21 juin 2008
LA NATUROPATHIE D'HIER A AJOURD'HUI (fin)
(...)
Heureusement,
l'envahissement de la conscience collective par le concept
allopathique n'est pas universel mais seulement occidental.
De
plus, cela ne fait que deux petits siècles que
l'allopathie s'est répandue et imposée comme pensée
médicale scientifique et dominante.
Il n'est pas si loin, dans les mémoires du monde, le temps des
médecins vitalistes, tels qu'Ambroise Paré (« je
l'ai pansé, Dieu l'a guéri »)
celui des thérapeutes spiritualistes esseniens « prenant
soin de l'âme et du corps »
car « bons compagnons sur le chemin de la santé
et du salut », ou
encore celui de notre inspirateur Hippocrate.
La
naturopathie est effectivement la grande absente dans un système
de santé hypermédicalisé dont on connaît
trop bien les limites et les failles.
Sans vouloir faire ici le procès de la médecine, rappelons très rapidement :
-
la crise occidentale qui touche les remboursements des soins par les
différentes caisses de sécurité sociale;
-
le développement des maladies iatrogènes, dont le
pourcentage augmente inexorablement (près de 2 lits d'hôpital
sur 5 aux Etats-Unis);
-
la croissance des maladies nosocomiales en milieu hospitalier;
-
le trouble de nombreux médecins nouvellement installés,
peu ou pas du tout formés à l'écoute des malades
ni à la gestion psychologique de la relation d'aide;
-
Ultime paradoxe presque humoristique : les médecins allopathes
s'engagent toujours sur le Serment du bon maître de Cos
(Hippocrate) tout en tâchant d'oublier qu'il était non
seulement un grand médecin, mais un fameux astrologue et un
prêtre...
La crise de la médecine ne serait-elle pas aussi le reflet d'une crise de société qui s'enlise dans le matérialisme et le scientisme alors que la relation patient/thérapeute suppose une écoute et n accompagnement holistiques, intégrant les dimensions physiologique et psychologique de la personne, mais aussi ses dimensions énergétique, spirituelle et environnementale ?
Les
objectifs de l'Union européenne de naturopathie
L'Union
européenne de naturopathie a défini ses orientations
prioritaires :
- regrouper les associations et syndicats représentatifs de la profession dans les différentes nations européennes,
- normaliser les formations des praticiens,
- mettre en place un diplôme professionnel commun,
- rédiger une Charte ou un Livre blanc européen pour la naturopathie,
- s'accorder sur une déontologie commune,
- regrouper un maximum de rapports cliniques afin d'objectiver clairement l'efficacité de la naturopathie (validations scientifiques indispensables),
-
assurer une solide et régulière formation continue des
professionnels.
La médecine occidentale est malade !
Ce
cri d'alarme a été lancé courageusement par
nombre des ministres de la Santé s'étant succédé
depuis les années 80, en France comme en Allemagne, en
Grande-Bretagne ou dans les pays latins. Cette crise, comme
probablement nécessaire à toute croissance, ne peut
être ignorée plus longtemps car le système
craque de toute part.
Il suffit de rappeler quelques indices de non-satisfaction bien connus : un Français sur deux se tourne vers au moins une des médecines dites « non conventionnelles »; les pourcentages de maladies nosocomiales flambent aux Etats-Unis comme dans l'Hexagone; plus grave, ceux des maladies iatrogènes sont de plus en plus impossibles à cacher; la faillite de la Sécurité sociale interroge les consommateurs de soins comme les sociologues et les politiciens, et au-delà du problème économique, c'est la remise en cause du système de santé tout entier qui semble devoir être à repenser.
20 juin 2008
LA NATUROPATHIE D'HIER A AJOURD'HUI (2)
Position
favorable de l'OMS et du Conseil de l'Europe
L'Europe
politique, économique et sociale est plutôt ouvertes aux
thérapies naturelles. Hélas, peu de textes
ont été rédigés par les autorités
européennes si ce
n'est la directive de 1997 évoquée ci-dessous;
-
le rapport Béraud de 1992
dénonce clairement l'usure du système de soin ainsi que
sa « non
qualité médicale et économique ».
-L'exercice
des praticien de santé hygiénistes, éducateurs
de santé, naturopathes est officiellement fiscalisée en
France et dans toutes les
nations européennes favorables, tolérantes ou en
mutation. Les ministères des Finances n'ont bien sûr pas
hésité à les reconnaître !
-Ces
professions sont répertoriées par l'Agence pour la
création d'entreprises
(APCE) relevant du secrétariat d'Etat aux PME au Commerce et à
l'Artisanat, et par le Bureau international du travail (BIT n°
0-79-90 et n° 3241 de la classification internationale type des
professions de 1988) relevant de l'ONU.
-Le
rapport intitulé « la santé publique dans la
Communauté européenne »
qui s'appuie sur le bien-fondé du Traité de Rome
souligne l'article 129 du traité de Maastricht disposant « que
l'accent doit être mis sur la promotion de la santé et
sur la prévention des maladies ».
-Le
volumineux rapport de l'OMS
(Santé 21) sur la nouvelle politique cadre de la santé
pour tous pour la région européenne au 21è
sicèle préconise «
une action planifiée systématiquement de promotion et
de protection de la santé »,
un « soutien vigoureux de l'auto-prise en
charge » ainsi que le
remplacement et la modernisation des infrastructures et fonctions de
la santé publique. Selon ce rapport, « (...)bien
trop peu a été fait pour mesurer avec précision
et pour analyser de manière systématique la valeur
réelle offerte par les différentes stratégies et
méthodes pour réduire un problème de santé
donné. Quels sont l'efficacité et le coût
relatifs des différentes méthodes utilisables pour
prévenir, diagnostiquer et traiter, par exemple, les
allergies, les cardiopathies, la dépression, etc... »
L'OMS déclare également que tout individu doit pouvoir accéder « à un état de complet bien-être physique, mental et social », la santé ne consistant « pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ».
-La
très positive et historique Directive européenne
Collins et Lannoye de mai 1997
fut le premier texte officiel à prendre une position très
favorable pour la reconnaissance de ces professionnels. Y figurent
les professions de naturopathe, acupuncteur, homéopathe,
phytothérapeute, ostéopathe, chiropracteur, praticien
de médecine traditionnelle chinoise et de médecine
antroposophique. Pour autant, elle n'a pu que seulement « inviter
vivement » les
différentes nations « à
s'harmoniser pour intégrer positivement les médecines
non conventionnelles ».
elle n'a pu définir ni date butoir d'application ni
méthodologie de travail, et encore moins de sanction en cas de
refus...
Il
est donc grand temps, huit ans plus tard, que les naturopathes
s'organisent pour mener à bien ces directives, et c'est la
principale vocation de l'Union européenne de naturopathie
(UEN) que j'ai l'honneur et la charge de présider
actuellement.
L'allopathie sacralisée
La
naturopathie « oubliée »
En Allemagne comme en Grande-Bretagne, par exemple, chacun peut choisir son praticien librement. Du côté du praticien de santé non-médecin, il suffit qu'il respecte un certain nombre de points très clairs : ne pas usurper le litre de Docteur de médecine, ne pas prendre en charge un certain nombre de pathologies d'exclusion (par exemple cancer, gynécologie, dentisterie...) ou ne pas interrompre un traitement allopathique en cours.
la
très positive et historique Directive européenne
Collins et Lannoye de mai 1997
fut le premier texte officiel à prendre une position très
favorable pour la reconnaissance de ces professionnels. Y figurent
les professions de naturopathe, acupuncteur, homéopathe,
phytothérapeute, ostéopathe, chiropracteur, praticien
de médecine traditionnelle chinoise et de médecine
antroposophique. Pour autant, elle n'a pu que seulement « inviter
vivement » les
différentes nations « à
s'harmoniser pour intégrer positivement les médecines
non conventionnelles ».
elle n'a pu définir ni date butoir d'application ni
méthodologie de travail, et encore moins de sanction en cas de
refus...
Il
est donc grand temps, huit ans plus tard, que les naturopathes
s'organisent pour mener à bien ces directives, et c'est la
principale vocation de l'Union européenne de naturopathie
(UEN) que j'ai l'honneur et la charge de présider
actuellement.
L'allopathie sacralisée
La
naturopathie « oubliée »
En Allemagne comme en Grande-Bretagne, par exemple, chacun peut choisir son praticien librement. Du côté du praticien de santé non-médecin, il suffit qu'il respecte un certain nombre de points très clairs : ne pas usurper le litre de Docteur de médecine, ne pas prendre en charge un certain nombre de pathologies d'exclusion (par exemple cancer, gynécologie, dentisterie...) ou ne pas interrompre un traitement allopathique en cours.
(...)
19 juin 2008
LA NATUROPATHIE D'HIER A AJOURD'HUI (1)
(Extraits d'un article de Daniel KIEFFER)
La
naturopathie puise ses racines dans toutes les grandes traditions
médicales du monde. Si pour l'OMS elle est aujourd'hui la
troisième « médecine traditionnelle »
après la médecine ayurvédique et la médecine
chinoise, pour les autorités européennes, elle fait
partie des « médecines non conventionnelles ».
Officiellement
on parle de naturopathie aux Etats-Unis depuis 1895 sous l'impulsion
de John H. Scheel, lui-même inspiré par les travaux du
curé allemand Sebastian Kneipp. Mais c'est en 1902 que Scheel
confie son concept à Benedict Lust qui protège alors le
terme en fondant la première école.
Par
la suite, sous l'impulsion des hygiéniste américains et
européens, d'autres grands noms apparaissent comme Henry
Lindlahr en Grande-Bretagne, ou Pierre-Valentin Marchesseau en
France. Ce dernier proposera une synthèse étonnante et
son enseignement gagnera vite tous les pays latins ainsi que le
Canada francophone.
Mais
c'est assurément à Hippocrate, trois siècles
avant J-C que nous devons l'impulsion la plus originale. Les
praticiens d'aujourd'hui sont toujours fidèles à ses
enseignements.
La
situation en France et en Europe
Si,
pour les nouveaux pays de l'Est, on peut espérer un certain
nombre d'ouvertures positives car les médecines
traditionnelles sont appréciées et actuellement plutôt
libres de toute juridiction, ce n'est pas le cas de tous les pays
européens.
Malgré les principes fondateurs de la CEE et du Traité de Rome, qui supposent la liberté de circulation des hommes et des idées dans la communauté européenne, certains secteurs ont toujours été exclus de ces ouvertures : c'est hélas le cas du champ médical. Et même les plus vives incitations de l'OMS ne peuvent contraindre les Etats à passer des textes généraux aux traités d'application ! Tout se passe en fait comme si chaque Ordre des médecins était non seulement respecté comme souverain vis-à-vis des instances européennes, mais bien souvent aussi comme un « Etat dans l'Etat ».
De
plus en plus de politiques, au sein de chaque gouvernement, sont de
nos jours très investis dans des opérations financières
liées à l'industrie pharmaceutique, ou bien sont
eux-mêmes membres de l'Ordre des médecins de leur pays.
Cela est tout particulièrement évident dans les pays
les plus « résistants » aux médecines
non conventionnelles (France, Luxembourg, Autriche...) Dans une telle
situation, où les intérêts économiques et
politiques sont intriqués, il ne faut pas espérer
obtenir une régularisation des médecines douces en
amont, mais seulement pays par pays.
C'est
toutefois au sein de chaque nation que les arguments européens
peuvent vraiment prendre du poids, associés aux sondages de la
population, à la solidité scientifique et éthique
des formations professionnelles ainsi qu'à la rigueur et à
l'encadrement des syndicats et fédérations.
Pourtant,
la question du libre choix thérapeutique
est fondamentale et ce droit fait normalement référence
aux droits fondamentaux clamés depuis la Déclaration
universelle des droits de l'homme et par toutes les constitutions.
De plus, la Déclaration sur la promotion des droits des patients en Europe, adoptée en 1994 à Amsterdam sous l'égide du Bureau international de l'OMS pour l'Europe, souligne que « les patients ont le droit de choisir leur médecin ou tout autre dispensateur de soins » et que « les patients ont le droit d'être pleinement informés de leur état de sant (...) et des possibilités thérapeutiques alternatives ».
Par ailleurs, de nombreux rapports français préconisent une véritable prévention sanitaire et une éducation pour la santé.
C'est dans le contexte des Rapports sur la santé en France publiés depuis 1984 par le Haut Comité de la santé publique et les recommandations des Conférences nationales et régionales de santé (Etats généraux de la santé) que Bernard Kouchner (ex ministre de la Santé français) a mis en place ce Plan National d'éducation pour la santé.
(...)
05 mai 2008
LA NATUROPATHIE (fin)
*La naturopathie s'apparente aux médecines traditionnelles (celles issues de la Tradition), avec lesquelles elle a en commun :
- la connaissance, le respect et l'utilisation de la « force vitale autoguérisseuse »;
- la primauté de l'hygiène de vie sur l'intervention;
- la non-iatrogènie;
-
la prise en charge de l'homme total.
Elle
peut être pratiquée par des praticiens de santé
naturopathes ou bien par des médecins appelés alors
naturothérapeutes.
Le
naturopathe (ou le naturothérapeute) établit dans un
premier temps un bilan de santé. Cet état des lieux va
mesurer tant la qualité du terrain du patient, ses éventuelles
surcharges en toxines et substances toxiques diverses que la qualité
de sa vitalité.
Le praticien peut s'aider de techniques comme l'iridologie et la mesure des pouls (selon l'approche de la médecine traditionnelle chinoise) pour connaître le niveau vital des principaux organes et fonctions. Il peut également s'appuyer sur des examens biologiques de terrain comme la bioélectronique de Vincent afin d'affiner son bilan.
Cette
évaluation débouche sur la proposition de corrections
des différents plans de l'hygiène qui régissent
notre santé et notre vitalité, ceci de façon
totalement individualisée.
Les corrections concernent l'hygiène alimentaire : nous devenons ce que nous mangeons; mais aussi l'hygiène neuropsychique qui comprend la gestion de nos émotions, de notre stress, la qualité de notre sommeil et l'orientation de nos pensées.
Et
enfin, l'hygiène du mouvement viendra compléter ce
programme santé.
C'est seulement en second lieu que le professionnel de la santé conseillera des « biothérapiques » ou moyens naturels pour accompagner, si besoin est, les corrections de terrain.
Dès
lors, nous entrevoyons que la naturopathie se différencie et
apporte en même temps une réelle plus-value dans le
paysage médical actuel.
L'un des pères de la naturopathie Pierre-Valentin Marchesseau, affirmait dans les années 1970 (« la santé sans médicament » livret n°2) que les concepts fondamentaux de la naturopathie sont :
- le vitalisme (c'est sa dimension philosophique),
-l'humorisme (la science des humeurs)
-et
l'hygiénisme (sa technique).
L'art
naturopathique est nourri par une philosophie ainsi que des concepts
qui puisent leurs racines dans les fondements même de la
médecine hippocratique.
A l'instar de ce qui se pratiquait du temps du père de la médecine, la naturopathie se concentre sur la prévention des maladies et utilise, si besoin est, des thérapies naturelles et non toxiques.
Elle
est fondée sur 7 principes : « d' abord ne pas
nuire « (primum non nocere) la nature est guérisseuse
(vis medicatrix naturae), identifier et traiter la cause (tolle
causam), traiter la personne globale, le thérapeute est un
éducateur, la prévention est la meilleure des cures,
établir la santé et le bien être.
(...)
N'oublions pas que la maladie est souvent ce que « le mal a dit » !
Seule une démarche de transformation du comportement sur le plan causal, pourra donc mener à une authentique et durable guérison.
Toutes
les approches symptomatiques, souvent indispensables, ne seront
que thérapie de confort et de transition.
En
guise de conclusion :
-Le
vitalisme :la naturopathie
respecte et favorise l'énergie vitale, l'intelligence
biologique qui gère les métabolismes toujours au mieux
pour le patient. Le praticien ne guérit jamais, il accompagne
humblement l'autoguérison.
-
L'humorisme : la
naturopathie étudie et corrige les surcharges et carences du
milieu intérieur, c'est une médecine de terrain.
-
L'hygiénisme : la
naturopathie sait «qu'il
n'est d'art plus fertile que l'art de bien vivre »
(Cicéron) et qu'il n'est
pas de santé possible sans bonne hygiène alimentaire et
corporelle, ni sans contacts réguliers avec les éléments
naturels : air pur, eau, terre, soleil, etc...
-
L'holisme : la
naturopathie conçoit l'humain dans sa globalité
somatique, énergétique, psychologique, spirituelle et
sociale;
-
Le causalisme : la
naturopathie ne combat pas le symptôme apparent mais enseigne
comment corriger les causes profondes et premières des
troubles.
Plus que jamais, en matière de santé préventive et autocurative, notre société trouera des solutions durables dans cet art qu'est la naturopathie.
Il ne manque plus qu'à celui-ci un statut officiel auprès des instances médicales, comme c'est le cas dans un grand nombre de pays, afin de clarifier le paysage de la santé pour le plus grand intérêt public.
(A la demande de l'auteur et bien volontiers voici son site : http://www.naturoenergeticien.fr)
03 mai 2008
LA NATUROPATHIE (1)
(Extrait
d'un article d'Alain Huot, praticien de santé naturopathe,
énergéticien, membre professionnel de l'Omnes)
Le
naturopathe a pour objectif de restaurer la santé d'un
« patient » en examinant de manière
globale son hygiène de vie. Plutôt que de chercher à
supprimer les symptômes, il essaiera de trouver les causes
premières de la maladie.
La
naturopathie a conquis au fil du temps ses lettres de noblesse en
matière de notoriété.
Comment
se situe la naturopathie par rapport aux différentes médecines
?
La
naturopathie est parfaitement complémentaire de la médecine
conventionnelle (l'allopathie) et des médecines douces.
Les
deux axes de différenciation entre la naturopathie et les
différentes médecines sont :
-
La naturopathie ne traite pas les symptômes, c'est-à-dire
les manifestations de la maladie, mais elle recherche et agit sur les
causes;
- la naturopathie s'attache à la qualité de vie de la personne sur ses différents plans d'existence (physique, énergétique, psychologique et spirituel, indissociable de l'équilibre socioculturel et planétaire.
Soulignons
que les médecines douces possèdent l'avantage incontestable d'être pas ou peu toxiques, qualité dont
ne peut se parer la médecines basée sur les remèdes
chimiques qui, comme chacun le sait, peuvent occasionner des effets
indésirables et secondaires.
*
L'allopathie est la médecine officielle en Occident. Son
étymologie signifie « médecine des
contraires ». Elle est pratiquées par les
titulaires d'un diplôme d'Etat : le doctorat de médecine.
Lors de sa consultation, le médecin étudie les signes
et manifestations symptomatiques de son patient afin d'établir
un diagnostic et de faire correspondre celui-ci avec une maladie
référencée par la médecine.
Au
besoin, il peut étayer son diagnostic à l'aide
d'analyses ou d'examens complémentaires, ou orienter son
patient vers un spécialiste.
Le
traitement sera spécifique aux troubles constatés, il
sera antisymptomatique. La guérison correspond
schématiquement à la suppression des symptômes.
Dans ce paysage médical, la maladie prime sur le malade.
L'allopathie
est nourrie par la science expérimentale des 150 dernières
années. Cette approche matérialiste a vu le jour avec
des figures emblématiques comme Pasteur ou Virchow. Elle est
parfaitement adaptée à l'urgence et aux interventions
lourdes (infarctus, chirurgie...)
*Les médecines douces comme l'homéopathie, la phytothérapie, l'aromathérapie, sont également pratiquées par des docteurs en médecine. Ceux-ci auront néanmoins à cœur d'affiner la symptomatologie de leur patient et d'intégrer la notion de terrain.
Le
traitement restera antisymptomatique mais nourrira le double
objectif d'individualisation et de non-iatrogènie (toxicité
des médicaments)
La notion de guérison intégrera, en plus de la suppression des symptômes, la notion de restauration du terrain sain.
L'homéopathie
répond à ces critères, elle est une digne
ambassadrice des médecines douces.
L'approche médicale des médecines douces qui met en avant le malade plus que la maladie est bien adaptée aux maladies fonctionnelles et chroniques. Elle répond par exemple aux besoins de la petite enfance ou de la gérontologie, où le suivi médical est important et où les réformes de la vie ne sont pas toujours faciles à accepter.
(...)
05 mars 2008
MEDECINES NATURELLES....
....L'EUROPE DONNE LE TON
La
loi « Droits des malades» marque le début d'un
processus de reconnaissance de la liberté en matière de
choix thérapeutique. Néanmoins, beaucoup reste à
faire en France et dans certains Pays d'Europe en retard sur
l'évolution de notre société.
Alors
que les médecines naturelles, depuis les années 1970,
se sont imposées en France comme des disciplines de santé
à part entière tant du côté des
consommateurs que du côté des professionnels de la santé
qui les conseillent, le droit français ne s'est pas toujours
adapté aux besoins et droits des citoyens que nous sommes.
Ceci créant parfois des distorsions, des inégalités
et des discriminations dont sont victimes les novateurs qui ont
souvent le tort d'avoir eu raison trop tôt.
Les
Français ont-ils véritablement le libre choix
thérapeutique ?
J'ai toujours été interpellée par l'extrême difficulté en France de pouvoir se soigner et se maintenir en bonne santé dans des conditions de véritable libre choix.
L'Etat
ou les Ordres (ordre des médecins notamment) ont la prétention
d'enfermer le consommateur dans un schéma de soins bien
précis. En effet, il devrait pouvoir se faire que toutes les
médecines se complètent harmonieusement dans l'intérêt
suprême du patient.
Quel
est le statut des médecines non conventionnelles en France ?
Elles n'ont aucun statut en tant que tel et ne sont donc pas véritablement intégrées au système de santé. Il en résulte des poursuites à l'encontre de tous les acteurs touchant à ces médecines : médecins devant l'Ordre des médecins, pharmaciens devant l'Ordre des pharmaciens, fabricants et distributeurs de plantes, de compléments alimentaires ou produits de confort pour falsification notamment devant les juridictions pénales, poursuites pour exercice illégal de la médecine ou de la pharmacie.
Certes
en 1982, sous l'initiative du Doyen Pierre Cornillot, est créé
le Dumenat (Diplôme universitaire de médecines
naturelles). Egalement l'Ordre des médecins a accepté
deux orientations médicales pour les médecins :
l'homéopathie et l'acupuncure.
Pourtant paradoxalement, même si des diplômes inter-universitaires ont été mis en place dans ces disciplines la situation des médecins qui les pratiquent est souvent des plus délicates (...) Des poursuites sont engagées pour charlatanisme ou thérapeutiques insuffisamment éprouvées devant la section disciplinaire de l'Ordre des médecins.
Néanmoins
des progrès sont à noter en France. En 2002 a été
votée une loi « droits des malades »
renforçant le droit des patients (accès au dossier
médical, information, prévention, réforme de
l'Ordre des médecins...) et légalisant les ostéopathes
et chiropracteurs, ce qui consacre pour la première fois une
remise en cause du monopole médical fixé depuis 1982 et
tenant enfin compte des consommateurs.
Quelle est la situation dans les autres pays européens ?>
Ces
médecines sont très largement utilisées et même
légalisées dans de nombreux pays européens :
Allemagne, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Irlande, Pays Scandinaves,
Suisse (selon les cantons) Belgique...Mais elles sont aussi très
développées aux Etats-Unis.
La
France présente donc un retard de réglementation pour
ces pratiques médicales ou de santé.
Quel
devrait être, selon vous, le rôle de l'Etat en matière
de santé (...) ?
Le
rôle de l'Etat n'est pas de se substituer à l'individu
pour choisir et décider à sa place quelle alimentation
il doit privilégier, quels soins il doit recevoir ou quels
médicaments il doit consommer, mais l'Etat est là pour
offrir une information claire, loyale et transparente, coupée
de tout intérêt politique, économique et
corporatiste, permettant ensuite au consommateur de faire son choix
lui-même. (...)
J'espère
aussi que les pouvoirs publics actuels sauront aller jusqu'au bout de
la réforme qui a été engagée dans la loi
« droits des malades » à propos de
l'Ordre des médecins. (...) Mais il est clair que dans un
deuxième temps, il faudra aller encore plus loin car des
problèmes n'ont pas encore été évoqués.
C'est aussi le libre choix du consommateur de santé qui doit être renforcé en lui permettant d'accéder concrètement à tous les produits médicamenteux ou non de son choix, dans le respect bien compris de la libre circulation des marchandises et d'accéder à une véritable information.
Ceci veut dire aussi des réglementations bien faites en matière de plantes, compléments alimentaires nutritionnels...
Car l'enjeu de la médecine du troisième millénaire repose sur « un nouveau rapport de force » entre le patient et le thérapeute. Le patient n'est plus passif : il veut reprendre le contrôle de son corps et décider lui-même de ce qui est bon pour lui.
En bref, contribuer à faire triompher le libre choix thérapeutique de telle sorte que soit instauréed l'autodétermination de l'individu sur son propre corps, autodétermination que nul pouvoir, nulle logique commerciale ne saurait annihiler.
( Extraits de l'interview de Maître Isabelle Robard, propos recueillis par Guy Roubier « Bio-contact 02/2003 »
01 mars 2008
LE STRESS (4)
Si tel était
vraiment le cas, les formes que prendraient notre destin seraient
prédéterminées. Mais qui dit destin
prédéterminé, dit aussi absence de libre arbitre
pour l’être humain. Or, nier le libre arbitre c’est,
philosophiquement parlant, saper les bases sur lesquelles sont bâties
la vie individuelle et sociale. En effet, sans libre arbitre, l’homme
est le jouet du destin et ne serait pas responsable de ce qu’il
fait. La société ne pourrait pas l’exhorter à
respecter les lois et ne pourrait le condamner lorsqu’il commet des
actes qui vont à l’encontre de ces lois, étant donné
que c’est le destin - et non pas lui-même - qui est le moteur
de ses décisions.
Si le temps ne passe
pas, que fait-il ?
Si le temps ne passe
pas, qu’il ne charrie pas avec lui les événements de
notre destin, qu’il n’arrange pas les
choses tout seul, qu’il n’efface pas non plus les blessures ou
n’amène des temps meilleurs, ... que fait-il ?
Il est immobile,
peut-on lire dans un ouvrage spirituel intitulé « Dans
la Lumière de la Vérité, Message du Graal »
de Abd-ru-shin. Cette conception du temps est certes très
différente de celle que nous utilisons habituellement, mais
elle se montre parfaitement exacte et va nous permettre de mieux
comprendre ce qu’il est véritablement.
D’après cette
conception, ce n’est pas le temps qui est en mouvement, mais nous.
Nous avançons dans le temps, allons à sa rencontre.
Celui-ci est immobile et demeure éternellement identique à
lui-même. Les seules choses qui changent ce sont les formes.
Ainsi, en avançant dans le temps et y découvrant toutes
les formes qui s’y trouvent, nous enrichissons notre savoir et
progressons intérieurement.
Nous sommes donc en
présence de trois notions fondamentales. Premièrement,
que le temps ne passe pas, mais est immobile. Deuxièmement,
que ce n’est pas lui qui se déplace, mais nous qui nous
déplaçons en lui. Et troisièmement, que ce qui
change constamment, ce n’est pas le temps, mais ce sont les formes.
Reprenons ces trois
notions et voyons d’abord pour la première d’entre elles
quels sont les éléments qui nous permettent d’affirmer
que le temps passe ? A bien y réfléchir, il n’y en a
qu’un seul, c’est le changement des formes : les aiguilles de
notre montre se déplacent, le soleil change de position dans
le ciel, les plantes croissent, les enfants grandissent, nos états
intérieurs se modifient.
Toute la question revient donc à déterminer si le fait de considérer que les changements de forme sont amenés par le temps qui passe, est une notion conforme à la réalité ou non, c’est-à-dire si elle permet d’expliquer et de comprendre les faits et l’expérience que nous avons du temps. Ce n’est pas le cas.
Comme nous l’avons
déjà vu, si le temps passait et amenait le changement
de forme, il y aurait un ailleurs dans lequel se trouveraient les
formes futures et passées. Cet ailleurs n’a cependant non
seulement jamais été découvert, mais pas la
moindre hypothèse de sa localisation éventuelle n’a
pu encore être avancée.
Mais même si cet
ailleurs existait, cela nous amènerait à un non-sens
qui devrait nous faire également rejeter la notion du temps
qui passe. En effet, cette approche du temps implique que les objets
puissent se trouver simultanément à des endroits
différents.
Certes, les
différentes formes par lesquelles l’arbre donné en
exemple précédemment a passé au cours de sa
croissance existent. Elles ne sont cependant pas ailleurs, dans un
inconnu lointain, appelé globalement passé, mais sont
encore sur place dans le jardin. Ces formes passées sont
d’ailleurs encore en partie visibles lorsque nous coupons
perpendiculairement le tronc. Les marques du temps y apparaissent
clairement dans les sillons concentriques des nervures. Les nervures
centrales nous montrent le diamètre et la forme approximative
du tronc initial, les nervures suivantes le diamètre et la
forme lors des années ultérieures, et ainsi de suite,
jusqu'à à la forme actuelle de l’arbre.
Les formes ne se déplacent donc pas avec le temps. Elles ne viennent pas d’ailleurs pour entrer dans le présent et être ensuite emportées dans le passé, mais elles restent sur place et se modifient là où elles se trouvent. Le temps ne les déplace pas, parce qu’elles n’ont même pas besoin d’être déplacées. Mais, ne les déplaçant pas, le temps ne passe pas non plus. Par conséquent, il ne peut ainsi qu’être ... immobile.
29 février 2008
LE STRESS (3)
Le temps nous apparaît ainsi comme un fleuve qui s’écoule indépendamment de nous. Son mouvement est inexorable, car on ne peut l’arrêter : il est aussi irréversible, puisqu’on ne peut faire revenir à soi les temps écoulés.
A toutes les époques,
l’être humain a observé et chanté la marche
inexorable du temps. Dans la Bible, Job se plaint de la rapidité
avec laquelle les jours fuient sans jamais soulager ses tourments :
« Mes jours sont
plus rapides qu’un courrier ;
Il fuient sans avoir
vu le bonheur ;
Ils passent comme les
navires de jonc,
Comme l’aigle qui
fond sur la proie » (Job, chap.9 verset 25-26)
Le flot du temps
avance dans une direction unique : venant du futur, il amène
les événements dans le présent, pour disparaître
ensuite dans le passé. Et comme ce processus se répète
indéfiniment et que les événements apportés
par le temps ne peuvent demeurer dans le présent, nous disons
que le temps passe.
Le temps passe-t-il
vraiment ?
Si nous réfléchissons
à la notion du temps qui passe, nous arrivons vite à
des contradictions et des non-sens qui nous montrent qu’en réalité,
le temps - le temps réel, pas la marche des aiguilles d’une
montre - ne peut absolument pas ... passer.
Par exemple, si le
temps passait réellement, comme le ferait un fleuve invisible,
il en résulterait que la vitesse d’écoulement du
temps serait la même pour tous. Chacun le ressentirait - et
même devrait le ressentir - de manière identique, car en
tant que réalité extérieure, elle s’imposerait
de manière contraignante et uniforme à chacun, comme
c’est le cas dans d’autres domaines : avec la pesanteur, les
distances, etc. Or, notre expérience quotidienne nous montre
que le temps est ressenti de manière très variée.
Celui-ci s’écoule plus ou moins vite selon les personnes et
selon les circonstances.
Il s’écoule
rapidement pour quelqu’un qui est passionné par ce qu’il
fait, comme l’artiste ou le savant plongé dans ses travaux,
et qui, appelé pour le repas, découvre avec
stupéfaction que la matinée est déjà
écoulée.
A l’opposé,
le temps passe très lentement pour quelqu’un qui n’arrive
pas à trouver un intérêt dans ce qu’il fait.
Une personne qui accomplit par obligation un travail qui ne lui plaît
pas et dans lequel elle ne peut mettre son cœur, ressentira
cruellement le passage du temps comme beaucoup trop lent. A la fin de
la journée, elle ne s’écrira pas avec regrets «
quoi, c’est déjà fini », mais, soulagée,
« c’est enfin fini ».
Une autre raison qui
donne à penser que le temps ne passe pas, est que, s’il
passait réellement, avant d’être ici : dans le
présent, il devrait être ailleurs. De même, après
avoir quitté le présent, il devrait également
être ailleurs. Mais où est cet ailleurs ? Où sont
donc les réserves du temps qui s’écoulent et sous
quelle forme s’y trouvent-elles stockées ? Mais aussi, où
le temps s’accumule-t-il après son passage ? Qu’advient-il
de lui ?
Il faut bien l’avouer,
voilà des questions qui jusqu'à aujourd’hui sont
restées sans réponse. Il en résulte une notion
du temps boiteuse dans laquelle le temps qui passe, ne passe en
définitive pas vraiment, puisqu’il ne vient de nulle part et
ne va nulle part.
Une conséquence
de l’existence d’un ailleurs dans lequel se trouverait le temps
avant et après son passage dans le présent, serait la
possibilité de voyager dans le temps. Ces déplacements
dans le temps nous permettraient de déceler ce que le futur
tient en réserve pour nous et ce qui a réellement eu
lieu dans le passé.
La possibilité
de voyager dans le temps, soit en remontant le temps en direction du
passé, soit en avançant en lui en direction du futur,
est un rêve que plus d’un homme a caressé. Cette idée
a été développée de manière
romancée par l’auteur anglais H.G. Wells, dans un livre
intitulé « La machine à explorer le temps ».
Le héros du livre, un savant des plus excentriques, met au
point une machine à explorer le temps - d’où le titre
du livre - avec laquelle il vivra des aventures merveilleuses, mais
d’autres également effrayantes et dangereuses, dont il
pourra heureusement s’échapper à l’aide de sa
machine.
Le héros de ce
roman est ainsi la seule personne qui ait réussi à
s’extraire d’un présent inconfortable ou menaçant,
pour se rendre dans le passé ou le futur afin d’y attendre
tranquillement que la situation s’améliore. Nous sommes en
effet irrémédiablement contraints de demeurer dans le
présent, que celui-ci nous plaise ou non, et jamais aucun
homme n’a pu s’en extraire pour fuir ailleurs dans le temps. Les
hypothétiques déplacements dans le temps - s’ils sont
pris comme base de raisonnements - nous amènent à des
contradictions qui nous contraignent à nouveau à
considérer que le temps ne passe pas. Imaginons quelqu’un
debout dans son jardin et qui contemple un arbre planté par
ses propres soins 20 ans plus tôt. Imaginons encore que cette
personne veuille - et puisse - se déplacer dans le temps et
qu’elle décide de remonter le temps pour se retrouver 20 ans
en arrière dans ce même jardin. Une fois cette époque
atteinte, elle se trouvera en face de son arbuste jeune et peu
développé.
Si une telle chose
était possible, nous serions dans une situation totalement
absurde, puisque nous serions en présence non pas d’un, mais
de deux exemplaires du même arbre. En effet, le premier serait
celui qui est actuellement dans son jardin et que peuvent voir toutes
les personnes qui s’y rendraient, le deuxième étant
celui que voit le voyageur qui est dans les temps passés. Le
temps passerait donc en emportant la réalité spatiale
(l’arbre visible pour le voyageur dans le temps), mais en la
laissant tout de même sur place, puisque l’arbre est encore
visible aujourd’hui !
La possibilité de voyager dans le futur, nous amènerait encore à une autre situation contradictoire qui nous pousserait à nouveau à rejeter la notion du temps qui passe. Effectivement, lors d’un tel voyage, nous serions confrontés à tous les événements que charrient les flots sans cesse changeants du temps. Nous pourrions voir les événements à venir, avant que ceux-ci n’atteignent le présent. Nous parcourrions à l’avance les chemins de notre destin qui, amenés par le temps qui passe, deviendrait réalité en pénétrant dans le présent.
LE STRESS (2)
VAINCRE LE STRESS ET VIVRE LE PRESENT
De nos jours, la vie est ressentie par la majorité des gens comme étant trop stressante : il faut sans cesse se dépêcher pour tout faire. Cependant, plutôt que de courir après le temps qui passe trop vite, ne serait-il pas plus approprié de s’arrêter un instant et de chercher à mieux comprendre ce qu’est véritablement le temps ? En effet, que savons-nous du temps ? Qu’est-il ? Où a-t-il son origine ? Comment passe-t-il ? Peut-on vraiment gagner du temps ou rattraper celui que l’on a perdu ?
Qu’est-ce que le
temps ?
La notion du temps est
omniprésente dans notre vie. A tout moment, nous utilisons des
expressions comme : le temps passe, avoir du temps, du temps en
reste, du temps libre, du temps en trop , perdre ou gagner du temps,
rattraper le temps perdu, ne pas avoir le temps,...
Le temps règle
la plus grande partie de notre existence et il apparaît comme
évident à chacun d’entre nous qu’il sait
parfaitement de quoi il s’agit. Mais, en réfléchissant
plus à fond sur ce qu’est réellement le temps : où
il se trouve, comment il passe, de quelle nature il est,... nous nous
retrouvons le plus souvent dans la situation si bien décrite
par St.Augustin : »Qu’est-ce donc que le temps ? »
disait-il « Si personne ne me pose la question, je sais. Si
quelqu’un pose la question et que je veuille expliquer, je ne sais
plus. »
Le temps possède
en effet des caractéristiques tout à fait paradoxales :
Il est simultanément
long et court, long parce qu’il dure depuis des millions d’années,
court, parce que celui que nous avons ne nous suffit pas. Il est
aussi lent et rapide, lent pour celui qui attend, court pour celui
qui en jouit. Il est grand jusqu'à l’infini et petit comme
la fraction de seconde. Il peut immortaliser les hommes, mais il les
conduit aussi à l’oubli par la mort. Le temps peut effacer
les souvenirs, mais il peut également les faire remonter à
la surface. D’une part, il est rare, mais nous le gaspillons ;
d’autre part, nous en avons toujours à disposition, mais
nous nous plaignons de ne pas en avoir assez. Et s’il disparaît
à mesure que nous l’utilisons, il disparaît également
lorsque nous ne l’utilisons pas. Il vaut de l’or (time is money)
et pourtant, il ne peut ni se vendre ni s’acheter.
Le temps qui passe :
La représentation que l’on se fait habituellement du temps est que le temps passe et fuit.
Cette représentation correspond à ce que nous ressentons dans notre vie. Lorsque nous attendons un événement important, qui doit avoir lieu à une date et une heure précise, un examens ou un rendez-vous déterminant par exemple, cet événement est d’abord loin encore d’être une réalité ; il est très éloigné de nous, c’est-à-dire du moment présent. Mais, peu à peu ce moment se rapproche. La distance entre lui et nous diminue progressivement. Il est de plus en plus près, devient imminent et, brusquement, il est là ; il est entré dans le moment présent. En très peu de temps pourtant, l’événement est passé ; il est derrière nous. Il s’éloigne progressivement de plus en plus des réalités que nous vivons et finit parfois par disparaître complètement du champ de notre conscience.
28 février 2008
LE STRESS (1)
LES ATTITUDES DE RÉPONSE
Il ne faut plus aujourd'hui considérer le stress comme une agression subie : nous ne sommes pas désarmés devant cette angoisse.
Plutôt que de
s'attarder sur les causes du stress, il est plus important de
s'intéresser à la façon dont chacun d'entre nous
y réagit. Certes, presque tous les événements de
la vie sont source d'anxiété, mais ceci ne veut pas
dire que tout le monde soit anxieux et angoissé. On peut avoir
une existence très stressante et continuer à être
détendu et à bien dormir la nuit.
Il y a deux façons
de comprendre cette réaction. Pour nombre d'individus, le
stress est vécu de façon positive : il leur faut une
agression extérieure pour se sentir bien et travailler
correctement. Ils ont besoin de conflits, de situations d'urgence
pour donner toute leur mesure. C'est souvent le cas des médecins,
des hommes politiques, des chefs d'entreprise qui veulent être
confrontés chaque jour à des situations nouvelles. Il
existerait ainsi plusieurs attitudes vis-à-vis du stress, et
celles dont nous venons de parler en représentent un type
caractéristique.
Dans le deuxième
cas, nous sommes fortement agressés par le stress, mais nous
sommes capables de mettre au point des parades, ou des mécanismes
de défense qui nous permettent de réagir positivement.
Alors que les premiers privilégient l'affrontement contre le
stress (" ça passe ou ça casse "), les
seconds préfèrent la fuite : dès qu'il y a un
événement stressant, ils essaient de s'accommoder de la
situation et de se relaxer. Ces techniques de défense sont
très variables d'un individu à l'autre, car chacun
possède ses propres méthodes pour se détendre,
et diminuer son degré de colère. Pour certains, il
suffit de fumer une cigarette, faire quelques pas ou s'étirer.
D'autres s'étendent quelques instants, font du jogging, ou
vont au cinéma pour se changer les idées.
En fait, il ne faut
pas considérer qu'il y a le stress d'un côté et
l'individu de l'autre. La vie consiste à s'adapter en
permanence à des événements imprévus ou
difficiles et à trouver pour soi les meilleurs moyens de
lutter contre (ou de fuir) les événements stressants.
LUTTER CONTRE LE STRESS
Il n'y a pas de remède universel contre le stress. C'est à chacun d'entre vous d'élaborer la stratégie qui vous convient le mieux, tout en sachant que le stress est un mal nécessaire et commun. Vous n'avez aucune chance d'y échapper, et parfois vous le recherchez, il est donc préférable de mettre au point une technique de défense.
Il existe cependant
des règles générales, qu'il est important de
respecter. Elles relèvent essentiellement de l'hygiène
de vie. Voici quelques-unes de ces règles.
Essayez autant que
possible de vivre dans une ambiance familiale et sociale agréable.
Se protéger du stress, c'est d'abord avoir des amis et une
famille avec qui l'on s'entend bien. La solitude aggrave les
problèmes, parce que vous ruminez vos difficultés et
que vous n'avez personne à qui en parler. En revanche, si vous
passez une joyeuse soirée avec des amis, en oubliant vos
difficultés, vous verrez que le lendemain elles seront déjà
à moitié résolues.
Développez vos
loisirs. Il est important que toute votre vie ne soit pas centrée
sur le travail. Ayez à côté une activité
complémentaire qui vous permette de changer de centre
d'intérêt : bricolage, lecture, photographie... Ce ne
sont pas les idées qui manquent !
Faites du sport.
L'exercice physique est essentiel et trop souvent oublié. Nous
développons un peu plus loin tous les principes que doivent
suivre les débutants. Retenez que le sport a un rôle
prépondérant pour atténuer les effets du stress.
Surveillez votre
alimentation : la diététique a un rôle également
fondamental. Apprenez à vous alimenter correctement, en
faisant un bon petit déjeuner et en mangeant plus légèrement
le soir. Faites attention au café, au tabac et à
l'alcool. Certes, ils agissent souvent comme des calmants dans des
situations stressantes, mais l'escalade est dangereuse, et ils ne
font alors que renforcer l'angoisse.
Ménagez-vous
un moment quotidien de détente : lorsque vous rentrez chez
vous, allongez-vous dans l'obscurité, si possible sans bruit,
pendant quelques minutes. Vous pouvez adopter une position qui
permette en outre de soulager votre dos, en vous étendant par
terre, la tête bien calée par un petit coussin placé
sous le cou, et les jambes fléchies et surélevées,
appuyées sur le rebord de votre lit ou d'un canapé.
Rééduquez
votre sommeil. Lorsque l'on est stressé, on devient facilement
insomniaque, et c'est la fuite dans une consom-mation effrénée
de somnifères, bien connue chez les Français. Apprenez
à dormir correctement, selon les principes que vous trouverez
un peu plus loin dans ce chapitre.
Relaxez-vous : la
détente quotidienne que vous vous offrez peut être
suffisante, mais vous pouvez aller plus loin, soit en salle de
gymnastique en suivant des cours de culture physique, de stretching,
de yoga, ou, tout simplement, en allant au sauna.
Si vous suivez tous les principes énoncés ci-dessus, il y a de fortes chances que vous supportiez beaucoup mieux les différents stress de votre existence. Néanmoins, si les difficultés persistent, n'hésitez pas à consulter votre généraliste, qui vous conseillera éventuellement de consulter un spécialiste. Certes, de nombreux petits maux sont dus au stress, mais il est imprudent de négliger un symptôme persistant.