CHEMINS DE VIE

psychologie, développement personnel, spiritualité, santé, médecines douces

16 mai 2008

L'ENIGME DU TEMPS (2)

Le temps passe-t-il vraiment ?

Si nous réfléchissons à la notion du temps qui passe, nous arrivons vite à des contradictions et des non-sens qui nous montrent qu’en réalité, le temps - le temps réel, pas la marche des aiguilles d’une montre - ne peut absolument pas ... passer.

Par exemple, si le temps passait réellement, comme le ferait un fleuve invisible, il en résulterait que la vitesse d’écoulement du temps serait la même pour tous. Chacun le ressentirait - et même devrait le ressentir - de manière identique, car en tant que réalité extérieure, elle s’imposerait de manière contraignante et uniforme à chacun, comme c’est le cas dans d’autres domaines : avec la pesanteur, les distances, etc. Or, notre expérience quotidienne nous montre que le temps est ressenti de manière très variée. Celui-ci s’écoule plus ou moins vite selon les personnes et selon les circonstances.

Il s’écoule rapidement pour quelqu’un qui est passionné par ce qu’il fait, comme l’artiste ou le savant plongé dans ses travaux, et qui, appelé pour le repas, découvre avec stupéfaction que la matinée est déjà écoulée.

A l’opposé, le temps passe très lentement pour quelqu’un qui n’arrive pas à trouver un intérêt dans ce qu’il fait. Une personne qui accomplit par obligation un travail qui ne lui plaît pas et dans lequel elle ne peut mettre son cœur, ressentira cruellement le passage du temps comme beaucoup trop lent. A la fin de la journée, elle ne s’écrira pas avec regrets « quoi, c’est déjà fini », mais, soulagée, « c’est enfin fini ».

Une autre raison qui donne à penser que le temps ne passe pas, est que, s’il passait réellement, avant d’être ici : dans le présent, il devrait être ailleurs. De même, après avoir quitté le présent, il devrait également être ailleurs. Mais où est cet ailleurs ? Où sont donc les réserves du temps qui s’écoulent et sous quelle forme s’y trouvent-elles stockées ? Mais aussi, où le temps s’accumule-t-il après son passage ? Qu’advient-il de lui ?

Il faut bien l’avouer, voilà des questions qui jusqu'à aujourd’hui sont restées sans réponse. Il en résulte une notion du temps boiteuse dans laquelle le temps qui passe, ne passe en définitive pas vraiment, puisqu’il ne vient de nulle part et ne va nulle part.

Une conséquence de l’existence d’un ailleurs dans lequel se trouverait le temps avant et après son passage dans le présent, serait la possibilité de voyager dans le temps. Ces déplacements dans le temps nous permettraient de déceler ce que le futur tient en réserve pour nous et ce qui a réellement eu lieu dans le passé.

La possibilité de voyager dans le temps, soit en remontant le temps en direction du passé, soit en avançant en lui en direction du futur, est un rêve que plus d’un homme a caressé. Cette idée a été développée de manière romancée par l’auteur anglais H.G. Wells, dans un livre intitulé « La machine à explorer le temps ». Le héros du livre, un savant des plus excentriques, met au point une machine à explorer le temps - d’où le titre du livre - avec laquelle il vivra des aventures merveilleuses, mais d’autres également effrayantes et dangereuses, dont il pourra heureusement s’échapper à l’aide de sa machine.

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09 mai 2008

CES PETITS MOI...(fin)

(...)- 3. Est-ce que les membres de la famille savent comment communiquer les uns avec les autres ?

Ce n’est pas parce que les membres d’une famille sont assis dans la même pièce et parlent la même langue qu’ils communiquent. Une des choses les plus difficiles pour les familles, c’est de communiquer vraiment. Elles peuvent être « ouvertes » à parler de tout ce quelles veulent, de ce qu’elles aiment ou n’aiment pas, de leurs émotions, mais souvent elles ne savent pas comment écouter. Il arrive fréquemment que lorsque quelqu’un commence à exprimer ce qu’il ressent, les autres commencent à se défendre. Dès qu’ils se sont défendus, ils n’écoutent pas, et écouter est au moins aussi important que parler si on veut qu’une communication vraie s’installe.

De bonnes frontières, une hiérarchie appropriée et une communication vraie - si ces paramètres sont en place, vous avez une famille fonctionnelle, peu importent ses problèmes. Et la même chose est valable pour la famille intérieure de parties qui se trouve à l’intérieur de chaque individu. Sa fonctionnalité ou sa non-fonctionnalité, sa manière et son degré de fonctionnement détermineront votre capacité à réussir dans le monde.

Il y a trois paramètres qui déterminent une famille intérieure fonctionnelle.

Premièrement, les parties sont reconnues comme des entités séparées, chacune ayant une identité et une fonction respectée et appréciée par les autres. Cela signifie reconnaître la partie « odieuse », la partie « travailleuse », la partie « mesquine », la partie « farfelue », ou la partie « stupide » comme les parties « amour », « générosité », « créative ». Si vous ne reconnaissez pas une partie, vous ne pourrez pas communiquer avec celle-ci. Quand cela arrive, la partie peut ou les parties peuvent rester caché-es et saboter tout ce que vous essayez de changer dans votre vie.

Deuxièmement, les parties prennent leur place appropriée à l’intérieur de la hiérarchie interne. Certaines parties sont vastes et prennent beaucoup d’espace, d’autres sont petites et n’ont pas besoin de beaucoup de place. Je dirai que ma partie « enseignante » et ma partie « maman » prennent beaucoup de place, ma partie « choquante » est plus petite.

« Approprié » renvoie à quand et comment une partie s’exprime. C’est comme une famille d’individus séparés : Chaque membre est impliqué avec différentes activités et différents comportements. L’enfant de six mois est très important, cependant, on n’attend pas à ce qu’il prenne part à l’entretien de la maison ou qu’il gagne sa vie. Et aussi, chaque partie de la famille intérieure s’exprime par elle-même, à sa façon, fait son propre travail, et est appropriée dans certaines situations et pas dans d’autres. Nos parties créent un tout, chacune à sa place, parfaitement équilibrée. Pensez à un beau mobile de Calder : avec des couleurs vives, avec des parties de différentes formes, différents poids, mais le tout tenant, d’une façon ou d’une autre, sur un appui central avec un équilibre absolu. Le système créé par les parties réalise l’équilibre. C’est la même chose pour une famille et pour l’organisation des parties à l’intérieur de nous.

Troisièmement, les parties communiquent librement. Cela signifie l’ouverture de canaux de communication entre toutes les parties et entre l’esprit conscient et inconscient. Cela veut aussi dire être réceptif à la communication qui surgit et peu importe sous quelle forme. Dans une famille réelle, le bébé ne fait pas connaître ses besoins par des mots ou des phrases, mais nous apprenons à écouter ou voir ses signaux. Si nous ne faisons pas cela, on ne peut pas dire quand l’enfant est en danger.

Nos parties intérieures communiquent avec nous avec des images, des sons, des sentiments ou des sensations. Si nous ne prêtons pas attention, ne les « écoutons » pas, et ne reconnaissons pas qu’elles nous « parlent », nous ignorons des parties de nous-mêmes qui, peut-être, essaient de croître, de changer et de se développer. Si nous ne communiquons pas avec nos « moi » qui sont à l’intérieur, avec tous les aspects de qui nous sommes, nous nous coupons de nous vers eux et d’eux vers nous, ce qui rend difficile l’action en tant qu’individu intégré.

(…)Si vous voulez changer un comportement, vous débarrasser d’une partie que vous n’aimez pas, vous devez tout d’abord comprendre pourquoi elle est là et ce qu’elle fait dans votre intérêt.

Anné Linden : Extrait de « Mindworks : Unlock the Promise Within » d’Anné Linden, Directrice du NYTI (New York Training Institute for NLP) Andrews McMeel Publishing 1997

(- Traduction (2006) : Didier Barbieux, Directeur du Centre Rhapsodie.)

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07 mai 2008

CES PETITS MOI ...(2)

Comment les parties se forment-elles ? Et comment s’élaborent-elles au cours de nos vies ?

De trois façons. A la base, les parties se forment et se développent autour des rôles que nous jouons dans notre vie, autour de nos attitudes, et autour de nos émotions. Les trois aspects peuvent s’entrelacer, bien sûr, et des rôles supplémentaires (devenir « mère », par exemple ; avoir une nouvelle position dans la société ; succéder à quelqu’un) peuvent influencer et forger de nouvelles attitudes et émotions. Les rôles peuvent correspondre à nos relations intimes et familiales.

J’ai une partie qui est enseignante, une partie qui est thérapeute, une partie qui est écrivain. Il y a les parties principales et les parties secondaires ou sous parties, comme il y a des rôles principaux et des rôles secondaires (j’ai une partie secondaire qui est actrice) Et même si le rôle principal tenu par une femme peut être celui de mère (dans la famille), elle aura encore une partie qui est « fille » ou même « petite fille ». (Et elle peut avoir cette partie même si ses parents ou ses grands parents sont décédés.)

Nous jouons différents rôles à différents moments de la vie, à des occasions particulières, ou dans certains groupes : famille, collaborateurs de travail, aux réunions ou pendant les crises. Des rôles comme « pacificateur », « fauteur de troubles », ou « simulateur ». Ou vous jouez le « négociateur » ou le « pacificateur », la personne qui rassemble les gens et qui calme les choses.

Les parties se forment également autour des attitudes et des émotions. La plupart des gens ont une partie « amour », une partie « joueur », une partie « créative », une partie « colère », une partie « détachée », une partie « mesquine », une partie « nourricière », une partie « meurtrière ».

Avoir ces parties ne signifie pas que nous ayons à les extérioriser. Sachant que tout le monde a certainement une partie « jalousie », cela ne signifie pas que chacun va la mettre en œuvre comme Othello. Il n’est pas rare non plus d’avoir une partie « « meurtrière » (il suffit d écouter des enfants jouer dans la cour de récréation) mais la plupart d’entre nous ne voudrait pas et serait moralement incapable de la concrétiser en actes.

Les parties interagissent, elles fonctionnent comme une famille intérieure. Au plus nous accumulons de l’expérience et au plus nous faisons des distinctions raffinées, au plus nous générons des parties et au plus notre famille intérieure s’accroît. Nous avons tous une famille intérieure de parties et, comme les familles extérieures, elles peuvent être fonctionnelles ou disfonctionnelles. Que la famille soit fonctionnelle ou pas, cela n’a que peu à voir avec le fait d’être « heureux » ou de ne pas avoir de problème. Une famille peut être immergée dans les problèmes et continuer à bien fonctionner, tandis qu’une autre famille peut sembler être heureuse et être très disfonctionnelle.

A la base, trois paramètres déterminent si une famille est fonctionnelle ou pas.

- 1. Est-ce que la famille a de bonnes frontières ? Est-ce que chaque membre de la famille a sa place propre ? Est-ce que cela est reconnu, respecté et apprécié par les autres ?Chaque individu, chaque enfant, chaque vieille tante ou oncle, doit être reconnu comme une entité séparée, ayant droit à son espace propre.

- 2. Est-ce que chaque membre joue un rôle approprié à l’intérieur de la hiérarchie ? Les parents sont-ils bien les parents et les enfants les enfants ? Trop souvent, à cause de circonstances, certes atténuantes (particulièrement quand une femme est seule à élever ses enfants et qu’elle doit travailler), un enfant plus âgé est amené à devoir s’occuper des enfants plus jeunes. Si cela perdure dans le temps, l’enfant plus âgé prendra de plus en plus le rôle de la mère, ou du père. A un certain stade, cela devient inapproprié. La hiérarchie des rôles doit être respectée, et même si les enfants et les parents sont « de bons amis », les parents doivent être des parents et permettre aux enfants d’être enfants.

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06 mai 2008

CES PETITS"MOI"... (1)

QUI SONT L'EXPRESSION DE QUI VOUS ETES

Nous avons presque tous fait l’expérience de nous voir au travers des yeux de quelqu’un d’autre ou de nous entendre quand quelqu’un essayait de nous imiter. Quelqu’un fait un geste qui est typique chez vous, vous dessine en caricature, marche comme vous, bois un café comme vous, et vous découvrez, tout à coup, qu’il y a quelque chose de vous de très évident, que tout le monde semble voir, sauf vous. Non pas parce que vous ne reconnaissez pas ce trait mais tout simplement parce que vous n’y avez jamais pensé.. Autant de facettes, de parties de vous qui, avec des dizaines et centaines d’autres, œuvrent ensemble pour conserver l’individu unique et complexe que vous êtes. Elles font toutes partie de la même entreprise, vous. Si vous voulez changer un comportement, vous débarrasser d’une partie que vous n’aimez pas, vous devez tout d’abord comprendre pourquoi elle est là et ce qu’elle fait dans votre intérêt.

« Les parties du psychisme se détachent de la conscience et mènent une vie autonome. » Carl G.Jung.

Le concept des « parties » existe depuis longtemps. Les dramaturges l’ont utilisé sous la forme de fantômes, de « moi » du passé, de « conscience » et autres personnages qu’on a mis en scène. La religion parle des parties de la personne dans l’épreuve de force entre le bien et le mal, l’innocence et l’expérience. Depuis Freud, la psychologie a nommé les parties ou les divisions de la personnalité par une variété de termes.

Certaines psychologues ont appelé les parties des « sous-personnalités ». Freud parle de différents « acteurs » chez les gens. Carl Jung parle d’ « archétypes » - l’anima, l’écho, le soi, l’ombre- et il encourage aussi les gens à nommer leurs propres parties comme « le petit chaperon rouge », « tarzan », « le petit garçon », « la petite fille ». La gestalt parle de « grand chef et de sous-fifre ». La théorie de relation d’objet fait référence à nos introjections. L’analyse Transactionnelle propose des subdivisions en Adulte, Enfant, Parent Nourricier et Parent Critique, qui sont tous des parties de la même personne.

Vous pouvez parler de « sois » (comme l’héroïne de F. Scott Fitzgerald dans Tender is the Night quand elle dit « Compliqué ? Pas vraiment. (Je suis) juste beaucoup de simples « mois »), ou de « côtés » ou « d’aspects ». Vous pouvez vous sentir plus à l’aise en parlant de votre moi rationnel ou votre moi créatif ou de votre côté spirituel, ou de votre aspect casanier. Peu importe les termes que vous employez, vous pouvez continuer avec ceux qui vous conviennent le mieux. En PNL, on utilise le mot « parties », c’est pourquoi nous l’utiliserons ici.

Par « parties », je veux dire « aspects » ou « qualités » d’une personne : la partie « efficace », la partie « pantouflarde », la partie « nourricière », la partie « client », « le bébé », « la fille charmante », et tous les autres « moi », « parties », et « facettes » qui constituent l’individu en entier, et dont la personne est consciente ou non.

Tout qui s’est surpris par lui/elle-même, s’est dit quelque chose qui semblait venir de nulle part, a fait quelque chose de « fou » a fait l’expérience d’entrer en contact avec une partie de soi qu’il/elle ne savait pas présente.

Jung croyait que, non seulement nous avons des parties dont nous ne sommes pas conscient, mais aussi que nous ne devons pas nécessairement savoir ce que ces parties essayent de faire pour nous. Et à coup sûr, le fait que nous ayons une partie ne signifie pas que nous communiquons avec elle.

Ceci est valable pour tout le monde. Nous ne parlons pas ici de désordre psychologique, ni de personnalités multiples ou de pathologie quelconque. Nous parlons des gens normaux dans la vie de tous les jours.

Tout le monde a des parties, et je crois que les parties continuent à se former tous au long de la vie. Au plus nous avançons en âge, au plus nous avons de l’expérience, au plus nous créons des distinctions dans notre monde intérieur, et au plus nous développons nos parties.

C’est comme l’histoire du magicien et du tapis magique. Un jeune magicien voulait un tapis magique exactement comme celui du vieux magicien. Le vieux magicien lui apprit comment tisser son tapis lui-même. Mais le jeune magicien n’obtint qu’un tapis plain et s’en plaint au maître. Le vieux magicien lui dit : « Au plus tu vieilliras et acquerras de la sagesse, au plus tu auras de l’expérience, au plus le tapis se remplira et s’embellira. »

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05 mai 2008

DU MARCHE DE LA PEUR A.. (fin)

Alors, quelle solution ?

Confiance ? « La solution intérieure »

La solution intérieure est le titre d’un magnifique livre du médecin Thierry Janssen qui renvoie, dans le domaine de la santé, aux réponses intérieures, encore si étrangères à la logique occidentale. L’origine de la violence n’est pas extérieure et environnementale : ce monde de violence est notre responsabilité et notre création psychique, reflet de notre état d’esprit, particulièrement de nos peurs.

La carte mondiale de la violence planétaire est d’abord celle de notre cartographie mentale.

La violence extérieure renvoie D’ABORD à l’attitude de chacun devant la vie, à sa relation à lui-même donc à l’autre, à sa capacité de retrouver cette confiance intérieure. Elle parle de notre identité profonde et de notre conception du monde.

Là ou nos gouvernements persistent dans un déploiement de forces extérieures, il existe des solutions intérieures bien plus profitables, TRANSFORMANTES ET DURABLES.

Changer notre état d’esprit et notre regard sur le monde autant que sur nous est un acte d’intelligence et d’urgence à poser, pour amener des réponses réelles et profondes au sentiment d’insécurité.

A une société égoïste, matérialiste et déséquilibrée qui affirme individuellement et collectivement le primat de l’argent et du pouvoir, de la compétition et des rapports de force, il est temps de substituer une société adulte, consciente de ses créations, de leurs impacts, capable de se responsabiliser.

La première société procède des « maîtres du monde », programmant les comportements et croyances du bonheur par la consommation. La société adulte est celle de nous tous, le peuple planétaire qui a aujourd’hui à affirmer sa volonté d’un monde autre, responsable et en voie d’accomplissement.>

La sécurité intérieure – ou confiance- s’installe quand on a retrouvé son fil directeur, sa raison d’être, sa clé de motivation. Ce qui amène à une nouvelle intelligence de la vie et de l’être, le nouveau paradigme à mettre en œuvre. Il n’est ni complexe, ni scientifique, ni technologique, ni élitiste, mais au contraire à la portée de chacun.

Mieux se connaître, c’est devenir plus conscient de ses modes de fonctionnement, lignes de force, talents, aptitudes, passions… Trouver et réaliser des projets qui partent de soi –envies, aspirations, centres d’intérêt, idéaux, valeurs –, vivre ses rêves et ses aspirations, valoriser et exprimer ses talents et sa créativité font partie de la solution intérieure. Une nouvelle reconnaissance de soi en naîtra et la redécouverte de la joie de s’exprimer et du bonheur d’exister.

Dans cette naissance à une nouvelle conscience de soi et de sa vie, chacun pourra prendre une place juste et responsable dans la cité. Non plus en se cramponnant sur les emblèmes du pouvoir, de l’avoir et du paraître, mais en apportant sa contribution d’expérience, de conscience et de sens. C’est la planète dans son entier qui en bénéficiera.

Il est vrai que les seniors, par leur nombre, leur disponibilité de temps et d’esprit, ont l’opportunité plus que d’autres de réorienter leur regard vers les réponses intérieures. En réalisant que leurs pensées, émotions, état d’esprit déterminent et modèlent le monde extérieur, ils prendront conscience de leur responsabilité dans l’état du monde. Mais la conscience n’a pas d’âge et nous appelle tous sur ce chemin de maturité.

Bien sûr, il reste alors à apprivoiser ses peurs, les reconnaître, les accueillir, écouter leur message et les intégrer. C’est une autre étape d’importance pour laquelle coachs et thérapeutes sont des accompagnateurs qualifiés. Les nier, les rejeter ou les affronter ne réussirait qu’à les renforcer et à orienter notre énergie sur la résistance ou le combat, deux voies d’épuisement et d’échec assuré.

Pour l’instant, il ne s’agit pas de vivre sans peur…mais de mieux vivre avec elle. La conscience des systèmes qui nous emprisonnent est un préalable à un dégagement progressif des conditionnements en place, et à une pensée libre et ouverte. Chaque humain étant appelé à faire cet apprentissage un jour ou l’autre, commençons aujourd’hui !

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03 mai 2008

DU MARCHE DE LA PEUR A... (3)

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Le cas d’espèce des seniors : des peurs existentielles

Qu’en est il pour les seniors ? Les peurs de cet âge sont multiples. Parmi celles-ci, l’angoisse de la perte d’autonomie et de la dépendance. Des professionnels toujours plus nombreux - architectes, architectes d’intérieur, designers- proposent des systèmes très perfectionnés de sécurisation de l’habitat, à domicile et en résidences. Les services à la personne deviennent le premier secteur de l’économie, avec « une croissance à la chinoise ». Mais si ces professionnels apportent plus de sécurité et de confort, ils ne règlent pas le problème de la peur et ce n’est pas leur rôle.

La transition de la retraite est souvent vécue dans la confusion et la perte de repères, le sentiment de n’être rien, de ne plus exister, prenant origine dans la perte de statut social et l’image encore largement dévalorisante et discriminante de l’âge dans notre société.

Mais la principale carence vient de l’absence de préparation de ce temps de la vie, hors une approche matérielle -financière, fiscale, juridique- sociale et sanitaire. Rien sur le sens et les contenus à donner aux 20/30 années de vie active de la retraite, et pas de reconnaissance ni de valorisation de leur formidable capital d’expérience. Quand vient le temps de la retraite, les questions refoulées réapparaissent, celles du sens.

Si les peurs évoquées ci-dessus sont extérieures, la retraite est propice à l’apparition de peurs existentielles, insidieuses, obsédantes. Peurs liées à l’image, à la relation, à l’adaptation, peur de vieillir, de la maladie, de mourir…Peurs d’être, de vivre, de se rencontrer.

Une panoplie sophistiquée de mesures est déployée pour les peurs extérieures. Les peurs existentielles sont des archaïsmes puissants et comme tels se comportent en véritables envahisseurs.

Logiques d’escalade et culture sécuritaire

Quelles sont les conséquences et impacts de la peur ? Une fois la peur intériorisée, elle travaille… comme l’argent ! Son puissant magnétisme attire précisément ce que l’on redoute. Se focaliser sur la peur, c’est courir le risque de la renforcer.

Par contre, comprendre ses mécanismes et ses impacts psychologiques et comportementaux aide à la maîtriser, pour développer de nouveaux apprentissages.

Quels processus sont habituellement mis en place avec la peur ? Selon notre mode polarisé humain, les deux réactions habituelles sont la fuite et l’agression, la manipulation étant une voie intermédiaire conduite par le besoin de pouvoir.

Dans la fuite, les êtres s’en remettent aux instances extérieures, oubliant que la première instance est soi. Il en résulte déresponsabilisation et perte d’autonomie. La peur place en position de victime, d’impuissance, d’autolimitation et entretient les comportements et demande d’assistance. Voilà pourquoi la consommation, mode passif, est le refuge des peureux qui ne veulent surtout rien changer !

Le sentiment d’impuissance, de frilosité, l’absence d’initiatives, aggravé par un repli individualiste, sont caractéristiques de nos sociétés de peur. Pourquoi ? La peur nourrissant la peur conduit à imaginer le pire dans des scénarios d’anticipation irréalistes, empêchant de s’atteler son véritable devenir.

Dans le mode de l’agression en hausse constante, l’autre, l’inconnu, l’expérience nouvelle sont vécus comme une menace potentielle, avec un apriori de méfiance préjudiciable au lien social. L’arme de la peur n’est elle pas de diviser pour régner ? Cette méfiance génère inévitablement de la violence, qui conduit, dans une logique d’escalade, à la répression et à la sur-sécurisation. C’est ainsi qu’une culture sécuritaire se met en place.

Or, ces précautions grandissantes entretiennent et nourrissent constamment le sentiment d’insécurité, de menace, avec la caisse de résonance des media largement participative ! Alors, quelle solution ?

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02 mai 2008

DU MARCHE DE LA PEUR A...(2)

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La réponse sécuritaire est extérieure, interventionniste, d’inspiration militaire, de court terme, en rien préventive. Le principe de précaution comme stratégie du quotidien, se fait au détriment de la conscience de la vie et des libertés individuelles. Traçabilité électronique, biométrie, puces et implants, les nouvelles technologies du contrôle déploient leur nasse sur la planète. Les bases de données dressant les profils des passagers à destination des Etats-Unis se sont banalisées. Les outils autrefois réservés aux cellules secrètes de la Défense s’appliquent désormais au tout venant, chaque individu étant potentiellement suspect. Une curieuse expression de la démocratie en marche !

La communication de la peur est l’autre réponse, habilement entretenue par le scénario émotionnel hypnotique quotidien nommée information, qui conduit à l’illusion de savoir en même temps qu’à une saturation mentale. En réalité surinformation car envahissant l’espace mental, sensible et imaginaire, et sous-information car le plus souvent d’une grande pauvreté d’approche. Plus les individus sont remplis d’information, moins ils sont à l’écoute d’eux-mêmes et de leurs ressentis, plus ils croient ce qu’on leur dit et entrent dans des systèmes de dépendance !

Ce n’est pas d’information dont nous avons besoin, mais d’une compréhension profonde des mécanismes intérieurs en jeu et de leurs impacts sur le monde extérieur, un tout autre processus.

« Escape » est la troisième réponse, plus inconsciente, mais profondément destructrice, celle des formes compensatoires. Elle consiste à intensifier les conduites de fuite nourries par ce climat anxiogène. L’ampleur de ces échappées constitue un phénomène de société récent regroupé sous le terme d’addictions. La quête de sensations extrêmes, de défonce, de transgression touche des publics de plus en plus jeunes – alcool, tabac, cannabis, boulimie/ anorexie, mondes virtuels, information, sexe, surendettement, surconsommation de médicaments … Ces conduites de dépendances révèlent surtout la douleur de la perte de la conscience d’être, noyée par la sur-stimulation illusoire sensorielle.

A la source des peurs !

Mais qui remonte à la source des peurs ? Personne !

Parler de sécurité, c’est aller au SENTIMENT d’insécurité qui orchestre les peurs.

Une insécurité dont les facteurs ne sont qu’en apparence extérieurs et matériels.

Le sentiment d’insécurité s’origine dans les choix de développement du monde occidental qui ont externalisé la lecture et la compréhension du monde et de soi. La priorité du tout économique, les générations d’experts du monde extérieur, ont construit un modèle de vie axé sur la périphérie, loin des questions essentielles trop dérangeantes.

Faute d’un apprentissage à être soi, les êtres ne se connaissent pas et redoutent de se rencontrer.

Le « connais-toi toi-même » berceau de notre humanité, plus qu’oublié, a été longtemps discrédité. Il est revenu ces dernières années par le biais d’une psychologie nécessaire mais souvent formatée, peoplisée et light pour être plus consommable et accessible, et érigée en modèles s’ajoutant aux nombreux diktats environnants.

La satisfaction des besoins de base matériels et émotionnels est devenue l’unique finalité. Basé sur l’excès de consommation, ce système nourrit un sentiment perpétuel d’insatisfaction et d’incomplétude, l’humain ayant été réduit à une personnalité avide et à cette création illusoire qu’est le consommateur.

L’absence de réalisation personnelle conduit inévitablement à une société de frustration. L’incomplétude est individuelle et collective, il suffit de se retourner sur les mots clés aujourd’hui : insatisfaction, rancœur, mal être, mécontentement, violence…

A chaque pas, c’est le mouvement même de la vie qui est détourné, bloqué, stoppé par les barrages qui s’érigent. Cette impossibilité à aller de l’avant conduit le plus grand nombre à se conformer ou à se rebeller, deux déséquilibres opposés mais identiques dans leurs conséquences.

Puisque rien ne part de soi, que l’on n’ose pas, ne se risque pas, les vies sont étriquées, construites sur des fantômes de peurs, avec un rétrécissement sur la consommation, fuite suprême, et une paralysie progressive des systèmes. Les gens consomment, s’occupent, se divertissent mais ne se réalisent pas et passent à côté d’eux-mêmes… c’est la première des souffrances. On la croit extérieure, elle est d’abord intérieure, avant de se répercuter sur tous les secteurs de la vie.

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30 avril 2008

DU MARCHE DE LA PEUR A ....(1)

LA SECURITE INTERIEURE !>

(Par Diane Saunier)

Les peurs sont devenues un acteur fantôme à part entière de la société civile et la sécurité un thème majeur, au même titre que la santé, la qualité de vie, la protection de l’environnement. La notion de risque est omniprésente, le principe de précaution est partout, les stratégies préventives ont gagné tous les domaines de la société et ses modes de vie, de l’habitat à la planète. Ce besoin accru de sécurité, de protection, révèle une société anxiogène régie par les peurs, les ayant intériorisées. Mais il n’existe aucun risque zéro dans la vie…Jamais le monde extérieur ne sera sécurisé, ce n’est pas le but du jeu et de l’apprentissage humain !

Le piège principal réside dans des réponses exclusivement matérielles, externalisées, interventionnistes, avec une ingérence croissante dans la vie privée, et au final inefficaces et onéreuses … C’est oublier que la source de la véritable sécurité est intérieure, encore nommée Confiance !

Sécurité, santé, qualité de vie, respect de la nature… Ces thèmes qui auraient pu être affirmés depuis longtemps comme un objectif de civilisation, n’apparaissent depuis peu que sous l’effet de l’urgence, de la peur et de la nécessité. Ils sont revendiqués pour EVITER – le pire, des catastrophes majeures -, mais pas encore choisis comme étant des VALEURS DE VIE fondatrices de l’humanité dans son ensemble.

De plus, ils sont abordés exclusivement par des mesures extérieures - réglementation, dispositifs, normes, réorientation de comportements plus « citoyens » - au caractère d’obligation et d’autorité. C’est pourquoi les réponses apportées sont le plus souvent en distorsion. Elles semblent ignorer la puissance de la conscience individuelle et collective comme facteur premier de changement.

L’obsession sécuritaire et ses effets paradoxaux

L’inversion du regard est au centre de la question de la sécurité – c’est-à-dire de l’insécurité et des peurs.

La quête de sécurité est partout et touche désormais à tous les aspects de la la vie : l’environnement, l’habitat, l’alimentation, l’espace public, les espaces numériques….

Les conséquences d’une telle inflation sécuritaire sont inversement proportionnelles à la démesure de moyens mis en œuvre. Prenons l’exemple de la santé. Etrange paradoxe que ce pays ou l’institution médicale est puissante et reconnue, détienne le record mondial de consommation d’antidépresseurs et de psychotropes.

D’anciennes maladies ressurgissent et de nouveaux virus apparaissent, la pandémie occidentale de cancers évoquée par David Servan Schreiber et quelques médecins éveillés, celle de maladies dégénératives comme Alzheimer, sont des questions directes adressées à nos choix de vie et de consommation. Les effets secondaires de médicaments aux molécules toujours plus actives sont souvent plus toxiques que le mal qu’ils sont censés soigner.

Les compagnies d’assurances s’engagent dans une sécurisation du parcours médical et on évoque désormais la sécurité de la naissance avec la médecine prédictive, permettant d’éliminer tout risque d’anomalie…mais surtout de générer de nouvelles formes de discrimination par la « pureté » de l’héritage génétique.

Aujourd’hui, au nom de la sécurité, la prévention de la violence urbaine offre des réponses musclées jusque dans les collèges, sur les traces d’une certaine Amérique du surarmement civil…

L’escalade des problèmes est le plus souvent la réponse directe au renforcement sécuritaire.

L’icône sécuritaire principale qu’est l’état se définit surtout par une supra-parentalité de type répressif et autoritaire qui renforce l’assistance et la dépendance.

Les icônes secondaires sont payantes et prospères, notamment les compagnies d’assurances et le secteur bancaire. Longtemps protectrices, les entreprises sont sorties du cocon matriciel avec le capitalisme financier et le libéralisme galopant, incompatibles avec le désir de sécurité.

L’explosif et le détonateur

Les trois réponses apportées au développement des peurs collectives sont trois impasses qui amplifient le mal.

(...)



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29 avril 2008

ETES-VOUS EN BONNE SANTE ?

Lorsque que je ne boude pas, que je ne rumine pas, Lorsque je donne de la valeur à un sourire, au monde qui m’entoure, Lorsque j’aime ma vie et que je me ressens un amour global pour la création toute entière, Je suis en bonne santé........

Etre en bonne santé c’est savoir donner du sens à la vie, c’est trouver l’équilibre et l’harmonie dans le corps, les émotions, les pensées en n’oubliant pas de prendre soin de l’esprit et en glorifiant la vie sur la planète bleue... Ecoutez votre corps physique.

Le corps humain est un concentré d‘intelligence, d’énergie et de savoir universel. C’est le pied-à-terre du ciel et l’héritier des trésors du Vivant. Si vous vous centrez sur lui, vous pouvez tout de suite ressentir ce qui se passe en vous. Porter votre attention vers vos sensations immédiates donne de l’exactitude, de la sécurité à votre présence, ici et maintenant.

Garder le contact avec les portes de la vie que sont les cinq sens est le meilleur moyen de rester centré sur le moment présent. Ainsi vous ne surchargerez pas vos capacités cérébrales car « voir » est plus naturel donc moins fatigant que penser...

Si vous êtes en forme, reposé, vous serez mieux préparé pour affronter les événements du quotidien. Des exercices de relaxation, de respiration consciente, la marche, les loisirs, une alimentation saine vous apporteront le tonus nécessaire pour résister à la vie trépidante que vous menez certainement ! Et si vous le pouvez, accordez-vous vingt minutes de sieste l’après-midi, après le repas...

Ne trichez pas avec vos émotions

Verbaliser vos émotions au lieu de les ranger au fond du placard intérieur des « non-dits » et de la rancœur. Vos énergies créatrices s’en trouveront libérées. Mettre des mots sur les maux en vous ouvrant à vos inconforts évitent les somatisations dans le corps. En effet, notre cerveau dialogue en permanence avec notre système immunitaire...

Chantez le matin dans votre salle de bains pour purger votre corps de la tristesse, de la peur, de la colère... bref de toutes les émotions mal gérées... N’hésitez pas à vous mettre un nez de clown pour ne pas vous prendre au sérieux et surtout n’oubliez pas de RIRE...

Prenez soin de votre esprit.

Votre esprit mérite lui aussi que vous en preniez soin. Il a besoin de silence, de vérité et de poésie. Ménagez-le en étant le plus vrai possible.

Être vrai génère une pensée saine, une action juste qui ne laisse pas de trace dans la physiologie. C’est ce que j’appelle la pensée-action. Elle n’emmagasine pas de souvenirs polluants ni « de pensées inutiles ». Le corps et l’esprit étant alors parfaitement synchronisés, l’énergie créatrice automatiquement économisée dans l’instant devient disponible pour honorer la vie.

Les messagers de la guérison

Les symptômes physiques, émotionnels et mentaux sont des messagers de la guérison. Ils sont les signes visibles et intelligents indiquant le chemin de ce qui est sain pour vous. La santé naturelle holistique cherche spontanément à rétablir l’équilibre du malade. Prenons l’analogie de l’équilibriste suspendu sur un fil au-dessus du vide : ses mains, ses bras, ses pieds et son balancier sont les messagers et les garants de son équilibre. Ils lui indiquent comment il doit s’adapter pour ne pas tomber.

Ce processus d’écoute et d’ajustement à la réalité de la vie est un état naturel. Vous prenez soin de nous dès que vous acceptez d’écouter les symptômes et les messages qui vous sont donnés. Par exemple, la douleur physique causée par une entorse nous sert d’avertisseur ; elle nous oblige à agir différemment.

Lorsque vous prenez conscience d’un léger déséquilibre dans votre corps, lorsque vous savez verbaliser vos émotions, lorsque vous savez dire ce qui est agréable et ce qui ne l’est pas, il y a tout de suite une réparation qui se crée et la paix s’installe. Là se trouve l’espace de guérison ; là, vous savez vous accueillir et prendre soin de vous.

Un corps sain dans un esprit sain en relation harmonieuse avec les autres et l’environnement glorifient tous les aspects de la vie.

(David Ciussi)

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25 avril 2008

UNE PEUR PEUT EN CACHER UNE AUTRE (fin)

Parfois nous sommes attachés à nos souffrances à défaut de connaître autre chose et craignons de les quitter. Apprendre à dépasser certaine peur permet de ne pas encourager ou de vaincre ce qui la produit. On en sort grandi malgré la sensation désagréable de régresser et la menace d’effondrement qui peut accompagner la traversée. Le passage est inquiétant, mais le bien être sur lequel il débouche est incontestable. Non seulement la nouveauté régénère l’esprit qu’elle oxygène, mais en plus la jouissance que l’on tire de l’acquis apporte infiniment plus de bonheur que celle qui vient de ce dont on a « hérité ».

La peur plonge dans la détresse lorsqu’elle n’est pas reconnue. Certains malades se sentiront apaisés une fois qu’ils connaissent leur maladie - alors même qu’aucun soin miracle n’existe - d’autres préfèreront ignorer… pour pouvoir eux aussi mieux lutter. À chacun ses réponses. Aucune n’est mauvaise, sauf peut-être celle d’y céder sans plus de courage pour la vaincre en bout de course. L’un préfère la comprendre l’autre l’éliminer par l’adoption de comportements qui la défient. Les deux attitudes se valent et d’autres, tout aussi efficaces. Mais sitôt qu’elle insiste pour se faire entendre, aucune peur ne doit être négligée ni minimisée mais justement apaisée.

La peur de souffrir est une résistance saine quand il s’agit de se soigner, mais elle peut engendrer à son tour de nouvelles souffrances. Ne vaut-il pas mieux apprivoiser certains démons pour savoir ce qu’ils ont de vrai (aussi) à nous dire et mieux les combattre ? Ou oser regarder une blessure, qu’elle soit physique ou psychique, avant que, purulente, elle ne se répande, enfle, monopolise l’espace, brûle l’énergie, nous prive peu à peu de liberté en augmentant encore la souffrance. Et l’entendre, quand elle nous étreint, comme une alarme dont il faudrait décrypter le sens, sans la prendre pour argent comptant ni la mépriser cependant.

La peur agit irrationnelle. Plus on la néglige, plus elle sévit sournoise en sourdine. Ne renonçant jamais à faire entendre le pourquoi elle a surgi, jusqu’à prendre des proportions insupportables pour soi et pénibles pour l’entourage - ou grotesques.

Souvent, nos délires et nos déroutes nous semblent infimes si ce n’est dérisoires une fois dépassés. Et pourtant, combien étaient-ils terribles, terrorisants, terrifiants, au moment où nous les vivions. Pour mieux les combattre, il a fallu leur accorder toute la valeur (de traumatisme) qu’ils revêtaient sur le moment pour en venir (enfin) (presque) à bout. Et laisser place à un dynamisme positif, libérateur d’énergie nouvelle, que l’on peut investir dans la création d’une situation qui elle ne sera plus génératrice de peur.

Quand la peur sourd, inhibant nos forces créatrices, on peut rêver à la catastrophe qui nous sortirait de la torpeur, mais plutôt que de tomber dans de si funestes souhaits autant apprendre à différencier les craintes fondées de celles qui le sont moins. Tendre à en découvrir le véritable objet, l’approcher, le considérer, progressivement pour se soustraire à l’état physique et psychique parasitaire dans lequel il nous plonge.

Plus on l’étouffe, plus elle devient source potentielle de violence. Au-delà de son rôle de signal d’alarme, si on ne sait la freiner elle boursoufle, envahit et décompose l’âme, quand, sous la pression des forces agissantes de l’inconscient, affleurent à la conscience les réminiscences incertaines d’une douleur ou la résurgence d’un passé cruel.

Les ténèbres de l’inconscient sont parfois si inquiétants que nous préférons le nier. Mais entrer en dialogue avec lui ouvre sur des horizons infinis, riches de plaisir, par-delà toute difficulté. Voyage dans "l’impensé", cheminement malaisé, l’analyse aide à démythifier les peurs, à en atténuer les effets, désactiver les mécanismes et, offrant le recul qu’autorise la prise de conscience de leur « réalité », les remet à leur place.

La peur « matérialise » une angoisse existentielle plus profonde, à travers des interrogations inconfortables qui, en même temps qu’elles se posent - et du fait même qu’elles se posent - nous rassurent sur notre être, autant qu’elles nous inquiètent. Ainsi celle de mourir, qui nous met à l’épreuve lors d’un accident, peut nous rassurer sur notre volonté de vivre !

La peur s’additionnant à la peur qu’elle engendre, les fantômes qui se cachent sous le lit feront peur aussi longtemps que… la peur nous empêchera de les regarder en face…. ! Ne plus avoir peur de sa peur, entendre ce qu’elle nous signifie. Oser ne pas lui obéir quand elle intime de nous taire ou nous sidère. Ouvrir la boite de pandore, sans craindre ce que l’on va y trouver. Comme pour une plaie qui empire si on ne la soigne pas, essayer de se débander les yeux : la peur est une alerte qui mérite notre attention.

Posté par LUMIERE34 à 10:02 - PSYCHOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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