02 mai 2008
L'ART DE DONNER DU SENS...
...A VOTRE EXISTENCE
Avez-vous
remarqué que parfois à l’intérieur de notre
tête, il y a de la pollution... Distraits, brouillons, indécis,
râleurs, la vie nous ennuie ou elle nous semble stressante et
difficile. Notre monde intérieur ressemble à une cave
peu éclairée.
Dans ce dédale et cette obscurité intérieure, les bosses, les colères et les injustices semblent nombreuses, notre pensée perd de sa créativité, de sa précision ; le sens du jeu s’étiole, notre joie de vivre s’éteint. Intérieurement nous manquons de profondeur et de lucidité face au miracle d’exister.
Avez-vous
observé dans une conversation dite normale, le temps et les
propos alloués à la critique, au déni et à
la plainte ! Pouvons-nous sur cette base habituelle de commérage
collectif donner du sens à notre vie et à nos
relations... ? Certainement pas. Un animal passe toujours dans les
mêmes traces...(Instinct de l’espèce). Un fou parle
seul dans la rue, il ne sait pas qu’il pense... ( Pas de conscience
de la réalité), serions-nous partiellement comme eux ?
L’utilisation surdéveloppée de la pensée
mentale génératrice de connaissances et d’égocentrismes
axés sur les savoirs, .... aurait-elle pris le pas et le
pouvoir sur cette conscience bienheureuse à laquelle nous
aspirons tous si intimement.
Embellir
l’instant plutôt que le changer Chaque minute est
précieuse, toute chose est sacrée, ne vous prenez pas
pour des êtres immortels. Rien n’est banal ou ordinaire.
Chaque instant est éphémère, et il ne se
représentera plus jamais... Traversez ce que la vie vous
présente, ne cherchez pas à vous inventer une autre
vie. N’oubliez pas d’embellir l’instant sans vouloir le
changer. Soyez surgissants, curieux, puissants, passionnés et
toujours prêts à ressentir la vie plutôt que de la
penser... La pensée, elle ne sait pas respirer un parfum !
Posez les valises de la réussite, de l’ambition, et de la
reconnaissance compulsive. Courir dans le train avec vos bagages ne
vous fait pas arriver plus vite à la gare ! Le train roule,
détendez-vous ! N’oubliez pas, vous avez le choix de
ressentir votre lien avec les choses du présent et les humains
qui croisent votre regard. Partir en voyage sans voir les visages ne
donne pas la vie aux passants...
Vous
ne pouvez rater votre rendez-vous Si vous passez sans voir la
beauté d’une fleur humble et modeste, vous passerez à
côté du chemin qui vous ramène à votre
origine, la conscience d’Etre. Nous sommes tous passants et
uniques. Toute chose créée est issue de cette
intelligence créatrice, tout est donné, tout est
gratuité et abondance ! Quelqu’un paye t-il la terre pour
qu’elle existe ! Elle tourne à sa vitesse et l’instant
présent est toujours ici, présent. Avec lui vous ne
pouvez pas rater votre rendez-vous ni arriver en retard. Posez votre
corps sur le sol au lieu de « marcher avec votre tête ».
Ressentez votre marche dans l’équilibre dynamique de votre
corps, relaxez-vous car c’est la force d’attraction de la terre
qui porte tout et vous n’êtes pas un poids pour elle...
L’existence a besoin de vous tel que vous êtes Vous doutez de la valeur de votre présence et de celle de votre vie ! Soit, alors lisez attentivement ce qui suit mais avant détendez-vous, posez-vous dans votre corps, prenez une « re-pause ». Offrez-vous une bonne respiration : c’est le remède immédiat et gratuit qui renforce votre système immunitaire.( Des études médicales le prouvent : choisir de ressentir le corps biologique réunit votre corps au corps du monde.) : l’existence a besoin de vous tel que vous êtes, sinon vous ne seriez pas là ... Si l’intelligence créatrice universelle avait voulu un sage, un Jésus, un Platon ou un Shankara, elle l’aurait mis à votre place. C’est vous que la vie a choisi, pas le super sage.... C’est à vous que le monde a confié cette vie individuelle, c’est par votre corps que l’univers se matérialise. Vous avez été choisi, rendez vous compte du cadeau, prenez conscience du respect et de l’amour que l’univers a pour vous ! Alors ayez confiance en vous, tel que vous êtes, vous êtes parfait, puisque vous existez, vous êtes vivant.... Laissez tomber la victime qui sommeille en vous, et le sens de votre vie vous apparaîtra plus clairement simple et plus juste que jamais...
(David Ciussi)
28 avril 2008
PSYCHOGENEALOGIE (fin)
(...)
Abordons
maintenant la problématique de l'ENFANT DE REMPLACEMENT qui
véhicule la culpabilité du survivant. Perdre un enfant
inverse l'ordre générationnel de la vie et amène
à accepter l'inacceptable.
De nombreux récits
renvoient à cette notion d'enfant de remplacement. L'enfant de
remplacement porte la culpabilité de celui qui est mort tant
que les parents ne sont pas engagés dans un processus de
deuil.
Quant
à l'ENFANT REPARATEUR, il porte généralement une
charge qui ne lui appartient pas.
On peut citer l'exemple du cas
d'une patiente qui souffre de colite chronique et de gastro-entérite
à répétition et qui apprend pendant un
interrogatoire "serré" auprès de ses parents
qu'elle a été conçue lors d'un "deuxième
voyage de noces" dans les Caraïbes car ses parents étaient
à l'époque en conflit (pour une histoire d'amour
extra-conjugale).
Les
parents l'ont en quelque sorte idéalisée et la
programment pour appliquer le mythe de l'excellence. Elle adopte les
comportements que l'on attend d'elle : c'est la course du "zéro"
défaut "zéro" répit. En clair elle n'a
plus droit à l'erreur pour "réparer ses parents".
Cette
manifestation psychosomatique illustre bien la maladie de
l'épuisement des ressources physiques et mentales qui survient
lorsqu'on s'est trop évertué à atteindre un but
irréalisable qu'on s'était fixé ou les valeurs
que nos parents nous ont imposées comme pour conjurer le
sort.
Et pourtant nous sommes tous d'accord pour affirmer que les
enfants ne sont manifestement ps là pour réparer la
faute des parents...
MEMOIRE
ET OUBLI
A
la suite de ces différentes illustrations, quelles conclusions
pouvons-nous en retirer ?
Sur le plan purement théorique,
si les dictionnaires définissent la "généalogie"
comme une science ayant pour objet la recherche des origines et des
filiations, la "psychogénéalogie" étudie
les rapports possibles entre les événements, les
situations que nous vivons et notre histoire de famille.
En
ce qui concerne la mise en pratique, l'arbre généalogique
classique mentionne les noms, prénoms, dates de naissance, de
mariage, de décès de tous les membres de la famille,
alors que le "génosociogramme" intègre
d'autres paramètres tels que dates de conception, la place
dans la fratrie, les avortements, les fausses couches, les maladies,
les événements d'ordre sexuel comme les violences, les
attouchements, les incestes, les infidélités,
l'homosexualité...
Traiter
de ce thème, c'est inévitablement aborder la notion de
mémoire, pourquoi ?
Parce
que la mémoire est partout : on en parle beaucoup aujourd'hui
sous forme de mémoire cellulaire ou génétique,
de mémoire familiale, de mémoire affective culturelle,
historique...
Bref,
la mémoire constitue un HERITAGE dont nous disposons pour
répéter une information et, de ce fait, nous devenons
en quelque sorte un LIEU DE MEMOIRE.
(Je présente toutes mes excuses à l'auteur de ce texte, dont j'ai oublié de noter le nom, ces notes m'étant destinées au départ.)
26 avril 2008
SE FAIRE CONFIANCE ET RISQUER
(Réflexion de Frédéric Hurteau sur le risque et l'estime de soi.)
Qui ne risque rien, n'a rien et n'est rien! Le plus grand
risque dans la vie , c'est de ne rien risquer, et de s'éteindre
petit à petit sous le poids de la routine et de la super
sécurité en devenant soi-même éteignoir
des projets des autres. C'est alors que l'on est admis dans "la
procession des morts vivants"!
L'individu qui ne risque rien, ne
peut pas apprendre, ne peut pas sentir, ne peut pas changer, ne peut
pas grandir, ne peut pas aimer et être aimé, ne peut pas
vivre totalement. Enchaîné par ses certitudes, il est un
esclave. Il a confisqué sa liberté et sa capacité
de choisir. La personne qui risque se sent vivante, libre et en
harmonie avec l'environnement qui l'invite sans arrêt à
prendre de nouveaux risques. N'est-il rien de plus moche qu'une
journée sans projet?
Quoique nous fassions, nous sommes
accompagnés et protégés. Ayons confiance et
voyons la vie comme une série d'occasions de grandir.
Se
faire confiance, c'est se reconnaître comme étant
unique, c'est-à-dire ne ressemblant à personne d'autre.
Inutile de se comparer car l'autre ne sera jamais et ne pourra jamais
être "à notre place". Pour ce qui est du désir
de plaire à tout le monde, c'est impensable. Il y aura
toujours sur notre route des gens pour qui nous serons des miroirs
ombragés, c'est-à-dire des reflets confrontants d'une
partie d'eux-mêmes qu'ils ne désirent pas regarder.
Nous sommes des êtres libres, ce qui veut dire que nous avons une grande capacité de faire des choix. Il est faux de prétendre: "je suis incapable de choisir!" il faut plutôt dire "je ne veux pas choisir!" . Enfin, nous sommes responsables car nous avons la possibilité de répondre de nos choix et de les assumer. Personne d'autre que nous n'est responsable de ce qui nous arrive. Si nous nous sentons manipulés, abusés, violentés, c'est qu'en quelque part nous y consentons consciemment ou inconsciemment.
Prendre des risques suppose que nous répondions de nos gestes en acceptant d'écouter la voix de notre intuition, en nous rendant jusqu'au bout de l'inspiration pour ensuite plonger. Le résultat, quel qu'il soit, sera une zone importante d'apprentissage et une occasion de grandir. Les risques calculés donnent des résultats en conséquence. Dans la tradition zen on dit que le début de la sagesse c'est d'accepter de vivre la confusion! Tout contrôler empêche la rivière de couler librement vers son lieu de destination. L'abondance est là à notre porte, pourquoi mettre tant d'efforts à ne pas y croire?
PSYCHOGENEALOGIE (3)
Lors
d'un autre séminaire, une jeune femme dessine son arbre alors
que son père vient de mourir d'une opération à cœur ouvert le 11/9/1993 à la suite "d'une erreur
médicale". Elle découvre un secret de famille avec
l'existence d'un enfant naturel de son frère qui est né
le 11 septembre 1968 et qui n'a jamais été non
seulement officiellement reconnu mais totalement rejeté et nié
par la famille biologique.
Le
grand-père est mort 25 ans, jour pour jour, après avoir
refusé la naissance de son petit-fils naturel...
En
construisant son arbre sur 4 générations elle découvre
avec stupéfaction qu'à chaque génération,
un enfant naturel ou adultérin est présent dans la
branche maternelle. L'alcoolisme chronique familial qui caractérisait
cette famille peut être interprété comme le
symptôme manifeste de la souffrance de ceux qui ne savent pas
d'où ils viennent, "ces enfants de la nuit".
Et
l'illustration, qui parle d'elle-même, d'un suicide programmé
avec Margaux Hemingway, qui adulée dans les années 70
s'est tuée 35 ans également JOUR POUR JOUR après
le suicide de son célèbre écrivain de
grand-père.
Tout
aussi signifiant, LE PRINCIPE DE LOYAUTE développé par
le psychiatre américain d'origine hongroise Ivan
Boszormenyi-Nagy : il a constaté que dans certaines familles,
il existe une sorte de registre virtuel où sont consignés
les débits et les crédits transgénérationnels,
une sorte de registre des comptes familiaux sur plusieurs générations
où, à un moment donné, un descendant est chargé
inconsciemment de régler la note et de tout remettre à
zéro.
"Un
garçon ratait systématiquement ses examens et en
travaillant sur son génosociogramme, il a découvert
qu'un de ses arrières grands-pères avait été
renvoyé chez lui à la veille du bac parce qu'il avait
mis la bonne enceinte et les descendants payaient la dette depuis un
siècle".
On
peut donc brillamment échouer et pendant longtemps tant qu'on
ne sait pas !
Dans cette présentation, on ne peut faire l'impasse des SECRETS DE FAMILLE. Toutes les familles ont leur légende, toutes les familles ont leurs secrets (on pourrait presque dire que les ignorer reviendrait à créer des arbres généalogiques sans racine), mais ces silences sont parfois tellement bruyants qu'ils nous condamnent à briser ces lois et, lorsque les mystères se révèlent TOUT NOTRE MONDE DE L'ENFANCE S'ECROULE.
On
pourrait classer les secrets de famille en trois rubriques
principales : les liens familiaux, la gamme des crimes et des
condamnations pénitentiaires ou judiciaires et les
incestes.
Mais on peut compléter cette liste avec les
maladies (dites) honteuses, les faillites et les escroqueries non
reconnues, les pathologies liées à la "folie",
les suicides. Il faut savoir que c'est comme une bombe à
retardement qui explosera un jour ou l'autre.
Et
quel est le moyen le plus simple de connaître un secret ? C'est
bien évidemment de poser la question, car un secret ne l'est
jamais pour tout le monde, mais par contre, nul ne sait qui sait quoi
exactement.
Un
homme vient consulter car il a des accès de violence
inexplicables et incontrôlables. Il se décrit par
ailleurs comme un être équilibré socialement
parfaitement intégré (un peu dit-il lui même
"docteur Jekill and mister Hyde").
Il découvre
par des lettres écrites par son père que ce dernier a
torturé en Algérie : il est revenu en 1957 et n'a
jamais parlé de son vécu mais depuis son retour, il a
pratiquement perdu l'usage de la parole et notre patient décrit
son père comme un être tourmenté, amer, et pris
d'accès de violence totalement irrationnelles et
incompréhensibles.
Il
paraît évident qu'on ne peut pas tourner une page si
celle-ci n'est pas connue, et la guerre d'Algérie constitue un
énorme point d'interrogation dans l'inconscient collectif des
Français.
Et comme il n'y a jamais eu de tortionnaires
condamnés durant la guerre d'Algérie, le fils est
inconsciemment investi de la mission de régler la dette.
(...)
25 avril 2008
PSYCHOGENEALOGIE (2)
DECODER LES DONNEES :
Il s'agit de
savoir se placer soi-même dans son arbre généalogique.
Précisons tout d'abord que , même si les recherches ne
sont ni simples ni aisées, la plupart de nos BLOCAGES
généalogiques trouvent des solutions.
Et
n'oublions pas que la nature des messages est d'origine INCONSCIENTE.
C'est- à- dire que les individus porteurs de ces messages se
débattent dans la vie comme s'ils se battaient contre des
événements réels alors qu'ils sont empêtrés
dans les fils d'une histoire familiale qui les transcende et les
dépasse car l'origine de ces conflits leur échappe.
A ce stade, il s'agit de se mobiliser pour prendre conscience afin de se libérer en quelque sorte de ce "maléfice".
En
pratique, que peut-on découvrir en filigrane dans son arbre
généalogique ?
Sans
perdre de vue que tout arbre généalogique est unique,
nous pouvons malgré tout repérer des thèmes qui
se retrouvent et se traitent,de façon récurrente.
-
LES SUICIDES eux, sont le produit d'une vaste opération de
camouflage car, ne l'oublions pas, ils ont été
condamnés par l'Eglise et privés de sépulture
religieuse jusqu'en 1983.
Le Droit Canonique précisait même
que les suicidés représentaient des "pêcheurs
manifestes auxquels on ne peut accorder les funérailles
ecclésiastiques sans scandale public des fidèles"
!
C'est l'histoire de Magali qui vient consulter pour une banale migraine chronique réfractaire à tous les traitements classiques et alternatifs. D'après son témoignage, elle a tout essayé sans résultat.
Une
question "naïve" de la part du thérapeute
concerne le début de ses migraines. Or la date correspond très
exactement à la mort de son frère qui s'est suicidé
par balle à 22 ans.
Magali éclate littéralement
en sanglots et raconte la naissance de ce frère non désiré.
Détail significatif, c'est Magali qui, à la demande de
sa mère, a choisi le prénom de son frère Pierre.
Par
cet acte symbolique, sa mère l'a investie de son propre rôle
qu'elle refusait d'assumer, d'où l'émergence d'un
problème lié à la confusion des rôles avec
une inversion. Magali est enfermée inconsciemment et pour
longtemps dans un projet qui n'est pas le sien.
Depuis 11 ans,
Magali porte la culpabilité de la mort de son frère qui
se manifeste sous forme de migraines dont elle ne peut se
débarrasser.
En
fait elle vient en consultation non pour son mal à la tête
mais parce qu'elle a un fils de presque l'âge de son frère
lorsqu'il s'est suicidé. Or depuis quelques mois, Magali vit
dans la hantise du suicide possible de son fils dépressif et
certainement influencé par l'attitude projective de la mère
qui craignait sans cesse pour lui.
-
LA LOI DES COÏNCIDENCES (dates de naissance, mariages, décès,
cycles de vie, alliances), elle rejoint le concept de la loi des
synchronicités développée par Anne
Ancelin-Schutzenberger selon laquelle on ne peut pas tricher avec les
dates : notre cerveau s'auto-programme et nous restitue régulièrement
la lecture de certains faits et à notre insu.
On pourrait
dire que la loi des nombres dépasse ici les lois de la logique
rationnelle mais joue à plein dans les transmissions
invisibles.
En
reprenant l'exemple précédent, Pierre le frère
de Magali, s'est suicidé à l'âge de 22 ans, le
jour de la fête des mères. C'est manifestement un
message posthume.
24 avril 2008
PSYCHOGENEALOGIE (1)
(Une "technique" de développement personnel)
COMMENT
L'HISTOIRE DE CHACUN S'ARTICULE AVEC L'HISTOIRE DE SA FAMILLE
"Qu'on
le veuille ou non, nous sommes tous inscrits dans une histoire
familiale, avec ses us et secrets. Chaînons d'une continuité
qui remonte loin dans le passé, nous pouvons retrouver notre
vraie place grâce à la psychogénéalogie.
"Lorsque
nous cherchons à découvrir notre véritable moi
en pratiquant l'observation profonde, nous nous apercevons que ce que
nous avons appelé un "moi" est entièrement
constitué de "non-moi". Notre corps et notre esprit
ont leurs racines dans la société, dans la nature et
dans ceux que nous aimons.
En pratiquant l'observation profonde,
nous découvrons que nos ancêtres et nos traditions sont
toujours en nous.
Quand nous acceptons d'être relié,
une transformation se produit eet notre souffrance commence à
se dissoudre. Nous nous apeercevons que nous sommes un élément
de continuité par rapport à nos ancêtres et aussi
une vois de passage pour les générations suivantes."
THICH NHAT HANH "la plénitude de l'instant"
"Nous nous sommes tous
un jour ou l'autre posé la question concernant nos origines et
certainement de notre place dans la famille, et également dans
le groupe social auquel nous appartenons.
A l'aide d'un tracé
simple sur plusieurs générations, nous pouvons nous
rendre compte que nous ne faisons que reproduire les schémas
des générations de ceux qui nous ont précédés.
En construisant notre arbre généalogique, complété
par notre génosociogramme( terme utilisé par les
sociologues; arbre généalogique fait de mémoire,
complété par des événements de vie
importants et des liens affectifs -sociométriques-) nous avons
à notre disposition un outil de diagnostic qui permet de nous
positionner, de savoir qui nous sommes exactement.
Ce voyage à
travers les générations est une "aventure"
qui relève davantage d'une étude de terrain que de
constructions purement intellectuelles et donc forcément
abstraites.
PAR
OU COMMENCER OU COMMENT SE PLACER SOI-MEME SUR L'ARBRE GENEALOGIQUE ?
On
dessine son arbre généalogique non pas comme le fruit
d'une recherche généalogique approfondie mais on
travaille sur notre propre arbre tel que l'on le connaît de
mémoire; précisons qu'il s'agit là d'une mémoire
flottante. C'est-à-dire qu'on fait appel à une mémoire
plus ou moins verrouillée, mais ne perdons pas de vue que
l'inconscient a une excellente mémoire !
Il
s'agit donc de dresser sa carte biographique. C'est notre épine
dorsale sous forme de :
Dans
une première phase : description
graphique des divers liens biologiques et légaux qui unissent
les différents membres de notre famille entre eux.
Nous
découvrons là le code de base de notre histoire
familiale par le génosociogramme qui est en fait notre CARTE
FAMILIALE que l'on décrypte sous forme de grille de lecture
La
seconde phase consiste
à recueillir les informations de façon imagée,
on pourrait dire que "l'on descend de son arbre pour explorer la
forêt".
Considérons la quête des aïeux
comme un véritable jeu de piste qui nous fait voyager dans
l'espace et le temps, un vrai poème à la Prévert
que notre arbre généalogique !
Pratiquement, il
s'agit tout d'abord d'interroger tous les membres de notre famille,
car leur mémoire, même défaillante, nous fournit
LES PREMIERES PISTES complétées par les vieux papiers
et les livrets de famille, la viste des cimetières (qui n'a
rient de morbide ici) les vieilles photos jaunies par le temps...
Et
par la suite, nous sommes en mesure d'aborder l'histoire
contextuelle, l'environnement social, économique, culturel
dans lequel s'inscrit notre famille.
La
troisième phase consiste
à délimiter les relations sociamétriques
familiales, une manière "d'habiller l'arbre et de repérer
les branches mortes"
C'est dans cette phase que nous
établissons les relations affectives entre les membres de la
famille : aussi bien les affinités, les attirances, que les
répulsions, les haines...qui constituent une source
intarissable de renseignements généraux.
L'évocation
de conflits accrochés sur l'une des branches de l'arbre peut
expliquer tout ou partie de la problématique actuelle en
verbalisant des mémoires somatiques ou psychosomatiques
inexpliquées jusqu'à présent.
(...)
TROUVER SON EQUILIBRE EMOTIONNEL (fin)
La méditation de pleine conscience (ou Mindfulness) a été récemment proposée par un groupe de psychologues, et particulièrement Jon Kabat Zinn, comme une nouvelle application des techniques de méditation Zen et Bouddhique tout en laissant de côté la part spirituelle et religieuse pour la rendre accessible à un grand nombre de personnes.
Le principe consiste à apprendre à sortir de la tendance, à être sur pilote automatique pour devenir conscient de chaque instant et non plus à être concentré sur soi même.
La pratique régulière offre une manière de rester dans le présent, tout en proposant un autre point de vue sur les choses, et de se tenir à l’écart des ruminations négatives.
Le but est d’augmenter la conscience de ce que nous sommes en train de faire, ici et maintenant, au moment présent.
Les
exercices sont simples sur le principe mais nécessite un
entraînement quotidien. Les principaux sont la concentration sur
la respiration, le balayage corporel et le recentrage sur des
activités quotidiennes (marche, repas…).
Ces
techniques de relaxation et de méditation peuvent être
couplées à un nouvel outil issu des nouvelles
technologies que l’on appelle le biofeedback par la variabilité
cardiaque.
La variabilité cardiaque est aujourd’hui reconnue comme un très bon indicateur de la capacité à réguler les émotions car elle traduit la façon dont notre cœur s’adapte en permanence au stress en modifiant le rythme cardiaque.
On
peut mesurer la variabilité cardiaque aujourd’hui grâce
à des petits capteurs intégrés à des
bracelets que l’on met aux poignets et connectés à un
simple ordinateur. Grâce à un logiciel, la variabilité
cardiaque est représentée et suivie à l’écran
sous la forme d’une courbe ou d’un graphe. Certains programmes
très innovants offrent désormais la possibilité
de suivre et d’améliorer la variabilité cardiaque au
travers d’animations en 3D semblables à celles des jeux
vidéo.
Ce
ne sont pas des jeux mais des exercices dont l’approche renforce
l’effet de biofeedback et permet à la personne, par des
exercices de contrôle respiratoire mais aussi de méditation
et de visualisation, d’agir par elle-même sur sa variabilité
cardiaque pour s’approcher d’un état de cohérence
cardiaque idéal.
Les études récentes montrent que l’entraînement régulier à la cohérence cardiaque par le biofeedback réduit le risque de récidive chez des patients cardiaques et apparaît comme un outil complémentaire prometteur dans la gestion du stress et de l’anxiété. Il permet d’obtenir une meilleure capacité à réguler les émotions face au stress tant au niveau cardiaque qu’au niveau du système nerveux central.
En effet, les connaissances scientifiques démontrent aujourd’hui l’existence d’une interconnexion entre le cœur et le cerveau. Elle permet d’expliquer comment chacun peut agir sur les émotions par la relaxation et la méditation mais aussi maîtrisant mieux la variabilité cardiaque.
23 avril 2008
TROUVER SON EQUILIBRE EMOTIONNEL (1)
(par
le docteur Dominique Servant)
Les
émotions au cœur du mal être
L’émotion
est une réponse à la fois physique et psychologique que
tout le monde connaît. Les principales émotions comme
l’angoisse, la colère, la culpabilité, la honte, la
tristesse sont normales mais peuvent aussi avoir un rôle
négatif sur notre bien-être. Beaucoup d’états
de stress et de mal-être comme l’anxiété et la
dépression sont marqués par des émotions
négatives excessives et persistantes. Plusieurs spécialistes
considèrent aujourd’hui que la difficulté à
gérer les émotions explique la survenue et le maintien
de ces états. Face à une émotion négative
déclenchée par un stress, deux réflexes
s’opposent : la tendance à réprimer cette émotion,
à lutter, à refuser de se laisser envahir et la
tendance opposée qui consiste au contraire à accepter
sa propre émotion.
L’hypothèse est que le refus d’un sentiment a pour effet paradoxal de déclencher au contraire une émotion. C’est pourquoi face à un sentiment d’injustice ou un conflit on peut être amené à ruminer, et à ressentir une émotion de colère, d’angoisse ou de tristesse. Tout cela est bien compréhensible mais hélas n’est pas toujours efficace et au contraire l’envahissement par les pensées et les émotions négatives est source de mal être.
La
relaxation : une thérapie des émotions
Dans
les état de stress, d’anxiété et de dépression
des pensées et des sentiments auto entretiennent le mal être
et ne sont pas toujours accessibles au raisonnement rationnel. Il est
impossible pour la personne de changer par la simple volonté.
Une nouvelle approche psychothérapeutique est centrée
sur la gestion des émotions. Elle consiste plus à
accepter ses propres émotions qu’a vouloir à tout
prix les réprimer. La relaxation joue un rôle important
dans cette nouvelle médecine des émotions.
La
relaxation n’a pas pour seul effet d’induire une détente
et un meilleur contrôle physiologique et psychologique de
l’organisme, elle permet également de mieux se confronter
aux émotions négatives et d’induire des émotions
positives. On connaît beaucoup de techniques de relaxation et
de méditation, certaines très anciennes comme le Yoga
et le Zen, d’autres plus récentes comme le Training autogène
de Schultz, la relaxation musculaire de Jacobson, la sophrologie,
l’hypnose…
Ces techniques ont toutes leur intérêt mais elles ne sont pas toujours faciles à mettre en place soit parce qu’elles demandent un engagement long soit parce qu’elles ne répondent pas aux attentes et aux problèmes. Une nouvelle approche de la relaxation est aujourd’hui proposée basée sur ces méthodes classiques mais aussi sur des techniques plus récentes comme la méditation de pleine conscience ou le biofeedback par la cohérence cardiaque.
Relaxation
et méditation : les techniques les plus efficaces
La relaxation et la méditation sont basées sur 4 techniques de base : le contrôle de la respiration, la détente musculaire par la contraction - décontraction ou par auto suggestion, la méditation de pleine conscience, la visualisation.
Par
des exercices simples, réalisables seul, on peut s’entraîner
au début 5 à 10 minutes par jours et ensuite posséder
une véritable boite à outil pour faire face aux
émotions. Il existe de plus en plus de données
scientifiques qui confirment l’intérêt de ces
techniques et particulièrement de la relaxation musculaire et
de la méditation sur le mieux être physique, la gestion
du stress et la prévention des états anxieux et
dépressifs. Elles représentent une bonne alternative et
un complément aux autres thérapies (médicaments,
psychanalyse et psychothérapies…).
Il importe d’utiliser des techniques permettant de faire face au stress et aux émotions négatives dans la vie quotidienne, et pour ce faire, un apprentissage plus court et plus concret sera privilégié. Il est donc nécessaire d’orienter non seulement vers la détente mais vers le recentrage des pensées comme dans les techniques de méditation de pleine conscience.
Qu’apportent les nouvelles approches comme la méditation de pleine conscience et le biofeedback par la cohérence cardiaque dans la gestion des émotions ?
22 avril 2008
ENTRE L'ETONNEMENT D'ETRE SILENCIEUX...
AU CŒUR DU MYSTÈRE OU LE BRUITAGE INCESSANT DES PENSÉES MENTALES, QUE CHOISISSONS-NOUS ?
Si
l'on résumait la vie de la Terre en 24 heures ! L'homo sapiens
n'est apparu que dans les deux dernières minutes de cette
drôle de journée et, dans un Univers de 24 heures,
l'émergence de l'homme est réduite aux quarante
dernières secondes... En comparaison, l'existence d'un
individu serait de l'ordre du millième de seconde ... !
L'univers existe depuis environ 15 milliards d'années, la pensée humaine est donc toute neuve...
Depuis
le commencement, une chorégraphie silencieuse ponctue le
temps et l'ordre du « Grand Monde »; les
planètes voguent dans l'infini, ordonnées par une
horlogerie cachée : qui est ce témoin de la beauté
du tout ? Plutôt qu'un mystère à résoudre,
la vie ne serait-elle pas le silence créateur de toutes choses
à expérimenter ? Qui fait pousser les arbres et voler
les papillons ? Quelle est cette magie secrète et silencieuse
qui maintient la vie d'instant en instant en perpétuant
l'éternel cycle de la vie et de la mort ?
Oui, d'accord, me direz-vous, mais :
« Et moi et moi et Moi... Avec mes peurs et mes souffrances ! Qu'est-ce que je fais dans ce grand Monde ?
Est-il possible de trouver la solution de l'existence et un sens à ma vie ?
Est-il réaliste de retrouver la mémoire de mon origine intemporelle, pendant mon existence terrestre ?
Puis-je me comprendre et faire la distinction entre être et penser ?
Puis-je
retrouver la curiosité de l'explorateur attentif, plutôt
que la difficulté du chercheur perdu ? »
Voilà posées quelques questions allant dans le sens de la connaissance de Soi.
La pensée mentale brise le charme du silence pur et nous fait entrer dans les errances mentales en mettant en place la dualité, les contraires, la comparaison, les peurs et les jugements sur nous-mêmes.
Cette
pensée qui divise, est à l'origine des images
corporelles, psycho-affectives et intellectuelles, images aplaties,
sans vie, auxquelles nous nous identifions.
(Remarquons que ces propos ne sont pas écrits pour faire le procès de la pensée dans sa globalité, mais bien pour discriminer entre ce qui est « l'outil de la raison et de la logique » nous permettant de communiquer, de réfléchir, d'apprendre, et la nature consciente qui est le témoin immuable de toute activité pensante).
Vouloir fuir ses peurs est pure illusion : c'est comme vouloir fuir son ombre ! Ce qui est nécessaire, c'est de savoir les observer afin qu'elle perdent leur emprise et leur apparence de vérité. Nos peurs sont des habitudes qui sont régies par des conditionnements-réflexes,attitudes automatiques dépourvues d'intelligence. La dimension non encore révélée de nous-même répète inlassablement les mêmes erreurs. Nous ne pouvons qu'en constater la conséquence : « je souffre000 je suis malheureux... »
La
pensée mentale analyse le noir, mais fait-elle entrer la
lumière ?
Découvrir
la solution de l'existence consiste à développer notre
faculté à la « clairvoyance » :
nettoyage conscient de la maison psychique, travail minutieux du
« concentropologue » qui observe ses idées,
ses raisonnements, ses pensées, à partir de son silence
jaillissant et créateur.
Alors
cet homme, naissant d'un silence d'éternité, renaît
à la conscience consciente d'elle-même, connaissance
éternelle et absolue incarnée dans une âme
individuelle, vous, moi, miracle inouï d'exister dans ce mystère
sans pourquoi.
Là
où cesse la compréhension mentale, commence
l'émerveillement.
(David Ciussi)
21 avril 2008
LES PETITS CAILLOUX
Un
jour,un vieux professeur fut engagé pour donner une formation
sur la planification efficace de son temps à un groupe de dirigeants de grosses sociétés.
Le vieux prof n'avait
qu'une heure pour "passer sa matière".
Debout,
devant ce groupe d'élite (qui était prêt à
noter tout ce que l'expert allait enseigner), le vieux prof les
regarda un par un, lentement, puis leur dit : "Nous allons
réaliser une expérience".
De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot de verre qu'il posa délicatement devant lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement yeux vers ses élèves et leur demanda :
"Est ce que le pot est bien plein?"
Tous répondirent : "oui".
Il attendit quelques secondes et ajouta : "vraiment?".
Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de graviers. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux...jusqu'au fond du pot.
Le
vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et
redemanda : "Est ce que le pot est plein?". Cette fois, ses
brillants élèves commençaient à
comprendre son manège.
L'un d'eux répondit :
"probablement pas!".
"Bien!" répondit le vieux prof.
Il
se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un
récipient de sable. Avec attention, il versa le sable dans le
pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le
gravier.
Encore une fois, il demanda : "Est ce que le pot est
plein.".
Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent : "Non!".
"Bien" répondit le vieux prof.
Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : "Quelle grande vérité vous montre cette expérience?".
Pas fou, le plus audacieux, songeant au sujet de ce cours : la planification de son temps, répondit : "Cela démontre que même quand on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez vous, plus de choses à faire".
"Non"
répondit le vieux prof. "Ce n'est pas cela. La grande
vérité que nous démontre cette expérience
est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans
le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite".
Il
y eu un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence
de ces propos.
Le
vieux prof leur dit alors : "Quels sont les gros cailloux dans
votre vie?".
"Votre santé?"
"Votre
famille?"
"Vos amis?"
"Réaliser vos
rêves?"
"Faire ce que vous
aimez?"
"Apprendre?"
"Défendre une
cause?"
"Prendre le temps?"
"Ou tout autre
chose?"
"Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre les gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir .....SA VIE. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable) on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aus éléments importants de sa vie.
Alors
n'oubliez pas de vous poser à vous même la question :
"Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie?"
Ensuite
mettez les en premier dans votre pot.
D'un geste amical de la
main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la
salle.
Allez tranquillement au milieu du vacarme et de la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.
Sans vous aliéner, vivez autant que possible en bons termes avec tous vos semblables. Dites tranquillement et clairement votre vérité. Et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant. Ils ont eux aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une gêne pour l'esprit.
Ne vous comparez avec personne, vous risqueriez de devenir vaniteux ou amer. Il y aura toujours plus grand et plus petit que vous.
Prenez plaisir à vos réalisations autant qu'à vos projets. Soyez toujours intéressés par votre métier, si modeste soit-il, car c'est un véritable bien dans les aléas changeants du temps. Soyez prudent dans vos affaires car le monde est plein de ruses. Mais que cela ne vous rende pas aveugle à la vertu, car beaucoup luttent pour de grands idéaux. Et partout la vie est pleine d'héroïsme.
Soyez vous-même. ne simulez pas l'amitié. Ne soyez jamais cynique envers l'amour, car face à l'aridité et au désenchantement il est aussi éternel que l'herbe.
Acceptez doucement le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez la puissance de l'esprit pour vous protéger en cas de malheur. Mais ne vous leurrez pas avec des chimères. Trop de peurs naissent de la fatigue et de la solitude.
Au delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles, vous avez le droit d'être ici. Et que cela vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le doit.
Soyez en paix avec Dieu, quelle qu'en soit votre conception, et quels que soient vos peines et vos aspirations, restez, dans le désordre bruyant de la vie, en paix avec votre âme.
Avec toutes ses perfidies, ses corvées et ses rêves brisés, ce monde est pourtant beau.
Soyez attentif. Efforcez vous d'être heureux.
- Trouvé dans la Cathédrale Saint-Paul de Baltimore en 1692. Auteur inconnu.