19 mai 2009
Concernant le Reiki ....(1)
Je suis absolument outrée par l'émission diffusée par M6 le 10 mai. Je suis Maître de Reiki, praticienne et enseignante et j'ai été formée par Nita Mocanu, qui se trouve mis en cause dans cette émission. Jamais cette personne n'a fait, de près ou de loin, partie d'une secte.
- Il ne m'a jamais relancé pour quoi que ce soit,
- je n'ai jamais dû payer autre chose que la formation en elle-même,
- je n'ai pas eu de lavage de cerveau,
- je vis une vie tranquille entourée des miens
- bref, rien de ce qu'exige une secte habituellement.
Bien sûr je suis consciente que des personnes faisant partie de sectes peuvent se faire initier et, partant de là, cherchent à recruter des adeptes. Mais dans aucun domaine on ne peut y échapper, même dans la sacro sainte médecine classique ! quand une personne se présente pour suivre un stage et recevoir une initiation, le mot "secte" n'est pas incrit sur son front !
J'ai reçu de Nita Mocanu la lettre suivante. Si je la mets ici c'est pour éclairer les personnes qui, ayant vu l'émission, se posent des questions à juste titre. Et, entre parenthèses, cette émission montre à quel point un sujet peut être "arrangé" à une sauce ou à une autre et laisse beaucoup à penser sur la véracité des sujets dans ce genre d'émission !
Comme ce serait un peu long à la suite de ce que je viens d'écrire, je vous propose de me suivre dans le numéro 2 de ce sujet.
07 octobre 2008
PLAIDOYER POUR...(fin)
Très
honnêtement, ne pensez-vous pas que la discipline exigée
pour suivre ces traitements en décourage plus d’un ?
Il
est clair que la naturopathie s’adresse à des individus
prêts à prendre en charge leur santé, et ils sont
vraiment de plus en plus nombreux à vouloir sortir de «
l’assistanat » allopathique.
Lorsque
les efforts nécessaires ne peuvent être obtenus (manque
de temps, oppositions du contexte familial, profession, âge, …)
il est clair que nous conseillons de consulter un homéopathe
ou un phytothérapeute par exemple, praticiens qui sauront
soulager les maux en substituant une médication classique par
des remèdes non toxiques. Il n’est pas rare que nous
retrouvions alors ces patients quelques mois ou années plus
tard, lorsqu’ils se trouvent en situation plus favorable pour
s’engager dans une réforme de leurs habitudes de vie.
DANIEL KIEFFER est Praticien de santé naturopathe / Psychothérapeute / Formateur et consultant. Il dirige le « Collège Européen de Naturopathie Traditionnelle Holistique » (CENATHO)
(publié avec l'autorisation de http://www.Mieux-Etre.org".)
06 octobre 2008
PLAIDOYER POUR UNE MEDECINE DE TERRAIN (2)
Le
statut de la naturopathe au niveau Européen est-il en voie de
reconnaissance ?
Chaque
fois que les représentants de la médecine allopathique
sont ouverts au dialogue, ils peuvent comprendre la complémentarité
des différentes disciplines et leur bien fondé au
service de la santé publique. Les difficultés sont
souvent liées, hélas, aux intérêts
économiques des grands laboratoires pharmaceutiques, eux-mêmes
liés à de nombreux groupes de décideurs
politiques. Des associations oeuvrent depuis des années à
harmoniser le statut des professionnels, comme l’a défini la
précieuse « résolution Collins Lannoye » du
29 mai 1997 votée à Bruxelles. C’est le cas de notre
fédération française de naturopathie (FENAHMAN ,
ou de l’association des professionnels de France (OMNES) . Une
alliance confédérative des associations de naturopathie
est également en cours de fondation (Union Européenne
de Naturopathie).
Dans quels domaines la naturopathie a-t-elle accompli des progrès importants ces dernières années ? Pour soigner quels types de déséquilibre et de pathologies ?
Le
paradoxe est que la naturopathie s’appuyant sur le bon sens
enseigné par Hippocrate et le respect des lois de la biologie
appliquées à la santé, elle ne peut pratiquement
pas « évoluer » comme le font d’autres sciences
médicales, soumises aux bonds de la recherche scientifique !
Ce qui est certain est que l’on peut constater très
régulièrement, dans la presse médicale, c’est
que l’allopathie redécouvre (et reprend presque toujours à
son compte !) le bien fondé de ce que les naturopathes
affirment, enseignent et pratiquent depuis des générations.
Par exemple, l’excellence du « régime méditerranéen
» proposé comme un modèle préventif, voire
thérapeutique dans nombre de maladies de civilisation, n’est
autre que notre « régime hypotoxique » connu sous
la plume de nos fondateurs historiques voici un siècle
exactement (Benedict Lust, Kneipp) aux Etats-unis, ou en France dans
les années 40 (Paul Carton, Mono, Marchesseau, …). Un second
exemple tout fraîchement révélé au public
: depuis que des études « médicales et
épidémiologiques » ont prouvé que
l’activité physique était bonne pour la santé,
la chose est devenue « scientifique », alors que
l’exercice physique est l’une de nos trois techniques «
majeures » (avec l’alimentation est la psychologie) depuis
toujours … ! Les troubles les plus facilement traités en
naturopathie sont les maladies dites fonctionnelles : troubles
digestifs et respiratoires chroniques, spasmophilie, insomnies et
insomnies essentielles, allergies, embonpoints, dermatoses, douleurs
arthritiques, … Ainsi que les maladies dites psychosomatiques, bien
entendu
Comment
se passe concrètement une consultation ?
La première partie est consacrée au « bilan vital », c’est-à-dire à l’exploration de la constitution, du tempérament et de la vitalité du consultant. Ce bilan s’élabore grâce à l’anamnèse (questionnement), mais surtout grâce à la morphologie (étude des formes du visage, des mains, proportions, ongles, ...) et à l’iridologie (étude de l’iris des yeux, très développée en Allemagne), voire à la pulsologie (prise des pouls chinois, bon reflet énergétique du terrain). Parfois, on a recours à d’autres analyses biologiques ou énergétiques (bioélectronique, cristallisations sensibles, Kirlian,…). Ce bilan, en aucun cas diagnostique, débouche sur un temps véritablement pédagogique où le praticien « enseigne » au patient pourquoi et comment il en est parvenu à la situation présente, et comment il est possible -ou non, selon la vitalité disponible et les conditions de vie- de corriger positivement les choses.
La
seconde partie est la réalisation d’un « programme
d’hygiène vitale » (et non d’une « ordonnance
» de produits naturels !) où l’on conseille au plus
juste comment rééquilibrer les habitudes alimentaires,
comment sortir d’une sédentarité éventuelle,
comment gérer au mieux le stress, etc. Il n’est pas rare que
s’ajoutent à ces conseils quelques lectures ou orientations
vers tel ostéopathe, dentiste, gynécologue, acupuncteur
ou sophrologue si nécessaire.
Quels
genres de traitements sont les plus souvent préconisés
?
Vous l’aurez compris, nous n’avons recours à aucune médication anti-symptomatique, fut-elle très « douce », mais à des cures (désintoxication, revitalisation, antioxydante, régénération, stabilisation,…), et c’est la stratégie appliquée dans ces cures qui permet la guérison. Toutefois, nous avons régulièrement recours à des techniques visant notamment à soutenir ou moduler la force vitale, à drainer l’organisme de ses surcharges, ou à combler ses carences par exemple. Interviennent alors la réflexologie (points réflexes du pied, de l’oreille,…), l’hydrologie (bains, saunas, hammams, douches, irrigations coloniques, …), certains exercices corporels ou respiratoires, des clés de relaxation, des compléments nutritionnels, plantes ou huiles essentielles …
(...)
03 octobre 2008
PLAIDOYER POUR UNE MEDECINE DE TERRAIN (1)
(Daniel
Kieffer)
Est-ce
que se soigner par naturopathie pose le dilemme de choisir entre
médecine classique et médecine alternative ? Les deux
approches sont-elles conciliables ?
La
naturopathie peut se définir comme la synthèse des
méthodes naturelles de santé appliquées aux
secteurs de la prévention et de l’auto guérison. En
ce sens, il est tout à fait possible d’envisager un
accompagnement naturopathique chez les bien portants, à titre
d’hygiène vitale naturelle : se réconcilier avec une
nutrition saine, l’exercice physique, l’usage raisonné de
l’eau, du soleil ou des élixirs floraux ou des huiles
essentielles n’a rien de commun avec une démarche de
prévention médicale, souvent limitée aux
pratiques de la vaccination, voire aux campagnes anti-tabac ou
dépistage des maladies lourdes.
Lorsque la maladie est là, le diagnostic médical s’avère précieux afin de déterminer le degré de gravité, de lésion ou d’urgence. Ce diagnostic, acte délicat s’il en est pour le médecin, débouche normalement sur un traitement symptomatique, médicamenteux ou chirurgical par exemple. Or, si cette stratégie se justifie parfaitement en cas de danger vital, il est d’innombrables situations où l’on peut faire appel aux forces guérisseuses intrinsèques du patient par des moyens très simples et naturels : on passe ici de la naturopathie préventive (hygiène de vie) à la naturopathie thérapeutique. Grâce à des cures et des stratégies individualisées, le praticien de santé naturopathe va alors optimiser les processus de l’homéostasie (auto-régulation biologique), l’élimination naturelle des surcharges (toxiques et toxines) à l’origine de bien des troubles, la recharge en nutriments (carences ou sub-carences fréquentes en vitamines, oligo-éléments, enzymes, minéraux, acides aminés,Naturopathie et allopathie sont ainsi parfaitement conciliables, mais elles interviennent à des temps différents de l’histoire du patient. On ne substitue jamais une médecine d’urgence par quelques remèdes issus des médecines dites douces (plantes, homéopathie, sophrologie…), mais s’il est des situations où il est légitime de se faire « prendre en charge » par la médecine (malade passif, médications souvent iatrogènes mais pourtant indispensables), tous les troubles de « terrain » et toutes les pathologies chroniques fonctionnelles peuvent être résolus à condition que le patient se responsabilise et modifie profondément ses habitudes de vie (gestion du stress, réglage alimentaire, alternances travail / repos, mouvement, …)
Quelles
sont les relations aujourd’hui au niveau Européen entre le
corps médical traditionnel et les praticiens ou les
associations de praticiens de santé au naturel ? Existe-il des
différences entre les pays ?
Les
médecines » non conventionnelles » (terme choisi
par le Conseil Européen) ou « traditionnelles et
complémentaires » (terme choisi par l’OMS) englobent à
ce jour :
l’acupuncture,
l’ostéopathie (et la chiropraxie),
l’homéopathie,
la médecine traditionnelle chinoise,
la médecine anthroposophique,
la phytothérapie et la
naturopathie.
Leur pratique est soit parfaitement intégrée
dans certaines nations (Allemagne, Grande-Bretagne, Pays Scandinaves,
…), soit en partie tolérée (Espagne, Portugal,
Hongrie,…) soit quasiment exclue (Luxembourg, certains cantons
suisses, Autriche, …).
Quoi qu’il en soit, prise en sandwich entre la croissante demande populaire et les très claires orientations européennes, la législation française ne pourra que s’ouvrir dans les années à venir comme en vient de témoigner la toute nouvelle intégration des ostéopathes et chiropracteurs.…) etc.
(...)
21 juin 2008
LA NATUROPATHIE D'HIER A AJOURD'HUI (fin)
(...)
Heureusement,
l'envahissement de la conscience collective par le concept
allopathique n'est pas universel mais seulement occidental.
De
plus, cela ne fait que deux petits siècles que
l'allopathie s'est répandue et imposée comme pensée
médicale scientifique et dominante.
Il n'est pas si loin, dans les mémoires du monde, le temps des
médecins vitalistes, tels qu'Ambroise Paré (« je
l'ai pansé, Dieu l'a guéri »)
celui des thérapeutes spiritualistes esseniens « prenant
soin de l'âme et du corps »
car « bons compagnons sur le chemin de la santé
et du salut », ou
encore celui de notre inspirateur Hippocrate.
La
naturopathie est effectivement la grande absente dans un système
de santé hypermédicalisé dont on connaît
trop bien les limites et les failles.
Sans vouloir faire ici le procès de la médecine, rappelons très rapidement :
-
la crise occidentale qui touche les remboursements des soins par les
différentes caisses de sécurité sociale;
-
le développement des maladies iatrogènes, dont le
pourcentage augmente inexorablement (près de 2 lits d'hôpital
sur 5 aux Etats-Unis);
-
la croissance des maladies nosocomiales en milieu hospitalier;
-
le trouble de nombreux médecins nouvellement installés,
peu ou pas du tout formés à l'écoute des malades
ni à la gestion psychologique de la relation d'aide;
-
Ultime paradoxe presque humoristique : les médecins allopathes
s'engagent toujours sur le Serment du bon maître de Cos
(Hippocrate) tout en tâchant d'oublier qu'il était non
seulement un grand médecin, mais un fameux astrologue et un
prêtre...
La crise de la médecine ne serait-elle pas aussi le reflet d'une crise de société qui s'enlise dans le matérialisme et le scientisme alors que la relation patient/thérapeute suppose une écoute et n accompagnement holistiques, intégrant les dimensions physiologique et psychologique de la personne, mais aussi ses dimensions énergétique, spirituelle et environnementale ?
Les
objectifs de l'Union européenne de naturopathie
L'Union
européenne de naturopathie a défini ses orientations
prioritaires :
- regrouper les associations et syndicats représentatifs de la profession dans les différentes nations européennes,
- normaliser les formations des praticiens,
- mettre en place un diplôme professionnel commun,
- rédiger une Charte ou un Livre blanc européen pour la naturopathie,
- s'accorder sur une déontologie commune,
- regrouper un maximum de rapports cliniques afin d'objectiver clairement l'efficacité de la naturopathie (validations scientifiques indispensables),
-
assurer une solide et régulière formation continue des
professionnels.
La médecine occidentale est malade !
Ce
cri d'alarme a été lancé courageusement par
nombre des ministres de la Santé s'étant succédé
depuis les années 80, en France comme en Allemagne, en
Grande-Bretagne ou dans les pays latins. Cette crise, comme
probablement nécessaire à toute croissance, ne peut
être ignorée plus longtemps car le système
craque de toute part.
Il suffit de rappeler quelques indices de non-satisfaction bien connus : un Français sur deux se tourne vers au moins une des médecines dites « non conventionnelles »; les pourcentages de maladies nosocomiales flambent aux Etats-Unis comme dans l'Hexagone; plus grave, ceux des maladies iatrogènes sont de plus en plus impossibles à cacher; la faillite de la Sécurité sociale interroge les consommateurs de soins comme les sociologues et les politiciens, et au-delà du problème économique, c'est la remise en cause du système de santé tout entier qui semble devoir être à repenser.
20 juin 2008
LA NATUROPATHIE D'HIER A AJOURD'HUI (2)
Position
favorable de l'OMS et du Conseil de l'Europe
L'Europe
politique, économique et sociale est plutôt ouvertes aux
thérapies naturelles. Hélas, peu de textes
ont été rédigés par les autorités
européennes si ce
n'est la directive de 1997 évoquée ci-dessous;
-
le rapport Béraud de 1992
dénonce clairement l'usure du système de soin ainsi que
sa « non
qualité médicale et économique ».
-L'exercice
des praticien de santé hygiénistes, éducateurs
de santé, naturopathes est officiellement fiscalisée en
France et dans toutes les
nations européennes favorables, tolérantes ou en
mutation. Les ministères des Finances n'ont bien sûr pas
hésité à les reconnaître !
-Ces
professions sont répertoriées par l'Agence pour la
création d'entreprises
(APCE) relevant du secrétariat d'Etat aux PME au Commerce et à
l'Artisanat, et par le Bureau international du travail (BIT n°
0-79-90 et n° 3241 de la classification internationale type des
professions de 1988) relevant de l'ONU.
-Le
rapport intitulé « la santé publique dans la
Communauté européenne »
qui s'appuie sur le bien-fondé du Traité de Rome
souligne l'article 129 du traité de Maastricht disposant « que
l'accent doit être mis sur la promotion de la santé et
sur la prévention des maladies ».
-Le
volumineux rapport de l'OMS
(Santé 21) sur la nouvelle politique cadre de la santé
pour tous pour la région européenne au 21è
sicèle préconise «
une action planifiée systématiquement de promotion et
de protection de la santé »,
un « soutien vigoureux de l'auto-prise en
charge » ainsi que le
remplacement et la modernisation des infrastructures et fonctions de
la santé publique. Selon ce rapport, « (...)bien
trop peu a été fait pour mesurer avec précision
et pour analyser de manière systématique la valeur
réelle offerte par les différentes stratégies et
méthodes pour réduire un problème de santé
donné. Quels sont l'efficacité et le coût
relatifs des différentes méthodes utilisables pour
prévenir, diagnostiquer et traiter, par exemple, les
allergies, les cardiopathies, la dépression, etc... »
L'OMS déclare également que tout individu doit pouvoir accéder « à un état de complet bien-être physique, mental et social », la santé ne consistant « pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ».
-La
très positive et historique Directive européenne
Collins et Lannoye de mai 1997
fut le premier texte officiel à prendre une position très
favorable pour la reconnaissance de ces professionnels. Y figurent
les professions de naturopathe, acupuncteur, homéopathe,
phytothérapeute, ostéopathe, chiropracteur, praticien
de médecine traditionnelle chinoise et de médecine
antroposophique. Pour autant, elle n'a pu que seulement « inviter
vivement » les
différentes nations « à
s'harmoniser pour intégrer positivement les médecines
non conventionnelles ».
elle n'a pu définir ni date butoir d'application ni
méthodologie de travail, et encore moins de sanction en cas de
refus...
Il
est donc grand temps, huit ans plus tard, que les naturopathes
s'organisent pour mener à bien ces directives, et c'est la
principale vocation de l'Union européenne de naturopathie
(UEN) que j'ai l'honneur et la charge de présider
actuellement.
L'allopathie sacralisée
La
naturopathie « oubliée »
En Allemagne comme en Grande-Bretagne, par exemple, chacun peut choisir son praticien librement. Du côté du praticien de santé non-médecin, il suffit qu'il respecte un certain nombre de points très clairs : ne pas usurper le litre de Docteur de médecine, ne pas prendre en charge un certain nombre de pathologies d'exclusion (par exemple cancer, gynécologie, dentisterie...) ou ne pas interrompre un traitement allopathique en cours.
la
très positive et historique Directive européenne
Collins et Lannoye de mai 1997
fut le premier texte officiel à prendre une position très
favorable pour la reconnaissance de ces professionnels. Y figurent
les professions de naturopathe, acupuncteur, homéopathe,
phytothérapeute, ostéopathe, chiropracteur, praticien
de médecine traditionnelle chinoise et de médecine
antroposophique. Pour autant, elle n'a pu que seulement « inviter
vivement » les
différentes nations « à
s'harmoniser pour intégrer positivement les médecines
non conventionnelles ».
elle n'a pu définir ni date butoir d'application ni
méthodologie de travail, et encore moins de sanction en cas de
refus...
Il
est donc grand temps, huit ans plus tard, que les naturopathes
s'organisent pour mener à bien ces directives, et c'est la
principale vocation de l'Union européenne de naturopathie
(UEN) que j'ai l'honneur et la charge de présider
actuellement.
L'allopathie sacralisée
La
naturopathie « oubliée »
En Allemagne comme en Grande-Bretagne, par exemple, chacun peut choisir son praticien librement. Du côté du praticien de santé non-médecin, il suffit qu'il respecte un certain nombre de points très clairs : ne pas usurper le litre de Docteur de médecine, ne pas prendre en charge un certain nombre de pathologies d'exclusion (par exemple cancer, gynécologie, dentisterie...) ou ne pas interrompre un traitement allopathique en cours.
(...)
19 juin 2008
LA NATUROPATHIE D'HIER A AJOURD'HUI (1)
(Extraits d'un article de Daniel KIEFFER)
La
naturopathie puise ses racines dans toutes les grandes traditions
médicales du monde. Si pour l'OMS elle est aujourd'hui la
troisième « médecine traditionnelle »
après la médecine ayurvédique et la médecine
chinoise, pour les autorités européennes, elle fait
partie des « médecines non conventionnelles ».
Officiellement
on parle de naturopathie aux Etats-Unis depuis 1895 sous l'impulsion
de John H. Scheel, lui-même inspiré par les travaux du
curé allemand Sebastian Kneipp. Mais c'est en 1902 que Scheel
confie son concept à Benedict Lust qui protège alors le
terme en fondant la première école.
Par
la suite, sous l'impulsion des hygiéniste américains et
européens, d'autres grands noms apparaissent comme Henry
Lindlahr en Grande-Bretagne, ou Pierre-Valentin Marchesseau en
France. Ce dernier proposera une synthèse étonnante et
son enseignement gagnera vite tous les pays latins ainsi que le
Canada francophone.
Mais
c'est assurément à Hippocrate, trois siècles
avant J-C que nous devons l'impulsion la plus originale. Les
praticiens d'aujourd'hui sont toujours fidèles à ses
enseignements.
La
situation en France et en Europe
Si,
pour les nouveaux pays de l'Est, on peut espérer un certain
nombre d'ouvertures positives car les médecines
traditionnelles sont appréciées et actuellement plutôt
libres de toute juridiction, ce n'est pas le cas de tous les pays
européens.
Malgré les principes fondateurs de la CEE et du Traité de Rome, qui supposent la liberté de circulation des hommes et des idées dans la communauté européenne, certains secteurs ont toujours été exclus de ces ouvertures : c'est hélas le cas du champ médical. Et même les plus vives incitations de l'OMS ne peuvent contraindre les Etats à passer des textes généraux aux traités d'application ! Tout se passe en fait comme si chaque Ordre des médecins était non seulement respecté comme souverain vis-à-vis des instances européennes, mais bien souvent aussi comme un « Etat dans l'Etat ».
De
plus en plus de politiques, au sein de chaque gouvernement, sont de
nos jours très investis dans des opérations financières
liées à l'industrie pharmaceutique, ou bien sont
eux-mêmes membres de l'Ordre des médecins de leur pays.
Cela est tout particulièrement évident dans les pays
les plus « résistants » aux médecines
non conventionnelles (France, Luxembourg, Autriche...) Dans une telle
situation, où les intérêts économiques et
politiques sont intriqués, il ne faut pas espérer
obtenir une régularisation des médecines douces en
amont, mais seulement pays par pays.
C'est
toutefois au sein de chaque nation que les arguments européens
peuvent vraiment prendre du poids, associés aux sondages de la
population, à la solidité scientifique et éthique
des formations professionnelles ainsi qu'à la rigueur et à
l'encadrement des syndicats et fédérations.
Pourtant,
la question du libre choix thérapeutique
est fondamentale et ce droit fait normalement référence
aux droits fondamentaux clamés depuis la Déclaration
universelle des droits de l'homme et par toutes les constitutions.
De plus, la Déclaration sur la promotion des droits des patients en Europe, adoptée en 1994 à Amsterdam sous l'égide du Bureau international de l'OMS pour l'Europe, souligne que « les patients ont le droit de choisir leur médecin ou tout autre dispensateur de soins » et que « les patients ont le droit d'être pleinement informés de leur état de sant (...) et des possibilités thérapeutiques alternatives ».
Par ailleurs, de nombreux rapports français préconisent une véritable prévention sanitaire et une éducation pour la santé.
C'est dans le contexte des Rapports sur la santé en France publiés depuis 1984 par le Haut Comité de la santé publique et les recommandations des Conférences nationales et régionales de santé (Etats généraux de la santé) que Bernard Kouchner (ex ministre de la Santé français) a mis en place ce Plan National d'éducation pour la santé.
(...)
05 mai 2008
LA NATUROPATHIE (fin)
*La naturopathie s'apparente aux médecines traditionnelles (celles issues de la Tradition), avec lesquelles elle a en commun :
- la connaissance, le respect et l'utilisation de la « force vitale autoguérisseuse »;
- la primauté de l'hygiène de vie sur l'intervention;
- la non-iatrogènie;
-
la prise en charge de l'homme total.
Elle
peut être pratiquée par des praticiens de santé
naturopathes ou bien par des médecins appelés alors
naturothérapeutes.
Le
naturopathe (ou le naturothérapeute) établit dans un
premier temps un bilan de santé. Cet état des lieux va
mesurer tant la qualité du terrain du patient, ses éventuelles
surcharges en toxines et substances toxiques diverses que la qualité
de sa vitalité.
Le praticien peut s'aider de techniques comme l'iridologie et la mesure des pouls (selon l'approche de la médecine traditionnelle chinoise) pour connaître le niveau vital des principaux organes et fonctions. Il peut également s'appuyer sur des examens biologiques de terrain comme la bioélectronique de Vincent afin d'affiner son bilan.
Cette
évaluation débouche sur la proposition de corrections
des différents plans de l'hygiène qui régissent
notre santé et notre vitalité, ceci de façon
totalement individualisée.
Les corrections concernent l'hygiène alimentaire : nous devenons ce que nous mangeons; mais aussi l'hygiène neuropsychique qui comprend la gestion de nos émotions, de notre stress, la qualité de notre sommeil et l'orientation de nos pensées.
Et
enfin, l'hygiène du mouvement viendra compléter ce
programme santé.
C'est seulement en second lieu que le professionnel de la santé conseillera des « biothérapiques » ou moyens naturels pour accompagner, si besoin est, les corrections de terrain.
Dès
lors, nous entrevoyons que la naturopathie se différencie et
apporte en même temps une réelle plus-value dans le
paysage médical actuel.
L'un des pères de la naturopathie Pierre-Valentin Marchesseau, affirmait dans les années 1970 (« la santé sans médicament » livret n°2) que les concepts fondamentaux de la naturopathie sont :
- le vitalisme (c'est sa dimension philosophique),
-l'humorisme (la science des humeurs)
-et
l'hygiénisme (sa technique).
L'art
naturopathique est nourri par une philosophie ainsi que des concepts
qui puisent leurs racines dans les fondements même de la
médecine hippocratique.
A l'instar de ce qui se pratiquait du temps du père de la médecine, la naturopathie se concentre sur la prévention des maladies et utilise, si besoin est, des thérapies naturelles et non toxiques.
Elle
est fondée sur 7 principes : « d' abord ne pas
nuire « (primum non nocere) la nature est guérisseuse
(vis medicatrix naturae), identifier et traiter la cause (tolle
causam), traiter la personne globale, le thérapeute est un
éducateur, la prévention est la meilleure des cures,
établir la santé et le bien être.
(...)
N'oublions pas que la maladie est souvent ce que « le mal a dit » !
Seule une démarche de transformation du comportement sur le plan causal, pourra donc mener à une authentique et durable guérison.
Toutes
les approches symptomatiques, souvent indispensables, ne seront
que thérapie de confort et de transition.
En
guise de conclusion :
-Le
vitalisme :la naturopathie
respecte et favorise l'énergie vitale, l'intelligence
biologique qui gère les métabolismes toujours au mieux
pour le patient. Le praticien ne guérit jamais, il accompagne
humblement l'autoguérison.
-
L'humorisme : la
naturopathie étudie et corrige les surcharges et carences du
milieu intérieur, c'est une médecine de terrain.
-
L'hygiénisme : la
naturopathie sait «qu'il
n'est d'art plus fertile que l'art de bien vivre »
(Cicéron) et qu'il n'est
pas de santé possible sans bonne hygiène alimentaire et
corporelle, ni sans contacts réguliers avec les éléments
naturels : air pur, eau, terre, soleil, etc...
-
L'holisme : la
naturopathie conçoit l'humain dans sa globalité
somatique, énergétique, psychologique, spirituelle et
sociale;
-
Le causalisme : la
naturopathie ne combat pas le symptôme apparent mais enseigne
comment corriger les causes profondes et premières des
troubles.
Plus que jamais, en matière de santé préventive et autocurative, notre société trouera des solutions durables dans cet art qu'est la naturopathie.
Il ne manque plus qu'à celui-ci un statut officiel auprès des instances médicales, comme c'est le cas dans un grand nombre de pays, afin de clarifier le paysage de la santé pour le plus grand intérêt public.
(A la demande de l'auteur et bien volontiers voici son site : http://www.naturoenergeticien.fr)
03 mai 2008
LA NATUROPATHIE (1)
(Extrait
d'un article d'Alain Huot, praticien de santé naturopathe,
énergéticien, membre professionnel de l'Omnes)
Le
naturopathe a pour objectif de restaurer la santé d'un
« patient » en examinant de manière
globale son hygiène de vie. Plutôt que de chercher à
supprimer les symptômes, il essaiera de trouver les causes
premières de la maladie.
La
naturopathie a conquis au fil du temps ses lettres de noblesse en
matière de notoriété.
Comment
se situe la naturopathie par rapport aux différentes médecines
?
La
naturopathie est parfaitement complémentaire de la médecine
conventionnelle (l'allopathie) et des médecines douces.
Les
deux axes de différenciation entre la naturopathie et les
différentes médecines sont :
-
La naturopathie ne traite pas les symptômes, c'est-à-dire
les manifestations de la maladie, mais elle recherche et agit sur les
causes;
- la naturopathie s'attache à la qualité de vie de la personne sur ses différents plans d'existence (physique, énergétique, psychologique et spirituel, indissociable de l'équilibre socioculturel et planétaire.
Soulignons
que les médecines douces possèdent l'avantage incontestable d'être pas ou peu toxiques, qualité dont
ne peut se parer la médecines basée sur les remèdes
chimiques qui, comme chacun le sait, peuvent occasionner des effets
indésirables et secondaires.
*
L'allopathie est la médecine officielle en Occident. Son
étymologie signifie « médecine des
contraires ». Elle est pratiquées par les
titulaires d'un diplôme d'Etat : le doctorat de médecine.
Lors de sa consultation, le médecin étudie les signes
et manifestations symptomatiques de son patient afin d'établir
un diagnostic et de faire correspondre celui-ci avec une maladie
référencée par la médecine.
Au
besoin, il peut étayer son diagnostic à l'aide
d'analyses ou d'examens complémentaires, ou orienter son
patient vers un spécialiste.
Le
traitement sera spécifique aux troubles constatés, il
sera antisymptomatique. La guérison correspond
schématiquement à la suppression des symptômes.
Dans ce paysage médical, la maladie prime sur le malade.
L'allopathie
est nourrie par la science expérimentale des 150 dernières
années. Cette approche matérialiste a vu le jour avec
des figures emblématiques comme Pasteur ou Virchow. Elle est
parfaitement adaptée à l'urgence et aux interventions
lourdes (infarctus, chirurgie...)
*Les médecines douces comme l'homéopathie, la phytothérapie, l'aromathérapie, sont également pratiquées par des docteurs en médecine. Ceux-ci auront néanmoins à cœur d'affiner la symptomatologie de leur patient et d'intégrer la notion de terrain.
Le
traitement restera antisymptomatique mais nourrira le double
objectif d'individualisation et de non-iatrogènie (toxicité
des médicaments)
La notion de guérison intégrera, en plus de la suppression des symptômes, la notion de restauration du terrain sain.
L'homéopathie
répond à ces critères, elle est une digne
ambassadrice des médecines douces.
L'approche médicale des médecines douces qui met en avant le malade plus que la maladie est bien adaptée aux maladies fonctionnelles et chroniques. Elle répond par exemple aux besoins de la petite enfance ou de la gérontologie, où le suivi médical est important et où les réformes de la vie ne sont pas toujours faciles à accepter.
(...)
05 mars 2008
MEDECINES NATURELLES....
....L'EUROPE DONNE LE TON
La
loi « Droits des malades» marque le début d'un
processus de reconnaissance de la liberté en matière de
choix thérapeutique. Néanmoins, beaucoup reste à
faire en France et dans certains Pays d'Europe en retard sur
l'évolution de notre société.
Alors
que les médecines naturelles, depuis les années 1970,
se sont imposées en France comme des disciplines de santé
à part entière tant du côté des
consommateurs que du côté des professionnels de la santé
qui les conseillent, le droit français ne s'est pas toujours
adapté aux besoins et droits des citoyens que nous sommes.
Ceci créant parfois des distorsions, des inégalités
et des discriminations dont sont victimes les novateurs qui ont
souvent le tort d'avoir eu raison trop tôt.
Les
Français ont-ils véritablement le libre choix
thérapeutique ?
J'ai toujours été interpellée par l'extrême difficulté en France de pouvoir se soigner et se maintenir en bonne santé dans des conditions de véritable libre choix.
L'Etat
ou les Ordres (ordre des médecins notamment) ont la prétention
d'enfermer le consommateur dans un schéma de soins bien
précis. En effet, il devrait pouvoir se faire que toutes les
médecines se complètent harmonieusement dans l'intérêt
suprême du patient.
Quel
est le statut des médecines non conventionnelles en France ?
Elles n'ont aucun statut en tant que tel et ne sont donc pas véritablement intégrées au système de santé. Il en résulte des poursuites à l'encontre de tous les acteurs touchant à ces médecines : médecins devant l'Ordre des médecins, pharmaciens devant l'Ordre des pharmaciens, fabricants et distributeurs de plantes, de compléments alimentaires ou produits de confort pour falsification notamment devant les juridictions pénales, poursuites pour exercice illégal de la médecine ou de la pharmacie.
Certes
en 1982, sous l'initiative du Doyen Pierre Cornillot, est créé
le Dumenat (Diplôme universitaire de médecines
naturelles). Egalement l'Ordre des médecins a accepté
deux orientations médicales pour les médecins :
l'homéopathie et l'acupuncure.
Pourtant paradoxalement, même si des diplômes inter-universitaires ont été mis en place dans ces disciplines la situation des médecins qui les pratiquent est souvent des plus délicates (...) Des poursuites sont engagées pour charlatanisme ou thérapeutiques insuffisamment éprouvées devant la section disciplinaire de l'Ordre des médecins.
Néanmoins
des progrès sont à noter en France. En 2002 a été
votée une loi « droits des malades »
renforçant le droit des patients (accès au dossier
médical, information, prévention, réforme de
l'Ordre des médecins...) et légalisant les ostéopathes
et chiropracteurs, ce qui consacre pour la première fois une
remise en cause du monopole médical fixé depuis 1982 et
tenant enfin compte des consommateurs.
Quelle est la situation dans les autres pays européens ?>
Ces
médecines sont très largement utilisées et même
légalisées dans de nombreux pays européens :
Allemagne, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Irlande, Pays Scandinaves,
Suisse (selon les cantons) Belgique...Mais elles sont aussi très
développées aux Etats-Unis.
La
France présente donc un retard de réglementation pour
ces pratiques médicales ou de santé.
Quel
devrait être, selon vous, le rôle de l'Etat en matière
de santé (...) ?
Le
rôle de l'Etat n'est pas de se substituer à l'individu
pour choisir et décider à sa place quelle alimentation
il doit privilégier, quels soins il doit recevoir ou quels
médicaments il doit consommer, mais l'Etat est là pour
offrir une information claire, loyale et transparente, coupée
de tout intérêt politique, économique et
corporatiste, permettant ensuite au consommateur de faire son choix
lui-même. (...)
J'espère
aussi que les pouvoirs publics actuels sauront aller jusqu'au bout de
la réforme qui a été engagée dans la loi
« droits des malades » à propos de
l'Ordre des médecins. (...) Mais il est clair que dans un
deuxième temps, il faudra aller encore plus loin car des
problèmes n'ont pas encore été évoqués.
C'est aussi le libre choix du consommateur de santé qui doit être renforcé en lui permettant d'accéder concrètement à tous les produits médicamenteux ou non de son choix, dans le respect bien compris de la libre circulation des marchandises et d'accéder à une véritable information.
Ceci veut dire aussi des réglementations bien faites en matière de plantes, compléments alimentaires nutritionnels...
Car l'enjeu de la médecine du troisième millénaire repose sur « un nouveau rapport de force » entre le patient et le thérapeute. Le patient n'est plus passif : il veut reprendre le contrôle de son corps et décider lui-même de ce qui est bon pour lui.
En bref, contribuer à faire triompher le libre choix thérapeutique de telle sorte que soit instauréed l'autodétermination de l'individu sur son propre corps, autodétermination que nul pouvoir, nulle logique commerciale ne saurait annihiler.
( Extraits de l'interview de Maître Isabelle Robard, propos recueillis par Guy Roubier « Bio-contact 02/2003 »