20 juin 2008
CONVERGENCES...(fin)
(...)
Les
3 C de la Convergence Intérieure
Ces
faits d’actualité qui envahissent le quotidien de notre
société et en constituent la nouvelle trame mortifère
démontrent que la vraie convergence reste à inventer.
Ils ont comme dénominateur commun l’absence de présence
à sa vie et la fuite - ou l’absorption- dans les
sollicitations extérieures. Celles-ci amènent
inévitablement la séparation d’avec soi,
l’incompréhension de l’autre et la souffrance.
CORPS, CŒUR, CONSCIENCE, les 3 C qui conduisent chaque vie sont étrangement
absents, à mesure que le monde se remplit d’une pollution
numérique incontrôlable car vide de sens.
Les corps sont malades, déconnectés par excès de branchements artificiels.
Ils sont intoxiqués et surchargés de trop de données, comme un foie peut l’être d’abus alimentaires et d’alcool.
Ni
ancrés, ni centrés, ils flottent comme des fantômes
enchaînés aux hallucinations collectives.
Les cœurs sont en souffrance, recroquevillés, peureux, incapables de toute vraie rencontre, mais en quête accélérée de sensations d’épidermes virtuels. Les sentiments sont brouillés par des émotions primaires puissamment entretenues par les média et le système de consommation, ne laissant pas place à la durée et à l’intériorité.
L’incompréhension
et le malentendu se posent dans les couples. Comment réussir
le rendez-vous avec l’autre quand on n’est jamais allé au
rendez-vous de soi ?
Enfin, la boussole de la conscience est démagnétisée par un smog de champs électromagnétiques, par l’absence de centration physique et émotionnelle, par l’identification aux situations et expériences.
Privés
de sens, de direction, d’orientation, les êtres multiplient
des expériences dont ils ne peuvent extraire le sens et se
perdent à eux-mêmes. Il leur est alors facile de se
poser en victime ou en dénonciateur. Mais c’est le même
jeu de décharge de responsabilité.
C’est pourtant dans le rassemblement et la cohérence intérieure entre CŒUR CORPS ET CONSCIENCE qu’est la première convergence à réaliser.
De la convergence intérieure, naîtra la convergence sociétale, élargie à l’humanité.
Alors, pour des modes de vie plus éclairés et sains, pour un mieux vivre durable et heureux, si l’on remontait au sens sacré de la vie dont nous sommes les hôtes - hors champ religieux.
Si
l’on reprenait chacun notre responsabilité et notre pouvoir
intérieur ? Si nous devenions vraiment conscients de ce qui
nous convient et de ce qui nous détruit ?
C’est l’unique réponse aux impasses actuelles.
La compréhension intellectuelle ne changera rien.
Les plans d’action accélérés se révèleront rapidement inefficaces, car apportant des réponses artificielles et extérieures.
Seul l’engagement de chacun dans son corps, dans son cœur, dans sa conscience, fera la différence.
Pour cela, nous avons à nous en remettre à l’instance de sagesse qui est en chacun de nous : le Soi - Ame, Esprit- et le discernement qui en résulte.
Une instance si longtemps bâillonnée que dans l’immédiat, son logiciel est inopérant !
Alors, comment savoir ?!
Faire silence et écouter. C’est le premier pas de l’apprentissage qui correspond à une vraie cure de désintoxication pour beaucoup ! C’est là où les rechutes sont le plus nombreuses.
Mais après, quelle liberté.
Certes les jeux, mobiles, géo-localisation et web 2, 3 et + seront toujours là.
Mais plus personne ne sera dupe, et vous aurez le choix de contempler la paix des étoiles et la beauté des êtres, de ressentir le mouvement amoureux de la vie, et de déprogrammer votre vie en faisant place à l’imprévisible, qui sera exactement ce à quoi vous rêviez !
19 juin 2008
CONVERGENCES...(3)
(...)
Simultanément,
le lobby agroalimentaire de la tentation a fait pénétrer
son modèle mou-gras-sucré-intense dans chaque foyer
avec enfant. Boulimiques, dépendants de sensations régressives
diffusées par un marketing aliénant, ils s’enferment
dans des obésités pour la plupart incurables.
Que valent des programmes d’information désormais connus de chaque adulte depuis des années, au regard de publicités pavloviennes qui jouent du triptyque désir-plaisir-jouissance et de la redondance abusive et infantilisante ?
1.5
Million de jeunes obèses, 6 millions d’adultes obèses,
20 millions de personnes en surpoids (en France)… Que des enfants
et adultes toujours plus nombreux fassent des séjours en
unités spécialisées pour une rééducation
alimentaire révèle le dévissage d’une société
dont les repères les plus vitaux, essentiels, sont devenus
inexistants.
Que nous disent ces enfants de notre propre fuite dans la consommation ?
Quel miroir déformant sont-ils des manques et esquives des adultes ?
Se
suicident-ils sous nos yeux, poussant à leur limite les
comportements que nous leur inspirons, pour mieux nous éveiller
à nos impasses ?
«
Il y a dans nos sociétés occidentales une épidémie
de cancers. On a en France une augmentation de plus de 60% des cas en
20 ans. Les Japonais qui ont 7 à 60 fois moins de cancers que
nous, quand ils viennent habiter en occident, ont les mêmes
taux que nous. C’est donc une question de mode de vie. Personne
n’est responsable de son cancer. Les forces sociétales dans
notre société depuis 50 ans sont telles que tout nous
pousse à une biologie pro cancer » déclarait
récemment David Servan Schreiber sur Europe 1, à la
sortie de son dernier ouvrage (Anticancer, Prévenir et lutter
grâce à nos défenses naturelles. Robert Lafont).
Le message qu’il fait passer n’est pas nouveau et nombre de voies alternatives de santé et de bien être le mettent en pratique depuis des décennies. Mais il était jusque là inaudible pour le collectif. David Servan Schreiber a juste la chance - le kairos : le bon moment- que son expérience personnelle rencontre le mal être et l’attente encore informulée de millions d’êtres.
Il a cette autre chance que sa légitimité de scientifique donne une aura de vérité à ce que tant d’autres ont exprimé par des voies intuitives et expérientielles, en étant considérés longtemps comme des marginaux.
Il
a enfin le bénéfice d’un puissant groupe de presse
pour le médiatiser.
Les forces sociétales, c’est nous, individuellement et collectivement, et nous en sommes donc pleinement responsables. Notamment au travers de ceux à qui nous avons donné le mandat de nous conduire.
Si
les modes de vie - c’est-à-dire nos comportements et choix
de vie quotidiens- ont une incidence directe sur nos maladies, ils ne
sont que la résultante directe de nos croyances, de nos
valeurs, du sens que nous donnons à la vie. Ce qui nous rend
d’autant plus responsables !
Autre exemple, les émissions, jeux et supports d’entrainement cérébral pour « muscler son cerveau » ont le vent en poupe. Mémoire, logique, calcul, capacité d’apprentissage, vivacité, tests de QI, jeux télévisés comme Le Grand Quiz du cerveau, sont les dernières folies neuronales des seniors, plus directement concernés.
Que cache cette stimulation pathologique de la mémoire factuelle ?
De quel vide intérieur ces formes compensatoires sont-elles le révélateur ?
Avec quels leurres dérisoires se protège-t-on d’une absence à soi qui porte les noms désormais banalisés de mal être, de stress, de « maladies de société » ?
Du body building au brain training, la recherche de performances révèle la même inquiétude fondamentale, la peur de ne plus exister, celle de découvrir que l’on est passé à côté de sa vie.
(...)
17 juin 2008
CONVERGENCES ...(2)
Le
double jeu d’Internet
Internet
a contribué à la naissance de la convergence de
multiples façons. En court-circuitant les hiérarchies
obsolètes des vieilles structures et des centres de pouvoirs
inadaptés et en tissant des liens jusqu’alors improbables ou
impensables. En posant dans l’inconscient collectif le concept de
toile, de trame, qui se superpose à la trame cosmique de
nombreuses Traditions et à la non séparativité
quantique. Dans la toile, tout est relié et interagissant,
comme dans l’univers, comme dans notre structure atomique. En
posant cette empreinte quantique, Internet a généré
de nouvelles façons de penser et de créer ensemble,
sollicitant l’intelligence collective et collaborative des
internautes. Du réseau neuronal sensible et créatif de
l’humanité, nous sommes entrés récemment dans
l’ère de la conscience collective comme en témoignent
des publications rapprochées sur ce sujet.
Toutefois, dans la tentation du tout possible numérique, dans la simultanéité de vies et de communautés virtuelles qui s’inventent chaque jour, dans la prolifération d’avatars, résurgences de l’animal totem des peuples de la terre, Internet est tout autant facteur de confusion et d’addictions.
Les arts - musique, danse, image…- sont un outil évolutif et une magnifique expression de notre pouvoir créateur depuis les premiers âges de cette humanité. Mais pouvoir accéder quotidiennement à des milliers de musiques et de films, à des dizaines de chaînes, démultiplier ses vies et ses sous-personnalités, conduit à une posture consommatoire effrénée.
Plutôt
que de se construire, tout est fait pour que chaque usager se
remplisse de sons, d’images, de concepts, de modèles venant
de l’extérieur. Quel « extérieur » ?
Fabricants et marketers dont la principale finalité est
d’entretenir le manque et le désir infinis, pour augmenter
les parts de marché.
Il en résulte un morcellement identitaire, une hyperexcitabilité d’adolescents et d’adultes émotionnellement perturbés, avec l’inévitable explosion de comportements de toxicomanies comme les exemples ci-dessous le rappellent.
Les désirs artificiels coupent de l’écoute de ses vraies aspirations.
La surstimulation émotionnelle continue installe réactivité et susceptibilité maladives et éloigne de la profondeur des sentiments.
La surmentalisation de cet océan de données amène à zapper la vie et les besoins réels du corps.
Les
champs de fréquence brouillent toute tentative de se relier à
plus vaste que soi.
Ainsi,
dans ce mot de convergence, chacun projettera ce qu’il est, ce
qu’il comprend, ce qu’il ressent, et surtout ce qu’on cherche à
lui faire ressentir, comprendre et vivre. Ceux qui vivent par le seul
filtre du monde extérieur feront de la convergence numérique
un hypnotique outil de fuite, de dépendance, de consommation
immatérielle et d’isolement profond….à la mesure de
l’insondable de leur quête. Ceux qui ont cultivé la
relation intérieure mettront en convergence leur regard sur la
vie et leurs modes de vie, dans des formes de vie plus harmonieuses
et créatives.
La
culture quotidienne de la divergence.
Prenons quelques exemples de dérives consommatoires devenues modes de vie. La consommation d’alcool touche maintenant les 12/14 ans, filles et garçons, avec des comas éthyliques qui disent tout de la défonce, de l’anxiété, de l’ignorance de cet âge. Derrière l’alibi d’une consommation dite festive, avec des boissons pour ado dites branchées - les premix-, derrière les premiers pas provocants et inconscients d’enfants-ados dans l’addiction, que se joue-t-il ?
(...)
03 juin 2008
CONVERGENCES ? DES TECHNOLOGIES NUMERIQUES AUX TECHNOLOGIES INTERIEURES (1)
(Par Diane Saunier)
Quels sont les liens entre le lancement du Ephone, la défonce éthylique des enfants ado, la mort sucrée-salée de l’obésité avec son binôme boulimie anorexie, l’épidémie de cancers français, la fascination pour les jeux de surstimulation des neurones ? Aucun en apparence ?
Alors que la tant attendue convergence numérique est annoncée et célébrée comme la première merveille du troisième millénaire, les pathologies de nos modes de vie révèlent l’opposé de cette convergence : la fragmentation individuelle et collective accélérée d’un grand corps malade.
Quand
le corps, les affects et les pensées deviennent des poisons et
des addictions, il devient urgent de passer des avancées
technologiques aux avancées intérieures, de la
consommation hypnotique à la conscience de soi. Ce
retournement et ce sursaut de conscience marqueront le coup d’envoi
de la seule convergence qui ne soit pas un leurre : la convergence
intérieure.
Convergence
?
Managers, concepteurs et media - particulièrement les hommes -, se rejoignent dans une même célébration autour de l’Ephone, comme le feraient des enfants happés par leur rêve technologique.
Téléphone,
plans de ville, cartes, météo, mails, photos, SMS,
accès illimité à l’internet sur un même
terminal…L’objet culte était récemment présenté
sur Europe 1 comme annonçant, « l’entrée dans
un nouveau monde, celui de la convergence absolue, celui des réseaux
généralisés autour de la planète. On
amène au client la capacité d’être connecté
100% du temps dans toutes les situations à tout le réseau
mondial, on leur permet d’entrer dans la nouvelle consommation des
réseaux ». (Interview en décembre sur Europe 1 du
président d’Orange par Jean Pierre Elkabbach)
Et alors ? Et après ?
la connexion aux réseaux planétaires est-elle la réponse aux drames multiples de l’humanité ?
L’échange de paquets d’information, de sons, d’images à des vitesses luminiques changera-t-il quoi que ce soit au sentiment de solitude du grand nombre, à la non reconnaissance de la plupart, à la perte de contact avec la nature, à l’incompréhension globale de ce que sont la vie et le vivant ?
Etre
chacun le nœud d’un réseau, un hub humain, se savoir en
liaison avec des millions ou milliards d’autres hubs anonymes, se
sentir interagissant parce que la technologie nous dit que nous
sommes maillés et acteurs, est-il la finalité de la vie
? Donne-t-il plus de valeur à un lever de soleil, à un
regard, à une caresse de tendresse, à une pensée,
une contemplation ou une émotion ?
Quels
fondamentaux humains et quels fantasmes s’abritent derrière
ce mot magique de CONVERGENCE ? De quelle aspiration collective ce
futur objet culte est-il l’indice ? Et de quelle hallucination ?
La convergence rassemble, réunit, regroupe.
Ce qui était divisé devient un, dans le respect de ses multiples expressions. L’unique et le singulier de chacun brillent comme facettes multiples d’un seul et immense diamant vivant.
La convergence n’est pas l’uniformité et la pensée unique. Elle est l’illimité de la richesse de chacun reconnue, exposée, célébrée et stimulante. Elle est l’expression d’une totalité aux formes infinies, toujours mouvantes et renouvelées.
Un programme fort attractif que nous aimerions pouvoir appliquer à nos vies et à notre humanité.
Faire converger nos vies fragmentées par les conflits, le stress, le temps explosé, perdu ou récupéré, les contraintes administratives, organisationnelles, professionnelles, les comportements destructeurs, les croyances limitantes, les modèles réducteurs… est l’aspiration de beaucoup.
En
ce mot de convergence, chacun y mettra son rêve : un équilibre,
un rythme retrouvé, une harmonie, des espaces intérieurs,
la paix, le sourire, l’amour, la créativité…
Appliquée
à l’humanité, la convergence parle de rassembler en
de multiples scènes, les expressions, les expériences,
les créations les plus diverses et inventives. Qu’elles
soient d’artistes ou de chercheurs, d’enseignants ou de
thérapeutes, la convergence célèbre la
transversalité et les résonances de chacun avec les
nombreuses familles d’âmes qui jalonnent nos vies. Elle ouvre
sur le partage et la tolérance. Elle annonce une société
de créativité ininterrompue.
Dans une société de convergence, le lien est essentiel. Un lien d’abord humain et non d’abord technologique. Un lien qui ne génère ni addiction, ni dépendance émotionnelle. Un lien qui ne soit pas fondé sur le divertissement comme système de fuite, ni sur l’extériorisation fébrile et compulsive de ses centres d’intérêt.
(...)
23 avril 2008
Commentaires ????
Je constate avec un très grand plaisir que ce blog a de fidèles lecteurs/lectrices, et reçoit beaucoup de visites. Cependant je lis rarement des commentaires concernant tel ou tel texte, et cela me peine un peu car j'essaie toujours de mettre des sujets que je trouve intéressants, qui semblent plaire compte tenu du nombre de lectures, mais rien, aucun retour. Alors je vous prie, manifestez-vous un petit peu, critiquez, donnez votre opinion, des idées de ce que vous aimeriez y trouver, ceci gentiment (je suis une grande sensible !...) Un grand merci d'avance.
22 avril 2008
LA FRAISE ESPAGNOLE
Attention, à lire attentivement... Ça donne moins envie d'en acheter,et surtout d'en manger. Si vous vous sentez concernés faites suivre...
En cette période où l'on voit des fraises partout sur les étals, le rappel utile de cet article de Claude Marie Vadrot paru il y a un an dans Politis.
Quatre minutes pour le lire et l'assimiler plus une minute pour le diffuser. Et il reste tout le week end pour aller au marché acheter des... pommes.
D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates... Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.
**Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.
**Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.
**Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires*.*
** Qui s'en soucie? **
**La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-
payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver. **
**Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.**Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.
** Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne.
****Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas où les produits nocifs qu'ils ont respiré ...
**La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises... **
Par Claude-Marie Vadrot
Politis jeudi 12 avril 2007
21 avril 2008
CONVERGENCES...(fin)
(...)Le message qu’il fait passer n’est pas nouveau et nombre de voies alternatives de santé et de bien être le mettent en pratique depuis des décennies. Mais il était jusque là inaudible pour le collectif. David Servan Schreiber a juste la chance - le kairos : le bon moment- que son expérience personnelle rencontre le mal être et l’attente encore informulée de millions d’êtres.
Il a cette autre chance que sa légitimité de scientifique donne une aura de vérité à ce que tant d’autres ont exprimé par des voies intuitives et expérientielles, en étant considérés longtemps comme des marginaux.
Il
a enfin le bénéfice d’un puissant groupe de presse
pour le médiatiser.
Les forces sociétales, c’est nous, individuellement et collectivement, et nous en sommes donc pleinement responsables. Notamment au travers de ceux à qui nous avons donné le mandat de nous conduire.
Si
les modes de vie - c’est-à-dire nos comportements et choix
de vie quotidiens- ont une incidence directe sur nos maladies, ils ne
sont que la résultante directe de nos croyances, de nos
valeurs, du sens que nous donnons à la vie. Ce qui nous rend
d’autant plus responsables !
Autre
exemple, les émissions, jeux et supports d’entrainement
cérébral pour « muscler son cerveau » ont
le vent en poupe. Mémoire, logique, calcul, capacité
d’apprentissage, vivacité, tests de QI, jeux télévisés
comme Le Grand Quiz du cerveau, sont les dernières folies
neuronales des seniors, plus directement concernés.
Que cache cette stimulation pathologique de la mémoire factuelle ?
De quel vide intérieur ces formes compensatoires sont-elles le révélateur ?>
Avec quels leurres dérisoires se protège-t-on d’une absence à soi qui porte les noms désormais banalisés de mal être, de stress, de « maladies de société » ?
Du body building au brain training, la recherche de performances révèle la même inquiétude fondamentale, la peur de ne plus exister, celle de découvrir que l’on est passé à côté de sa vie.
Les
3 C de la Convergence Intérieure
Ces
faits d’actualité qui envahissent le quotidien de notre
société et en constituent la nouvelle trame mortifère
démontrent que la vraie convergence reste à inventer.
Ils ont comme dénominateur commun l’absence de présence
à sa vie et la fuite - ou l’absorption- dans les
sollicitations extérieures. Celles-ci amènent
inévitablement la séparation d’avec soi,
l’incompréhension de l’autre et la souffrance.
CORPS, CŒUR, CONSCIENCE, les 3 C qui conduisent chaque vie sont étrangement
absents, à mesure que le monde se remplit d’une pollution
numérique incontrôlable car vide de sens.
Les corps sont malades, déconnectés par excès de branchements artificiels.
Ils sont intoxiqués et surchargés de trop de données, comme un foie peut l’être d’abus alimentaires et d’alcool.
Ni
ancrés, ni centrés, ils flottent comme des fantômes
enchaînés aux hallucinations collectives.
Les cœurs sont en souffrance, recroquevillés, peureux, incapables de toute vraie rencontre, mais en quête accélérée de sensations d’épidermes virtuels. Les sentiments sont brouillés par des émotions primaires puissamment entretenues par les media et le système de consommation, ne laissant pas place à la durée et à l’intériorité.
L’incompréhension
et le malentendu se posent dans les couples. Comment réussir
le rendez-vous avec l’autre quand on n’est jamais allé au
rendez-vous de soi ?
Enfin, la boussole de la conscience est démagnétisée par un smog de champs électromagnétiques, par l’absence de centration physique et émotionnelle, par l’identification aux situations et expériences.
Privés
de sens, de direction, d’orientation, les êtres multiplient
des expériences dont ils ne peuvent extraire le sens et se
perdent à eux-mêmes. Il leur est alors facile de se
poser en victime ou en dénonciateur. Mais c’est le même
jeu de décharge de responsabilité.
C’est pourtant dans le rassemblement et la cohérence intérieure entre CŒUR CORPS ET CONSCIENCE qu’est la première convergence à réaliser.
De la convergence intérieure, naîtra la convergence sociétale, élargie à l’humanité.
Alors, pour des modes de vie plus éclairés et sains, pour un mieux vivre durable et heureux, si l’on remontait au sens sacré de la vie dont nous sommes les hôtes - hors champ religieux.
Si
l’on reprenait chacun notre responsabilité et notre pouvoir
intérieur ? Si nous devenions vraiment conscients de ce qui
nous convient et de ce qui nous détruit ?
C’est l’unique réponse aux impasses actuelles.
La compréhension intellectuelle ne changera rien.
Les plans d’action accélérés se révèleront rapidement inefficaces, car apportant des réponses artificielles et extérieures.
Seul l’engagement de chacun dans son corps, dans son cœur, dans sa conscience, fera la différence.
Pour cela, nous avons à nous en remettre à l’instance de sagesse qui est en chacun de nous : le Soi - Ame, Esprit- et le discernement qui en résulte.
Une
instance si longtemps bâillonnée que dans l’immédiat,
son logiciel est inopérant !
Alors, comment savoir ?!
Faire silence et écouter. C’est le premier pas de l’apprentissage qui correspond à une vraie cure de désintoxication pour beaucoup ! C’est là où les rechutes sont le plus nombreuses.
Mais après, quelle liberté.
Certes les jeux, mobiles, géo-localisation et web 2, 3 et + seront toujours là.
Mais plus personne ne sera dupe, et vous aurez le choix de contempler la paix des étoiles et la beauté des êtres, de ressentir le mouvement amoureux de la vie, et de déprogrammer votre vie en faisant place à l’imprévisible, qui sera exactement ce à quoi vous rêviez !
19 avril 2008
CONVERGENCES ?...(3)
La
culture quotidienne de la divergence.
Prenons
quelques exemples de dérives consommatoires devenues modes de
vie. La consommation d’alcool touche maintenant les 12/14 ans,
filles et garçons, avec des comas éthyliques qui disent
tout de la défonce, de l’anxiété, de
l’ignorance de cet âge. Derrière l’alibi d’une
consommation dite festive, avec des boissons pour ado dites branchées
- les premix-, derrière les premiers pas provocants et
inconscients d’enfants-ados dans l’addiction, que se joue-t-il ?
Simultanément, le lobby agroalimentaire de la tentation a fait pénétrer son modèle mou-gras-sucré-intense dans chaque foyer avec enfant. Boulimiques, dépendants de sensations régressives diffusées par un marketing aliénant, ils s’enferment dans des obésités pour la plupart incurables.
Que valent des programmes d’information désormais connus de chaque adulte depuis des années, au regard de publicités pavloviennes qui jouent du triptyque désir-plaisir-jouissance et de la redondance abusive et infantilisante ?
1.5
Million de jeunes obèses, 6 millions d’adultes obèses,
20 millions de personnes en surpoids (en France)… Que des enfants
et adultes toujours plus nombreux fassent des séjours en
unités spécialisées pour une rééducation
alimentaire révèle le dévissage d’une société
dont les repères les plus vitaux, essentiels, sont devenus
inexistants.
Que nous disent ces enfants de notre propre fuite dans la consommation ?
Quel miroir déformant sont-ils des manques et esquives des adultes ?
Se
suicident-ils sous nos yeux, poussant à leur limite les
comportements que nous leur inspirons, pour mieux nous éveiller
à nos impasses ?
« Il y a dans nos sociétés occidentales une épidémie de cancers. On a en France une augmentation de plus de 60% des cas en 20 ans. Les Japonais qui ont 7 à 60 fois moins de cancers que nous, quand ils viennent habiter en occident, ont les mêmes taux que nous. C’est donc une question de mode de vie. Personne n’est responsable de son cancer. Les forces sociétales dans notre société depuis 50 ans sont telles que tout nous pousse à une biologie pro cancer » déclarait récemment David Servan Schreiber sur Europe 1, à la sortie de son dernier ouvrage (Anticancer, Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles. Robert Lafont).
(...)
18 avril 2008
CONVERGENCES ?...(2)
Le
double jeu d’Internet
Internet
a contribué à la naissance de la convergence de
multiples façons. En court-circuitant les hiérarchies
obsolètes des vieilles structures et des centres de pouvoirs
inadaptés et en tissant des liens jusqu’alors improbables ou
impensables. En posant dans l’inconscient collectif le concept de
toile, de trame, qui se superpose à la trame cosmique de
nombreuses Traditions et à la non séparativité
quantique. Dans la toile, tout est relié et interagissant,
comme dans l’univers, comme dans notre structure atomique. En
posant cette empreinte quantique, Internet a généré
de nouvelles façons de penser et de créer ensemble,
sollicitant l’intelligence collective et collaborative des
internautes. Du réseau neuronal sensible et créatif de
l’humanité, nous sommes entrés récemment dans
l’ère de la conscience collective comme en témoignent
des publications rapprochées sur ce sujet.
Toutefois, dans la tentation du tout possible numérique, dans la simultanéité de vies et de communautés virtuelles qui s’inventent chaque jour, dans la prolifération d’avatars, résurgences de l’animal totem des peuples de la terre, Internet est tout autant facteur de confusion et d’addictions.
Les arts - musique, danse, image…- sont un outil évolutif et une magnifique expression de notre pouvoir créateur depuis les premiers âges de cette humanité. Mais pouvoir accéder quotidiennement à des milliers de musiques et de films, à des dizaines de chaînes, démultiplier ses vies et ses sous-personnalités, conduit à une posture consommatoire effrénée.
Plutôt
que de se construire, tout est fait pour que chaque usager se
remplisse de sons, d’images, de concepts, de modèles venant
de l’extérieur. Quel « extérieur » ?
Fabricants et marketers dont la principale finalité est
d’entretenir le manque et le désir infinis, pour augmenter
les parts de marché.
Il en résulte un morcellement identitaire, une hyperexcitabilité d’adolescents et d’adultes émotionnellement perturbés, avec l’inévitable explosion de comportements de toxicomanies comme les exemples ci-dessous le rappellent.
Les désirs artificiels coupent de l’écoute de ses vraies aspirations.
La surstimulation émotionnelle continue installe réactivité et susceptibilité maladives et éloigne de la profondeur des sentiments.
La surmentalisation de cet océan de données amène à zapper la vie et les besoins réels du corps.
Les
champs de fréquence brouillent toute tentative de se relier à
plus vaste que soi.
Ainsi, dans ce mot de convergence, chacun projettera ce qu’il est, ce qu’il comprend, ce qu’il ressent, et surtout ce qu’on cherche à lui faire ressentir, comprendre et vivre. Ceux qui vivent par le seul filtre du monde extérieur feront de la convergence numérique un hypnotique outil de fuite, de dépendance, de consommation immatérielle et d’isolement profond….à la mesure de l’insondable de leur quête. Ceux qui ont cultivé la relation intérieure mettront en convergence leur regard sur la vie et leurs modes de vie, dans des formes de vie plus harmonieuses et créatives.
17 avril 2008
CONVERGENCES ? Des technologies numériques ...(1)
...aux technologies intérieures (Par Diane Saunier)
Quels sont les liens entre le lancement du Ephone, la défonce éthylique des enfants ado, la mort sucrée-salée de l’obésité avec son binôme boulimie anorexie, l’épidémie de cancers français, la fascination pour les jeux de surstimulation des neurones ? Aucun en apparence ?
Alors
que la tant attendue convergence numérique est annoncée
et célébrée comme la première merveille
du troisième millénaire, les pathologies de nos modes
de vie révèlent l’opposé de cette convergence
: la fragmentation individuelle et collective accélérée
d’un grand corps malade.
Quand
le corps, les affects et les pensées deviennent des poisons et
des addictions, il devient urgent de passer des avancées
technologiques aux avancées intérieures, de la
consommation hypnotique à la conscience de soi. Ce
retournement et ce sursaut de conscience marqueront le coup d’envoi
de la seule convergence qui ne soit pas un leurre : la convergence
intérieure.
Convergence
?
Managers, concepteurs et media - particulièrement les hommes -, se rejoignent dans une même célébration autour de l’Ephone, comme le feraient des enfants happés par leur rêve technologique.
Téléphone,
plans de ville, cartes, météo, mails, photos, SMS,
accès illimité à l’internet sur un même
terminal…L’objet culte était récemment présenté
sur Europe 1 comme annonçant, « l’entrée dans
un nouveau monde, celui de la convergence absolue, celui des réseaux
généralisés autour de la planète. On
amène au client la capacité d’être connecté
100% du temps dans toutes les situations à tout le réseau
mondial, on leur permet d’entrer dans la nouvelle consommation des
réseaux ». (Interview en décembre sur Europe 1 du
président d’Orange par Jean Pierre Elkabbach)
Et
alors ? Et après ?
La connexion aux réseaux planétaires est-elle la réponse aux drames multiples de l’humanité ?
L’échange de paquets d’information, de sons, d’images à des vitesses luminiques changera-t-il quoi que ce soit au sentiment de solitude du grand nombre, à la non reconnaissance de la plupart, à la perte de contact avec la nature, à l’incompréhension globale de ce que sont la vie et le vivant ?
Etre
chacun le nœud d’un réseau, un hub humain, se savoir en
liaison avec des millions ou milliards d’autres hubs anonymes, se
sentir interagissant parce que la technologie nous dit que nous
sommes maillés et acteurs, est-il la finalité de la vie
? Donne-t-il plus de valeur à un lever de soleil, à un
regard, à une caresse de tendresse, à une pensée,
une contemplation ou une émotion ?
Quels
fondamentaux humains et quels fantasmes s’abritent derrière
ce mot magique de CONVERGENCE ? De quelle aspiration collective ce
futur objet culte est-il l’indice ? Et de quelle hallucination ?
La convergence rassemble, réunit, regroupe.
Ce qui était divisé devient un, dans le respect de ses multiples expressions. L’unique et le singulier de chacun brillent comme facettes multiples d’un seul et immense diamant vivant.
La
convergence n’est pas l’uniformité et la pensée
unique. Elle est l’illimité de la richesse de chacun
reconnue, exposée, célébrée et
stimulante. Elle est l’expression d’une totalité aux
formes infinies, toujours mouvantes et renouvelées.
Un programme fort attractif que nous aimerions pouvoir appliquer à nos vies et à notre humanité.
Faire converger nos vies fragmentées par les conflits, le stress, le temps explosé, perdu ou récupéré, les contraintes administratives, organisationnelles, professionnelles, les comportements destructeurs, les croyances limitantes, les modèles réducteurs… est l’aspiration de beaucoup.
En
ce mot de convergence, chacun y mettra son rêve : un équilibre,
un rythme retrouvé, une harmonie, des espaces intérieurs,
la paix, le sourire, l’amour, la créativité…
Appliquée
à l’humanité, la convergence parle de rassembler en
de multiples scènes, les expressions, les expériences,
les créations les plus diverses et inventives. Qu’elles
soient d’artistes ou de chercheurs, d’enseignants ou de
thérapeutes, la convergence célèbre la
transversalité et les résonances de chacun avec les
nombreuses familles d’âmes qui jalonnent nos vies. Elle ouvre
sur le partage et la tolérance. Elle annonce une société
de créativité ininterrompue.
Dans une société de convergence, le lien est essentiel. Un lien d’abord humain et non d’abord technologique. Un lien qui ne génère ni addiction, ni dépendance émotionnelle. Un lien qui ne soit pas fondé sur le divertissement comme système de fuite, ni sur l’extériorisation fébrile et compulsive de ses centres d’intérêt.