10 mars 2008
LE POUVOIR DE CREER DES MIRACLES (1)
Pourquoi nos vies sont elles agitées, pleines de désespoir et de souffrance ? Pourquoi n’avons nous que de brefs instants de bonheur et de joie ?
La naissance d’un enfant, une rencontre passionnée, l’achat d’un bel objet peuvent être des instants de paix, d’amour et de bonheur « seulement si... » l’enfant est désiré, la rencontre passionnée ne devient pas un affrontement et une source de conflits, la nouvelle acquisition une catastrophe financière.
Nos désirs sont tellement séduisants mais que sont ils dans la réalité ? des illusions.
Ces illusions créent notre vie faite de messages d’espérances déçues ; l’espoir d’exercer une profession intéressante , d’avoir une relation amoureuse épanouissante , d’être en bonne santé psychologique et physique.
Espoirs le plus souvent déçus, abandonnés, mis de côté, oubliés. « Si seulement... » mais le plus souvent le « si seulement... » reste une chimère, un regret plus ou moins conscient, le sentiment vague et diffus d’être « passé à côté de sa vie », de n’avoir pas réalisé ses désirs profonds, essentiels et d’avoir gaspillé son temps à faire des choses sans réel intérêt.
Pour certains vivant dans des pays en guerre, affamés, malades, victimes innocentes de dictatures et de bourreaux sanguinaires, la vie se résume en une suite sans fin de souffrances psychologiques, physiques, de privations, d’humiliations, de tortures, de drames et de catastrophes.
Ces sentiments négatifs de découragement, de peur, ces émotions perturbatrices de haine, de colère, d’envie, toutes les formes multiple de la souffrance sont des illusions crées par la Matrice pour emprisonner l’humain dans ses mirages et ses tours de magie.
Nous pensons vivre dans la réalité. En fait, nous vivons dans l’illusion du réel car nous sommes piégés dans un monde irréel et illusoire, la réalité perçue étant une infime fraction illusoire de la réalité multidimensionnelle existante. Nos sens et nos perceptions sont faussées et abusées par les illusions issues de la Matrice qui est constituée de nos sensations, de nos perceptions, de nos émotions et de nos pensées issues de notre vision faussée du réel.
- NOS PENSEES SONT CREATRICES car sans la pensée il ne peut y avoir de création : la pensée illusoire crée la réalité illusoire, la pensée réelle crée le réel. Tout ce qui existe dans les univers a été pensé.
A cause de cela, si nous nous libérons de la prison de la Matrice, nous pouvons en un « éclair « matérialiser dans la réalité notre pensée.
Ce que nous pensons du monde , le monde le deviendra. La libération de la Matrice amène la connaissance du réel. Il est vrai que la plupart d’entre nous pensent que la réalité qu’ils vivent est la réalité alors qu’il s’agit de la réalité de la norme et de la convention.
C’est le règne de l’illusion car la Matrice est le niveau illusoire de la réalité, c’est l’ombre du réel. Aussi longtemps que nous ne changerons pas notre regard intérieur , nous ne changerons pas.
Notre choix est, en conséquence, limpide : la souffrance de la Matrice ou la libération de la souffrance.
Autrement dit : voulons nous l’enfer ou le paradis en nous mêmes et dans les univers ? Pour cela, il nous faut aller au-delà de l’illusion pour rencontrer le réel en abandonnant nos projections mentales et nos identifications. Il nous faut nous libérer de la réalité illusoire pour atteindre le réel au-delà du néant. Cette libération nous pouvons la réaliser à tout instant et ainsi vivre la présence des miracles dans notre existence. Nous pouvons attirer les miracles dans notre vie et nous libérer totalement et définitivement de la souffrance. Cette libération signifie que nous pouvons accéder à un état permanent de bonheur et d’épanouissement et ainsi réaliser dans notre vie ce qui peut nous apporter du plaisir et de la joie. Il nous suffit, pour cela, simplement de comprendre que c’est notre pensée qui crée totalement et absolument la réalité dans laquelle nous vivons.
La libération est possible pour chacun d’entre nous à une seule condition ; notre seul et véritable désir doit être de nous libérer de la souffrance et d’en libérer tous les autres êtres vivants. Nous devons réaliser que la souffrance provient de l’ignorance et que l’ignorance est une façon fausse d’appréhender la réalité. Totalement et absolument.
09 mars 2008
LA DERNIERE ETAPE DE LA VIE
C'est
un message très émouvant de Fernand Seguin (1),
pionnier de la vulgarisation scientifique au Québec, qui m'a
inspiré ce titre. Un titre, une attitude, qui décrit
bien cette période de la vie qui est celle de l'intégration
et de l'intégrité, dans la mesure, bien sûr, où
les étapes précédentes auront été
assumées dans leurs choix difficiles ou leurs moments heureux.
Le
vieillissement est une période embarrassante à décrire.
En effet, les messages de la société sont
contradictoires. On parle d'âge d'or, mais le grand âge
ici ne reçoit ni le respect, ni la vénération
qu'ont pour lui les sociétés orientales. Au contraire,
il semble que ce soit plutôt les préjugés qui
l'emportent. Beaucoup d'attitudes sont négatives et empreintes
de stéréotypes.Les personnes vieillissantes sont plus
souvent qu'à leur tour coupées du reste du monde,
vivant privées des droits réservés aux personnes
encore jeunes ou productives. On parle de la diminution des capacités
physiques et sensorielles, de la baisse du rendement, des problèmes
reliés à leur garde, à la perte d'autonomie, de
mémoire, et bien sûr, du déclin des désirs
sexuels...
Il
est vrai qu'une personne qui vieillit subit un ralentissement, une
certaine usure physique. Mais ce ralentissement a commencé
depuis longtemps. On est toujours une personne âgée de
10, 15, 30 ou 70 ans. Cette notion n'a aucune signification.
Puis
c'est oublier que l'involution physique commence aussi tôt qu'à
5 ans. Dès la vingtaine, nos organes s'usent et se
fragilisent. A 30 ans, un grand sportif songe à sa retraite.
Et que penser des gens qui négligent leur alimentation, leur
sommeil, leurs émotions et l'exercice physique ? Le
vieillissement n'arrive pas soudainement à 65 ans ! L'âge
est variable, parce que l'état de santé est variable.
Et, il s'agit d'un ralentissement, pas d'une perte. Beaucoup savent
rester sains très longtemps. En fait, il est très
possible d'être en excellente santé toute sa vie. La
sénilité est parfaitement évitable, l'activité
peur reste possible ainsi que les capacités intellectuelle et
le désir d'apprendre.
EMBELLIR
SON INTERIEUR
Depuis
quelques années, de nouvelles sciences humaines ont vu le
jour, dont la gérontologie. L'intérêt est
grandissant pour cette étape de la vie qui, paradoxalement,
marque le sommet de la croissance. Certes, si on s'arrête à
l'aspect extérieur, tout cela fait bien peur. Pourtant nos
premières rides se pointent à 25 ans. Les cheveux
blancs sont souvent présents bien avant la maturité.
Une personne n'est-elle que son enveloppe ? A ce point de vue, la
beauté est souvent un handicap. Les personnes esthétiquement
parfaites (et là encore les critères sont culturels)
apprennent souvent à miser uniquement sur leur aspect, à
utiliser leur extérieur pour obtenir ce qu'elles désirent.
Mais
une apparence, cela s'effrite, malgré les crèmes, les
chirurgies et l'entraînement acharné, et rapidement
aussi.... Si on n'apprend pas à connaître, habiter et
exploiter son intérieur, on risque de se trouver fort démuni,
impuissant et frustré lorsque, inévitablement, le temps
patinera les apparences...A moins que les critères de beauté
ne changent beaucoup et que nous devenions tous beaucoup plus ages, et
tous très vieux...
C'est
surtout cet aspect du vieillissement qui est fascinant. Parfois, on
entend dire : « Bien sûr, je retournerais en
arrière, à vint ans par exemple, mais pas sans mon
expérience ». Car il y a des gratifications à
vieillir. Mais quelle est donc cette sagesse dont souvent on parle,
mais dont on ne connaît pas le sens ?
UNE
VISION DE LA SAGESSE
L'homme
et la femme qui ont assumé leur cheminement, qui ont saisi le
sens de leur existence, qui ont donné généreusement
d'eux-mêmes pendant leurs années de maturité ont
appris, presque malgré eux, de grandes choses. Ils ont acquis,
accepté leurs valeurs personnelles et agi dans le sens de ces
dernières. Ils se sont acceptés eux-mêmes comme
ils ont intégré les bons et les mauvais moments de leur
existence, les considérant tous comme des conséquences
de leurs choix, sans culpabilité ni amertume.
En
fait, le développement se complète et la personne
retrouve en elle toutes les qualités pour lesquelles elle a
lutté lors des étapes précédentes. La
sagesse se traduirait donc d'abord par le fait d'accepter ce qu'à
été sa vie, cette dernière étant le fruit
de sa responsabilité, et aussi ce qui devait être. Avec
le temps, les regrets s'estompent, le ressentiment s'atténue.
Très souvent, on ne souhaite plus que ses parents eussent été
différents, ses enfants autres. L'homme et la femme ressentent
alors une sorte de fraternité universelle. Nous somme
grands-parents plus tolérants, patients, compréhensifs
que nous avons été des parents... On a le temps, et
surtout la bonté, que le temps a polie, raffinée et
donnée.
Les
vieux ont le sens de l'histoire, des traditions. Pour eux, les
coutumes deviennent rassurantes, et ils envisagent l'avenir sans le
redouter. La maturité se prolonge dans le détachement,
et la mort n'est pas un terme mais une étape.
C’est
ici que l’image, presque le spectre de monsieur Séguin me
revient, parlant de fleurs, de travail accompli, de satisfaction dans
la sérénité... Cette image pleine de douceur, de
simplicité, de vulnérabilité où
l’essentiel est transparent, évident.
BIEN
VIEILLIR OU MAL VIEILLIR ?
Mais cette belle sagesse, malheureusement, n’est pas l’aboutissement de toute vie. Bien que je demeure convaincue qu’elle soit possible aussi dans l’adversité, elle n’est réservée qu’à ceux qui l’auront construite dans l’effort, le renoncement, la sobriété et la générosité. À ceux aussi qui auront préservé son habitacle, en favorisant leur santé et leur corps. En fait, un certain nombre d’entre nous connaîtront malheureusement le désespoir et le dégoût de soi.
Ainsi que nous l’avons souvent dit, lorsque la crise d’identité n’a jamais été résolue, la paix n’est pas acquise. Même à un âge avancé, on peut sans cesse éprouver le désir de recommencer sa vie, de choisir une autre voie, tout en voyant le sable s’écouler inexorablement dans le sablier. Le désir de changement peut s’actualiser dans le suicide actif ou passif, c’est-à-dire l’asphyxie dans les drogues médicamenteuses, l’alcool, la dépression, la maladie ou la sénilité...Mais cette perspective n’est pas inévitable.
En fait, vieillir peut être une expérience heureuse et gratifiante, du moment qu’on a compris que ce qui use la vie, ce n’est pas l’activité, les projets et le plaisir. Au contraire Demeurer vivant, c’est continuer de PRENDRE, sans demander la permission, et sans attendre que les plus jeunes comprennent. La vie, je l’espère, nous sensibilisera au fait que tôt ou tard, nous suivrons le même chemin.
(1) Fernand Seguin est un pionnier de la vulgarisation scientifique au Québec. Il a marqué des générations d’auditeurs et de téléspectateurs en transmettant sa passion de connaître. Savant-philosophe, Seguin éveille les consciences aux dangers de la science. Chercheur et humaniste, il est le lauréat du prix Kalinga de l’Unesco, considéré comme le prix Nobel de la vulgarisation scientifique.)
Je ne connais pas le nom de l'auteur, qu'il veuille bien m'en excuser.
05 mars 2008
SE CHOISIR, SE RESPECTER...
...SANS SE SENTIR COUPABLE ET EGOISTE
Si je veux me
choisir, me respecter, j'aurais à devenir de plus en plus
fidèle à ce que je suis et à ce que je porte en
moi.
Je cesserai d'aimer par besoin et je commencerai à
aimer dans le don gratuit.
Je peux décider que je reprends
autorité sur ma vie, que je peux :
- décider
de me rendre heureuse, d'être fidèle à mes idées,
mes goûts, mes opinions, ma façon d'être;
-
ne plus attendre des autres ce que je n'arrive pas à me donner
à moi-même;
- cesser de faire des choix pour
plaire aux autres, alors qu'en réalité j'ai peur de
perdre leur amour,
- faire plaisir aux autres en me
respectant et en demeurant fidèle à moi-même;
-
tenir compte des demandes des gens qui m'entourent en vérifiant
toujours en moi si cela me convient ou si j'agis par peur de ...;
Cela demande de la vigilance, car il peut m'arriver de fuir
une situation en étant convaincue que je me respecte. Je
prends donc le temps de vérifier en moi si des sentiments sont
réveillés face à un événement :
- lorsque j'aime quelqu'un, est-ce que j'ai tendance à
le prendre en charge ?
- est-ce que j'ai déjà
parlé à l'autre de ce que je souhaite vivre comme
relation ou j'hésite à aborder le sujet, car l'autre
menace de partir chaque fois que j'ose dire ce qui me déplaît
?
- est-ce que je pense toujours à faire plaisir à
l'autre plutôt qu'à moi ?
- est-ce que je
ressens ma joie de vivre même si l'autre ne partage pas mes
projets ?
- est-ce que je ne finis pas par me convaincre que
mes besoins ne sont pas si importants que ceux des autres ?
-
De quelle façon est-ce que je demande le respect ?
- de
quelle façon est-ce que je pose mes limites ?
- de quelle
façon est-ce que je dis non ?
Ce qui n'est pas
toujours facile, c'est de se respecter, d'oser demander des choses
sans se sentir coupable.
J'accueille simplement les comportements
de ces personnes que j'aime en prenant conscience qu'ils me
permettent de clarifier des doutes que j'ai face à ma façon
de me choisir. Je comprends qu'ils reflètent mon propre manque
d'autorité sur ma vie, qui découle de ma peur de perdre
l'amour.
Je garde mes parents dans mon coeur, mais je
reprends autorité sur ma vie, je ne laisse plus les autres
décider à ma place. Je ne leur en veux pas pour leur
réaction, car je suis consciente que tout cela est ma
création. Leur attitude m'incite à mieux me choisir, à
cesser de me sentir coupable.
Il n'y a rien à
pardonner, rien à excuser. Je n'ai pas à nier ma
souffrance d'enfant en excusant celle du parent. J'accueille ce qui
vient à moi, je réfléchis sur ce que telle
situation a engendré dans ma vie, je constate ce qu'elle veut
m'enseigner, je peux enfin dire non à cette situation sans
rejeter l'autre.
Il n'y a que des faits.
Si une personne
n'est pas libérée de sa douleur d'abandon et de rejet,
et que celle-ci remonte à la surface chaque fois que quelqu'un
grandit en conscience, ces situations reviendront inlassablement
comme autant d'occasions de modifier sa compréhension de ce
qui la fait souffrir.
Sur le chemin de la joie, créer
sa liberté est un défi !
Enfin libre !
La
perfection est la capacité de m'accueillir telle que je suis.
Tout est parfait. Tout ce que je crée est amour pour la
réalisation de mon âme.
(Auteure inconnue)
03 mars 2008
ETRE RESPONSABLE (fin)
Interrogeons-nous : est-ce que je compte sur les
autres pour faire ce que je n'aime pas faire ? Est-ce que je donne à
mon corps tout ce dont il a besoin pour garder la forme nécessaire
à ma vie quotidienne ?
Est-ce que je prends le temps de réfléchir, de vérifier sans à priori, avant de prendre position fermement ? Et, à l'inverse, est-ce que je prends des responsabilités que je ne peux pas tenir ?
Est-ce que je suis capable de me fixer un but sans
dévier ?
Comme elle est grande la différence qui existe
entre le PETIT DOUTE affligeant de celui qui rejette à priori,
parce qu'il a entendu dire que..., sans aucune vérification,
par confort, par paresse, ce qui entraîne parfois des
conséquences désastreuses pour d'autres (la grande
majorité) et celui qui est habité du GRAND DOUTE, celui
du chercheur sincère qui cherche sans faillir, l'esprit
ouvert, qui vérifie et expérimente jusqu'à ce
qu'il ait trouvé derrière les apparences, ne laissant à
personne le soin de lui dire ce qu'il doit penser ou croire. La seule
autorité valable devient alors celle que l'on comprend, à
laquelle on obéit volontairement, en l'ayant décidé.
Là encore, nous trouvons une des qualités
nobles en lien avec la responsabilité.
ETRE
RESPONSABLE C'EST : PRENDRE
SA PLACE DANS LE MONDE :
La responsabilité n'est pas seulement vis-à-vis de soi-même, mais aussi vis-à-vis des autres et de l'environnement. Je suis responsable de ceux qui vivent avec moi, envers qui je suis engagé, responsable vis-à-vis de la terre qui me nourrit, responsable vis-à-vis de la société dont je suis membre à part entière.
La vie nous montre sans cesse à quel niveau nous en sommes. Posons-nous la question franchement : suis-je un véritable ami pour les autres ? Etre ami pour l'autre, c'est porter une part de responsabilité dans son bien être. C'est se dire « je veux ce qu'il y a de meilleur pour toi ». Cela s'appelle aussi la maturité émotionnelle, quand ce qu'il y a de meilleur pour l'autre nécessite de le perdre, ou de le laisser partir, ou choisir autrement sa vie.
Suis-je un véritable ami pour la terre, est-ce
que je la respecte, en suis-je responsable ?
En conclusion :
* Seul celui qui prend des responsabilités peut évoluer (en anglais le mot respons = être capable de).
* Ne prenez pas de responsabilités qui dépassent vos compétences (soyez honnête avec vous-même).
* Commencez par des choses simples comme la responsabilité d'une plante, d'un objet que l'on vous confie et assumez pour toujours.
* Soyez responsable de vous-même physiquement, émotionnellement, spirituellement.
* Ne rejetez jamais la faute sur un autre ou sur des circonstances défavorables.
*Assumez encore et toujours sans vous sentir JAMAIS
coupable.
Si tout cela vous semble loin de vous, vous pouvez décider de devenir responsable : fixez-vous un but et ne le lâchez plus. Vous vous sentirez grandir et vous alléger. Dans le cas contraire acceptez d'assumer les conséquences de votre non-décision, la vie ne tardera pas à vous les montrer.
Je vous l'assure : devenir responsable est un beau
combat pour LA LIBERTE. Au bout de ce Chemin : LA JOIE véritable.
Alors ? Qu'en pensez-vous ?
(Nicole BERTAUD)
02 mars 2008
ETRE RESPONSABLE (1)
La clef de toute évolution personnelle et professionnelle
Par où commencer un tel chapitre ? Un si vaste sujet qu'il touche, au plus profond de l'homme, ce qui est la condition absolue de son évolution, ce qui le fait tenir droit entre la terre et le ciel, ce qui le distingue de la masse des hommes « ordinaires ».
En effet, de qui peut-on dire qu'il est responsable ? Quels sont les comportements extérieurs qui le prouvent ? Autant de questions auxquelles nous pouvons tenter de répondre en partie. A chacun de s'interroger au fur et à mesure s'il le veut, de prendre la mesure du Chemin qui lui reste à parcourir entre son état actuel et celui qui fait utiliser des attitudes nobles à chaque instant. Une seule condition : avoir une honnêteté intellectuelle suffisante, un des aspects de la responsabilité.
Alors être
responsable, c'est quoi ?
ETRE RESPONSABLE
C'EST ETRE LIBRE :
Je suis un homme ou
une femme « libre ». Certains aujouteraient
« mais responsable ». Pourquoi mais? En quoi
les deux sont-ils incompatibles ? Libre,
c'est ne plus jamais être coupable de rien ni de personne.
J'assume tout ce que je suis, le positif, le négatif : Je suis
cela, et il ne dépend plus que de moi que je change en bien ou
en mal. Je n'ai de compte à rendre à personne, et
personne n'a de compte à me rendre. Je décide,
j'assume. Je ne rejette pas la faute sur les autres.
Mais, à
quel moment je suis responsable ? La différence va être
liée à la qualité de mon comportement à
partir du moment où je fais une erreur. Les uns assument ce
qu'ils font de mal, en réparant par exemple, les autres
cherchent à changer leur attitude, sans s'apitoyer, sans se
culpabiliser. D'autres veulent un coupable ou se justifient. Ceux-là
sont irresponsables.
Etre responsable signifie être libre de sa
vie mais en l'assumant entièrement, bien ou mal. Apprendre à
payer le prix de ce que je fais. Si je frappe quelqu'un, si je le
blesse, si je suis incompétent, les autres se vengeront.
Etre
responsable montrera ma capacité à assumer ces
réactions en retour.
Interrogeons-nous : où, dans ma vie, ne suis-je pas
responsable ? Partout où je me sens étriqué,
coupable, agacé vis-à-vis des autres parce qu'ils ne
font pas ce que je veux, comme je le veux, au rythme que je veux. Il
y a aussi toutes les mauvaises raisons que je me donne pour ne pas
faire, faire faire à d'autres par paresse, ne pas aller au
bout, ne pas décider etc...
ETRE
RESPONSABLE DE SOI-MEME C'EST EXISTER REELLEMENT :
Seul EXISTE celui qui est responsable de lui-même. Et ne pas exister par soi-même, c'est ne pas exister du tout. Etre responsable, c'est être en mission, irresponsable en démission, dans tous les sens du terme. Concrètement cela veut déjà dire assumer ses besoins de base comme être capable de se nourrir, de couvrir les frais quotidiens ( se loger etc...)
C'est être capable de prendre soin de soi, de se respecter
dans les trois centres :
PHYSIQUEMENT
: hygiène
corporelle, alimentation saine, exercices suffisants.
INTELLECTUELLEMENT
: chercher à
comprendre le monde qui nous entoure, afn d'être capable de se
situer, de se positionner, de décider à partir d'une
vision plus réaliste. Repenser les choses par soi-même
sans se laisser manipuler par quiconque.
EMOTIONNELLEMENT : cultiver le goût du beau et de l'harmonieux, se débarrasser des émotions négatives encombrantes et enfermantes comme l'ennui, la colère, la jalousie, la dépression etc...
29 février 2008
LE BONHEUR C'EST LE PRESENT
Nous
courons tous après un mieux-être : plus de santé,
plus d'argent, plus d'amour, mais, une fois l'objectif atteint,
qu'allons-nous désirer d'autre ?
Quand
la santé va, tout va », dit le dicton populaire.
Dans ce cas, tous les gens en bonne santé seraient heureux !
« l'argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue »,
pas si sûr, les gens riches ne sont pas plus heureux ! D'autres
croient qu'en trouvant l'âme soeur, le bonheur sera au
rendez-vous.
Nous
faisons fausse route car rien de ce qui est extérieur ne
pourra nous rendre profondément heureux, cela pourra tout au
plus nous procurer du plaisir. Le plaisir est dual : il ne peut
exister sans sa contrepartie qui est la frustration dès que
l'objet de plaisir est atteint. Au contraire, le bonheur est un état
intérieur, indépendant de notre environnement physique,
émotionnel ou matériel. Le plaisir a besoin d'être
stimulé. Le bonheur se suffit à lui-même.
J'ai particulièrement apprécié, par sa simplicité et sa force, le message du Canadien Eckhart Tolle, dont le best-seller, « le pouvoir du moment présent » a été traduit en 17 langues. Pour lui, c'est notre mental qui nous empêche d'être heureux.
Seul
existe le présent. Et notre mental fera tout pour nous en
détourner afin de garder le contrôle sur nous. Ainsi, il
n'aura de cesse de nous transporter dans le passé, avec ses
regrets, ses frustrations, ses souvenirs douloureux, ses schémas
de pensée stéréotypés et erronés,
et il s'arrangera pour que notre futur ne soit qu'une répétition
de notre passé.
Comment
nous libérer du mental ? C'est incroyablement simple : il
suffit de reconnaître que notre mental n'est pas nous, et de
prendre conscience que notre véritable être se situe à
un niveau plus profond. Ce moi profond, observateur distancé,
non mental donc, s'amusera du verbiage de notre mental et ainsi ne
permettra plus à ce dernier de prendre le pouvoir sur nous.
Rechercher le bonheur est une mission impossible car cela revient à remettre en route notre mental, donc seulement l'un des aspects de notre être. Le bonheur ne se recherche pas, il suffit simplement de le laisser remonter à la surface : nous l'avons tous en nous. Ce n'est pas une option qu'il faut chèrement acquérir, il est en fait « monté en série » chez toutes les personnes, mais nous l'ignorons bien souvent.
Passé et futur n'ont pas de réalité autre que sous forme de pollutions mentales résiduelles qui influencent notre être profond. La projection mentale, hors du présent et donc dans un monde qui n'existe pas, serait source de souffrance.
Seul
le retour au moment présent permettra que notre identité
habite réellement notre corps, afin que nous éprouvions
le sentiment d'unité avec nous-mêmes, la vie et toutes
choses.
Ce
retour au moment présent n'est-il pas le seul et le plus beau
cadeau que nous puissions nous faire? A quoi bon courir après
des chimères extérieures, tout juste bonnes à
apaiser nos souffrances pour un temps ? Quoi de plus enrichissant et
de plus vrai que de vivre pleinement chaque seconde de notre vie ? Le
plus paradoxal, c'est que c'est facile.
(Jean-Pierre Camo)
27 février 2008
DE L'ESTIME "DE" SOI... (fin)
Pour contrer ces attitudes aussi dévalorisantes, il importe de renforcer ses convictions en la valeur et en l’unicité de sa personne : j’ai de la valeur ; je suis unique au monde et incomparable, je suis très important ; je me traite avec respect et j’attends des autres le même traitement ; je possède une dignité personnelle ; je me sens digne d’appréciation ; je suis fier de moi, je suis le meilleur témoin de ma vie intérieure (de ce que j’y vois, de ce que j’entends et de ce que je ressens) ; etc.
- Accepter
tous les aspects de sa personne sans les censurer ni les
nier
« Parce que je reconnais comme mien tout ce
qui est à moi, je puis me connaître davantage. En
agissant ainsi, je peux m’aimer et être en bonne relation
avec chaque partie de moi-même. » (Virginia
Satir)
Voici un défi majeur posé à
l’estime de soi : apprendre à accepter tous les aspects de
son corps, la diversité et la mouvance de ses émotions,
de ses pensées, de ses désirs, de ses rêves, et
même de ses ombres, comme faisant partie de sa personnalité.
L’idéal
consiste en effet à laisser émerger en soi son matériau
conscient et inconscient sans l’interpréter, le
rationaliser, l’exprimer ou en prendre conscience. On aura plutôt
tendance à censurer une sensation déplaisante, un
malaise, une émotion embarrassante, une pensée gênante,
un désir indécent ou un rêve fou. On sera porté
à les éviter, à les occulter et à les
refouler comme des phénomènes inacceptables. Ces
manœuvres ne feront qu’augmenter le volume de son ombre. Ce qu’on
n’aura pas voulu reconnaître et accepter continuera d’agir
en soi et sur soi malgré notre volonté.
Pour
éviter ces refoulements néfastes, on prendra la
position d’un observateur qui, au lieu de s’identifier à
ses états d’âmes, les laissera passer comme des nuages
évanescents. C’est là le rôle et l’effet
d’une authentique méditation.
Celui qui s’accueille
sous toutes les facettes de son être se laissera guider par les
convictions suivantes:
j’accepte d’expérimenter toutes les parties de mon être pour la seule raison qu’elles m’appartiennent ; j’accepte la présence de mes pensées, même si je ne peux pas toujours les réaliser;
j’accepte de ressentir mes émotions et mes sentiments même s’ils sont pénibles ou frustrants;
je
cherche à être en harmonie avec toutes les parties de
mon être ; etc.
- Se considérer aimé et
s’aimer soi-même
« La pire des solitudes
n’est pas d’être seul, c’est d’être un compagnon
épouvantable pour soi-même. La solitude la plus
violente, c’est de s’ennuyer en sa propre compagnie. » (Jacques
Salomé)
Les marques gratuites d’attention et
d’affection prodiguées par les proches et les éducateurs
incitent l’enfant à se traiter d’une façon
bienveillante et chaleureuse. Il apprend ainsi à se considérer
comme son « meilleur ami ». Comment cela se
manifestera-t-il? Un ami intime écoute, comprend, encourage et
exprime son amour bienveillant et compatissant. L’être qui se
considère aimé agira de même à son propre
endroit.
L’amour de soi commence par une authentique
compassion envers soi. Loin de se disputer pour ses erreurs, de se
blâmer dans la souffrance et de s’humilier dans les échecs,
la personne qui s’aime s’écoute, se console, s’encourage
et se fait confiance.
L’amour fidèle et constant de
soi joue également un rôle déterminant dans
l’amour du prochain. Sans amour de soi, l’amour des autres est en
effet impossible.
L’amour de soi repose sur les convictions
suivantes :
j’ai l’assurance d’être aimé et d’être aimable;
je suis compatissant envers moi-même ;
je me pardonne mes erreurs et mes fautes ;
je suis mon meilleur ami;
je me parle avec tendresse;
je
m’encourage dans les moments pénibles-, etc.
(Jean Montbourquette)
26 février 2008
DE L'ESTIME "DE" SOI A L'ESTIME "DU" SOI (1)
On
assiste aujourd'hui à un déluge de publications sur
l'estime de soi, la panacée moderne apte à guérir
tous les maux de la société. Pourtant, quand on a
épuisé toutes les ressources du culte du moi et du
'Super héros', quand on est à bout de souffle et qu'on
ne peut plus aller plus loin, quelque chose nous dit qu'il faut
chercher ailleurs l'épanouissement complet.
L’estime
de soi pour sa personne
« Lorsqu’on s’aime
réellement, qu’on s’approuve et qu’on s’accepte tel
que l’on est, tout fonctionne dans la vie. C’est comme de petits
miracles surgissant de partout. » (Louise
Hay)
Voici quatre signes
permettant de reconnaître l’estime de soi pour son être.
-
Se reconnaître le droit de vivre
« L’affirmation
de la vie est un acte spirituel par lequel l’homme cesse d’agir
d’une façon irréfléchie et commence à
révérer sa vie afin de la contempler à sa juste
valeur » (Albert Schweitzer)
On considère
habituellement comme allant de soi le droit à la vie, sauf
dans certaines situations, en face d’un danger mortel par exemple.
Alors, on en ressent vivement l’urgence en vertu de l’instinct de
survie.
Que dire maintenant d’une personne qui, en raison de
trop grandes souffrances, aurait perdu le goût de vivre, voire
l’instinct de vivre ? Elle doit impérativement retrouver son
instinct de vie. Comment ? Elle s’avisera d’abord de demander de
l’aide ; il existe en effet plusieurs moyens de contrôler la
souffrance. Puis elle décidera de vouloir vivre et de bien
vivre. À une mère affligée par la dépression
de sa petite fille de cinq ans, un médecin disait : «
C’est bien que vous fassiez tout votre possible pour qu’elle
continue de vivre, mais c’est à elle qu’il revient de
décider de vivre. Personne ne peut le faire à sa place.
»
Il existe par ailleurs des suicides subtils qui
militent contre l’instinct de vie : fumer, boire avec excès
ou se droguer, rouler à des vitesses excessives, etc. Le moins
qu’on puisse faire pour se reconnaître le droit à la
vie, c’est éviter de l’endommager ou de la dégrader.
Les
convictions qui réconfortent le goût et le droit de
vivre sont les suivantes : j’ai le droit d’exister ; je suis
responsable de mon existence ; je suis responsable de mon intégrité
physique-, je veux vivre et vivre en bonne condition physique-, je ne
fais rien pour endommager ma santé-, etc.
- Être
conscient d’être une personne unique et irremplaçable
« La
valeur d’un homme se mesure à l’estime qu’il a de
lui-même. » (François Rabelais)
-
Apprécier sa valeur de personne unique et irremplaçable
ne consiste pas à se croire parfait ou meilleur que les
autres. Cela ne pousse pas à se comparer aux autres, à
entrer en compétition avec eux ni à les rabaisser. Mais
être conscient de son unicité comme personne, c’est
reconnaître le sentiment de l’inviolabilité de sa
conscience, l’assurance paisible et la fierté de
soi.
Malheureusement, certains doutent constamment de la
valeur de leur personne. Ils se croient faux et indignes d’admiration
et d’amour, marqués de tares congénitales, Il y en a
encore qui se comparent constamment aux autres, une vieille habitude
apprise dès l’enfance, suite à des messages reçus
: « Tu vois qu’est-ce que ta grande sœur fait, elle ! »;
« Tu n’es pas sage comme ton cousin » ; « Tu n’es
pas appliqué comme les autres » ; etc. Chaque enfant,
chaque personne est unique ; aucune comparaison n’est justifiée.
Voici ce qu’en dit Max Ehrmann : « Si vous vous comparez aux
autres, vous pouvez devenir orgueilleux et amer, car il existera
toujours des gens mieux que vous et d’autres moins bien que vous. »
25 février 2008
LE CHANGEMENT VIBRATOIRE (fin)
Comment
accélérer la déprogrammation des mémoires
cellulaires ?
Dans
la 3ème dimension vous avez pour habitude de réagir
chaque fois que vous vivez une frustration, vous avez coutume de
retenir ce qui est agréable et de refuser ce qui l'est moins.
Cela ne fait qu'entretenir votre habitude réactionnelle et
alimenter vos conditionnements et attachements par l'émotionnel,
celui-ci étant la source de vos souffrances...
Si
vous voulez accélérer la déprogrammation de vos
mémoires cellulaires, vous devez changer vos comportements :
ne plus réagir, mais agir consciemment. Il vous faut cesser de
refuser les frustrations, de toujours vouloir avoir raison afin de
conscientiser vos émotions pour vous en libérer. Le
temps est venu où vous pouvez les transmuter par l'énergie
cosmique. Pour cela entraînez-vous à la respiration
consciente.
En
vous concentrant sur votre respiration profonde, vous vivez le moment
présent, vous ne pouvez plus être dans vos pensées,
dans vos frustrations ou dans vos émotions. Vous entrez dans
la zone de l'espace libre, la zone du silence, qui se situe entre
deux pensées. Au besoin, accélérez votre
respiration profonde, jusqu'à ce que vous ressentiez ce moment
présent et le silence.
Quand
vous êtes dans la zone l'espace libre (le silence), votre taux
vibratoire s'élève, et vous pouvez contacter l'énergie
subtile.
Posez
vos deux mains sur votre plexus, laissez descendre l'énergie
pure, à travers le canal que vous êtes devenu, appelez
cette énergie du fond du coeur, accueillez-la, et ressentez
rapidement de sensations subtiles qui descendent par le sommet de
votre tête (au chakra coronal) puis dans vos mains. Vous la
ressentez sous forme picotements et de chaleur, ensuite elle se
diffuse dans votre corps, prenez conscience qu'elle re-informe vos
cellules en énergie spirituelle, ressentez consciemment cette
vibration supérieure qui vous procure un apaisement et une
immense joie...
Faites
cet exercice tous les jours et constatez qu'en restant de plus en
plus longtemps dans la zone de l'espace libre, vous ressentez
l'énergie pure descendre en vous naturellement et de plus en
plus abondamment.
En spiritualisant vos cellules, l'énergie fonctionne comme une anesthésie, le mental ne peut plus produire l'énergie nécessaire pour paraître avec ses masques sociaux interchangeables.
C'est
la fin des structures mentales, vous vous éveillez à la
perception consciente, qui vous permettra de différencier les
énergies plus lourdes, appartenant à la 3ème
dimension, des énergies subtiles de joie, d'amour et de paix,
appartenant à la 4ème dimension...
Grâce aux descentes d'énergie, vous serez, semble-t-il, de plus en plus confrontés à la résurgence de votre inconscient, vous serez confrontés à ce que vous aviez refoulé : vos peurs, vos attachements, vos frustrations; vous devrez les accueillir, sans jugement ni refus, pour vous en libérer totalement. En conscience, vous expérimenterez le détachemente et, ce qui auparavant nécessitait plusieurs années pour se décristalliser, peut maintenant, se faire beaucoup plus rapidement.
Vous vous libérez de votre ancien « programme », vous vivez en fait, une thérapie consciente.
(Gilles Sinquin)
ABANDONNER L'EGO (fin)
Aussi
est-il recommandé de les suivre sans rigidité ni
laxisme, en revenant à leur source qui est la réalisation
de notre vraie nature. Quand nous réalisons qu'elle est
existence en unité avec tous les êtres, il n'est plus
possible de tuer ni de faire souffrir des êtres vivants, et le
premier précepte est respecté naturellement.
Si nous réalisons que rien ne peut nous appartenir en propre, nous ne pouvons plus voler, ni être avides ou possessifs. Suivre la vraie nature de notre existence consiste à partager et donner.
Le
précepte ne « pas voler » devient la
pratique de la générosité, si importante à
notre époque où la compétition avide génère
de plus en plus de pauvreté. Cette attitude est amplifiée
par la compréhension que le fait d'avoir toujours plus n'est
pas la voie du bonheur et qu'il y a autant de joie à donner
qu'à recevoir.
Quand on se regarde dans le miroir de zazen, on ne peut se mentir. Zazen nous rapproche d'un regard sur nous-mêmes plus authentique et fondé sur la non-peur. On observe ses illusions sans s'identifier à elles : elles sont moi mais je ne suis pas elles. Ce dépassement nous rapproche de notre vraie nature, infinie et illimitée.
Ne
pas mentir, c'est aussi voir cela sans s'y attacher. Etre soi-même
implique se détacher de toute idée au niveau de soi,
sans quoi nous pourrions bien comme Narcisse rester prisonniers de
notre égoïsme.
Pas
de mauvaise sexualité peut se résumer à « pas
d'amour sans amour véritable », ce qui implique le
respect de l'autre, attention et partage, et peut faire du couple une
voie d'entraide dans le cheminement spirituel.
Pas d'intoxication vise tout ce qui altère la lucidité de l'esprit : abus d'alcool, drogues, mais aussi toutes les formes de dogmatisme et de superstition.
La voie du zen étant une voie de libération de nos dépendances matérielles et spirituelles, ce précepte devient un bon koan.
Tant
que nous ne réalisons pas la vraie nature de notre existence,
nous sommes tentés par les ersatz de satisfaction qui sont la
cause de toutes les dépendances. Ainsi, un des meilleurs
antidotes à toutes les formes de toxicomanie pourrait bien
être la voie qui éclaire notre ignorance et nous éveille
à la réalité ultime de notre vie.
A notre époque où les valeurs traditionnelles qui aidaient à donner un sens à nos vies ont, pour la plupart des individus, perdu leur fondement transcendant, il nous reste à tourner notre regard vers l'intérieur pour revenir à la source des grandes révélations religieuses, à la découverte de nos existences au-delà des limites de notre petit ego.
La perception de notre interdépendance avec tous les êtres facilite l'abandon des barrières de l'egotisme et permet l'expression de notre compassion.