15 avril 2008
LA GRAINE DEVIENDRA L'ARBRE
« Chaque
enfant qui naît est la preuve de l'espoir que Dieu met dans les
êtres humains.» J'ai
« l'espoir » » de voir cet article
devenir un partage de vie entre vous et moi pour que tous les enfants
du monde réalisent l'espérance qu'ont mis en eux leurs
parents et le monde.
Si nos ancêtres n'avaient pas eu cette puissance de l'espoir en actes, s'ils n'avaient pas entrepris de franchir les obstacles et les épreuves de la vie, nous n'existerions pas...
La
force de leurs pensées était de réaliser dans
l'avenir quelque chose de favorable pour leurs familles. Leur
détermination était décuplée par la
pensée de créer un monde de paix.
Aujourd'hui,
où en sommes-nous personnellement ? Est-ce que l'espoir nous
manque ? Comment agir efficacement pour incarner le potentiel de la
graine qui donnera un arbre de vie ?
Tout
espoir de bonheur, de succès ou de guérison, est
logique et souhaitable tant qu'il sert de motivation pour avancer,
mais attention si les actes à poser ne suivent pas. Un espoir
sans acte pour concrétiser le rêve peut tourner à
la croyance et votre pensée risque de se mettre en « mode
victime ».
Quand
vous êtes découragés, angoissés, tristes
ou fatigués, avez-vous remarqué combien l'impression de
manquer d'énergie vous envahit ? Vous venez de vous brancher
sur « radio souffrance », votre lampe torche se
décharge, l'espoir aussi; le désespoir s'invite alors
comme une fatalité ou une malchance.
Quel
est ce mécanisme mental dans lequel la pensée dérape
et broie du noir, ce mécanisme « menteur »
qui nous enferme dans une prison mentale ? C'est l'identification à
« l'image que j'ai de moi », moi, celui qui
contrôle ou qui attend, celui qui veut que les évènements
et les choses arrivent suivant ses plans et ses projections. Faisant
ainsi nous ne lâchons rien. Par contre nous attendons que les
autres lâchent prise, qu'ils nous donnent ce que nous espérons,
qu'ils nous consolent tandis que nous boudons, qu'ils nous
comprennent tandis que nous râlons ou réagissons par la
colère ou l'indifférence.
Toutes
ces stratégies nous maintiennent prisonnier de l'image que
nous avons de nous-même déjà enfermé dans
notre cage mentale. Nous misons sur nos stratégies d'humain
prisonnier sans espoir de sortie ou de délivrance alors que la
porte de la cage est ouverte.
Le
seul lieu où peut se développer le potentiel de la
graine à travers l'espoir, est dans notre esprit face aux
épreuves du quotidien. C'est savoir utiliser une pensée
puissante, créatrice et discriminatrice, une pensée
insoumise aux regrets et aux plaintes, une « pensée-laser »
qui utilise un minimum d'énergie pour éclairer très
loin.
En réalité tous sages vous le disent : « vous êtes en dehors de la cage » ! Volez de vos propres ailes, n'emportez pas vos échecs avec vous dans vos projets ou espérances. Apprenez la lucidité et la patience ! N'abandonnez pas avant d'avoir commencé ! Tout vient à point à qui sait attendre sans se désespérer. Ne regrettez pas, apprenez de vos regrets...: apprenez à faire « ami-ami » avec vos émotions, votre façon de penser et d'agir. Tout est apprenti-sage.
Laissez
la vie vous enseigner son intelligence, sa créativité
et son ordre ! Ayez de la gratitude car vous pouvez exister vous
personnellement et réjouissez-vous d'avoir des parents et une
terre comme grands-parents !
L'espoir
est un mouvement de l'imaginaire entre le rêve et la réalité.
Ce qui compte ce n'est pas seulement le résultat mais la façon
d'y arriver.
Ne désirez pas plus mais essayer de mieux vivre avec ce que la vie vous présente à l'endroit où vous êtes. Embellissez votre regard sur le monde au lieu de vouloir le changer.
(David Ciussi)
12 avril 2008
A LA DECOUVERTE DE SOI (1)
J'ai lu un jour un livre que je n'ai pas retrouvé et dont je ne me souviens plus du nom de l'auteur, qui traitait ce sujet. Je prie l'auteur de ces lignes de m'excuser de ne pouvoir le citer ici. S'il se reconnaît je mettrai son nom avec plaisir.
De tout temps, l’être humain a cherché à comprendre qui il était. Malgré les apparences, les nombreuses découvertes scientifiques sur le cerveau ne remettent pas en question la conception plusieurs fois millénaires que le moi véritable de l’être humain est l’esprit immatériel. Le cerveau n’est donc qu’un outil à la disposition de l’esprit.
Comment ce dernier l’utilise-t-il ? Mais d’abord, qu’est-ce que l’esprit ? D’où vient-il ? Quelles sont ses facultés ? En quoi celles-ci se distinguent-elles des facultés intellectuelles du cerveau
Le cerveau, le centre
de l’être humain ?
Ne s’étant
pas créé lui-même, l’être humain se
demande depuis la nuit des temps, comment il se fait qu’il existe
plutôt que de ne pas exister. Pourquoi est-il vivant, conscient
et doué de toutes sortes de facultés, plutôt que
d’être inconscient, sans vie, inexistant, rien ?
Pour l’être
humain, s’imaginer n’avoir rien été dans le passé
est une chose impossible. La simple idée d’être du «
rien » dissout dans le néant, le dépasse. La
conscience que nous avons de nous-mêmes est trop forte et nous
en empêche. Tout de suite, elle nous pousse à nous
demander où nous nous trouvions dans le néant et
surtout sous quelle forme? Cependant, avoir une forme et être
quelque part, c’est être !
La difficulté à
trouver des réponses satisfaisantes à ces questions a
poussé les hommes à s’interroger sur leur propre
nature : nous existons, mais que sommes-nous ? Qu’est-ce que cet
être conscient, capable d’agir et de penser, que je ressens
être ?
Une des voies suivies
pour le découvrir à été de rechercher où
en nous se trouvait le centre de notre conscience, notre moi
véritable ?
Où se trouve le
centre de notre conscience ?
De nos jours, il est
évident pour la plupart des gens que le siège de notre
personnalité - le centre de nos facultés de réflexion
et de décision - se situe dans notre tête, plus
précisément dans notre cerveau. Il n’en a cependant
pas toujours été ainsi. La localisation de notre moi
est demeurée longtemps une chose incertaine.
Au 6ème siècle
avant Jésus-Christ, le philosophe grec Pythagore émettait
seulement l’hypothèse que le siège de la pensée
devait être dans le cerveau.. Cette hypothèse fut
d’ailleurs contestée par Aristote (4ème siècle
av. JC). Ce dernier pensait que le centre de la conscience était
dans le cœur et que le cerveau ne servait pas à penser, mais
à refroidir le sang !
En réalité,
localiser précisément dans notre corps le centre de
notre personnalité n’est pas aussi aisé que cela
puisse paraître au premier abord. En effet, si nous avons la
très nette impression que le processus de réflexion a
lieu dans notre tête, il n’en va pas de même pour
d’autres manifestations de notre personnalité. Nos émotions
par exemple - comme la joie, le calme intérieur, l’envie et
la peur - ne sont pas du tout ressenties dans notre cerveau. Il en va
de même pour l’amour qui nous habite, la conviction qui nous
anime ou la volonté que nous déployons, qui, tous,
semblent plutôt issus de la région du plexus solaire ou
... du cœur, que du cerveau.
Cœur ou cerveau ? L’accroissement des connaissances anatomiques et physiologiques ont rapidement montrés que le cœur n’était pour rien dans les processus de conscience et qu’il fallait effectivement plutôt chercher du côté du cerveau.
Les recherches sur le
cerveau
Des recherches
inlassables furent entreprises car l’on se disait très
logiquement que si les actes et la conscience étaient
véritablement issus de la masse cérébrale, mieux
se comprendre soi-même, passait par mieux comprendre notre
cerveau.
Bien qu’ayant débuté
dans l’antiquité grecque, les recherches furent lentes et ne
se développèrent de manière significative qu’à
partir du 19ème siècle.
C’est effectivement
à partir de ce moment que la science acquit une représentation
réaliste de ce qu’était une cellule nerveuse, avec
son corps cellulaire et ses prolongements : les axones et les
dendrites, cellule nerveuse ou neurone qui est l’élément
de base avec lequel le cerveau est construit.
Au 20ème
siècle, grâce à l’emploi de micro-électrodes,
on découvrit dans le cerveau l’existence de différents
centres spécialisés dans une fonction déterminée,
par exemple, des centres responsables de la réflexion, de la
mémorisation, de l’association d’idées, ... mais
aussi de la vision, de l’audition, du langage parlé, de
l’écriture, de la lecture, etc.
Aujourd’hui, grâce
à une technologie de plus en plus poussée (les procédés
d’imagerie par résonance magnétique), il est même
devenu possible d’observer le cerveau en train de fonctionner sans
avoir à ouvrir la boîte crânienne, comme cela
était nécessaire dans le passé.
Les découvertes
de plus en plus nombreuses effectuées ces dernières
années semblent toutes confirmer le fait que c’est bien le
cerveau qui est le centre de la conscience de l’homme. Pour de
nombreux scientifiques, la science a ainsi trouvé la réponse
à la grande question sur l’origine et la nature de l’être
humain : celui-ci est tout entier contenu dans cette merveilleuse
machine remplissant notre boîte crânienne, et des
multiples réactions que les neurones entretiennent les uns
avec les autres émanent nos facultés cognitives,
artistiques et altruistes.
Mais en est-il vraiment ainsi? Un certain nombre de faits montrent au contraire que de nombreuses questions subsistent.
(...)
11 avril 2008
VIS MAINTENANT ! RISQUE-TOI AUJOURD'HUI !...
«
Il meurt lentement celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change
jamais de repère,
Ne
se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.
Il
meurt lentement celui qui évite la passion et son tourbillon
d’émotions, celles qui redonnent la lumière dans les
yeux et réparent les coeurs blessés,
Il
meurt lentement celui qui ne change pas de cap lorsqu’il est
malheureux au travail ou en amour,
celui
qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n’a fui les conseils
sensés.
Ne
te laisse pas mourir lentement ! » (Pablo Neruda)
Mon
jeune ami est blême, il esquisse un sourire. Avec ses 20 ans à
peine commencés, il survit dans une chambre, isolé. Je
ne peux l’embrasser et le bruit des machines aseptisées ne
favorise pas l’intimité de la rencontre mais la force de son
regard me rassure, il n’abandonne pas, il ne renonce pas. C’est
la deuxième fois qu’il se retrouve dans cet hôpital.
«
J’ai l’impression d’être dans une grotte comme un ascète
cherchant la vérité ou comme une chenille devenant un
papillon. Après la première chimio en sortant de
l’hôpital, j’ai été surpris par les parfums
qui flottaient dans la rue, même les bruits des voitures
étaient enchanteurs et que dire de mon premier repas...
sublime ! Avant le pain c’était bon, mais il n’y avait pas
de quoi s’extasier ! Aujourd’hui un simple bout de baguette me
donne un frisson d’amour. David, j’ai l’impression de renaître,
je sais maintenant la valeur de la vie, la valeur de chaque
respiration, de toutes ces choses qui existent. Un simple caillou, un
oiseau, un avion, la mer méditerranéenne, sont des
miracles mais avant je ne les voyais pas... »
Oui
mes Amis, c’est une chose étrange, les humains découvrent
la valeur des êtres et des choses quand ils les ont perdus...
Alors
n’attendons pas le drame pour renaître et nous sentir bénis
d’exister. Retroussons nos manches et choisissons de passer les
obstacles au lieu de nous plaindre en disant qu’ils ne devraient
pas exister. Parfois l’effort est exactement ce dont nous avons
besoin dans notre vie pour découvrir le cadeau intime. La vie
sait nous faire grandir pour nous rendre courageux, puissants et
intrépides . Elle ne donne pas toujours ce que nous demandons
mais toujours ce dont nous avons besoin.
Chaque
moment de la journée donne ce pouvoir du passage entre le
futur dramatisé par les peurs et les anciens malheurs. Ce
passage vous est intime, il est intelligence, innovation, énergie,
beauté, protection, puissance, gratitude, innocence, en même
temps que lucidité. C’est le passage de la résurrection
où tout est possible dans l’instant. La réalité
ne peut être autre. Le passé n’est plus, le futur
n’est pas encore ici, seul le présent est disponible comme
un nouvel élan de la totalité de la vie. Tout se
renouvelle immédiatement, rien ne se répète.
Chacun d’entre-nous est le point de jonction de cette intelligence
et de cette créativité infinie. Ce point contient le
passage de la vérité, pas du bonheur... Le bonheur
vient après comme un cadeau de la vérité.
N’inversez pas la visée. Visez le vrai et le reste vous sera
donné en potentiel.
Vis ta vie, centre-toi, affronte tous les obstacles et vois que tu peux les franchir dans l’esprit de la découverte de l’instant présent.
(David Ciussi)
10 avril 2008
LES VERTUS DU ZEN
Des
scientifiques se sont penchés sur les effets de la méditation
sur le cerveau. Grâce à des électro-encéphalogrammes,
ils ont pu montrer, chez des méditants bouddhistes, que cet
état de conscience entraînait l'apparition d'ondes
cérébrales équivalentes à celles d'un
sommeil profond.
D'autres
études ont montré que les zones du cerveau responsables
de la concentration éveillée étaient allumées.
Ainsi, le cerveau serait à la fois dans un état de
repos extrême et de concentration très forte... un état
paradoxal qui serait bénéfique.
Bien sûr, la première vertu de la méditation est de chasser le stress. Elle serait d'ailleurs un des moyens utilisés par les habitants d'Okinawa pour rester zen...et devenir centenaires !
La méditation a également un impact direct sur le corps. Une étude a montré que la méditation pouvait doper le système immunitaire, permettant ainsi de limiter les infections.
Une autre étude a montré les bienfaits de cette pratique pour le système cardiovasculaire : les « adeptes » de la méditation avaient une tension plus basse, un coeur plus lent, et leur profil lipidique était meilleur...
(www.doctissimo.fr)
07 avril 2008
TROUVER LA PAIX EN SOI
( Karin Reuter et Michel Savage)
Lorsqu’il
est question de paix, on parle généralement de militer
pour la détente des relations internationales en Irak et au
Proche-Orient, pour la fin de la guerre civile en Tchétchénie,
pour le moratoire nucléaire en Iran, pour le calme des
banlieues, pour la fin des dictatures comme celle qui sévit
encore en Corée du Nord, l’arrêt de l’immigration
clandestine, la fin des prises d’otage en Colombie, de la
maltraitance enfantine, du harcèlement au travail, des
violences domestiques, des mafias qui corrompent le monde…. :
autant de raisons pour lesquelles militer. La seule évocation
de tous ces foyers de violence montre bien que nous sommes encore
très loin d’être dans un monde en paix. Comment
peut-on prétendre trouver la paix intérieure quand le
monde entier se bat tout autour de nous ? S’agit-il d’aveuglement,
d’inconscience, d’égoïsme ou de naïveté ?
Un
petit journal montrait un jour un militant pacifiste vociférer
contre un chasseur en lui disant : « Je suis pour la paix, moi,
Monsieur, et j’irai jusqu’à vous tuer pour vous le prouver
! » Cette caricature montre bien que l’aveuglement et
l’hypocrisie ne se trouvent pas toujours du côté que
l’on croit. Tout d’abord, il s’agit là de jugements qui
sont une première source de division, donc de conflits. Sans
partir en guerre contre les jugements et en rajouter une nouvelle
couche, si nous commencions par reconnaître que condamner qui
ou quoi que ce soit ne l’a jamais fait disparaître ? Il faut
exercer de la force pour maintenir un ballon sous l’eau : dès
que l’on relâche la pression, il nous saute à la
figure. Résister à la violence comme à quoi que
ce soit d’autre ne fait que lui donner de la force : l’attention
nourrit ce sur quoi elle porte… Il nous faut donc tenter une autre
piste sans reproduire ce que l’on dénonce.
Opposer
la paix dans le monde à la paix intérieure est sans
doute la toute première forme de division, source de violences
et de guerres. Comme si l’on pouvait isoler l’une de l’autre.
Comment ne pas voir que nos conflits intérieurs ne font
qu’alimenter les nuages de tensions qui vont éclater, ici
entre deux pays frontaliers, là bas entre hommes et femmes
dans un couple, entre deux enfants ou entre les salariés
exaspérés par la politique de leur entreprise et leur
patron ? La loi de résonance bien connue nous rappelle que
deux phénomènes analogues entrent en résonance
comme une corde de violon en fait vibrer une autre. Si on s’arrête
aux apparences, nos contours s’arrêtent bien à notre
personne, mais si on regarde au-delà, comment ne pas voir que
notre état d’esprit influence notre entourage bien au-delà
de ce que nous pouvons percevoir ?
On
sait aujourd’hui qu’en modifiant l’orientation d’une
particule (son « spin »), on modifie également
l’orientation d’une autre particule à des années
lumière de là. Ervin Laszlo, un des plus grands
scientifiques actuels, a pu démontrer l’existence d’un
champ « A », une toile d’information qui relie le
moindre événement à tous les autres, que ce soit
dans le champ de la physique nucléaire, de l’astrophysique,
de la biologie ou de la conscience. Autant dire qu’on ne peut
isoler notre état d’esprit de celui des autres : celui qui
est en paix avec lui-même en fait cadeau à tout
l’univers pour la raison toute simple que l’univers est un : nous
n’en sommes séparés qu’en apparence. Un esprit
divisé donnera lieu à un monde divisé, un esprit
paisible unifie le monde. Toute la question est donc de savoir quel
état d’esprit va gagner l’autre par contagion ? Et comment
accéder à cette paix du cœur, surtout quand tout
semble aller « mal » ?
La
paix du cœur n’est pas un état qu’il nous faudrait
acquérir comme un bien mobilier ou immobilier : c’est notre
état naturel. On peut perdre ce qu’on a, on ne peut pas
perdre ce qu’on est. Par contre, on peut croire perdre sa quiétude
ou l’oublier et se retrouver pris en plein cauchemar. Dieu merci,
le rêve ne change rien à notre réalité.
Par conséquent, le seul travail, si travail il y a, consiste à
cesser de croire à la réalité de ce qui nous
tourmente. Trop souvent, on se donne des conditions pour retrouver sa
paix : quand on aura payé ses factures, ou fini sa semaine, le
WE, ou aux grandes vacances, ou à la retraite… Et on
repousse d’autant la possibilité d’être paisible
maintenant.
Tout
comme on peut se bercer d’illusions en croyant trouver la paix une
fois telle condition matérielle satisfaite, on peut aussi
s’imposer des contraintes plus subtiles en cherchant à être
différent de ce que l’on est, que ce soit même pour
devenir plus serein ou plus aimant. Cela revient à vouloir se
conformer à un idéal sous peine de se sentir médiocre,
imparfait, inachevé, bref, indigne d’être aimé
: le piège est exactement le même. C’est un vilain
tour que l’on se joue à soi-même en s’efforçant
de répondre à l’attente supposée des autres,
en devenant victime des jugements qu’on leur attribue et en niant
avoir créé soi-même tout cela. Voilà
comment on se divise et comment on entre en guerre avec soi-même
au nom de la paix intérieure. On voudrait même se donner
l’image de quelqu’un de joyeux ou paisible alors qu’on se coupe
en deux… quand ce n’est pas en quatre ! Et la paix n’est pas au
rendez-vous. On ne triche pas avec son âme !
La paix intérieure ne peut venir qu’avec la certitude absolue d’être digne d’être aimé. C’est exactement l’inverse de la névrose - le sentiment d’indignité.
04 avril 2008
ECOUTEZ RADIO-PRESENCE PLUTOT QUE...
... RADIO SOUFFRANCE !
Au
réveil, dès que vous prenez conscience d’exister,
avez-vous observé ce moment de joie sans cause, cet «
instant-couette », chaud et délicieux de présence
à vous-même où aucune souffrance n’existe !
Puis progressivement arrive le fil de la mémoire, le souvenir
de « qui vous êtes dans la vie » : « Je suis
dans ma chambre, je m’appelle... ». S’enchaînent
alors rapidement les actions à mener dans la journée et
surtout les corvées à faire... Vous venez de vous
rhabiller de vos vieux vêtements pour (souvent) vous identifier
à un rôle de victime, à cette « foutue
journée » qu’il va falloir vivre ... Ce faisant, que
faîtes-vous sans le savoir vraiment ? Vous venez de vous
brancher sur Radio-souffrance... Vous vous êtes fait piéger
par vos pensées mentales qui génèrent et
conduisent vos émotions et vos humeurs.
Aussi je vous propose une piqûre de rappel de « comment pratiquer Radio Présence. » Ne soyez pas mécaniques, portez votre attention sur vous-même en faisant l’expérience de tout ce qui vous sera donné à vivre dans cette journée pédagogique. Découvrez-vous, soyez curieux, observez comment vous vous réveillez ; apprivoisez vos pensées en devenant maître de votre présence... Intégrez tous les aspects de la vie : conscience, émotions, esprit, corps et environnement dans leur réalité immédiate.
Votre
ressenti ne dépend pas des événements eux-mêmes
mais de la façon dont vous les interprétez ! Les
pensées génératrices de stress se créent
sur une perception faussée de la réalité
immédiate. Revenez au présent, voyez que votre mauvaise
humeur ou votre bouderie interprète la réalité
de l’instant : n’en rajoutez pas, prenez du recul.....
Branchez-vous sur Radio Présence. Observez-vous, observez votre monde intérieur !
S’observer (sans forcer, de temps en temps), c’est :
- Porter l’attention sur les crispations du corps en repérant le mouvement interne qui se crée dans les muscles tout en s’amusant d’être dans l’observation.
- Apprendre à traverser tous les inconforts, les peurs, le monde tel qu’il est.
- Ne pas se cacher pour éviter de souffrir.
- Aller dans toutes les différences et au-delà.
- Se laisser toucher par l’expérience de façon ludique.
Redécouvrir cette intelligence relationnelle est ce qu’il y a de plus beau pour l’être humain ; c’est partager le plaisir d’être en paix, de créer et d’agir ensemble. Prendre place dans ce nouvel espace de confiance, ce nouveau territoire, sur la base de la liberté retrouvée, c’est s’autoriser à dire nos émotions agréables ou désagréables. C’est aussi découvrir que dire notre fragilité ou notre joie est une force d’amour supérieure à nos instincts réactifs d’attaque ou de défense.
Dans cette découverte, notre territoire de paix s’agrandit entraînant immédiatement la guérison de notre rapport à l’autre. La solution pédagogique se trouve toujours dans l’instant que nous expérimentons, Allons à sa rencontre, appréhendons les choses comme une solution. Arrêtons de penser que le pire va arriver, écoutons « Radio-Présence », la seule radio disponible 24 heures sur 24.
>
(David Ciussi)
03 avril 2008
LACHER PRISE... (fin)
La pauvreté et la richesse sont le résultat de deux façons de penser différentes.
Les gens à la pensée pauvre vivent leur présent en fonction de leur passé et sont, par conséquent, incapables de lâcher prise et de vivre du détachement.
Les
gens à la pensée riche vivent leur présent en
fonction de leur futur et sont capables de vivre un lâcher
prise et un détachement concernant leur passé.
En
fait, le seul temps où ils vont dans leur passé c'est
lorsqu'ils veulent solutionner quelque chose, autrement, ils sont
trop occupés à bâtir leur futur pour perdre du
temps avec leur passé.
Quel est l'élément
essentiel au lâcher-prise et au détachement: - LA
CONFIANCE -. La confiance en soi, la confiance en vos propres
capacités d'accomplir ce que vous voulez dans la vie; la
confiance dans vos buts, désirs, rêves et besoins; la
confiance dans vos capacités de réussir. Une confiance
qui a la forme d'une CERTITUDE que ce que vous voulez va se produire.
Pensez-y ! Si vous aviez la certitude que ce que vous voulez va se
produire, comment vous sentiriez-vous en cet instant même? Vous
vous feriez plus confiance, vous cesseriez de vous inquiéter
ou d'avoir peur, vous auriez un détachement, un lâcher-prise.
La confiance est donc essentielle au détachement et au
lâcher-prise. Par conséquent, comment peut-on accroître
la confiance en soi ?
Il
y a deux façons : l'une d'elle est de faire ce que vous aimez
dans votre vie, de faire ce qui est un prolongement de vous-même
; une autre est d'éliminer les peurs de votre vie en
identifiant et en changeant les croyances conscientes et
inconscientes qui les produisent et, ça, je peux vous aider à
le faire. Réalisez que la peur soustrait à la
confiance. Plus vous avez de peurs moins vous aurez de confiance en
vous-même. Il sera alors difficile d'être détaché
et de lâcher-prise.
Comment se manifeste le lâcher
prise et le détachement chez les gens remplis de succès?...
Ils ont la certitude qu'ils vont obtenir ce qu'ils veulent dans la
vie. Ce sont des gens qui font des choix, prennent des décisions
et passent à l'action. Pour eux, le temps est précieux
car le temps perdu à s'inquiéter, à avoir peur,
à douter de soi et à vivre dans l'incertitude ne
revient jamais. Ils ne laissent pas les peurs les freiner dans leurs
rêves, buts et désirs. Leur présent est basé
sur leur futur. Ils croient dans leurs projets et entreprennent les
actions nécessaires pour réussir. Puisqu'ils prennent
plaisir au temps, ils n'ont pas de pression face au temps. Ils ont
confiance dans leur futur. Ils sont déterminés,
persévérants et patients. Ils peuvent être
fermement engagés dans la réalisation d'un but tout en
vivant un lâcher-prise et du détachement. Ils sont à
l'écoute de leurs propres besoins.
(Par Richard
Thibodeau)
01 avril 2008
DESIDERATA
(Ce texte est très connu, mais je ne résiste pas à l'envie de le mettre, pour mémoire !)
Reste calme au milieu du bruit et de l'impatience et
souviens-toi de la paix qui découle du silence. Autant que tu
le peux, mais sans te renier, sois en bons termes avec tout le monde.
Dis ce que tu penses, clairement, simplement ; et écoute les
autres, même les sots et les ignorants ; eux aussi ont quelque
chose à dire.
Evite les gens grossiers et violents car
ils ne sont que tourments pour l'esprit. Si tu te compares aux
autres, tu risques de devenir vaniteux ou amer, vu qu'il y aura
toujours quelqu'un de plus grand ou de plus petit que toi.
Sois
fier de ce que tu as fait et de ce que tu veux faire. Aime ton
métier, même s'il est humble; c'est un bien précieux
en notre époque trouble. Sois prudent dans tes affaires, car
on pourrait te jouer de vilains tours. Mais que ceci ne te rende pas
aveugle à ce qu'il y a de beau; bien des gens luttent pour un
idéal et, partout sur la Terre, on fait preuve de courage.
Sois toi-même, surtout dans tes affections. Fuis
par-dessus tout le cynisme en amour, car il persiste même après
avoir desséché ton cœur et désenchanté
ton âme.
Permets-toi de t'enrichir de l’expérience
des ans, te défaisant progressivement de tes puérilités.
Affermis-toi pour faire face aux malheurs de la vie.
Mais ne
te détruis pas par une imagination maladive; bien des peurs
prennent naissance dans la fatigue et la solitude. Malgré la
saine discipline qui s'impose, sois bon envers toi-même.
Tu
es un enfant de l'univers, tout comme les arbres et les étoiles
: tu as le droit d'être ici. Et même si cela n'est pas
clair en toi, sois assuré que tout se passe dans l'univers
selon ses règles propres. Par conséquent, sois en paix
avec ton Dieu, quelle que soit en toi son image. Et par-delà
tes peines et tes aspirations, au milieu de la confusion de la vie,
sois en paix avec ton âme.
Dis-toi qu'en dépit
de ses faussetés, de ses ingratitudes, de ses rêves
brisés, le monde est tout de même merveilleux.
Répands
la bonne humeur. Et tâche d'être heureux.
Poème
écrit en 1927 par Max Ehrmann (1872-1945)
LACHER PRISE...(3)
Il y a aussi ceux pour qui le lâcher-prise et le détachement c'est de 'renoncer' à quelque chose d'important pour eux. Le lâcher prise et le détachement deviennent un problème lorsqu'ils sont utilisés pour renoncer à des rêves, des désirs et des besoins; lorsqu'ils servent de justification à de l'apathie ou lorsqu'ils sont associés à des sentiments négatifs tels que le désespoir et l'abandon.
Lorsqu'une personne a un grand nombre de peurs et de blocages face à la réalisation de ses rêves, désirs et besoins, elle va parfois 'renoncer' afin de ne pas avoir à faire face à ses peurs et à ses blocages. Il y a beaucoup de gens dans ce monde qui veulent changer des choses dans leur vie et qui en même temps ont peur de passer à l'action. De ce point de vue, le 'lâcher prise' et le 'détachement' ont un impact négatif puisqu'ils sont utilisés comme moyen pour abandonner quelque chose.
Vous
entendrez des expressions du genre: « à quoi ça
sert »; « je n'y arriverai jamais »;
« il n'y a rien que je puisse faire »; « ça
ne marchera pas de toutes façons »; « réussir
c'est pas pour moi ». Dans un tel cas, le lâcher-prise
et le détachement deviennent un synonyme de résignation
et d'apathie.
Bien sûr qu'il y a des situations où
c'est nécessaire de vivre du détachement et du lâcher
prise. En voici quelques-unes: la perte d'un être cher; une
séparation; certains événements pour lesquels
vous n'avez aucun contrôle tels que la perte de votre maison
suite à un incendie; un abus que vous avez subi; la perte d'un
emploi; etc. Peu importe ce que vous avez pu vivre dans votre passé,
ce n'est pas une raison pour abandonner vos rêves, vos désirs
et vos buts, car en agissant ainsi vous continuez à vivre dans
votre passé et vous devenez alors l'esclave de votre passé.
En fait, à chaque jour, cultivez vos rêves, vos désirs
et vos buts de sorte qu'ils occupent une place tellement grande dans
votre vie que le passé n'a plus vraiment d'importance. C'est à
ce moment que vous pouvez vivre un lâcher prise et un
détachement face à votre passé et que vous
pouvez le changer.
Les gens qui sont incapables de vivre du
lâcher-prise et du détachement sont des gens qui
transportent leur passé dans leur présent et dans leur
futur. Vous entendrez des expressions telles que :
« j'aimerais être riche mais je ne peux pas parce que je ne viens pas de la bonne famille ».
« J'aimerais être heureux mais c'est impossible parce que je suis venu au monde dans un milieu rempli de conflits »;
« j'aimerais être en amour mais je n'y arriverai jamais parce que j'ai trop peur de me faire avoir »;
« j'aimerais solutionner mes peurs mais je ne crois pas que ce soit possible »;
« j'aimerais faire des changements dans ma vie mais je trouve que ça coûte trop cher ».
Sur ce dernier exemple, la personne ne réalise pas que de rester avec ses problèmes coûte cher aussi! Alors qu'est-ce qui coûte le plus cher: investir du temps et de l'argent pour solutionner vraiment nos problèmes ou continuer à vivre avec eux durant des années? Curieusement, lorsque l'on voit les bénéfices que peuvent nous apporter certaines choses, le prix devient secondaire. Quels sont les bénéfices de savoir comment éliminer des peurs?... plus de liberté, plus d'amour, plus de joie de vivre, plus de confiance, plus de sécurité, plus de réussite, plus de vitalité, plus de bonheur, un meilleure esprit de décision. Toutes ces choses sont sans prix.
31 mars 2008
LACHER PRISE ... (2)
Souvent ce que l’on croit être le problème est un symptôme. Par exemple, la peur de l’engagement est peut-être un symptôme d’une croyance inconsciente que l’amour est une prison sans porte de sortie. Vous pouvez faire face à une peur et la contrôler, c'est-à-dire de passer à l'action même si vous avez peur, mais elle n'est pas solutionnée pour autant. Afin de vraiment solutionner une peur de façon permanente et définitive, il est nécessaire d'identifier et de changer les croyances conscientes et inconscientes qui la produisent. C'est la même chose avec le doute, l'inquiétude et les autres blocages et résistances dans votre vie. Si vous ne changez pas les croyances conscientes et inconscientes qui produisent une peur, c'est comme d'essuyer l'eau sur le plancher sans enlever le bouchon de l'évier et sans fermer le robinet. Il y aura toujours de l'eau sur le plancher!
Gilles maîtrise sa peur de parler en public mais elle est toujours là sous forme de stress lorsqu'il est temps de parler en public.
Ginette domine sa timidité, mais elle est toujours présente lorsqu'elle rencontre de nouvelles personnes.
Annie contrôle sa peur des hommes mais elle la ressent toujours lorsqu'elle désire vivre une relation de couple.
Philippe
contrôle sa nervosité dans une entrevue pour un emploi
mais celle-ci transparaît quand même, et a été
la cause de plusieurs échecs dans sa recherche d'emploi.
Pensez à quelques-uns des problèmes que vous
avez et posez-vous la question : depuis combien de temps est-ce que
j'entretiens ces problèmes en appliquant des solutions qui ne
fonctionnent pas?...
Deuxièmement, qu'est-ce que mes problèmes m'empêchent
d'obtenir de la vie? L'amour, la richesse, la santé, le
bonheur, le plaisir, la sécurité, quoi d'autre?...
Comprenez moi bien, si les solutions que vous avez appliquez jusqu'à
aujourd'hui à vos problèmes fonctionnaient vous
n'auriez plus ces problèmes. Cependant, puisque vous avez
encore vos problèmes, il est évident que toutes les
méthodes que vous avez utilisées jusqu'à
maintenant pour les régler ne fonctionnent pas et ce n'est pas
en continuant à essayer des méthodes qui ne
fonctionnent pas que vous allez régler vos problèmes.
Vous devez donc lâcher-prise et vivre un détachement
face aux vieilles méthodes qui ne fonctionnent pas et en
adopter de nouvelles!
C'est quoi lâcher-prise et vivre
du détachement pour vous?... Pour certaines personnes c'est
d'accepter ce qui se passe dans leur vie; pour d'autres, c'est de
pardonner; pour d'autres, c'est d'avoir confiance en soi et dans ce
que l'ont veut réaliser; pour d'autres c'est de croire en soi
et de croire en quelque chose.