrouve au cœur d’un grand nombre de traditions et de conceptions spiritualistes, un peu partout à travers le monde. Cette intuition est en train de s’installer progressivement en Occident, comme un véritable paradigme culturel.

La force énergétique

L’aspect énergétique qui découle de l’activation du potentiel intérieur se caractérise par le déploiement de ce qu’on peut appeler une force énergétique, c’est-à-dire la capacité de manier des énergies et des forces au point de pouvoir s’affranchir des limites et des lois ordinaires, et de pouvoir générer des phénomènes qui n’appartiennent pas au champ des possibilités ordinaires.

La force énergétique serait proportionnelle, pour ainsi dire, au degré d’Éveil. La notion de force énergétique peut sembler plus difficile à admettre que celle de bonheur intérieur permanent, mais c’est paradoxalement autour de cette notion, que les aspirations et les intuitions de l’humanité se cristallisent le plus souvent, et élaborent un réseau dense de récits et de légendes. En d’autres termes, la possibilité de déployer une force énergétique significative, est quelque chose qui interroge, interpelle, fascine et stimule l’esprit et le cœur humain depuis des milliers d’années, et cela ne peut sérieusement être dissocié de l’acquisition de la sagesse...

La représentation culturelle des êtres éveillés

L’humanité a toujours essayé de se donner des représentations d’êtres ayant acquis une force énergétique importante. Ces représentations jouent un rôle de dynamisation psycho-culturelle, car elles permettent de stimuler le désir et la volonté de s’élever, individuellement et collectivement, au-delà de la simple condition de créature limitée et mortelle.

Certes, ces représentations ont d’autres rôles, ainsi que de multiples impacts, pas toujours positifs ou rassurants, sur la psyché humaine. Mais il est important de mettre en avant la raison première de leur création et de leur perpétuation.

Chaque culture s’est forgée ses propres représentations, ses propres super-êtres. Il y a eu ainsi divers dieux : les dieux grecs, les dieux égyptiens, etc. Mais les dieux devenaient peu à peu des figures trop éloignées de l’humanité. Dans la catégorie des super-êtres sont venus s’ajouter des figures un peu mieux adaptées : les demi-dieux, les immortels, les mages, les thaumaturges, les maîtres...

Beaucoup de super-êtres figurant dans les récits anciens sont des constructions culturelles et ne renvoient à aucun personnage historique réel. Mais d’autres super-êtres sont plus que de simples constructions culturelles. Si par exemple Merlin, le puissant magicien des légendes arthuriennes, est très probablement en grande partie fictif, Apollonios de Tyane, qui fut un thaumaturge puissant, est loin d’être une légende.

Cependant, un super-être n’a pas besoin d’être un personnage ayant réellement existé pour pouvoir opérer dans l’esprit et le cœur, comme un stimulant de la volonté et du désir de s’élever, et d’accéder à un niveau d’être et d’énergie plus étendu. Il lui suffit de condenser harmonieusement en lui une image à la fois humaine et surhumaine, et son « contact » sera alors à même d’évoquer en chacun de nous l’aspiration à une condition plus élevée.

(...)

 

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03 mai 2008

L'HUMOUR, l'ALLIE DE LA SAGESSE

J’étais un homme qui se cachait. J’ai créé l’humour pour me connaître et m’aimer...

L’humour privilégie le pittoresque, le grotesque, l’inattendu. Il contient à la fois les sentiments du sublime et du ridicule. Il cherche non seulement à caricaturer un personnage ou une situation, mais surtout à accepter l’impuissance humaine face à un univers sinon hostile, du moins souvent incompréhensible.

Pour nous, adultes, passer du sérieux à « c’est « rieux » demande un lâché prise face à nos projets et à nos résistances du moment. Lâcher l’analyse rationnelle de la situation, rejoindre l’aspect ludique de la vie, voilà « l’apprenti-sage » de la paix intérieure libre du conflit.

Transformer une situation en ne se prenant pas au sérieux, c’est donc savoir observer et prendre du recul. Se faisant, la situation se dédramatise, le jugement se transforme en discernement et la culpabilité est remplacée par un sourire.

Là, on accepte les choses comme elles sont et surtout, on s’accepte comme on est, alors la tolérance et le pardon s’installent. Cela suppose donc non seulement un déplacement libérateur d’énergie, mais surtout le passage de l’humour à l’amour de soi.

Dans les relations humaines, l’humour est donc un moyen de connaissance et de communication. On peut, grâce à lui, faire passer des messages « autrement », dépasser sa fragilité, pallier à la timidité, à la pudeur, etc. Quand on rit, on n’a plus peur, alors se désamorcent le jugement et les émotions négatives, pour sourire avec tendresse de nos imperfections et de celles des autres.

L’humour, parce qu’il est porteur de transformation et de réconciliation, apparaît alors comme un exercice de conscience qui nous ouvre l’accès à un niveau plus élevé : celui de la libération.

Il devient une véritable dynamique consciente exercée par l’homme en adéquation avec son milieu, permet d’en vivre le sens et d’atteindre le spirituel, une vue supérieure de l’esprit, en même temps que l’humilité.

Des rencontres avec des Hommes de sagesse, m’ont offert l’occasion de reconnaître ces instants d’éternité où l’amour se transforme en rire, force libre où l’intelligence a démasqué la peur de l’inconnu que le mystère de la vie engendre.

Dès lors, l’humour devient l’allié du Sage qui n’a plus à expliquer, ni à convaincre mais reflète plutôt un comportement qui donne du sens à son rire, témoignant par là d’une transformation intérieure qui réintroduit la relativité des choses au sein d’une éthique « spirituelle ». Et si nous étions sur cette terre pour aller vers la sagesse, nous réjouir, rire de nos paradoxes et accepter la leçon des choses de la vie sans nous prendre au sérieux ?

« Savez-vous marcher sur l’eau ? Vous n’avez rien fait de mieux qu’un fétu de paille. « Savez-vous voler dans les airs ? Vous n’avez rien fait de mieux qu’une mouche »

Jouons avec notre rire alors nous serons tous « frère » Quand le rire gagne un groupe, les différences savent s’estomper. L’humour unifie et efface les différences.

Accompagner la vie, vivre la fraternité et l’amour partagé, c’est aussi s’assurer que le rire ne s‘arrêtera jamais.

Alors, avons-nous le sens de l’humour, pouvons-nous rire de nous-mêmes ou est-ce que nous préférons rire des autres ? C’est une question « pour rire » que nous pouvons nous poser...

« Celui qui sait rire de lui-même n’a plus d’ennemis... »

(David Ciussi)

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02 mai 2008

L'ART DE DONNER DU SENS...

...A VOTRE EXISTENCE

Avez-vous remarqué que parfois à l’intérieur de notre tête, il y a de la pollution... Distraits, brouillons, indécis, râleurs, la vie nous ennuie ou elle nous semble stressante et difficile. Notre monde intérieur ressemble à une cave peu éclairée.

Dans ce dédale et cette obscurité intérieure, les bosses, les colères et les injustices semblent nombreuses, notre pensée perd de sa créativité, de sa précision ; le sens du jeu s’étiole, notre joie de vivre s’éteint. Intérieurement nous manquons de profondeur et de lucidité face au miracle d’exister.

Avez-vous observé dans une conversation dite normale, le temps et les propos alloués à la critique, au déni et à la plainte ! Pouvons-nous sur cette base habituelle de commérage collectif donner du sens à notre vie et à nos relations... ? Certainement pas. Un animal passe toujours dans les mêmes traces...(Instinct de l’espèce). Un fou parle seul dans la rue, il ne sait pas qu’il pense... ( Pas de conscience de la réalité), serions-nous partiellement comme eux ? L’utilisation surdéveloppée de la pensée mentale génératrice de connaissances et d’égocentrismes axés sur les savoirs, .... aurait-elle pris le pas et le pouvoir sur cette conscience bienheureuse à laquelle nous aspirons tous si intimement.

Embellir l’instant plutôt que le changer Chaque minute est précieuse, toute chose est sacrée, ne vous prenez pas pour des êtres immortels. Rien n’est banal ou ordinaire. Chaque instant est éphémère, et il ne se représentera plus jamais... Traversez ce que la vie vous présente, ne cherchez pas à vous inventer une autre vie. N’oubliez pas d’embellir l’instant sans vouloir le changer. Soyez surgissants, curieux, puissants, passionnés et toujours prêts à ressentir la vie plutôt que de la penser... La pensée, elle ne sait pas respirer un parfum ! Posez les valises de la réussite, de l’ambition, et de la reconnaissance compulsive. Courir dans le train avec vos bagages ne vous fait pas arriver plus vite à la gare ! Le train roule, détendez-vous ! N’oubliez pas, vous avez le choix de ressentir votre lien avec les choses du présent et les humains qui croisent votre regard. Partir en voyage sans voir les visages ne donne pas la vie aux passants...

Vous ne pouvez rater votre rendez-vous Si vous passez sans voir la beauté d’une fleur humble et modeste, vous passerez à côté du chemin qui vous ramène à votre origine, la conscience d’Etre. Nous sommes tous passants et uniques. Toute chose créée est issue de cette intelligence créatrice, tout est donné, tout est gratuité et abondance ! Quelqu’un paye t-il la terre pour qu’elle existe ! Elle tourne à sa vitesse et l’instant présent est toujours ici, présent. Avec lui vous ne pouvez pas rater votre rendez-vous ni arriver en retard. Posez votre corps sur le sol au lieu de « marcher avec votre tête ». Ressentez votre marche dans l’équilibre dynamique de votre corps, relaxez-vous car c’est la force d’attraction de la terre qui porte tout et vous n’êtes pas un poids pour elle...

L’existence a besoin de vous tel que vous êtes Vous doutez de la valeur de votre présence et de celle de votre vie ! Soit, alors lisez attentivement ce qui suit mais avant détendez-vous, posez-vous dans votre corps, prenez une « re-pause ». Offrez-vous une bonne respiration : c’est le remède immédiat et gratuit qui renforce votre système immunitaire.( Des études médicales le prouvent : choisir de ressentir le corps biologique réunit votre corps au corps du monde.) : l’existence a besoin de vous tel que vous êtes, sinon vous ne seriez pas là ... Si l’intelligence créatrice universelle avait voulu un sage, un Jésus, un Platon ou un Shankara, elle l’aurait mis à votre place. C’est vous que la vie a choisi, pas le super sage.... C’est à vous que le monde a confié cette vie individuelle, c’est par votre corps que l’univers se matérialise. Vous avez été choisi, rendez vous compte du cadeau, prenez conscience du respect et de l’amour que l’univers a pour vous ! Alors ayez confiance en vous, tel que vous êtes, vous êtes parfait, puisque vous existez, vous êtes vivant.... Laissez tomber la victime qui sommeille en vous, et le sens de votre vie vous apparaîtra plus clairement simple et plus juste que jamais...

(David Ciussi)

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28 avril 2008

PSYCHOGENEALOGIE (fin)

(...)

Abordons maintenant la problématique de l'ENFANT DE REMPLACEMENT qui véhicule la culpabilité du survivant. Perdre un enfant inverse l'ordre générationnel de la vie et amène à accepter l'inacceptable.
De nombreux récits renvoient à cette notion d'enfant de remplacement. L'enfant de remplacement porte la culpabilité de celui qui est mort tant que les parents ne sont pas engagés dans un processus de deuil.


Quant à l'ENFANT REPARATEUR, il porte généralement une charge qui ne lui appartient pas.
On peut citer l'exemple du cas d'une patiente qui souffre de colite chronique et de gastro-entérite à répétition et qui apprend pendant un interrogatoire "serré" auprès de ses parents qu'elle a été conçue lors d'un "deuxième voyage de noces" dans les Caraïbes car ses parents étaient à l'époque en conflit (pour une histoire d'amour extra-conjugale).

Les parents l'ont en quelque sorte idéalisée et la programment pour appliquer le mythe de l'excellence. Elle adopte les comportements que l'on attend d'elle : c'est la course du "zéro" défaut "zéro" répit. En clair elle n'a plus droit à l'erreur pour "réparer ses parents".

Cette manifestation psychosomatique illustre bien la maladie de l'épuisement des ressources physiques et mentales qui survient lorsqu'on s'est trop évertué à atteindre un but irréalisable qu'on s'était fixé ou les valeurs que nos parents nous ont imposées comme pour conjurer le sort.
Et pourtant nous sommes tous d'accord pour affirmer que les enfants ne sont manifestement ps là pour réparer la faute des parents...

MEMOIRE ET OUBLI

A la suite de ces différentes illustrations, quelles conclusions pouvons-nous en retirer ?
Sur le plan purement théorique, si les dictionnaires définissent la "généalogie" comme une science ayant pour objet la recherche des origines et des filiations, la "psychogénéalogie" étudie les rapports possibles entre les événements, les situations que nous vivons et notre histoire de famille.


En ce qui concerne la mise en pratique, l'arbre généalogique classique mentionne les noms, prénoms, dates de naissance, de mariage, de décès de tous les membres de la famille, alors que le "génosociogramme" intègre d'autres paramètres tels que dates de conception, la place dans la fratrie, les avortements, les fausses couches, les maladies, les événements d'ordre sexuel comme les violences, les attouchements, les incestes, les infidélités, l'homosexualité...

Traiter de ce thème, c'est inévitablement aborder la notion de mémoire, pourquoi ?

Parce que la mémoire est partout : on en parle beaucoup aujourd'hui sous forme de mémoire cellulaire ou génétique, de mémoire familiale, de mémoire affective culturelle, historique...

Bref, la mémoire constitue un HERITAGE dont nous disposons pour répéter une information et, de ce fait, nous devenons en quelque sorte un LIEU DE MEMOIRE.

(Je présente toutes mes excuses à l'auteur de ce texte, dont j'ai oublié de noter le nom, ces notes m'étant destinées au départ.)

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26 avril 2008

SE FAIRE CONFIANCE ET RISQUER

(Réflexion de Frédéric Hurteau sur le risque et l'estime de soi.)

Qui ne risque rien, n'a rien et n'est rien! Le plus grand risque dans la vie , c'est de ne rien risquer, et de s'éteindre petit à petit sous le poids de la routine et de la super sécurité en devenant soi-même éteignoir des projets des autres. C'est alors que l'on est admis dans "la procession des morts vivants"!

L'individu qui ne risque rien, ne peut pas apprendre, ne peut pas sentir, ne peut pas changer, ne peut pas grandir, ne peut pas aimer et être aimé, ne peut pas vivre totalement. Enchaîné par ses certitudes, il est un esclave. Il a confisqué sa liberté et sa capacité de choisir. La personne qui risque se sent vivante, libre et en harmonie avec l'environnement qui l'invite sans arrêt à prendre de nouveaux risques. N'est-il rien de plus moche qu'une journée sans projet?
Quoique nous fassions, nous sommes accompagnés et protégés. Ayons confiance et voyons la vie comme une série d'occasions de grandir.
Se faire confiance, c'est se reconnaître comme étant unique, c'est-à-dire ne ressemblant à personne d'autre. Inutile de se comparer car l'autre ne sera jamais et ne pourra jamais être "à notre place". Pour ce qui est du désir de plaire à tout le monde, c'est impensable. Il y aura toujours sur notre route des gens pour qui nous serons des miroirs ombragés, c'est-à-dire des reflets confrontants d'une partie d'eux-mêmes qu'ils ne désirent pas regarder.

Nous sommes des êtres libres, ce qui veut dire que nous avons une grande capacité de faire des choix. Il est faux de prétendre: "je suis incapable de choisir!" il faut plutôt dire "je ne veux pas choisir!" . Enfin, nous sommes responsables car nous avons la possibilité de répondre de nos choix et de les assumer. Personne d'autre que nous n'est responsable de ce qui nous arrive. Si nous nous sentons manipulés, abusés, violentés, c'est qu'en quelque part nous y consentons consciemment ou inconsciemment.

Prendre des risques suppose que nous répondions de nos gestes en acceptant d'écouter la voix de notre intuition, en nous rendant jusqu'au bout de l'inspiration pour ensuite plonger. Le résultat, quel qu'il soit, sera une zone importante d'apprentissage et une occasion de grandir. Les risques calculés donnent des résultats en conséquence. Dans la tradition zen on dit que le début de la sagesse c'est d'accepter de vivre la confusion! Tout contrôler empêche la rivière de couler librement vers son lieu de destination. L'abondance est là à notre porte, pourquoi mettre tant d'efforts à ne pas y croire?

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PSYCHOGENEALOGIE (3)

Lors d'un autre séminaire, une jeune femme dessine son arbre alors que son père vient de mourir d'une opération à cœur ouvert le 11/9/1993 à la suite "d'une erreur médicale". Elle découvre un secret de famille avec l'existence d'un enfant naturel de son frère qui est né le 11 septembre 1968 et qui n'a jamais été non seulement officiellement reconnu mais totalement rejeté et nié par la famille biologique.

Le grand-père est mort 25 ans, jour pour jour, après avoir refusé la naissance de son petit-fils naturel...

En construisant son arbre sur 4 générations elle découvre avec stupéfaction qu'à chaque génération, un enfant naturel ou adultérin est présent dans la branche maternelle. L'alcoolisme chronique familial qui caractérisait cette famille peut être interprété comme le symptôme manifeste de la souffrance de ceux qui ne savent pas d'où ils viennent, "ces enfants de la nuit".


Et l'illustration, qui parle d'elle-même, d'un suicide programmé avec Margaux Hemingway,  qui adulée dans les années 70 s'est tuée 35 ans également JOUR POUR JOUR après le suicide de son célèbre écrivain de grand-père.


Tout aussi signifiant, LE PRINCIPE DE LOYAUTE développé par le psychiatre américain d'origine hongroise Ivan Boszormenyi-Nagy : il a constaté que dans certaines familles, il existe une sorte de registre virtuel où sont consignés les débits et les crédits transgénérationnels, une sorte de registre des comptes familiaux sur plusieurs générations où, à un moment donné, un descendant est chargé inconsciemment de régler la note et de tout remettre à zéro.

"Un garçon ratait systématiquement ses examens et en travaillant sur son génosociogramme, il a découvert qu'un de ses arrières grands-pères avait été renvoyé chez lui à la veille du bac parce qu'il avait mis la bonne enceinte et les descendants payaient la dette depuis un siècle".

On peut donc brillamment échouer et pendant longtemps tant qu'on ne sait pas !

Dans cette présentation, on ne peut faire l'impasse des SECRETS DE FAMILLE. Toutes les familles ont leur légende, toutes les familles ont leurs secrets (on pourrait presque dire que les ignorer reviendrait à créer des arbres généalogiques sans racine), mais ces silences sont parfois tellement bruyants qu'ils nous condamnent à briser ces lois et, lorsque les mystères se révèlent TOUT NOTRE MONDE DE L'ENFANCE S'ECROULE.

 

On pourrait classer les secrets de famille en trois rubriques principales : les liens familiaux, la gamme des crimes et des condamnations pénitentiaires ou judiciaires et les incestes.
Mais on peut compléter cette liste avec les maladies (dites) honteuses, les faillites et les escroqueries non reconnues, les pathologies liées à la "folie", les suicides. Il faut savoir que c'est comme une bombe à retardement qui explosera un jour ou l'autre.


Et quel est le moyen le plus simple de connaître un secret ? C'est bien évidemment de poser la question, car un secret ne l'est jamais pour tout le monde, mais par contre, nul ne sait qui sait quoi exactement.

Un homme vient consulter car il a des accès de violence inexplicables et incontrôlables. Il se décrit par ailleurs comme un être équilibré socialement parfaitement intégré (un peu dit-il lui même "docteur Jekill and mister Hyde").
Il découvre par des lettres écrites par son père que ce dernier a torturé en Algérie : il est revenu en 1957 et n'a jamais parlé de son vécu mais depuis son retour, il a pratiquement perdu l'usage de la parole et notre patient décrit son père comme un être tourmenté, amer, et pris d'accès de violence totalement irrationnelles et incompréhensibles.

Il paraît évident qu'on ne peut pas tourner une page si celle-ci n'est pas connue, et la guerre d'Algérie constitue un énorme point d'interrogation dans l'inconscient collectif des Français.
Et comme il n'y a jamais eu de tortionnaires condamnés durant la guerre d'Algérie, le fils est inconsciemment investi de la mission de régler la dette.

(...)

 

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25 avril 2008

PSYCHOGENEALOGIE (2)

DECODER LES DONNEES :

Il s'agit de savoir se placer soi-même dans son arbre généalogique. Précisons tout d'abord que , même si les recherches ne sont ni simples ni aisées, la plupart de nos BLOCAGES généalogiques trouvent des solutions.

Et n'oublions pas que la nature des messages est d'origine INCONSCIENTE. C'est- à- dire que les individus porteurs de ces messages se débattent dans la vie comme s'ils se battaient contre des événements réels alors qu'ils sont empêtrés dans les fils d'une histoire familiale qui les transcende et les dépasse car l'origine de ces conflits leur échappe.

A ce stade, il s'agit de se mobiliser pour prendre conscience afin de se libérer en quelque sorte de ce "maléfice".

En pratique, que peut-on découvrir en filigrane dans son arbre généalogique ?

Sans perdre de vue que tout arbre généalogique est unique, nous pouvons malgré tout repérer des thèmes qui se retrouvent et se traitent,de façon récurrente.


- LES SUICIDES eux, sont le produit d'une vaste opération de camouflage car, ne l'oublions pas, ils ont été condamnés par l'Eglise et privés de sépulture religieuse jusqu'en 1983.
Le Droit Canonique précisait même que les suicidés représentaient des "pêcheurs manifestes auxquels on ne peut accorder les funérailles ecclésiastiques sans scandale public des fidèles" !

C'est l'histoire de Magali qui vient consulter pour une banale migraine chronique réfractaire à tous les traitements classiques et alternatifs. D'après son témoignage, elle a tout essayé sans résultat.

Une question "naïve" de la part du thérapeute concerne le début de ses migraines. Or la date correspond très exactement à la mort de son frère qui s'est suicidé par balle à 22 ans.
Magali éclate littéralement en sanglots et raconte la naissance de ce frère non désiré. Détail significatif, c'est Magali qui, à la demande de sa mère, a choisi le prénom de son frère Pierre.

Par cet acte symbolique, sa mère l'a investie de son propre rôle qu'elle refusait d'assumer, d'où l'émergence d'un problème lié à la confusion des rôles avec une inversion. Magali est enfermée inconsciemment et pour longtemps dans un projet qui n'est pas le sien.
Depuis 11 ans, Magali porte la culpabilité de la mort de son frère qui se manifeste sous forme de migraines dont elle ne peut se débarrasser.

En fait elle vient en consultation non pour son mal à la tête mais parce qu'elle a un fils de presque l'âge de son frère lorsqu'il s'est suicidé. Or depuis quelques mois, Magali vit dans la hantise du suicide possible de son fils dépressif et certainement influencé par l'attitude projective de la mère qui craignait sans cesse pour lui.

- LA LOI DES COÏNCIDENCES (dates de naissance, mariages, décès, cycles de vie, alliances), elle rejoint le concept de la loi des synchronicités développée par Anne Ancelin-Schutzenberger selon laquelle on ne peut pas tricher avec les dates : notre cerveau s'auto-programme et nous restitue régulièrement la lecture de certains faits et à notre insu.
On pourrait dire que la loi des nombres dépasse ici les lois de la logique rationnelle mais joue à plein dans les transmissions invisibles.


En reprenant l'exemple précédent, Pierre le frère de Magali, s'est suicidé à l'âge de 22 ans, le jour de la fête des mères. C'est manifestement un message posthume.


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24 avril 2008

PSYCHOGENEALOGIE (1)

(Une "technique" de développement personnel)

COMMENT L'HISTOIRE DE CHACUN S'ARTICULE AVEC L'HISTOIRE DE SA FAMILLE

"Qu'on le veuille ou non, nous sommes tous inscrits dans une histoire familiale, avec ses us et secrets. Chaînons d'une continuité qui remonte loin dans le passé, nous pouvons retrouver notre vraie place grâce à la psychogénéalogie.

"Lorsque nous cherchons à découvrir notre véritable moi en pratiquant l'observation profonde, nous nous apercevons que ce que nous avons appelé un "moi" est entièrement constitué de "non-moi". Notre corps et notre esprit ont leurs racines dans la société, dans la nature et dans ceux que nous aimons.
En pratiquant l'observation profonde, nous découvrons que nos ancêtres et nos traditions sont toujours en nous.
Quand nous acceptons d'être relié, une transformation se produit eet notre souffrance commence à se dissoudre. Nous nous apeercevons que nous sommes un élément de continuité par rapport à nos ancêtres et aussi une vois de passage pour les générations suivantes." THICH NHAT HANH "la plénitude de l'instant"
 

"Nous nous sommes tous un jour ou l'autre posé la question concernant nos origines et certainement de notre place dans la famille, et également dans le groupe social auquel nous appartenons.
A l'aide d'un tracé simple sur plusieurs générations, nous pouvons nous rendre compte que nous ne faisons que reproduire les schémas des générations de ceux qui nous ont précédés.
En construisant notre arbre généalogique, complété par notre génosociogramme( terme utilisé par les sociologues; arbre généalogique fait de mémoire, complété par des événements de vie importants et des liens affectifs -sociométriques-) nous avons à notre disposition un outil de diagnostic qui permet de nous positionner, de savoir qui nous sommes exactement.
Ce voyage à travers les générations est une "aventure" qui relève davantage d'une étude de terrain que de constructions purement intellectuelles et donc forcément abstraites.

PAR OU COMMENCER OU COMMENT SE PLACER SOI-MEME SUR L'ARBRE GENEALOGIQUE ?

On dessine son arbre généalogique non pas comme le fruit d'une recherche généalogique approfondie mais on travaille sur notre propre arbre tel que l'on le connaît de mémoire; précisons qu'il s'agit là d'une mémoire flottante. C'est-à-dire qu'on fait appel à une mémoire plus ou moins verrouillée, mais ne perdons pas de vue que l'inconscient a une excellente mémoire !

Il s'agit donc de dresser sa carte biographique. C'est notre épine dorsale sous forme de :

Dans une première phase : description graphique des divers liens biologiques et légaux qui unissent les différents membres de notre famille entre eux.
Nous découvrons là le code de base de notre histoire familiale par le génosociogramme qui est en fait notre CARTE FAMILIALE que l'on décrypte sous forme de grille de lecture


La seconde phase consiste à recueillir les informations de façon imagée, on pourrait dire que "l'on descend de son arbre pour explorer la forêt".
Considérons la quête des aïeux comme un véritable jeu de piste qui nous fait voyager dans l'espace et le temps, un vrai poème à la Prévert que notre arbre généalogique !
Pratiquement, il s'agit tout d'abord d'interroger tous les membres de notre famille, car leur mémoire, même défaillante, nous fournit LES PREMIERES PISTES complétées par les vieux papiers et les livrets de famille, la viste des cimetières (qui n'a rient de morbide ici) les vieilles photos jaunies par le temps...
Et par la suite, nous sommes en mesure d'aborder l'histoire contextuelle, l'environnement social, économique, culturel dans lequel s'inscrit notre famille.


La troisième phase consiste à délimiter les relations sociamétriques familiales, une manière "d'habiller l'arbre et de repérer les branches mortes"
C'est dans cette phase que nous établissons les relations affectives entre les membres de la famille : aussi bien les affinités, les attirances, que les répulsions, les haines...qui constituent une source intarissable de renseignements généraux.
L'évocation de conflits accrochés sur l'une des branches de l'arbre peut expliquer tout ou partie de la problématique actuelle en verbalisant des mémoires somatiques ou psychosomatiques inexpliquées jusqu'à présent.

(...)

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TROUVER SON EQUILIBRE EMOTIONNEL (fin)

La méditation de pleine conscience (ou Mindfulness) a été récemment proposée par un groupe de psychologues, et particulièrement Jon Kabat Zinn, comme une nouvelle application des techniques de méditation Zen et Bouddhique tout en laissant de côté la part spirituelle et religieuse pour la rendre accessible à un grand nombre de personnes. 

Le principe consiste à apprendre à sortir de la tendance, à être sur pilote automatique pour devenir conscient de chaque instant et non plus à être concentré sur soi même.

La pratique régulière offre une manière de rester dans le présent, tout en proposant un autre point de vue sur les choses, et de se tenir à l’écart des ruminations négatives.

Le but est d’augmenter la conscience de ce que nous sommes en train de faire, ici et maintenant, au moment présent.

Les exercices sont simples sur le principe mais nécessite un entraînement quotidien. Les principaux sont la concentration sur la respiration, le balayage corporel et le recentrage sur des activités quotidiennes (marche, repas…).

Ces techniques de relaxation et de méditation peuvent être couplées à un nouvel outil issu des nouvelles technologies que l’on appelle le biofeedback par la variabilité cardiaque.

La variabilité cardiaque est aujourd’hui reconnue comme un très bon indicateur de la capacité à réguler les émotions car elle traduit la façon dont notre cœur s’adapte en permanence au stress en modifiant le rythme cardiaque.

On peut mesurer la variabilité cardiaque aujourd’hui grâce à des petits capteurs intégrés à des bracelets que l’on met aux poignets et connectés à un simple ordinateur. Grâce à un logiciel, la variabilité cardiaque est représentée et suivie à l’écran sous la forme d’une courbe ou d’un graphe. Certains programmes très innovants offrent désormais la possibilité de suivre et d’améliorer la variabilité cardiaque au travers d’animations en 3D semblables à celles des jeux vidéo.
Ce ne sont pas des jeux mais des exercices dont l’approche renforce l’effet de biofeedback et permet à la personne, par des exercices de contrôle respiratoire mais aussi de méditation et de visualisation, d’agir par elle-même sur sa variabilité cardiaque pour s’approcher d’un état de cohérence cardiaque idéal.

Les études récentes montrent que l’entraînement régulier à la cohérence cardiaque par le biofeedback réduit le risque de récidive chez des patients cardiaques et apparaît comme un outil complémentaire prometteur dans la gestion du stress et de l’anxiété. Il permet d’obtenir une meilleure capacité à réguler les émotions face au stress tant au niveau cardiaque qu’au niveau du système nerveux central.

En effet, les connaissances scientifiques démontrent aujourd’hui l’existence d’une interconnexion entre le cœur et le cerveau. Elle permet d’expliquer comment chacun peut agir sur les émotions par la relaxation et la méditation mais aussi maîtrisant mieux la variabilité cardiaque.

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