CHEMINS DE VIE

psychologie, développement personnel, spiritualité, santé, médecines douces

19 mai 2009

MA LIBERTE DE SOIGNER

ou Pour la médecine, contre la pensée unique."
Après ce que j'ai mis ce matin concernant le Reiki dans la section "médecines douces", j'ajoute un livre écrit par une pédiatre et cancérologue, Nicole Delépine, responsable de l'unité d'oncologie pédiatrique de l'hôpital Avicenne de Bobignyu, Seine Saint Denis.
Voici le texte de couverture du livre :
"
"Sous couvert d'imposer à notre pays une "médecine fondée sur les preuves", on assiste depuis quelques années au démantelement en règle de notre système de soins et de protection sociale. Maître mot de cette orientation idéologique devenue une véritable religion pour certains : la standardisation.
Désormais, pour être "scientifiquement correct", les traitements doivent être uniformisés, les soignants robotisés et les patients normalisés.
Ces dérives, encouragées par les grandes firmes pharmaceutiques et appliquées par une bureaucratie tatillonne, ont élevé les essais thérapeutiques au rang d'horizon indépassable pour tous les traitements à venir. Et malheur aux médecins, malades et familles qui ne se convertiraient pas à ce nouveau dogme !
A la fois témoignage bouleversant sur son vécu auprès d'enfants malades du cancer et réquisitoire aurgumenté contre un système de plus en plus totalitaire qui rejette les fondamentaux de la médecine d'Hippocrate, l'ouvrage du docteur Nicole Delépine est surtout un vibrant plaidoyer pour la liberté thérapeutique"

Ce livre vaut vraiment la peine d'être lu !

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20 novembre 2008

CADEAUX DE NOEL

Ou "à la recherche du sens perdu" par France GUILLAIN)

Quand le cadeau n'était pas marchant mais un acte d'amour ou de fraternité. Quand le cadeau était porteur de lien social, quand il avait encore un sens.

En ces temps de fêtes commerciales qui vous annoncent Noël trois mois à l'avance, vous offre de montagnes de galettes des rois un mois avant et un mois après l'Epiphanie, le rituel, la cérémonie, la culture même se trouvent écrasés, anéantis, ôtant toute signification à des actes qui ont cependant sorti l'être humain de l'animalité végétative, ont imposé l'échange de la pensée, de l'intention, du dialogue, de la philosophie.

Un sapin éphémère

Il n'est pas nécessaire de remonter très loin pour le comprendre. Il y a à peine cinquante ans, en France, dans bien des familles, le sapin de Noël n'existait chaque année que durant quelques heures, la nuit de Noël. A dix heures du soir, lorsque la famille réunie se rendait à la messe de minuit, il n'y aait pas de sapin dans la maison. Les parents expliquaient aux enfants que s'ils avaient été bien sages, le Père Noël passerait pendant la messe.

Au retour, après minuit, c'était l'éblouissement : le sapin illuminé de boules et d'étoiles dorées ou argentées faites de papier récupéré autour des tablettes de chocolat, éclairé de vraies bougies si dangereuses, trônait au milieu du salon, avec, à ses pieds, la crèche et les cadeaux.

Les destinataires des cadeaux ne pouvaient pas, en principe, identifier leurs acheteurs et il eût été grossier, déplacé, vulgaire, de s'informer de leur valeur marchande, de les échanger dans un magasin.

Bien des cadeaux étaient d'ailleurs confectionnés par leur donateur, ce qui évitait une concurrence économique désastreuse. Le cadeau, anonyme, était chargé d'amour, de compréhension, d'analyse des besoins et des goûts de son destinataire, et si chacun avait eu le droit de rêver tout haut, de formuler des voeux, d'écrire même au Père Noël, il était exclu que les cadeaux soient le résultat d'un simple commande. Le réceptionnaire de l'offrande recevait de l'amour venu de partout et de nulle part, pouvait embrasser tous ceux qui étaient autour de lui s'il était assez grand pour comprendre que rien n'était tombé du ciel, ou pour manifester sa joie.

Puis tout le monde allait se coucher et le lendemain matin au réveil, l'arbre avait disparu, il ne restait que la crèche pour ceux qui étaient croyants, attendant que les Rois Mages s'y installent le jour de l'Epiphanie.

Essayez d'imaginer l'intensité du désir, du rêve qui entouraient l'apparition éphémère du sapin ! L'extase de quelques heures en pleine nuit. Il fallait des semaines pour s'assurer qu'on n'avait pas rêvé, que les cadeaux, eux, étaient bien vrais, ils étaient  toujours là !

Ce n'est pas la durée du sapin qui faisait sa valeur, c'était l'intensité de la vision. Le sapin ne peuplait pas les rues et les boulevards pendant des mois, banalisant la fête au point d'en arriver aux enfants qui aujourd'hui commandent ferment dès l'âge de trois ans leurs cadeaux, les choisissent dans les magasins et sont parfois déçus ou en colère lorsque la commande n'a pas été exécutée ! On en arrive même à donner de l'argent à l'enfant ou à l'ado pour qu'il s'offre son cadeau tout seul ! C'est vraiment la perte totale du rituel. Si cela ne vous choque pas, lisez plutôt.

Anonyme et bon marché

Lorsque je suis arrivée aux Philipinnes à la voile en 1979, je me suis installée pour un an dans une île nommée Mindoro, dans le village de Puerta  Galera. Je succédais à un couple de Français dans une maison philippine à étage, construite de parpaings, de bambou, denêtres à carreaux de nacre et toit de feuilles de pandanus tressées.

J'avais trouvé une énorme serrure à la porte, les fenêtres de bois du rez-de-chaussée étaient clouées, maintenant l'obscurité. Le jardin était clôturé d'une barrière rigide. Le couple m'avait dit : » fais très attention, les Philippins sont gentils comme ça, mais ce sont des voleurs ». A cela je ne croyais pas du tout dans cette île. C'est pourquoi dès le premier jour, j'offris une journée de travail à un pêcheur qui ôta les clôtures, décloua les fenêtres, me démonta la serrure dont je lui fis cadeau. Je précise que ce monsieur ne travailla pour moi qu'une journée en un an. J'installai donc mes affaires dont un magnétophone, un réchaud à gaz, un poste de radio, toutes choses d'une gande valeur dans cette île à cette époque. Et je partis au marché avec mes enfants.

A mon retour, j'ai trouvé sur la grande table de la cuisine une assiette avec des mets tout chauds, enveloppée dans une feuille de bananier. Le plat avait dû être déposé par la fenêtre ouverte.

Nous nous sommes régalés. J'ai lavé le plat et l'ai déposé à l'endroit même où je l'avais trouvé. Et lors d'une de mes promenades suivantes, une main inconnue le récupéra.

Je ne saurais jamais qui nous a fait ce cadeau. Je ne saurai jamais quia eu la gentillesse, la bonté, la générosité, les moyens aussi dans ce pays pauvre de me faire ce cadeau. Ce qui m'a obligée à remercier tout le village de cinquante mille habitants pendant un an ! Ces remerciements ne sont font pas de la manière primaire, vulgaire, du style « merci beaucoup pour ce plat » ! ce serait répétitif et lassant. C'et bien plus subtil. C'est plus exactement un bonheur exprimé, une sorte de reconnaissance active d'être accueilli par un pays qui n'est pas le vôtre, qui a été façonné durant des siècles par des gens qui ont le sens du partage. Ce cadeau anonyme est fait bien sûr au nom de la communauté, la joie retombe également sur tous.

Pour moi, tout cela était naturel, c'et exactement ce qui se passait en Polynésie lorsque j'étais enfant. Là aussi, cela s'est évanoui avec ce que l'on nomme indûment civilisation.

Dans ce genre de cadeau, le plaisir est immense pour qui donne comme pour qui reçoit, le donateur inconnu nous obligeant à regarder tout le monde, riche ou pauvre à égalité, nous obligeant à voir ce qui est bien dans chaque être humain. C'est en cela que le rituel du cadeau de fête a de la valeur à mes yeux et en cela seulement.

La fête de Noël étant chez nous le dernier bastion offrant cette possibilité d'anonymat. Il faut arrêter de faire de Noël les grosses commandes de l'année ! Préserver une journée de vrai cadeau, celui que l'on fabrique, celui que l'on choisit avec amour, avec passion, qui nous représente et représente les désirs de l'autre et ne coûte pas nécessairement cher !

Arrêter de tuer le désir chez les enfants, de parler du prix des jouets, de comparer combien a dépensé la grand-mère, la marraine ou la tante, comme pour les mettre en concurrence, comme si leur amour se mesurait en euros.

Car le cadeau est un rituel qui existe depuis toujours, même dans le règne animal. N'avez-vous jamais vu comment certains oiseaux se courtisent ? Un mâle qui offre une brindille à une femelle (dans le style : je vais t'aider à construire un nid ou je t'invite dans le mien ?) ou une graine : si tu manges ce que je te donne, tu n'as pas peur que je t'empoisonne et ton corps sera nourri de la même manière que le mien, nous serons plus proches. Nous sommes aussi comme les oiseaux ! Et les oiseaux nous relient au ciel ! Ils volent !

Noël marque la fête du solstice d'hiver, le moment où la lumière revient puisque les jours s'allongent


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09 octobre 2008

LES NANOTECHNOLOGIES

OU LA CHRONIQUE D'UNE INVASION PROGRAMMEE

Bruxelles-Montreuil le 11 mars 2008 – Les Amis de la Terre Europe publient un rapport dans lequel on apprend que des produits nanométriques non testés et potentiellement dangereux peuvent être trouvés, partout en Europe, dans les aliments, les emballages alimentaires et d'autres produits des rayons de supermarchés.

« Nanotechnologies » est le nom donné aux techniques de manipulations de la matière au niveau de l'atome et des molécules. Elles sont utilisées pour la fabrication de compléments nutritifs, de films plastiques alimentaires, d'emballages, de récipients, d'outils de cuisine antibactériens, mais aussi pour la transformation de la viande.

On en trouve également dans l'agriculture, dans des boissons chocolatées, et même dans des produits pour bébés.

Malgré les craintes que soulèvent les nano-matériaux à cause de leurs risques de toxicité, les citoyens en consomment déjà, des ouvriers les manipulent sans aucune protection et les législateurs sont à la traîne d'une industrie en pleine expansion.

En effet, les Amis de la Terre-Europe révèlent dans leur rapport « du Labo, dans nos assiettes : les nanotechnologies dans l'alimentation et l'agriculture » qu'il existe au moins 104 produits agricoles et alimentaires contenant des nanomatériaux – ou fabriqués par nanotechnologie – en vente actuellement dans l'Union européenne, plusieurs centaines de ces produits étant même en vente sur le marché mondial.

Dans l'Union européenne, comme ailleurs, les règlements et les lois sont totalement inadaptés aux propriétés particulières des nano-matériaux. Les Amis de la Terre-France, s'associent à la demande de leurs collègues européens pour que les responsables politiques de l'Union européenne mettent enfin en place une législation complète et réellement basée sur le principe de précaution, pour protéger les citoyens et l'environnement.

Nous demandons aussi que l'Union européenne favorise les agricultures biologiques et paysannes, seules garantes de la protection des citoyens et de l'environnement.

Pour Helen Holder, coordinatrice de la campagne « Alimentation et Agriculture » des Amis de la Terre-Europe : « Il est choquant que les citoyens européens puissent être exposés à des produits potentiellement toxiques, présents dans les aliments ou les emballages alimentaires sans qu'aucune réglementation n'assure leur sécurité. Les responsables politiques doivent arrêter de nous dire que les règlements actuels suffisent et doivent combler de toute urgence les lacunes réglementaires ».

Pour Christian Berdot des Amis de la Terre-France : « D'un côté, on étouffe les petits producteurs avec des règlements sanitaires toujours plus tatillons et coûteux, de l'autre, les industriels ont toute latitude pour mettre en danger la santé des citoyens avec des produits potentiellement toxique sans que le moindre étiquetage, la moindre réglementation ne soient mise en place.

Comme pour les OGM, on commercialise d'abord et on fera les études après, l'intérêt des industriels passe avant la protection des citoyens et de l'environnement ».

Les nanotechnologies doivent leur nom, non pas aux objets qu'elles manipulent mais à la taille des objets manipulés. Le nanomètre équivaut à un milliardième de mètre. A cette échelle les propriétés de la matière change. C'est ce qu'on appelle, les effets quantiques.

Le graphite par exemple est une matière friable. Lorsqu'on le manipule à l'échelle nanométrique, il devient 100 fois plus solide que l'acier, tout en étant 6 fois plus léger.

Les investissements dans ces technologies sont déjà colossaux et on attend des bouleversements technologies dans des domaines aussi différents que l'électronique, l'énergie, la santé, les armes, et même l'agriculture !

Des milliers de brevets sont déjà déposés et quelques firmes cherchent déjà à contrôler et monopoliser les développements futurs de ces technologies et les bénéfices escomptés.

La convergence des sciences cognitives, des biotechnologies et des nanotechnologies fait craindre aussi des débordements qui porteraient atteinte aux libertés individuelles.

Des centaines de produits commerciaux utilisent déjà les nano-produits : des raquettes de tennis à des pièces de Mercedes Benz ou des produits cosmétiques et de soins corporels.

Par contre, comme pour les OGM, les études de risques ne suivent pas au même rythme. Les quelques rares études menées montrent pourtant que certaines de ces structure nanométriques peuvent avoir des effets très nocifs sur le cerveau ou le foie.

Les citoyens doivent être informés, protégés et c'est à eux de décider du bien fondé de tel ou tel développement technologique.

(Pour en savoir plus : http://www.amisdelaterre.org/-Nanotechnologies-.htm)

 


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20 juin 2008

CONVERGENCES...(fin)

(...)

Les 3 C de la Convergence Intérieure

Ces faits d’actualité qui envahissent le quotidien de notre société et en constituent la nouvelle trame mortifère démontrent que la vraie convergence reste à inventer. Ils ont comme dénominateur commun l’absence de présence à sa vie et la fuite - ou l’absorption- dans les sollicitations extérieures. Celles-ci amènent inévitablement la séparation d’avec soi, l’incompréhension de l’autre et la souffrance.

CORPS, CŒUR, CONSCIENCE, les 3 C qui conduisent chaque vie sont étrangement absents, à mesure que le monde se remplit d’une pollution numérique incontrôlable car vide de sens.

Les corps sont malades, déconnectés par excès de branchements artificiels.

Ils sont intoxiqués et surchargés de trop de données, comme un foie peut l’être d’abus alimentaires et d’alcool.

Ni ancrés, ni centrés, ils flottent comme des fantômes enchaînés aux hallucinations collectives.

Les cœurs sont en souffrance, recroquevillés, peureux, incapables de toute vraie rencontre, mais en quête accélérée de sensations d’épidermes virtuels. Les sentiments sont brouillés par des émotions primaires puissamment entretenues par les média et le système de consommation, ne laissant pas place à la durée et à l’intériorité.

L’incompréhension et le malentendu se posent dans les couples. Comment réussir le rendez-vous avec l’autre quand on n’est jamais allé au rendez-vous de soi ?

Enfin, la boussole de la conscience est démagnétisée par un smog de champs électromagnétiques, par l’absence de centration physique et émotionnelle, par l’identification aux situations et expériences.

Privés de sens, de direction, d’orientation, les êtres multiplient des expériences dont ils ne peuvent extraire le sens et se perdent à eux-mêmes. Il leur est alors facile de se poser en victime ou en dénonciateur. Mais c’est le même jeu de décharge de responsabilité.

C’est pourtant dans le rassemblement et la cohérence intérieure entre CŒUR CORPS ET CONSCIENCE qu’est la première convergence à réaliser.

De la convergence intérieure, naîtra la convergence sociétale, élargie à l’humanité.

Alors, pour des modes de vie plus éclairés et sains, pour un mieux vivre durable et heureux, si l’on remontait au sens sacré de la vie dont nous sommes les hôtes - hors champ religieux.

Si l’on reprenait chacun notre responsabilité et notre pouvoir intérieur ? Si nous devenions vraiment conscients de ce qui nous convient et de ce qui nous détruit ?

C’est l’unique réponse aux impasses actuelles.

La compréhension intellectuelle ne changera rien.

Les plans d’action accélérés se révèleront rapidement inefficaces, car apportant des réponses artificielles et extérieures.

Seul l’engagement de chacun dans son corps, dans son cœur, dans sa conscience, fera la différence.

Pour cela, nous avons à nous en remettre à l’instance de sagesse qui est en chacun de nous : le Soi - Ame, Esprit- et le discernement qui en résulte.

Une instance si longtemps bâillonnée que dans l’immédiat, son logiciel est inopérant !

Alors, comment savoir ?!

Faire silence et écouter. C’est le premier pas de l’apprentissage qui correspond à une vraie cure de désintoxication pour beaucoup ! C’est là où les rechutes sont le plus nombreuses.

Mais après, quelle liberté.

Certes les jeux, mobiles, géo-localisation et web 2, 3 et + seront toujours là.

Mais plus personne ne sera dupe, et vous aurez le choix de contempler la paix des étoiles et la beauté des êtres, de ressentir le mouvement amoureux de la vie, et de déprogrammer votre vie en faisant place à l’imprévisible, qui sera exactement ce à quoi vous rêviez !

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19 juin 2008

CONVERGENCES...(3)

(...)
Simultanément, le lobby agroalimentaire de la tentation a fait pénétrer son modèle mou-gras-sucré-intense dans chaque foyer avec enfant. Boulimiques, dépendants de sensations régressives diffusées par un marketing aliénant, ils s’enferment dans des obésités pour la plupart incurables.

Que valent des programmes d’information désormais connus de chaque adulte depuis des années, au regard de publicités pavloviennes qui jouent du triptyque désir-plaisir-jouissance et de la redondance abusive et infantilisante ?

1.5 Million de jeunes obèses, 6 millions d’adultes obèses, 20 millions de personnes en surpoids (en France)… Que des enfants et adultes toujours plus nombreux fassent des séjours en unités spécialisées pour une rééducation alimentaire révèle le dévissage d’une société dont les repères les plus vitaux, essentiels, sont devenus inexistants.

Que nous disent ces enfants de notre propre fuite dans la consommation ?

Quel miroir déformant sont-ils des manques et esquives des adultes ?

Se suicident-ils sous nos yeux, poussant à leur limite les comportements que nous leur inspirons, pour mieux nous éveiller à nos impasses ?

« Il y a dans nos sociétés occidentales une épidémie de cancers. On a en France une augmentation de plus de 60% des cas en 20 ans. Les Japonais qui ont 7 à 60 fois moins de cancers que nous, quand ils viennent habiter en occident, ont les mêmes taux que nous. C’est donc une question de mode de vie. Personne n’est responsable de son cancer. Les forces sociétales dans notre société depuis 50 ans sont telles que tout nous pousse à une biologie pro cancer » déclarait récemment David Servan Schreiber sur Europe 1, à la sortie de son dernier ouvrage (Anticancer, Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles. Robert Lafont).

Le message qu’il fait passer n’est pas nouveau et nombre de voies alternatives de santé et de bien être le mettent en pratique depuis des décennies. Mais il était jusque là inaudible pour le collectif. David Servan Schreiber a juste la chance - le kairos : le bon moment- que son expérience personnelle rencontre le mal être et l’attente encore informulée de millions d’êtres.

Il a cette autre chance que sa légitimité de scientifique donne une aura de vérité à ce que tant d’autres ont exprimé par des voies intuitives et expérientielles, en étant considérés longtemps comme des marginaux.

Il a enfin le bénéfice d’un puissant groupe de presse pour le médiatiser.

Les forces sociétales, c’est nous, individuellement et collectivement, et nous en sommes donc pleinement responsables. Notamment au travers de ceux à qui nous avons donné le mandat de nous conduire.

Si les modes de vie - c’est-à-dire nos comportements et choix de vie quotidiens- ont une incidence directe sur nos maladies, ils ne sont que la résultante directe de nos croyances, de nos valeurs, du sens que nous donnons à la vie. Ce qui nous rend d’autant plus responsables !

Autre exemple, les émissions, jeux et supports d’entrainement cérébral pour « muscler son cerveau » ont le vent en poupe. Mémoire, logique, calcul, capacité d’apprentissage, vivacité, tests de QI, jeux télévisés comme Le Grand Quiz du cerveau, sont les dernières folies neuronales des seniors, plus directement concernés.

Que cache cette stimulation pathologique de la mémoire factuelle ?

De quel vide intérieur ces formes compensatoires sont-elles le révélateur ?

Avec quels leurres dérisoires se protège-t-on d’une absence à soi qui porte les noms désormais banalisés de mal être, de stress, de « maladies de société » ?

Du body building au brain training, la recherche de performances révèle la même inquiétude fondamentale, la peur de ne plus exister, celle de découvrir que l’on est passé à côté de sa vie.

(...)

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17 juin 2008

CONVERGENCES ...(2)

Le double jeu d’Internet

Internet a contribué à la naissance de la convergence de multiples façons. En court-circuitant les hiérarchies obsolètes des vieilles structures et des centres de pouvoirs inadaptés et en tissant des liens jusqu’alors improbables ou impensables. En posant dans l’inconscient collectif le concept de toile, de trame, qui se superpose à la trame cosmique de nombreuses Traditions et à la non séparativité quantique. Dans la toile, tout est relié et interagissant, comme dans l’univers, comme dans notre structure atomique. En posant cette empreinte quantique, Internet a généré de nouvelles façons de penser et de créer ensemble, sollicitant l’intelligence collective et collaborative des internautes. Du réseau neuronal sensible et créatif de l’humanité, nous sommes entrés récemment dans l’ère de la conscience collective comme en témoignent des publications rapprochées sur ce sujet.

Toutefois, dans la tentation du tout possible numérique, dans la simultanéité de vies et de communautés virtuelles qui s’inventent chaque jour, dans la prolifération d’avatars, résurgences de l’animal totem des peuples de la terre, Internet est tout autant facteur de confusion et d’addictions.

Les arts - musique, danse, image…- sont un outil évolutif et une magnifique expression de notre pouvoir créateur depuis les premiers âges de cette humanité. Mais pouvoir accéder quotidiennement à des milliers de musiques et de films, à des dizaines de chaînes, démultiplier ses vies et ses sous-personnalités, conduit à une posture consommatoire effrénée.

Plutôt que de se construire, tout est fait pour que chaque usager se remplisse de sons, d’images, de concepts, de modèles venant de l’extérieur. Quel « extérieur » ? Fabricants et marketers dont la principale finalité est d’entretenir le manque et le désir infinis, pour augmenter les parts de marché.

Il en résulte un morcellement identitaire, une hyperexcitabilité d’adolescents et d’adultes émotionnellement perturbés, avec l’inévitable explosion de comportements de toxicomanies comme les exemples ci-dessous le rappellent.

Les désirs artificiels coupent de l’écoute de ses vraies aspirations.

La surstimulation émotionnelle continue installe réactivité et susceptibilité maladives et éloigne de la profondeur des sentiments.

La surmentalisation de cet océan de données amène à zapper la vie et les besoins réels du corps.

Les champs de fréquence brouillent toute tentative de se relier à plus vaste que soi.

Ainsi, dans ce mot de convergence, chacun projettera ce qu’il est, ce qu’il comprend, ce qu’il ressent, et surtout ce qu’on cherche à lui faire ressentir, comprendre et vivre. Ceux qui vivent par le seul filtre du monde extérieur feront de la convergence numérique un hypnotique outil de fuite, de dépendance, de consommation immatérielle et d’isolement profond….à la mesure de l’insondable de leur quête. Ceux qui ont cultivé la relation intérieure mettront en convergence leur regard sur la vie et leurs modes de vie, dans des formes de vie plus harmonieuses et créatives.

La culture quotidienne de la divergence.

Prenons quelques exemples de dérives consommatoires devenues modes de vie. La consommation d’alcool touche maintenant les 12/14 ans, filles et garçons, avec des comas éthyliques qui disent tout de la défonce, de l’anxiété, de l’ignorance de cet âge. Derrière l’alibi d’une consommation dite festive, avec des boissons pour ado dites branchées - les premix-, derrière les premiers pas provocants et inconscients d’enfants-ados dans l’addiction, que se joue-t-il ?

(...)

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03 juin 2008

CONVERGENCES ? DES TECHNOLOGIES NUMERIQUES AUX TECHNOLOGIES INTERIEURES (1)

(Par Diane Saunier)

Quels sont les liens entre le lancement du Ephone, la défonce éthylique des enfants ado, la mort sucrée-salée de l’obésité avec son binôme boulimie anorexie, l’épidémie de cancers français, la fascination pour les jeux de surstimulation des neurones ? Aucun en apparence ?

Alors que la tant attendue convergence numérique est annoncée et célébrée comme la première merveille du troisième millénaire, les pathologies de nos modes de vie révèlent l’opposé de cette convergence : la fragmentation individuelle et collective accélérée d’un grand corps malade.


Quand le corps, les affects et les pensées deviennent des poisons et des addictions, il devient urgent de passer des avancées technologiques aux avancées intérieures, de la consommation hypnotique à la conscience de soi. Ce retournement et ce sursaut de conscience marqueront le coup d’envoi de la seule convergence qui ne soit pas un leurre : la convergence intérieure.

Convergence ?

Managers, concepteurs et media - particulièrement les hommes -, se rejoignent dans une même célébration autour de l’Ephone, comme le feraient des enfants happés par leur rêve technologique.

Téléphone, plans de ville, cartes, météo, mails, photos, SMS, accès illimité à l’internet sur un même terminal…L’objet culte était récemment présenté sur Europe 1 comme annonçant, « l’entrée dans un nouveau monde, celui de la convergence absolue, celui des réseaux généralisés autour de la planète. On amène au client la capacité d’être connecté 100% du temps dans toutes les situations à tout le réseau mondial, on leur permet d’entrer dans la nouvelle consommation des réseaux ». (Interview en décembre sur Europe 1 du président d’Orange par Jean Pierre Elkabbach)

Et alors ? Et après ?

la connexion aux réseaux planétaires est-elle la réponse aux drames multiples de l’humanité ?

L’échange de paquets d’information, de sons, d’images à des vitesses luminiques changera-t-il quoi que ce soit au sentiment de solitude du grand nombre, à la non reconnaissance de la plupart, à la perte de contact avec la nature, à l’incompréhension globale de ce que sont la vie et le vivant ?

Etre chacun le nœud d’un réseau, un hub humain, se savoir en liaison avec des millions ou milliards d’autres hubs anonymes, se sentir interagissant parce que la technologie nous dit que nous sommes maillés et acteurs, est-il la finalité de la vie ? Donne-t-il plus de valeur à un lever de soleil, à un regard, à une caresse de tendresse, à une pensée, une contemplation ou une émotion ?

Quels fondamentaux humains et quels fantasmes s’abritent derrière ce mot magique de CONVERGENCE ? De quelle aspiration collective ce futur objet culte est-il l’indice ? Et de quelle hallucination ?

La convergence rassemble, réunit, regroupe.

Ce qui était divisé devient un, dans le respect de ses multiples expressions. L’unique et le singulier de chacun brillent comme facettes multiples d’un seul et immense diamant vivant.

La convergence n’est pas l’uniformité et la pensée unique. Elle est l’illimité de la richesse de chacun reconnue, exposée, célébrée et stimulante. Elle est l’expression d’une totalité aux formes infinies, toujours mouvantes et renouvelées.

Un programme fort attractif que nous aimerions pouvoir appliquer à nos vies et à notre humanité.

Faire converger nos vies fragmentées par les conflits, le stress, le temps explosé, perdu ou récupéré, les contraintes administratives, organisationnelles, professionnelles, les comportements destructeurs, les croyances limitantes, les modèles réducteurs… est l’aspiration de beaucoup.

En ce mot de convergence, chacun y mettra son rêve : un équilibre, un rythme retrouvé, une harmonie, des espaces intérieurs, la paix, le sourire, l’amour, la créativité…

Appliquée à l’humanité, la convergence parle de rassembler en de multiples scènes, les expressions, les expériences, les créations les plus diverses et inventives. Qu’elles soient d’artistes ou de chercheurs, d’enseignants ou de thérapeutes, la convergence célèbre la transversalité et les résonances de chacun avec les nombreuses familles d’âmes qui jalonnent nos vies. Elle ouvre sur le partage et la tolérance. Elle annonce une société de créativité ininterrompue.

Dans une société de convergence, le lien est essentiel. Un lien d’abord humain et non d’abord technologique. Un lien qui ne génère ni addiction, ni dépendance émotionnelle. Un lien qui ne soit pas fondé sur le divertissement comme système de fuite, ni sur l’extériorisation fébrile et compulsive de ses centres d’intérêt.

(...)


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23 avril 2008

Commentaires ????

Je constate avec un très grand plaisir que ce blog a de fidèles lecteurs/lectrices, et reçoit beaucoup de visites. Cependant je lis rarement des commentaires concernant tel ou tel texte, et cela me peine un peu car j'essaie toujours de mettre des sujets que je trouve intéressants, qui semblent plaire compte tenu du nombre de lectures, mais rien, aucun retour. Alors je vous prie, manifestez-vous un petit peu, critiquez, donnez votre opinion, des idées de ce que vous aimeriez y trouver, ceci gentiment (je suis une grande sensible !...) Un grand merci d'avance.

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22 avril 2008

LA FRAISE ESPAGNOLE

Attention, à lire attentivement... Ça donne moins envie d'en acheter,et surtout d'en manger. Si vous vous sentez concernés faites suivre...

En cette période où l'on voit des fraises partout sur les étals, le rappel utile de cet article de Claude Marie Vadrot paru il y a un an dans Politis.
Quatre minutes pour le lire et l'assimiler plus une minute pour le diffuser. Et il reste tout le week end pour aller au marché acheter des... pommes.

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs  rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates... Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.

**Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.

**Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

**Les fraisiers destinés à cette production,  bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires*.*

** Qui s'en soucie? **

**La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-
payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver. **

**Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.**Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur  seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.

** Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne.

****Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas où les produits nocifs qu'ils ont respiré ...

**La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises... **
 

Par Claude-Marie Vadrot
Politis jeudi 12 avril 2007

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21 avril 2008

CONVERGENCES...(fin)

(...)Le message qu’il fait passer n’est pas nouveau et nombre de voies alternatives de santé et de bien être le mettent en pratique depuis des décennies. Mais il était jusque là inaudible pour le collectif. David Servan Schreiber a juste la chance - le kairos : le bon moment- que son expérience personnelle rencontre le mal être et l’attente encore informulée de millions d’êtres.

Il a cette autre chance que sa légitimité de scientifique donne une aura de vérité à ce que tant d’autres ont exprimé par des voies intuitives et expérientielles, en étant considérés longtemps comme des marginaux.

Il a enfin le bénéfice d’un puissant groupe de presse pour le médiatiser.

Les forces sociétales, c’est nous, individuellement et collectivement, et nous en sommes donc pleinement responsables. Notamment au travers de ceux à qui nous avons donné le mandat de nous conduire.

Si les modes de vie - c’est-à-dire nos comportements et choix de vie quotidiens- ont une incidence directe sur nos maladies, ils ne sont que la résultante directe de nos croyances, de nos valeurs, du sens que nous donnons à la vie. Ce qui nous rend d’autant plus responsables !

Autre exemple, les émissions, jeux et supports d’entrainement cérébral pour « muscler son cerveau » ont le vent en poupe. Mémoire, logique, calcul, capacité d’apprentissage, vivacité, tests de QI, jeux télévisés comme Le Grand Quiz du cerveau, sont les dernières folies neuronales des seniors, plus directement concernés.

Que cache cette stimulation pathologique de la mémoire factuelle ?

De quel vide intérieur ces formes compensatoires sont-elles le révélateur ?>

Avec quels leurres dérisoires se protège-t-on d’une absence à soi qui porte les noms désormais banalisés de mal être, de stress, de « maladies de société » ?

Du body building au brain training, la recherche de performances révèle la même inquiétude fondamentale, la peur de ne plus exister, celle de découvrir que l’on est passé à côté de sa vie.

Les 3 C de la Convergence Intérieure

Ces faits d’actualité qui envahissent le quotidien de notre société et en constituent la nouvelle trame mortifère démontrent que la vraie convergence reste à inventer. Ils ont comme dénominateur commun l’absence de présence à sa vie et la fuite - ou l’absorption- dans les sollicitations extérieures. Celles-ci amènent inévitablement la séparation d’avec soi, l’incompréhension de l’autre et la souffrance.

CORPS, CŒUR, CONSCIENCE, les 3 C qui conduisent chaque vie sont étrangement absents, à mesure que le monde se remplit d’une pollution numérique incontrôlable car vide de sens.

Les corps sont malades, déconnectés par excès de branchements artificiels.

Ils sont intoxiqués et surchargés de trop de données, comme un foie peut l’être d’abus alimentaires et d’alcool.

Ni ancrés, ni centrés, ils flottent comme des fantômes enchaînés aux hallucinations collectives.

Les cœurs sont en souffrance, recroquevillés, peureux, incapables de toute vraie rencontre, mais en quête accélérée de sensations d’épidermes virtuels. Les sentiments sont brouillés par des émotions primaires puissamment entretenues par les media et le système de consommation, ne laissant pas place à la durée et à l’intériorité.

L’incompréhension et le malentendu se posent dans les couples. Comment réussir le rendez-vous avec l’autre quand on n’est jamais allé au rendez-vous de soi ?

Enfin, la boussole de la conscience est démagnétisée par un smog de champs électromagnétiques, par l’absence de centration physique et émotionnelle, par l’identification aux situations et expériences.

Privés de sens, de direction, d’orientation, les êtres multiplient des expériences dont ils ne peuvent extraire le sens et se perdent à eux-mêmes. Il leur est alors facile de se poser en victime ou en dénonciateur. Mais c’est le même jeu de décharge de responsabilité.

C’est pourtant dans le rassemblement et la cohérence intérieure entre CŒUR CORPS ET CONSCIENCE qu’est la première convergence à réaliser.

De la convergence intérieure, naîtra la convergence sociétale, élargie à l’humanité.

Alors, pour des modes de vie plus éclairés et sains, pour un mieux vivre durable et heureux, si l’on remontait au sens sacré de la vie dont nous sommes les hôtes - hors champ religieux.

Si l’on reprenait chacun notre responsabilité et notre pouvoir intérieur ? Si nous devenions vraiment conscients de ce qui nous convient et de ce qui nous détruit ?

C’est l’unique réponse aux impasses actuelles.

La compréhension intellectuelle ne changera rien.

Les plans d’action accélérés se révèleront rapidement inefficaces, car apportant des réponses artificielles et extérieures.

Seul l’engagement de chacun dans son corps, dans son cœur, dans sa conscience, fera la différence.

Pour cela, nous avons à nous en remettre à l’instance de sagesse qui est en chacun de nous : le Soi - Ame, Esprit- et le discernement qui en résulte.

Une instance si longtemps bâillonnée que dans l’immédiat, son logiciel est inopérant !

Alors, comment savoir ?!

Faire silence et écouter. C’est le premier pas de l’apprentissage qui correspond à une vraie cure de désintoxication pour beaucoup ! C’est là où les rechutes sont le plus nombreuses.

Mais après, quelle liberté.

Certes les jeux, mobiles, géo-localisation et web 2, 3 et + seront toujours là.

Mais plus personne ne sera dupe, et vous aurez le choix de contempler la paix des étoiles et la beauté des êtres, de ressentir le mouvement amoureux de la vie, et de déprogrammer votre vie en faisant place à l’imprévisible, qui sera exactement ce à quoi vous rêviez !

Posté par LUMIERE34 à 09:36 - DIVERS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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