15 décembre 2009
Le cercle des Fées du monde. (1)
(Par Meena Compagnon Goll)
Depuis le début de l’Humanité, les Femmes portent la Vie dans leur ventre. Et depuis des décennies, des femmes pleurent sur cette vie qui les a habitées et animées pendant neuf mois.
Trop souvent, la Vie qu’elles ont offerte au monde est détruite
brutalement, par les guerres, par la violence physique et psychique,
par la drogue et les maladies, par la corruption, la misère sociale,
par le suicide, la déchéance morale et physique et la perte du Sens de
la Vie...
Au nom de Dieu, au nom de la Patrie, au nom de la Vérité, au nom
d’Idéologies politiques, au nom de la Paix, au nom du Progrès, au nom
de l’Amour... les êtres humains se déchirent et s’entretuent partout
dans le Monde depuis la nuit des temps.
En 2500 ans et sans doute plus, jamais la paix totale n’a existé
sur notre magnifique planète. La Peur règne en maître depuis des
décennies engendrant les comportements les plus barbares qu’aucun
animal ne pourrait concevoir.
L’observation montre que la plupart du temps, cette peur archaïque est
alimentée par les pensées, par les projections et par les systèmes de
croyance qui induisent la séparation...
Le mental, énergie masculine axée sur l’extérieur fait appel au
cerveau gauche, programmé depuis des siècles, à réagir à la peur mais
non pas à la transformer. Le cerveau gauche ne crée pas, il analyse et
imagine, à travers une connaissance antérieure limitée, puisque basée
sur le savoir issu de l’expérience, elle-même issue de la mémoire de
l’expérience... Il est condamné à répéter sans cesse à travers une
programmation ancestrale.
Les mêmes causes produisant les mêmes
effets, il est passé de l’invention de la massue à celle de la bombe
atomique ! Il nomme cela : le progrès.
Le cerveau droit, quant à lui, atrophié par des siècles de patriarcat
et de dominance yang, est le siège de la création, de l’intuition du
« Euréka » émergeant d’une prise de conscience fulgurante, d’une
inspiration surgie de l’inconnu.
C’est le cœur de l’énergie féminine, le monde intérieur, des sensations
et de l’intuition.
Il est relié à une magnifique énergie d’Expansion : l’AMOUR
AMOUR ET VIE sont Energies d’expansion et s’expriment par : Ouverture du Coeur, Compassion, Joie, Créativité, Pardon.
PEUR ET MORT sont Energies de contraction et se manifestent par :
Fermeture du Coeur, Haine, Tristesse, Répétition, Ressentiment.Depuis
des siècles, l’Humanité alignée sur le modèle masculin, a utilisé
l’action et la « con-traction » pour répondre à la peur qu’elle crée en
son sein.. Mais cette action déconnectée du Cœur a amené la planète et
ses habitants au bord du gouffre. AIMER c’est se LIBERER DE LA PEUR
DE L’AMOUR AU SACRE
Sortant de siècles, de soumission ou de révolte, (les deux faces
d’une même pièce), les femmes oeuvrent depuis des années à se
reconstruire au-delà du clivage masculin-féminin, au-delà de la
dualité. A travers des heures d’introspection et de travail sur
elles-mêmes, elles ont fait leurs l’adage écrit sur le Temple de
Delphes : « connais toi toi-même et tu connaîtras l’univers ».
Pionnières du développement personnel, elles se sont retrouvées pour
épancher leurs larmes et leurs colères, transformant leurs blessures en
Amour. Leurs yeux s’ouvrent sur la réalité de ce monde qui émerge de
siècles de dualité. Elles découvrent que les facettes, « masculin -
féminin » de l’Univers sont en elles. Que chacune sont complémentaires
et qu’en refuser une, revient à la projeter à l’extérieur et la
diaboliser. Elles
sont la clé du nouveau Monde, car servir la Vie c’est servir l’Amour.
Et servir l’Amour c’est servir la Vie.
Il ne s’agit pas d’un amour mièvre ou romantique qui place l’autre
comme source d’amour. Il s’agit de cet Amour qui prend racine au plus
profond de soi et que l’on nomme l’Amour Inconditionnel. Un Amour qui
englobe tout ce qui EST, ce que la physique quantique nomme le Monde
Vibratoire.
Nous sommes toutes et tous des cellules de cette Humanité. Lorsqu’une
seule cellule souffre c’est tout le corps qui souffre. Lorsqu’on tue
une seule cellule c’est le corps entier que l’on tue. Ces femmes savent
en leur âme et conscience que tout ce qu’elles font à autrui c’est à
elles-mêmes qu’elles le font. Lutter, résister, critiquer, revient à
occulter un aspect d’elles-mêmes qu’elles refusent d’accepter et
qu’elles retrouveront sur leur chemin tant qu’elles ne l’auront pas
reconnu. Elles sont le Monde et le Monde est un miroir d’elles-mêmes.
L’humanité ne fait qu’un.
Ces femmes ont semé, au cours de laborieuses années de travail
personnel souvent exigeant et sans concession, des graines de
conscience et d’amour dont les fruits sont à l’image de leur maturité
intérieure.
En
contactant leur puissance et leur force qui résonnent dans leur utérus
comme le tambour de l’Univers, elles s’autorisent à ouvrir leur cœur et
à célébrer le mariage alchimique de leurs énergies yin et yang,
les libérant pour toujours de leur dépendance à l’autre. Nourries de
leur complétude, entières et reliées verticalement à la terre, le cœur
et le ciel, elles intègrent cette prise de conscience : il n’y a pas de
réelle puissance sans ouverture du cœur, et il ne peut y avoir de
réelle ouverture du cœur sans contacter sa propre puissance.
A travers l’énergie de la nature, de la respiration, de
la contemplation, elles nourrissent un lien sacré avec la Vie. Elles
rayonnent de la joie d’exister et rendent grâce à leur Mère-Terre, leur
Mère Divine, leur Mère Cosmique qui les a nourri en son sein. Elles
mettent leur masculin au service de leur féminin, l’action au service
de l’intuition, la puissance au service du cœur, pour sortir de
l’Urgence individuelle et se mettre au service du Collectif. En
sacralisant la vie, elles passent de L’Amour Humain à l’Amour Divin, et
créent la seule véritable paix possible : LA REALISATION DU SOI
14 août 2009
ETRE EN SANTE ? BIEN SUR ! MAIS POUR QUOI FAIRE ?
(Par
Marc Vachon, psychologue)
Pour
certains, la santé fait partie des "choses" à
posséder, au même titre qu’ils veulent avoir un
ordinateur, un IPod, une auto, etc. On peut bien faire de l’exercice,
soigner sa façon de penser, bien manger… et puis après
? Pour quoi (en deux mots) veut-on être en santé ? Dans
la réponse à cette question se trouvent probablement
les ingrédients qui vont le plus nous animer et nous motiver à
faire les pas qu’il faut pour y arriver et pour maintenir des
habitudes de vie saine.
Le
"pour quoi", donne un sens à notre désir
d'être bien dans notre peau. C'est l'idéal qui anime.
L’absence d’idéal, entre autres facteurs, explique
probablement la difficulté que nous avons à prendre de
nouvelles habitudes de vie et, surtout, à les maintenir. Sans
idéal, même avec les meilleures intentions du monde,
nous devons souvent dépendre de quelqu’un d’autre, d’une
source extérieure à nous pour nous motiver, avec les
limites que cela comporte. En effet, dès que nous perdons
contact avec cette source extérieure, nous retombons dans nos
vieilles habitudes, un peu comme cet enfant qui a constamment besoin
d’un parent pour l'appuyer et qui, dès qu’il n’est plus
là, n'arrive pas à prendre soin de lui-même.
Au
contraire, donner à nos actions un sens, une direction qui
vient de l’intérieur de soi, motive et augmente les chances
d'avoir le feu nécessaire pour avancer, que ce soit pout
atteindre la santé ou un autre objectif important.
Déterminer
son idéal, oserais-je dire trouver sa mission, est
certainement l’expérience la plus importante que nous ayons
à vivre ici-bas. C’est ce qui va ensuite nous permettre de
guider nos actions quotidiennes, de mesurer les choix que nous avons
à faire, en un mot de sortir de la confusion. C’est une
sorte de boussole qui nous aide à garder le nord au quotidien.
UNE
FAÇON DE TROUVER SA MISSION, SON IDÉAL
Une
bonne façon, c’est de prendre un mot ou une phrase qui
exprime le mieux notre idéal à ce moment-ci de notre
vie. Pour certains, ce sera Améliorer la qualité de vie
des gens qui m’entourent, pour d'autres Amener mes enfants à
être des adultes responsables et autonomes ou Faire en sorte
que l’univers soit un peu meilleur après mon passage. Pour
d'autres encore ce sera Transmettre mes connaissance à ceux
qui suivent. Chez-nous, à Oserchanger.com, ce qui donne le
sens à nos interventions et à nos gestes, notre mission
donc, c’est de Faire en sorte que les gens découvrent qu’ils
sont bien plus que ce qu’ils croient être.
Si
nous prenons un mot, il s'agit de trouver celui qui correspond le
plus à notre idéal. Ce pourrait être le mot Paix
ou Respect ou Service ou Amour. Si c’est le service, alors le fait
d'être en santé est un moyen qui nous permet de mieux
mettre nos énergies au service des autres dans notre travail,
notre famille ou une œuvre de notre choix. Si c’est l’amour,
alors la santé va nous permettre d’aimer les personnes qui
nous entourent, qui dépendent de nous, et de nous impliquer
dans des activités qui permettent d’aimer. Si c’est la
paix, alors la santé nous donne l’énergie qu’il
faut pour nous impliquer dans notre milieu, pour être plus
patient avec nos enfants, notre conjoint, nos collègues.
Bien
sûr que, suivant nos expériences, notre âge, notre
état, l’idéal sera différent, d’où
l’importance de nous arrêter occasionnellement pour le
réviser et le modifier s’il y a lieu. Mais une fois
déterminé, sous la forme d’un mot ou d’une phrase,
l’idéal devient une mesure pour évaluer nos gestes,
nos décisions et même nos pensées.
Être
en santé ? Certainement ! Mais pourquoi ne pas aller beaucoup
plus loin et chercher en soi une véritable motivation qui fera
de cet état de bien-être, non seulement un but en soi,
mais un outil pour réaliser nos rêves, pour nous
permettre d’avancer vers ce qui a vraiment du sens pour nous et,
partant, d’améliorer la vie autour de soi ?
09 juillet 2009
VIEILLIR EN BEAUTE (fin)
60ans
Les
recherches en psychologie développementale démontrent
que la maturité et le vieillissement sont des périodes
heureuses dans la mesure où la santé est bonne et la
réussite professionnelle acquise. C’est d’abord sur ces
plans qu’il faudra investir.
Préserver sa santé
implique donc des choix quant à l’alimentation, l’exercice
et les habitudes de vie.
Préserver sa beauté justifie
certains soins de la peau, des cheveux, puisque l’image que l’on
a de soi influence le bien-être psychologique. Aller chez le
coiffeur, se payer un vêtement, pratiquer un sport qu’on
aime, décorer son appartement, planter des fleurs ou des
tomates, lire, aller au cinéma de temps en temps... sont des
plaisirs légitimes qui nourrissent l’estime de soi autant
que l’intelligence et la santé générale.
Se
poser les vraies questions sur l’épanouissement que permet
le travail ou les activités quotidiennes pourra permettre de
faire des choix très importants à une période
souvent cruciale. Il faut y penser suffisamment longtemps, mais pas
trop, et se faire aider s’il y a lieu.
Réfléchir à
sa vie de couple et familiale peut permettre d’agir selon ses
valeurs en termes de temps et de qualité, sans attendre que la
distance émotionnelle ne soit trop grande avec les autres.
Avoir encore des rêves et se mettre en route dès
maintenant. Apprécier la route autant sinon plus que la
destination.
80
ans L’âge des bilans
La
maturité et le vieillissement seront pour nous tous, qu’on
le désire ou non, le temps des bilans. Celui aussi où
davantage nous serons en contact avec notre condition mortelle, et où
nous aurons de moins en moins de temps à perdre. Malgré
nous, nous entrerons dans cette période. Si nous l’avons
envisagée, si de plus nous nous sommes donné des moyens
de préserver notre énergie vitale, nous pourrons mieux
l’aborder et y réagir, supporter les désillusions,
aborder les nouveaux défis et réorienter notre vie en
fonction de notre situation.
Il
y a deux façons de vieillir. La première nous polira et
affinera notre valeur en tant qu’être humain, comme ce bel
automne flamboyant, en nous enrichissant de sagesse, de tolérance,
de patience et d’indulgence, de souplesse devant la nouveauté.
La disponibilité, la disposition mentale et spirituelle nous
aideront à grandir et à aider autrui à le faire.
Au
contraire, le refus de vieillir conduira à l’involution
physique, au rabougrissement spirituel, à l’intransigeance
obstinée, à la dépression et au désespoir.
Donnons-nous donc la chance d’être heureux et préparons-nous
à transiger avec la crise. Augmentons nos ressources sur tous
les plans et faisons confiance à la vie. Faisons-nous
confiance pour trouver les réponses.
Tout
comme parents nous savons que la crise d’adolescence finit par
passer et permet à l’enfant de devenir adultes, retenons que
toute période difficile peut aussi être un tremplin vers
d’autres étapes même si c’est la dernière ;
c’est la seule façon de préserver notre beauté.
En terminant, je vous laisse avec cette belle phrase de la romancière française Christiane Singer qui, devant s’astreindre à une chimiothérapie dévastatrice, écrivait : Quelle que soit l’issue de mon combat, la vie ou la mort, je choisis la vie.
08 juillet 2009
VIEILLIR EN BEAUTE (1)
(Marie
Bérubé , psychologue)
Un
vieux pommier ne donne pas de vieilles pommes!
De
plus en plus d’individus se préoccupent de préparer
leur retraite en investissant leur argent dans des produits
financiers qui les mettront à l’abri du besoin. Il est tout
aussi important de se préparer psychologiquement à
cette période de transition et parfois de crise afin de
pouvoir vieillir en beauté.
Vous
rappelez-vous avoir entendu un enfant affirmer avec candeur et
naïveté : « Moi, je n’en aurai pas de crise
d’adolescence » lorsqu’il assiste étonné aux
soubresauts dans l’humeur de ses jeunes aînés de 13,
14 ou 15 ans ? Et vous, parents, de sourire et de parfois croiser les
doigts en soupirant, sachant que rien ne peut empêcher un
enfant de grandir, de chercher son autonomie et son identité,
et de se détacher parfois maladroitement de l’emprise
parentale.
Il
en va de même pour les autres passages de la vie qui tous ne
revêtent pas, bien sûr, autant d’effets spectaculaires
et d’intensité pour les autres, mais qu’on ne peut éviter.
La crise de la quarantaine et l’âge de la retraite ne vont
pas sans soulever d’importantes prises de conscience chez la grande
majorité d’entre nous : remises en question profondes de sa
vie personnelle, familiale, professionnelle ; amoindrissement des
capacités physiques, parfois de la santé ;
flétrissement graduel de la beauté selon les critères
de notre époque ; changements dans les valeurs, les choix, les
relations avec les autres, etc.
S’apprêter
à vieillir et le faire dans l’harmonie nécessitent
donc une sorte de préparation, un apprivoisement qui est
beaucoup plus difficile à réaliser qu’on ne le croit
généralement.
Se
préparer à une crise n’empêche ni l’avènement
de la crise, ni la perte d’énergie psychique qui
l’accompagne. Lorsqu’on est dans une période où
tout va bien, lorsqu’on est jeune, en santé et au travail,
il est facile d’imaginer à l’avance une attitude positive
face à un événement. On oublie parfois alors de
prévoir l’imprévisible : les sentiments dépressifs,
la fatigue, le stress, l’épuisement, qui tous peuvent
modifier l’attitude la plus positive le moment venu. Si on a déjà
connu de ces épisodes, on a souvent oublié leur acuité
et leur effet démobilisant qui laisseront parfois un sentiment
d’impuissance temporaire.
Et
que dire du pire des cas, celui où on n’aura pas du tout
envisagé ces étapes du vieillissement, ni préparé
de scénario pour accepter de vieillir et se préparer à
le faire en beauté. Rappelons-nous l’enfant qui croit
fermement qu’il ne fera pas souffrir ou s’inquiéter ses
parents comme son grand frère ou sa grande sœur, et qui le
fera tout de même, non par manque d’amour, mais plutôt
porté par ce débordement d’énergie inconnue et
nécessaire à son mûrissement.
50ans
Vieillir n’est pas une maladie
La
maturité et le vieillissement sont en réalité,
si on oublie les préjugés et les stéréotypes
culturels, des étapes importantes vers le sommet de la
croissance. On peut parfaitement grandir encore, être heureux,
en santé, actifs physiquement, intellectuellement et même
sexuellement. Mais pour cela, il faut investir à long terme,
un peu comme on achète son REÉR. S’il faut prendre
soin de sa santé, de sa peau, de son apparence, il ne faut pas
oublier son intérieur, ce grand négligé
invisible qu’on est souvent porté à faire passer en
dernier, peut-être parce qu’il ne paraît pas
(croyons-nous !).
Mais
parlons donc des apparences ! Comparons un instant avec la nature,
les arbres, les plantes et même les animaux. Tout ce qui
vieillit dans la nature attire notre admiration. Les couleurs de
l’automne, les feuilles jaunes, rouges, orangées, brunes
émerveillent tous ceux qui aiment leur environnement. Les
vieux arbres centenaires, immenses, qui jettent en été
un ombrage rafraîchissant représentent une richesse que
tout nouveau propriétaire voudrait pouvoir transplanter dans
ses projets d’embellissement paysager.
Qui
peut dire l’âge d’un chat, d’un chien, d’un oiseau ?
Qu’est-ce qui fait qu’une première ride (apparue à
l’âge de trente ans), qu’un ou deux cheveux blancs
(présents dans la vingtaine) vont parfois déclencher
des angoisses dont on se défend bien en courant chez
l’esthéticienne ou le coiffeur ? Qu’est-ce qui fait que
le nombre 40, 50 ou 60 déclenche le classique « coup de
vieux » qui pousse à cacher ou oublier son âge, et
le nombre magique 65 à vendre sa maison, à se vêtir
de gris, et à se considérer comme dans l’antichambre
de la mort alors qu’il reste parfois 20, 25 et même 30 ans de
vie ?
Méfions-nous de l’attitude de la société et de celle de notre culture. Apprenons à nous passer de préjugés ne serait-ce que pour vivre plus harmonieusement avec nous-mêmes. Certes une « belle » personne de 70 ans ne se compare pas à une « belle » personne de 20 ans. Mais pourquoi comparer ? Consacrons plutôt nos forces à apprendre, à connaître et à exploiter notre vie intérieure d’abord. Cela nous donnera l’énergie et le goût de préserver l’extérieur et d’accepter aussi l’effet du temps sur toute notre personne.
(...)
03 juin 2009
LE GUERRIER DU PRESENT ET L'ART DE LA JOIE
(David
Ciussi)
Le
but de l’évolution personnelle est d’être de plus en
plus soi-même, naturel, ludique, loyal et créatif, peu
importe la situation, loin des comportements appris ou instinctifs.
En d’autres termes, c’est d’être une personne responsable
et spontanée évoluant et s’étudiant dans son
rapport avec les autres, au quotidien et dans toutes les
circonstances de la vie.
Lucide et courageux
Tel une sentinelle, il se tient au seuil du territoire qu’il protège, lucide des dangers et de la totalité du réel. Sa pensée est vive, cristalline, puissante, elle vise la joie de penser et d’agir. Au milieu de l’unicité des contraires, il sait prendre conscience du moment où les activités de son cerveau s’enrayent. Il peut alors rester présent à l’activité à laquelle il s’adonne, sans devenir l’expression de la pensée qui traverse son esprit. Il est capable de voir comment il se quitte et savoir, en même temps, revenir au cœur de son équilibre.
Face au Réel, en toutes circonstances et dans sa vie de tous les jours, il pratique la vigilance et la vaillance. Il connaît la mesure des choses et reste centré en lui pour ne pas inventer d’ennemi à l’extérieur de lui. Il Est... avant de penser, avant de se juger, avant de se séparer. Il possède une « arme précieuse », celle de la sagesse et du juste milieu, celle-là même qui guérit de toutes les blessures ; cette Escalibur a pour qualités le discernement, le courage et la paix intérieure. Elle opère une véritable guérison spirituelle car elle exige que le guerrier soit fermement établi en lui-même, dans son impeccabilité, au cœur de toutes les lois de la nature.
Alimenter la paix en soi Dans sa relation avec les autres comme avec lui-même, les automatismes mentaux, ces vieux réflexes de peur et d’anxiété, sont désactivés ; le guerrier-sentinelle ne se laisse pas prendre dans une relation dominant-dominé où les réactions de colère et d’agressivité sont des constantes alimentant la guerre. Il sait que la seule paix sur laquelle il peut avoir une influence réelle et immédiate, c’est la sienne ; celle qu’il est capable de générer à travers son propre esprit.
Avec
humilité, il comprend que l’origine de toutes les réactions,
les accusations, les jugements et les difficultés que l’on
attribue aux autres sont aussi en lui. Il sait trouver une autre
façon de fonctionner, passer de la relation à la
communication consciente, trouver avec humilité un nouveau
passage, une nouvelle ouverture entre lui et les autres. Cependant,
il sait être ferme sans que la délicatesse de la
relation ne soit endommagée, telle une lionne capable de
prendre ses lionceaux dans sa gueule sans les blesser, mais
suffisamment fort cependant pour ne pas les laisser tomber.
Guerrier de l’instant, guerrier de la paix
Le guerrier de l’instant présent ne fait pas de pèlerinage au cœur des illusions et des croyances du « plus loin et du plus tard », il sait que, quelle que soit sa destination, il ne peut être qu’Ici, dans l’esprit de la découverte, où apprendre n’est pas se remémorer, mais innover, inventer, agir dans un corps sain et un esprit ludique.
Il désire apprendre en permanence l’art de la joie, celui de la première fois, car il vit dans l’expérience de l’enfance enchantée. La sentinelle de la paix laisse les sirènes mentales chanter, car son hymne intérieur est la symphonie vivante de l’univers silencieux, calme et tranquille.
08 avril 2009
A PROPOS DU DÉVELOPPEMENT PERSONNEL
Aller mieux ou aller plus loin ?
(Benoît Dumont, psychothérapeute, Directeur de Mieux-Etre.org
Chantal
Rens, coach.)
Quelle
est la ligne de démarcation entre psychothérapies et
développement personnel ? Que peut-on attendre, et ne pas
attendre de démarches qui visent avant tout l’évolution
de la personne ?
Questions
primordiales pour un public, de plus en plus nombreux, soucieux
d’actualiser ses potentialités et non pas de soigner ses
souffrances psychiques. La frontière est malgré tout
fluctuante. Au détour d’un atelier de prime abord anodin, il
n’est pas rare de revisiter un passé douloureux alors que
l’on ne s’y attendait pas…
Le champ d’intervention du développement personnel est, par définition, mouvant et nébuleux. On peut néanmoins souligner son expansion récente en observant deux phénomènes : la revendication de l’épanouissement de soi dans l’entreprise qui devient un terrain d’expérimentation privilégié pour les techniques de développement personnel ainsi que la référence à la spiritualité et à l’énergie cosmique qui marquent nombre d’approches récentes.
Développement
personnel
Quelques
repères pour s’y retrouver dans le dédale des
techniques.
Comme
pour les psychothérapies, les techniques de développement
personnel sont variées et s’attachent à explorer
différents aspects de notre vie par différentes
modalités. De l’astrologie au zen, en passant par
l’ennéagramme ou l’eutonie, ces approches ne vous
apporteront pas les mêmes choses. Elles ne sont, dans ce sens,
pas réellement comparables et les bénéfices que
vous pourrez en tirer sont multiples.
Encore
faut-il s’y retrouver et choisir celles qui correspondent le mieux
aux aspects que vous souhaitez explorer.
L’épanouissement
passe par une meilleure connaissance de soi et c’est pourquoi Les
techniques proposées invitent à mieux connaître
notre personnalité, nos potentiels, notre corps, nos
émotions,…
Les
approches que vous lirez dans la partie dico de ce site peuvent être
découvertes selon les cinq axes suivants :
-
Mieux vous connaître en découvrant votre personnalité
grâce à des grilles des lectures spécifiques :
Astrologie, Ennéagramme, Journal Intime, Morphopsychologie,..
-
Mieux vous connaître par l’expression de soi :Biodanse, voix,
Euphonie gestuelle,…
-
Mieux vous connaître en développant vos potentialités
: Coaching, PhotoReading, Méthode Silva, Communication
non-violente, gestion des conflits…
-
Mieux vous connaître en explorant d’autres niveaux de
conscience : shamanisme, yoga nidra, sophrologie, auto-hypnose,…
-
Mieux vous connaître en rencontrant votre corps : Eutonie,
massages, Méthode Feldenkrais, Tai-Chi, …
On
le voit, ces approches demandent un niveau d’implication
personnelle plus ou moins approfondi selon la démarche.
Parcours
fléché sur le chemin du développement personnel
Quelques questions à se poser avant d’entreprendre une activité de développement personnel :
- Etes-vous au clair sur vos attentes ? Y a-t-il possibilité de les préciser en dialoguant avec les organisateurs de l’atelier retenu, avant de vous y inscrire ?
- Comment est présentée l’approche qui vous intéresse ? La proposition de stage ou de formation est-elle formalisée par écrit ? Les objectifs visés sont-ils mentionnés ? Les méthodes d’intervention sont-elles décrites ? Le programme prévu est-il spécifié ? (sachant qu’il existe une part d’improvisation normale)
- Quel est le profil des animateurs ? Leur formation ? Leur degré d’implication dans la démarche ? (Se considèrent-ils comme liés par un contrat thérapeutique ou non ?) Un suivi personnalisé est-il prévu le cas échéant ?
- Quelle philosophie sous-tend cette approche ? Poursuit-elle des objectifs non explicites (idéologiques, politiques, religieux…)
- Les activités de développement personnel sont le plus souvent pratiquées en groupe. Comment est formé le groupe ? Qui sont les participants ? Combien ?
- Les tarifs demandés sont-ils conformes au marché ?
Petit
historique du développement personnel
Le
concept de développement personnel n’est pas le fait d’un
unique fondateur, comme par exemple la psychanalyse par rapport à
Freud, mais plutôt un courant de pensée, alimenté,
au fil du temps, par de multiples influences, théories et
approches expérimentales et thérapeutiques.
Il
prend, néanmoins son essor dans un contexte social et
historique précis : celui des Etats-Unis d’après
guerre, où, avec la propagation des théories
psychanalytiques et l’avènement des sciences psychologiques,
l’attention du public commence à être attirée
par le fonctionnement du psychisme humain ; On y retrouve également
la capacité américaine à se projeter dans un
avenir positif, sur fond de domination politique et économique,
et l’accent mis sur les notions de croissance et d’efficacité
personnelle. La culture libérale et démocratique du
Nouveau Continent donne en effet l’occasion au peuple américain
de cultiver les valeurs de responsabilité citoyenne, de
construction de soi par l’action et de réussite personnelle.
Ces valeurs suscitent un intérêt soutenu pour toutes les
méthodes et techniques susceptibles d’améliorer son
potentiel. Le monde des affaires est un terrain d’élection
pour ces thèmes liés à l’épanouissement
personnel et professionnel qui, soit dit en passant, ne peuvent
trouver leur place que dans le cadre de l’économie de
marché.( On observera ensuite ailleurs que le mouvement du
développement personnel se propage au fur et à mesure
que les économies se libèrent.)
Vous
ajoutez à ces considérations l’esprit pionnier et le
mythe du héros du Far-West, vous localisez la zone des
Etats-Unis où se concentrent tous ces facteurs : la Californie
et vous comprenez que celle-ci va devenir, dans les années
soixante-dix, le creuset de bon nombre d’approches de développement
personnel pratiquées aujourd’hui.
Pour
citer quelques-uns de ses grands inspirateurs :
- Abraham Maslow (1908-1970) : l’un des fondateurs de la psychologie transpersonnelle, et le concepteur de la théorie de la motivation (pyramide de Maslow)
- Carl Rogers (1902-1987) : il met au point en 1951, l’approche psychothérapeutique non directive et précise la notion de croissance personnelle.
- Gregory Bateson (1904-1980) : Avec Paul Watzlawick, il est un des fondateurs de l’école de Palo Alto. Ils ont formalisé ensemble des concepteurs majeurs en matière de communication, repris dans d’autres approches, notamment la PNL.
- Milton Erickson (1901-1980) : psychologue et psychiatre, bien connu pour son approche pragmatique de l’hypnose comme outil thérapeutique .
- Richard Bandler ( 1948-)et John Grinder (1949-) : créateurs de la Programmation Neuro-Linguistique au début des années soixante-dix.
- Eric Berne (1910-1970) : créateur de l’Analyse Transactionnelle
- Alfonso Caycedo (1928-) : inventeur de la sophrologie
-
...
30 décembre 2008
Une belle histoire
ROSE
"C’était
le premier jour de la rentrée à l’université,
et notre professeur s’était présenté en nous
enjoignant de faire connaissance avec quelqu’un que nous ne
connaissions pas encore.
En me levant pour regarder autour de moi, je sentis une main se poser doucement sur mon épaule. En me retournant, je vis une petite vieille toute fripée qui me regardait avec un sourire radieux irradiant de tout son être."
- "Bonjour, ma jolie", me dit-elle. "Je m’appelle Rose. J’ai quatre-vingt-sept ans. Me permets-tu de te donner l’accolade ?"
En riant, je lui répondis avec enthousiasme,
-
"Bien sûr que vous le pouvez !"
Et elle me gratifia alors d’une formidable étreinte.
-
"Pour quelle raison une personne si jeune et si candide comme
vous est-elle à l’université ? lui demandai-je.
Avec malice elle répondit,
-
"Je suis là pour rencontrer un riche époux, me
marier, faire deux enfants, et ensuite je profiterai de ma retraite
pour voyager."
-
"Non, sérieusement," lui demandai-je. J’étais
curieuse de savoir ce qui avait pu la motiver à relever ce
défi à son âge.
-
"J’ai toujours rêvé d’avoir une formation
universitaire, et aujourd’hui j’en reçois une !" ; me
dit-elle.
Le
cours terminé, nous allâmes au foyer des étudiants
siroter ensemble un milk-shake au chocolat.
Nous
étions devenues amies tout de suite. Ces trois premiers mois,
nous partions chaque jour après les cours dans d’interminables
discussions !
J’étais
inlassablement fascinée à l’écoute de cette
"machine à remonter le temps" qui partageait avec
moi sa sagesse et son expérience.
Après
quelque temps, Rose était devenue la coqueluche du campus et
elle n’avait aucun mal à se faire des amis partout où
elle allait. Elle adorait se faire élégante et se
réjouissait de l’attention que lui portaient les autres
étudiants. Elle s’y prêtait de bonne grâce.
À
la fin du second trimestre, nous avons invité Rose à
prendre la parole au banquet de notre équipe de foot. Jamais
je n’oublierai les mots qu’elle nous y a dit alors. Après
avoir été présentée, elle est montée
sur le podium. Alors qu’elle commençait le discours qu’elle
avait préparé, elle a fait tomber par terre une partie
de ses notes. Frustrée et légèrement
embarrassée, elle s’est alors penché sur le micro en
disant simplement ; -"Excusez ma nervosité. Je ne bois
plus de bière depuis le Carême, et ce whisky m’assomme
! Je ne vais jamais retrouver l’ordre de mes notes, alors
permettez-moi juste de vous dire ce que je sais."
Tandis
que tout le monde s’esclaffait, elle s’est éclairci la
voix et a commencé :
-
"Nous ne cessons pas de jouer parce que nous sommes vieux ; nous
devenons vieux parce que nous cessons de jouer. Il n’y a que quatre
secrets pour rester jeune, être heureux, et connaître le
succès.
1
- Il vous faut rire et faire preuve d’humour chaque jour.
2
- Il vous faut avoir un rêve. Lorsque vous perdez vos rêves,
vous mourez. Vous avez tant de gens autour de vous qui sont morts et
qui ne le savent même pas !
3
- Il y a une énorme différence entre vieillir et
grandir. Si à dix-neuf ans vous restez dans votre lit une
année entière sans rien faire d’utile, vous
atteindrez vos vingt ans. J’ai quatre-vingt-sept ans, et si je
reste au lit toute une année sans faire quoi que ce soit,
j’atteindrai mes quatre-vingt-huit ans.
Tout
le monde sait vieillir. Cela ne nécessite ni compétence
ni disposition particulières. L’idée est de grandir
en trouvant toujours l’opportunité pour le changement.
4
- N’ayez aucun regret. Les personnes âgées n’ont
habituellement pas de regrets pour ce qu’elles ont fait, mais bien
plutôt pour ce qu’elles n’ont pas fait. Les seules à
avoir peur de la mort sont celles qui ont des regrets."
Elle
a terminé son discours en chantant bravement "La Rose".
A
la fin de l’année, Rose a terminé la licence qu’elle
avait entreprise durant toutes ces années. Une semaine après
avoir obtenu son diplôme, Rose est morte paisiblement pendant
son sommeil.
Plus de deux mille étudiants ont assisté à ses funérailles en hommage à la femme merveilleuse qui prêchait par l’exemple qu’il n’est jamais trop tard pour devenir tout ce qu’il vous est possible d’être.
22 décembre 2008
LA LIBERTE D'ETRE (fin)
Pour
commencer, il est bon d’établir une base la plus solide
possible au niveau conscient. Ensuite, on pourra passer au travail
sur l’inconscient, qui permettra d’élargir l’aspect
conscient, qui, à son tour, permettra de faire un travail au
niveau inconscient plus approfondi, etc. Parallèlement, et à
des degrés d’intensité différents, l’énergie
de l’âme sera invoquée, impliquant le niveau
supraconscient. Et c’est ainsi que le travail peut se faire, par
approximations successives de façon cyclique et non pas
linéaire. Il faudra donc avoir à sa disposition des
méthodes appropriées à chaque étape. Nous
avons les nôtres, dont nous mentionnerons quelques
caractéristiques plus loin. Si l’on sait suivre ce mouvement
et qu’on a des moyens de travail cohérents, alors on avance
de façon réelle et sécuritaire vers une maîtrise
et une liberté de plus en plus grandes.
Avant
de pouvoir faire un travail efficace et sécuritaire sur
l’inconscient et ensuite approfondir à d’autres niveaux,
il est important de construire en premier une base solide. Ceci se
fait par un premier travail au niveau conscient. C’est la première
étape, la plus importante puisque d’elle dépend la
qualité de la suite du développement. Lorsqu’on veut
construire une maison, on prend soin de construire de bonnes
fondations avant de monter les murs; c’est une évidence dans
le monde physique. Il en est de même dans le monde de la
conscience, bien que, parce que c’est moins tangible, on pense
qu’on peut faire n’importe quoi. Alors on se met à
travailler sur soi, enthousiasmé peut-être par la
dernière technique dans le vent, mais sans savoir ce qu’on
fait exactement. Les résultats seront les mêmes que dans
le monde physique : au mieux spectaculaires sur le moment, mais peu
durables et finalement décevants, au pire déséquilibrants.
Nous avons remarqué que nos observations pratiques
correspondent en fait aux enseignements plus classiques donnés
par la science ésotérique. Selon le maître
Tibétain, les premiers stades du développement
spirituel sont : formation du caractère, motif juste, service.
Puis
viennent six autres niveaux (le quatrième étant la
méditation) qui représentent un travail plus
spécifique, mais qui ne sont sécuritaires et efficaces
que si les premiers stades ont été suffisamment
intégrés. Ces trois premiers stades constituent la
première étape de base. Beaucoup de chercheurs,
ignorant cette première étape, se perdent dans des
techniques plus ou moins sophistiquées, souvent orientales
parce que c’est plus exotique, et ne font que tourner en rond dans
l’illusion. Pratiquer ces techniques sans être suffisamment
conscient de soi est un coup d’épée dans l’eau et
ne fait que nourrir l’ego, sous une forme ou une autre.
C’est
souvent l’orgueil «spirituel», plus ou moins déguisé,
ou la fuite qui sont nourris à ce moment-là. Il faut
beaucoup d’humilité, de patience et de persévérance
pour travailler simplement à la «formation du
caractère», ainsi que l’appelle le maître
Tibétain, qui est en fait, dans nos termes, l’apprentissage
d’une maîtrise suffisante de la personnalité par
l’âme. C’est peut-être le stade le plus difficile,
parce que l’ego refuse de jouer le jeu. Il veut des choses
spectaculaires, rapides, faciles, qui permettent d’éviter
les vrais lâcher-prises; au fond, il ne veut pas vraiment se
remettre en cause et c’est pourtant le premier pas essentiel. Selon
notre expérience pratique, nous avons observé que pour
construire des fondations solides, c’est-à-dire pour
intégrer suffisamment la première étape, il est
bon, simultanément, de :
-
Faire un premier travail de prise de conscience, de connaissance de
soi, autant au niveau des mécanismes de la personnalité
que de la présence de l’âme. Plus cette connaissance
consciente sera approfondie, plus il sera facile de poursuivre lors
des stades suivants;
-
Favoriser l’ouverture à l’énergie du Soi, dans la
mesure du possible à ce stade;
-
Mettre tout cela en pratique.
Si
on est allé plus loin dans l’exploration de techniques sans
avoir intégré suffisamment ces trois aspects, il vaut
mieux revenir en arrière et prendre soin des fondations avant
que la maison ne s’écroule, ou que l’on piétine
longtemps sans pouvoir avancer dans les autres travaux...
(http://www.magazinelinitiation.com N°2)
LA LIBERTE D'ETRE (4)
(...)
En
fait, on avance souvent à l’aveuglette sans trop savoir ce
qu’on fait, ou bien on est sûr d’avoir raison, ce qui est
encore pire... Nous ne parlerons pas de méthodes ici, mais
plutôt des principes fondamentaux sur lesquels toute méthode
peut s’appuyer pour être efficace. On peut comprendre que
pour faire un cheminement intérieur complet, il sera
nécessaire de travailler sur les trois aspects de la
conscience, pas nécessairement dans cet ordre.
1
- L’aspect inconscient par dégagement des mémoires du
passé, ce qui facilitera la maîtrise émotionnelle
et mentale.
2
- L’aspect conscient par l’acquisition de la maîtrise
consciente, essentiellement la maîtrise des pensées et
le développement des capacités du mental supérieur.
3 - L’aspect supraconscient afin d’amener la conscience de l’âme dans la conscience de la personnalité.
Quelles
que soient les disciplines spirituelles et de croissance, on trouve
toujours l’un ou plusieurs de ces aspects, plus ou moins bien gérés
selon les cas. Souvent, un seul aspect (ou deux, au plus) du
processus de transformation est considéré, et c’est
pourquoi les résultats obtenus ne sont pas toujours durables
ni satisfaisants en termes de réelle transformation manifestée
concrètement dans le monde. Les cours de croissance, souvent,
ne travaillent qu’au niveau conscient et ne font qu’effleurer les
niveaux inconscients ou supraconscients (si tant est qu’ils s’en
occupent). Les thérapies cherchent à libérer
l’inconscient, mais sans faire appel à l’énergie de
l’âme. Les démarches spirituelles veulent plutôt
travailler «dans la lumière» et mettent donc plus
l’accent sur l’aspect supraconscient et éventuellement
conscient, mais oublient que l’ombre existe aussi. De plus,
beaucoup oublient l’aspect du service et de la manifestation
concrète dans le monde. Toutes ces approches, dont beaucoup
sont excellentes, gagneraient à élargir leur
perspective de la question et, travaillant en collaboration les unes
avec les autres, seraient encore plus efficaces et satisfaisantes. En
ce qui nous concerne, nous avons approfondi certaines méthodes
au cours de nombreuses années de recherche, et nous nous
sommes rendus compte de l’importance d’un travail complet,
synthétique et cohérent aux trois niveaux : conscient,
inconscient et supraconscient. En fait, la démarche implique
les trois niveaux dans une dynamique vivante, travaillant par
approximations successives, le travail à un niveau supportant
toujours le travail aux autres niveaux. En effet, ces trois aspects
interagissent les uns sur les autres. Par exemple, le dégagement
de l’inconscient peut créer l’ouverture pour un afflux
d’énergie spirituelle, la maîtrise consciente peut
permettre un dégagement de certains aspects de l’inconscient
et faciliter le fonctionnement à partir d’une conscience
supérieure, l’accueil d’énergie spirituelle peut
favoriser la guérison du passé, etc.
Le processus est très personnel, il n’y a pas de route déterminée d’avance. La seule chose qu’on doit reconnaître est la nécessité de travailler sur les trois niveaux de façon souple, vigilante et dans une dynamique particulière à chacun.
Pour faciliter la recherche et éclairer l’essence de ce processus en même temps que sa complexité, nous observerons comment aborder le travail plus spécifiquement sous chacun de ces trois aspects. Ceux-ci n’étant pas indépendants, différentes étapes, impliquant chaque fois un ou plusieurs de ces aspects, doivent être reconnues et parcourues, afin que le processus soit efficace et sécuritaire. Ces différentes étapes sont très souvent ignorées sur le chemin, et c’est pourquoi celui-ci peut sembler parfois si difficile et même sans issue. Prendre conscience de la dynamique sous-jacente à tout le processus facilite énormément le travail de guérison, l’accès à la maîtrise et donc à la liberté.
(...)
05 décembre 2008
LA LIBERTE D'ETRE (3)
(...)
Aussi
merveilleux que soient ces enseignements spirituels, les moyens
concrets pour les réaliser restent souvent vagues et trop
généraux. Ils peuvent alors être facilement
récupérés pour créer une espèce de
somnifère spirituel. On rêve d’un monde d’amour et
de lumière, on en parle, on philosophe, mais la vie de tous
les jours continue avec son cortège de frustrations, de
souffrances, de maladies et de violence. On est enthousiasmé
par les belles paroles, mais on continue à critiquer le
voisin, à détester notre belle-mère, à
blâmer notre conjoint, à abuser de notre pouvoir sur nos
enfants ou nos employés, à vivre dans le stress, le
manque d’énergie, à nous sentir victimes d’un monde
injuste, etc., et à être finalement frustré et
pas vraiment heureux, si on veut bien se dire la vérité
à soi-même.
Ou alors, on fait des efforts de volonté désespérés pour se débarrasser de ces comportements négatifs. On arrive ainsi à passer quelques jours ou quelques semaines dans la paix, surtout si on est hors de notre quotidien. Et puis d’un coup, toute cette négativité nous saute à nouveau à la figure au moment où on s’y attend le moins. Car ces beaux enseignements, non intégrés, peuvent souvent amener à nier une partie importante de soi-même, celle qui ne correspond pas aux idéaux proposés. Ebloui et enthousiasmé par les merveilleuses possibilités de l’être humain, touché par la pertinence de ce qui est présenté qui entre en résonance avec le désir profond de notre âme, on veut pouvoir atteindre cela sur le champ. On oublie alors qu’arriver à maîtriser l’ego demande beaucoup de travail, de temps, de connaissance et de pratique. C’est comme si, en sortant d’un concert où l’on a été profondément touché par le talent et la sensibilité du pianiste, on décide de jouer du piano. C’est très bien; mais il faut savoir que de longues heures de pratique, souvent arides, seront nécessaires pour arriver à la maîtrise de l’instrument.
Lorsqu’il
s’agit de l’apprentissage d’un instrument de musique, on peut
difficilement s’illusionner : les fausses notes et le manque de
maîtrise sont évidents. Il est plus facile de se leurrer
en ce qui concerne l’apprentissage de la maîtrise de soi, de
se croire rempli de lumière alors que l’ombre n’a pas été
travaillée. On suit des stages ou des disciplines, on lit des
livres, on accumule beaucoup de connaissances philosophiques, on a,
par moments, de belles expériences intérieures.
Pourtant les fausses notes sont évidentes : ce sont tous nos
échecs dans nos relations, notre incapacité de vivre en
paix, nos fatigues physiques et morales, nos frustrations
quotidiennes, nos insatisfactions, nos déprimes, notre
incapacité à aimer et se sentir aimé, etc. Il
est alors facile de tomber dans une attitude de victime (c’est la
faute des autres ou des circonstances extérieures si on
n’arrive pas à être heureux), ou bien de se décourager
en pensant que les disciplines ou les enseignements sont inutiles et
qu’il est impossible d’atteindre le plein épanouissement
dans ce monde. Pourtant, la vie peut être très belle, et
les enseignements peuvent être réellement vécus,
à condition de connaître et maîtriser notre
instrument, c’est-à-dire nos propres dynamiques intérieures.
Si
on veut être réaliste, il importe de reconnaître
qu’un vrai changement de conscience, qui entraîne
naturellement une qualité de vie supérieure, exige un
travail intérieur précis et rigoureux. Car si c’était
facile, cela ferait longtemps que tout le monde serait heureux.
Afin d’y voir plus clair, il est nécessaire d’être très vigilant, d’oser se dire la vérité à soi-même, d’être attentif aux mécanismes de sa propre conscience afin d’apprendre à les connaître et d’accepter de faire un pas après l’autre. Mais cela n’est pas nouveau. En haut de la porte du temple de Delphes n’était-il pas écrit : «Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l’Univers et les Dieux»... (Socrate)
Sur le chemin spirituel, il règne beaucoup de confusion relativement aux méthodes à utiliser. Certains ne jurent que par la méditation, d’autres par l’enseignement de tel ou tel maître, d’autres par des techniques orientales, d’autres par des techniques modernes occidentales, certains par des techniques corporelles, ou émotionnelles ou strictement mentales, d’autres par une ascèse uniquement «spirituelle».
(...)