08 avril 2009
A PROPOS DU MIEUX ETRE ET DE LA VARIETE DES APPROCHES
(Par Benoît
Dumont)
Où
il est question d’une dynamique d’évolution et non d’un
état permanent.
Le
terme mieux-être est utilisé à toutes les sauces.
Il semble qu’on en parle beaucoup en disant ce qui s’y fait,
rarement en définissant ce que c’est.
Contrairement
aux termes de bonheur ou de bien-être, encore plus utilisés,
et qui correspondent à des états hypothétiques,
subjectifs, et en tout cas difficiles à maintenir, la notion
de mieux-être indique une dynamique d’évolution vers
plus de maîtrise, plus de sérénité, plus
de joie de vivre. Ce processus peut se décliner en objectifs
précisés et mesurés.
Et
c’est le but poursuivi par toutes les approches sérieuses :
non pas promettre le bonheur inaltérable mais plutôt
développer le sentiment de mieux-être.
Un
sentiment qui nous montre que nous pouvons apprendre toute notre vie
de nouvelles manières de percevoir le monde et de nouvelles
manières de nous comporter.
Les thérapeutes et autres sorciers nous accompagnent provisoirement à certains moments de notre vie puis disparaissent. Pouf ! Et nous sommes bien contents de poursuivre notre chemin sans avoir un praticien comme béquille. La vie est définitivement en dehors des cabinets de consultation et autres lieux d’office !
La
variété des approches
Où
il est question des lignes de force qui traversent toutes les
approches au-delà de leur multiplicité et de leur
hétérogénéité.
A
première vue, pour qui découvre cet univers et, à
vrai dire, pour bon nombre de personnes, toutes les approches
présentées sur ce site semblent tellement différentes
et variées qu’il est difficile de les comprendre et de
choisir celle qui nous conviendra. C’est parfois même un peu
indigeste !
Néanmoins,
si elles sont différentes dans leur méthodologie ou
leur angle de vue, elles se rejoignent cependant sur quatre idées
principales.
-
Premièrement, les techniques de mieux-être considèrent
la personne dans sa globalité et sa singularité. Cela
signifie que la demande ou le symptôme est replacé à
la fois dans un contexte large et individualisé qui permet de
mieux comprendre le message et d’identifier le changement qui
correspondra le mieux à l’écologie interne de la
personne.
-
Le second postulat consiste à faire confiance dans les
ressources naturelles que nous avons tous. En termes de santé,
cela signifie que le corps dispose des outils nécessaires à
maintenir, voire restaurer la santé. Du point de vue
psychologique, l’inconscient est considéré comme un
allié positif qui communique avec nous et connaît la
voie à suivre. C’est en étant à l’écoute
de ces ressources et dans la manière dont nous les respectons
que réside une bonne part de la guérison.
-
Ensuite, elles invitent à se responsabiliser et à se
prendre en charge soi-même de façon plus lucide et plus
active. Ces approches nous conduisent à prendre conscience de
nos comportements et de leur influence sur notre vie et notre santé.
Elles nous guident vers une meilleure sensibilité à
nous-même, à devenir acteur et non spectateur.
-
Enfin, elles se veulent complémentaires. Aucune technique,
aucun professionnel ne pourra répondre à tous nos
besoins. Le déficit de réponses attribué au
corps médical est injuste dans le sens où nos besoins
dépassent de loin le simple acte technique. Nos besoins sont
d’ordre médical, relationnel, psychologique, spirituel,
environnemental et c’est précisément là la
richesse des nombreuses techniques proposées. Elles tentent de
répondre de manière complémentaire à nos
questions légitimes de mieux-être. Non pas en découpant
nos vies mais en abordant différents aspects de celles-ci. La
vie est comme un diamant qu’il faut tourner sous différents
angles pour percevoir toute sa beauté et toute sa richesse.
On
peut aussi ajouter que le mieux-être recouvre différentes
disciplines qui, elles mêmes, s’attachent à un champ
d’intervention particulier : les psychothérapies, le
développement personnel et les techniques de maintien ou de
restauration d’une bonne santé.
27 mars 2009
DOUZE OUTILS...(fin)
Plusieurs
choses peuvent provoquer ces émotions, et il est important de
bien les identifier, car l’action à prendre est différente.
Je peux bien dire que je vis de l’impuissance ou que je me sens
débordé. Mais qu’est-ce que cela veut dire
précisément pour moi? Quelqu’un à côté
de moi pourra vivre les mêmes émotions, mais ce qui les
provoque sera différent. Peut-être qu’une de mes
valeurs importantes n’est pas respectée (Je me sens traité
comme un numéro, bousculé...) ou qu’une de mes
certitudes est remise en question (Je n’aurais jamais cru qu’à
40 ans, j’en sois rendu là... ). Peut-être qu’une
tentative d’action ne réussit pas comme je le souhaiterais
ou qu’une de mes règles est violée (Il me semble que
ça ne se fait pas de déplacer quelqu’un dans un
nouveau service, avec de nouvelles tâches, avec des gens qu’il
ne connaît pas et qui lui en veulent presque d’avoir fait
partir leurs amis... ). Peut importe le cas, commençons par
reconnaître et préciser l’état d’esprit que
nous éprouvons et tentons de savoir ce qui le provoque. (voir
1: Le point de départ)
1
. Le point de départ
Identifiez
(nommez) deux ou trois émotions ou états d’esprit
paralysantsque vous vivez assez régulièrement pendant
une semaine ou qui vous habite quand vous pensez à un
changement subit (inconfort, malaise, nervosité, embarras,
anxiété, peur, inquiétude, insécurité,
sentiment d'être blessé, insulté, déçu,
colère, impatience, frustration, désappointement,
culpabilité, doute, sentiment de ne pas être à la
hauteur, d'être inadéquat, sentiment d’être
débordé, fatigué, surchargé, accablé,
écrasé, déprimé, sentiment d'être
seul, isolé, rejeté, impuissance, tristesse,
insatisfaction, démotivation, ennui, confusion, jalousie...).
Déterminez
maintenant celui qui vous semble le plus paralysant, selon vous.
Écrivez quelques mots sur ce qui fait que vous ressentez cette
émotion (reliez cette émotion à quelque chose de
précis). Soyez le plus spécifique possible, car ce qui
provoque une même émotion peut être différent
pour chacun. Peut-être est-ce relié à des deuils
qu'un changement vous oblige à faire ? Si c'est le cas,
lesquels ? Devez-vous faire le deuil d’une façon de faire
qui vous est habituelle ou le deuil de temps précieux passé
avec les vôtres? Le deuil de collègues de travail ou
d’un environnement familier? Le deuil d’une valeur importante à
vos yeux? Le deuil de responsabilités, d'un certain pouvoir,
d'avantages? Essayez de relier le plus possible votre état
d'esprit paralysant à quelque chose de précis.
Deuxième
outil
Interpréter
ses émotions paralysantes comme une invitation à agir
Il
est intéressant de considérer les émotions plus
paralysantes comme un appel pour nous inviter à passer à
l’action. Tous ceux qui s’engagent activement dans un processus
d’amélioration voient leur sentiment d’impuissance
disparaître progressivement et parfois même
immédiatement. Ainsi, si nous réalisons que nous
n’avons pas le degré de compétence nécessaire
pour faire le travail qu’on attend de nous, mettons-nous à
la recherche de l’information, des outils, des stratégies ou
de la formation qui nous manquent. Il n’y a pas de honte à
ne pas tout savoir.
Si
nos valeurs fondamentales ne sont pas respectées ou qu’elles
sont franchement menacées, peut-être est-ce le moment
pour nous de chercher un environnement professionnel, relationnel ou
même géographique qui nous convienne mieux. Au lieu de
voir ce qui nous arrive comme la fin du monde, voyons cela comme la
fin d’un monde, modifions notre perspective et considérons
cela comme une occasion de retrouver et de remettre en route des
rêves enfouis.
Troisième
outil : le point d’arrivée
Décider
ce que l’on veut
Un
de nos problèmes majeurs, c’est que nous savons souvent
beaucoup plus ce que nous ne voulons pas que ce que nous voulons. Or,
décider précisément ce que l'on veut est un des
éléments les plus importants pour réussir à
traverser des changements importants et pour modifier notre état
d’esprit.
Nous
savons tous très bien qu’on ne peut tout simplement pas dire
à quelqu’un d’être positif pour qu’il le soit.
Dire: « Arrête de penser que ça va mal, et ça
va bien aller... » est une impossibilité mentale. C'est
comme si on vous demandait de ne plus penser à une automobile
bleu renversée sur le côté. Pour y arriver, votre
cerveau doit d’abord y penser et l’imaginer, ce qui est tout à
fait paradoxal. C’est la même chose quand quelqu’un vous
demande de ne plus penser à votre stress. Il est impossible
d’y penser et de ne pas y penser en même temps.
La
meilleure façon de sortir d’un état d’esprit
paralysant, c’est d’orienter son attention sur le résultat
qu’on désire atteindre plus que sur le problème, sur
l’état d’esprit qu’on souhaite vivre plus que sur celui
qu’on veut éviter. C’est de se concentrer sur un objectif,
sur un résultat désiré, sur un lieu vers lequel
on veut se diriger, et pas uniquement sur ses problèmes
actuels, sur tout ce qui peut aller mal, sur l’endroit où
l’on ne veut pas aller. Non pas essayer d’éviter de penser
à ses problèmes; c’est une impossibilité, nous
l’avons dit. Mais plutôt se représenter le résultat
qu’on veut atteindre. Se représenter l’état
d’esprit qu’on désire ressentir, la cible qu’on désire
atteindre.
On
entend parfois dire qu’il faut consacrer 20% de son temps sur les
problèmes et 80% à chercher des solutions; cela nous
semble une bonne proportion. Au lieu de dire «J’aimerais cela
ne plus me sentir tendu comme ça», définissez
plutôt l’état d’esprit que vous souhaitez vivre, de
façon précise. Par exemple, «Je voudrais vivre
plus de détente au travail, rire davantage, prendre les choses
moins au sérieux». Vous donnez ainsi une bonne chance à
votre cerveau d’orienter sa recherche et ses énergies sur ce
qui peut conduire à ce résultat.
Quelles
insatisfactions, donc, éprouvez-vous, professionnellement ou
personnellement? Qu’est-ce qui vous manque le plus? Ne regardez pas
ces insatisfactions négativement; accueillez-les plutôt
comme des amies. Elles sont l’énergie qui s’accumule et
qui vous propulsera tantôt en direction de vos rêves.
Demandez-vous ensuite dans quelle direction vous voulez canaliser
cette énergie.
25 mars 2009
DOUZE OUTILS... (2)
(...)
Sans
avertissement, tout son univers s’écroule. Pendant trois
jours, il reste assis, les yeux dans le vide, devant son téléviseur
éteint, à chercher des recours, légaux et
autres. Jamais il n’aurait cru qu’une chose pareille pouvait lui
arriver, à lui. Il se sent choqué, découragé,
bafoué, dévalorisé ; il blâme le monde
entier. Puis, il a une vision douloureuse : il se voit en train de
perdre sa maison, de perdre aussi ceux auxquels il tient le plus.
Cette douleur insupportable réveille chez-lui un vieux rêve
qu’il avait enterré : celui d’avoir sa propre entreprise
dans son domaine. Pendant les deux semaines suivantes, il fait 400
demandes d’emploi, rencontre tous les gens qu’il connaît et
se trouve un travail pour assurer sa survie et celle de sa famille.
Parallèlement, il pose les gestes qu’il faut pour réaliser
son rêve. Moins d’un an après son congédiement,
il est à son compte et nous fait visiter, rempli de fierté
bien placée, ses installations ultra modernes. Il a retrouvé
le sentiment de sa valeur et déborde de confiance en lui,
reconnaissant même que son congédiement a été
la meilleure chose qui pouvait lui arriver.
Des
exemples de la sorte, nous en voyons des dizaines depuis que nous
nous intéressons aux personnes qui ont subi ou initié
des changements importants dans leur vie. Des jeunes devenus
fortement handicapés à la suite d’accidents de la
route, des parents dont l’enfant est décédé
prématurément à la suite d’une maladie, d’un
accident ou d’un suicide, des personnes handicapées de
naissance qui ont décidé de dépasser leurs
limites, d’autres qui ont fait une faillite personnelle ou
d’entreprise, qui ont décidé de réorienter
leur carrière ou leur vie personnelle, et ainsi de suite. Dans
tous les cas, nous sommes frappés de constater que, pour
certains, ces changements forcés sont le point de départ
d’une évolution réussie, alors que d’autres ne s’en
remettent jamais. Les premiers ont développé des moyens
que les deuxièmes n’ont pas et qui, une fois appris et
utilisés avec persévérance, leur permettent de
traverser des moments difficiles de façon créative et
de s’y adapter plus rapidement.
Il
faut en effet des habiletés personnelles bien définies
pour rester ouvert au changement, pour accepter le nouveau et
accueillir l’inconnu. Ce sont des habiletés qui se
développent, des stratégies qui s’apprennent.
Certains les ont apprises par imitation de parents qui les
possédaient ou ils les ont développées à
travers des expériences personnelles.
Mais qui que nous soyons, nous pouvons tirer profit de leur expérience pour nous aider à contrôler nos états d’esprit paralysants (peur, colère, doute, impuissance, accablement, culpabilité, démotivation, etc.) et à provoquer des états d’esprit plus dynamisants (entrain, joie, plaisir, humour, détermination, confiance, motivation, etc.) qui vont nous supporter dans les changements que nous voulons ou que nous devons apprivoiser.
Premier outil: le point de départ.
Le
point de départ. Prendre conscience de ses émotions
plutôt que de les nier ou de les fuir
La
première chose à faire, c’est d’identifier et
d’accueillir les émotions que nous ressentons, aussi
désagréables soient-elles. Personne n’aime souffrir,
c’est certain, et c’est pourquoi nous faisons souvent des pieds
et des mains pour éviter de ressentir les émotions
désagréables. On peut s’en distraire momentanément
et sainement dans des activités et loisirs divers. On peut
aussi les nier ou les fuir, comme parfois certains adeptes de la
pensée positive à tout crin et de surface, qui souvent
camouffle une pensée négative bien ancrée, ou
encore en utilisant des moyens qui êuvent être
destructeurs comme l’alcool, les drogues, le jeu et parfois même
le travail. Bizarrement, quand nous cherchons à les éviter,
nos émotions s’enveniment. Elles font comme cet enfant qui
cherche à attirer l’attention et que l’on n’écoute
pas ou que l’on feint d’ignorer. Au bout de quelques instants, il
peut crier, hurler, se rouler à terre ou renverser son verre
de jus sur notre beau tapis, juste pour que nous lui accordions notre
attention.
Alors,
plutôt que d’attendre d’être envahis par une émotion,
qu’elle nous réveille en pleine nuit dans un cauchemar ou
une crise d’angoisse, commençons par la reconnaître et
l’accueillir comme un signal que nous envoie notre cerveau pour
nous avertir que quelque chose ne va pas.
(...)
24 mars 2009
DOUZE OUTILS POUR GERER SES EMOTIONS EN SITUATION DE CHANGEMENT (1)
(Par Marie Bérubé etMarc Vachon)
Êtes-vous
lassé d’entendre parler de changement ? Voilà une
réalité qui fait partie de notre quotidien, au travail
comme dans notre vie personnelle. Certains sont souhaités tant
il est synonyme pour plusieurs d’anxiété, de
dérangement, de bouleversement et même de souffrance,
avec ses répercussions inévitables sur l’individu,
le couple, la famille et la société en général.
Plus personne n’y échappe, il est incontournable.
Le
travail est en mutation actuellement, à tous les niveaux de la
hiérarchie, que ce soit dans les grandes et petites
entreprises en mal de rationalisation, dans la fonction publique où
l'on tente réingénierie sur réingénierie,
dans les centres hospitaliers, dans les maisons d’enseignement,
dans les industries qui cherchent à rester concurrentielles
dans un marché qui se mondialise, dans la grande et la petite
entreprise privée qui visent la qualité et la
performance.
Comment
réagissent émotionnellement les individus face aux
changements? Quand on demande aux travailleurs comme aux
gestionnaires et aux cadres, d’identifier les sentiments les plus
fréquents qu’ils vivent à travers tous les autres à
leur travail, invariablement ils parlent d’impuissance,
d’appréhension et de frustration. Impuissance face à
des décisions irréversibles, devant lesquelles ils
n’ont qu’à se soumettre. Frustration, qui n’est que le
pendant de l’impuissance. Et appréhension face à
l’avenir que leur réserve «ceux qui savent».
Les conversations de corridor reflètent bien le sentiment de perte de contrôle qui habite maintenant une bonne partie des troupes : «De toute façon, qu’est-ce que tu veux qu’on y fasse... On est juste des numéros pour eux... C’est pas nous qui décidons... Je m’attends à ce que ce soit mon tour tantôt... On va y goûter... C’est déjà décidé d’avance... Qu’est-ce qu’ils attendent pour réagir et faire quelque chose... Ça va finir par sauter». Quand on est convaincu que les événements ont pris le dessus sur nous, il est très difficile d’éprouver un enthousiasme débordant pour son travail ou même pour la vie en général.
Les
répercussions
On
sait maintenant, sans l’ombre d’un doute, que le corps et
l’esprit sont intimement reliés l’un à l’autre,
que toute émotion ressentie de façon continue finit
par avoir des répercussions sur le corps, en affectant la
chimie corporelle, la pression sanguine, le métabolisme, le
système immunitaire et la libido. Ce n’est une surprise pour
personne alors de voir autant de gens souffrir d’hypertension, de
problèmes cardiaques, d’ulcères d’estomac, de
problèmes digestifs, d’arthrite, de migraine, de problèmes
oculaires, sexuels et d’autres symptômes physiques
directement reliés au stress.
À côté de cela, nous assistons à une augmentation considérable des problèmes d’ordre psychologique (près de 200% dans certains milieux depuis quelques années). Absentéisme, congés de maladie en sont souvent l’expression, seules façons pour plusieurs de «souffler» un peu, de rétablir l’équilibre rompu, avant d’avoir recours à des moyens plus destructeurs comme l’alcool, les drogues, le jeu et, en dernier lieu malheureusement, aux PAE (programmes d’aide aux employés) quand ils existent.
Des
habiletés à développer
Un
homme perd son emploi. Découragé, blessé, il
perd l’estime de lui-même et sombre graduellement dans la
dépression. Il essaie de trouver réconfort dans
l’alcool et devient de plus en plus violent, mettant en péril
sa vie familiale. Convaincu qu’il est fini, que l’avenir est
fermé, voulant éviter que son amie ne le quitte, il
prend un fusil et, après avoir tiré sur elle, il
retourne l’arme contre lui-même et se suicide...
Un
autre homme, après plus de 20 ans de loyaux services dans une
entreprise, se fait congédier du jour au lendemain pour des
motifs peu valables qu’il ne comprend pas.
(...)
23 mars 2009
PSYCHOLOGIE ET COEUR ENERGETIQUE...fin)
Il semble bien que nous ayons découvert l’intelligence du cœur et que chaque battement soit un langage intelligent qui influence notre perception du monde et nos réactions.
Cette
intelligence du cœur affecte tout notre système sur le plan
physique, mental et surtout émotionnel.
Comment
rester centré-e, cohérent-e et paisible durant cette
période de transformation profonde et nécessaire des
systèmes économiques, politiques, sociaux et
climatiques ?
Nous
nous trouvons actuellement au commencement d’une période de
transformation intense : les structures de nos sociétés,
de l’économie, de notre interaction avec la nature et la
planète, de nos rapports entre humains, cultures, races,
religions vont devoir se modifier. Souvent un certain chaos précède
et accompagne ce type de transition, décristallisant et
libérant les éléments qui doivent changer.
Beaucoup d’entre nous se trouvent profondément affectés
actuellement par l’incertitude et l’imprévisibilité
de nos vies et de leurs contextes.
Nos
réponses à tout ceci s’expriment dans nos émotions,
réponses à la fois physiques et psychologiques ayant
une fonction expressive et adaptative : angoisse, colère,
culpabilité, anxiété, stress, dépression
sont actuellement intensifiés car nous nous se sentons
dépassés par les événements sans avoir de
possibilité de solution immédiate ni d’ailleurs
lointaine car beaucoup de nos paradigmes sont en profonde mutation.
Toutes
les techniques de la psychologie énergétique-
EFT-TAT-TAB-BSFF [3] répondent parfaitement à cette
crise que nous traversons car elles interviennent au niveau de cette
matrice vibratoire qui recouvre aussi bien la pensée,
l’émotionnel que le physique. Elles peuvent être
utilisées sous la guidance d’un professionnel dans un cadre
thérapeutique, ce qui est recommandé dans le contexte
de problèmes complexes. Elles permettent également
l’auto-traitement, c’est-à-dire la gestion des
déséquilibres de son propre système énergétique
et sa remise en place, suivant des techniques relativement simples -
tapotement du bout des doigts par exemple dans le cas de l’EFT ou
simplement apposition des mains sur certaines parties de la tête
pour le TAT. Ce sont donc des outils de prise en charge de soi et
d’autonomie, tout à fait dans la lignée des
changements de schéma de dépendance qui devront
certainement se mettre en place au niveau social. Elles en font un
outil à la fois simple et puissant. Ma propre expérience
ainsi que ma pratique avec mes patients m’ont fait découvrir
qu’elles débouchent presque toujours sur un sentiment
d’espace, de connexion avec le centre de soi-même (peut-être
la présence en ce cœur mystérieux) et nous permettent
d’accéder à de nouvelles ressources – idées
et intuitions – et surtout à une grande paix intérieure.
Il
se pourrait bien qu’une fois notre “système énergétique”
nettoyé de tous ses bagages, blessures, traumas émotionnels,
un espace soit créé pour que ce cœur énergétique
puissant et intelligent puisse retrouver sa place et son influence.
Il est fort possible qu’il devienne notre viatique essentiel durant
cette période de réajustement et réorientation
que l’humanité et la planète sont actuellement en
train de traverser. Ce cœur énergétique nous guidant
intuitivement vers une nouvelle vie dans laquelle, je l’espère,
la sagesse et l’intelligence seront les vecteurs principaux, nous
orientant vers une ère de paix et d’expansion, nous rendant
enfin totalement disponibles à notre réel potentiel
créatif.
(Marion
Blique est psychologue clinicienne installée aux USA. Elle
enseigne et pratique l’EFT et la psychologie énergétique
aux USA et en France.)
(http://www.Mieux-Etre.org)
18 mars 2009
Psychologie et Coeur Energétiques en cette période de transition (1)
(Par
Marion Blique)
Le
cœur est aujourd’hui un sujet récurrent dans les
conférences de Psychologie Energétique en Amérique
du nord ; comme un recentrage inévitable et même
nécessaire sur un élément essentiel mis de côté
et presque oublié. Nouveau lieu de rencontre et d’attraction
magnétique où semblent aboutir actuellement bon nombre
de recherches dans les domaines les plus variés.
Mais
de quel cœur s’agit-il ?
On
croyait tout savoir du cœur et tout faire de lui : lui adjoindre un
pacemaker lorsque son rythme se déréglait, changer ses
valves et ses artères, comme on le ferait d’une bonne
vieille pompe et même le transplanter voire le remplacer par un
“cœur ”artificiel. Un organe comme un autre en quelque sorte.
Dans notre imaginaire collectif bat aussi le cœur rouge de l’amour,
celui des chansons populaires, des poèmes et serments
adolescents, empreint d’une sentimentalité à laquelle
on ne fait guère confiance. Et puis voila que petit à
petit, un “nouveau cœur” est en train d’émerger et de
retrouver la place centrale que son nom même évoque.
Supplanté par le cerveau durant quelques siècles, il
ressurgit nous révélant peu à peu sa nature
unique, centrale, essentielle et encore quelque peu mystérieuse.
En
Californie, l’institut HeartMath continue depuis presque deux
décennies à explorer la nature et le rôle
spécifique du cœur, tant sur le plan scientifique,
biologique, neurocardiologique, médical, physique que
psychologique et philosophique. Son but : expliquer les
extraordinaires et exceptionnelles spécificités de cet
“organe”, essayer de quantifier l’inquantifiable – la
quadrature du cercle en quelque sorte – et surtout souligner
l’importance de la cohérence cardiaque, de l’harmonisation
des rythmes du cerveau et du cœur pour un bon fonctionnement de
l’être humain, à tous les niveaux*.
Premier organe à se former dans le fœtus, premier signe de vie que l’on détecte sur l’écran du sonogramme, lointain signal d’une existence à peine discernable mais néanmoins solide dans sa pulsation, sorte de cordon ombilical énergétique et vital. On ne sait pas encore ce qui fait battre le cœur du fœtus, bien avant que le cerveau n’existe. Ni pourquoi il continue à battre après une greffe du cœur alors que les connections neuronales au cerveau sont coupées. Le champ magnétique du cœur est le plus puissant du corps humain – 5000 fois plus puissant que celui du cerveau – et non seulement pénètre et informe chaque cellule du corps humain mais aussi rayonne jusqu’à 4,50 m autour de celui-ci.
Dans
l’écriture de la langue chinoise, les mots “penser”,
“pensée”, “intention”, “écouter”, “vertu”
et “amour” contiennent tous l’idéogramme représentant
le cœur.
Des
recherches ont montré que les modèles complexes
d’activité cardiaque affectent nos ondes cérébrales
d’une manière non encore élucidée. Il y a une
interaction énergétique évidente entre le
cerveau et le cœur. Et il semblerait que le cœur soit le leader de
ce tandem. A chaque battement de cœur, une vague d’activité
neuronale est relayée au cerveau entraînant une activité
hormonale complexe. En effet des chercheurs en neurologie ont
découvert que le cœur présente des analogies avec le
cerveau : il possède son propre système nerveux formé
de 40.000 cellules nerveuses, autant que dans certaines parties
sous-corticales ; et il constitue un étroit système de
communication corticale affectant l’amygdale, le thalamus et le
cortex.
Si
le cerveau envoie un ordre au cœur, celui-ci n’obéit pas
forcement, mais suit sa propre logique et sélectionne ses
réponses. Par contre, le cœur envoie des ordres au cerveau
que celui-ci comprend et auquel il paraît obéir
systématiquement.
(...)
09 février 2009
LES DIX COMMANDEMENTS PARADOXAUX
par Marc Vachon
Vous les connaissez sans
doute ! On les retrouve affichés un peu partout à travers le monde, que
ce soit sur les murs des bureaux ou les portes de réfrigérateur à la
maison. On les mentionne dans de nombreuses publications et
conférences. Mère Thereza en avait même fait mettre une copie sous
forme de poème sur le mur de Shishu Bhavan, le foyer des enfants à
Calcutta.
Ils ont touché des millions de personnes et c’est Kent
M. Keith qui en a rédigé la première version en 1968 pour l’inclure
dans une brochure s’adressant à des leaders étudiants. Les voici, tirés
de son livre Les 10 commandements paradoxaux, publié aux Éditions
Michel Lafon (2003).
1. Les gens sont déraisonnables, illogiques et égocentriques. Aimez-les quand même.
2. Si vous êtes désintéressé, les gens
vous prêteront des motifs égoïstes et calculateurs. Soyez désintéressé quand même.
3. Si vous réussissez, vous gagnerez de faux amis et de vrais ennemis. Réussissez quand même.
4. Le bien que vous faites aujourd’hui sera oublié demain. Faites le bien quand même.
5. L’honnêteté et la franchise vous
rendent vulnérable. Soyez honnête et franc quand même.
6. Ceux qui voient grand peuvent être anéantis par les esprits les plus mesquins. Voyez grand quand même.
7. Les gens aiment les petites gens, mais préfèrent suivre les puissants. Luttez pour les petites gens quand même.
8. Ce que vous avez mis des années à bâtir peut être détruit du jour au lendemain. Bâtissez quand même.
9. Les gens ont besoin d’être secourus,
mais certains se retourneront contre vous si vous les aidez. Aidez-les quand même.
10. Si vous donnez au monde le meilleur de
vous-même, vous risquez d’y laisser des plumes. Donnez le meilleur quand même.
23 octobre 2008
CEST PAS PARCE QUE C'EST DROLE QU'ON RIT, MAIS QUAND ON RIT...
(Marc
Vachon, psychologue)
L’auteur
et éditeur américain Norman Cousins, souvent décrit
un peu simplement comme celui qui s’est guérit par le rire,
a raconté comment, souffrant d’une maladie dégénérative
très souffrante – la spondylarthrite ankylosante - et
presque complètement paralysé, il a pu retrouver
l’usage de ses membres et reprendre son travail en prenant des
doses très élevées de vitamine C et des doses
équivalentes de rire. Il rapporte comment une bonne période
de rire lui procurait deux heures de sommeil sans souffrance.
«
Le rire », écrit Cousins dans son livre Anatomy of an
Illness, « a une valeur thérapeutique en ce qu’il sert
en quelque sorte de « veste pare-balles » qui nous
protège des ravages causés par les émotions
négatives. Le rire interrompt le cycle de la panique de la
maladie, prévenant ainsi la constriction des vaisseaux
sanguins et les changements biochimiques néfastes. »
Et
la valeur du rire dans la vie quotidienne n’est plus à
démontrer. Mais nous sommes devenus si sérieux et
devons payer très cher des humoristes pour nous faire rire. Le
Québec est probablement le pays où il y a le plus
d’humoristes au mètre carré…Pourtant, lorsque nous
étions jeunes enfants, nous pouvions rire en moyenne 400 fois
par jour! À l’âge adulte, il est très
exceptionnel de rire 10 fois par jour.
Les
recherches ne cessent de démontrer les effets bénéfiques
du rire pour contrer les conséquences néfastes du
stress. Mais encore faut-il le vouloir… C’est vrai que la vie est
tellement sérieuse !!!! Voici quelques-uns des effets d’un
bon rire comparés aux effets du stress. En passant, l’exercice
a les mêmes effets, avec les muscles en plus…
Alors que le stress accélère le rythme respiratoire, le rire permet plus d’échanges respiratoires, facilitant ainsi l’oxygénation du sang, nettoyant et libérant les poumons.
Contrairement au stress qui provoque une accélération du rythme cardiaque et l’augmentation de la pression sanguine, le rire stabilise les battements du cœur et diminue la pression artérielle. Une arme efficace dans la prévention de la crise cardiaque, on l’utilise d’ailleurs dans de nombreux services de cardiologie d’hôpitaux américains. Si c’est bon pour le cœur des patients américains…
Quand nous sommes stressés, nos muscles se tendent et se contractent. Le rire, au contraire, provoque la relaxation musculaire, détend le visage, le cou, la poitrine, l'abdomen, les bras et les jambes. On dit qu’un bon fou rire vaut dix minutes de relaxation totale. À quand remonte votre dernier fou-rire ? S’il est trop loin, faites seulement vous en rappeler et le rire va vous reprendre à nouveau.
Le stress influe négativement sur la qualité de notre sommeil, alors que le rire procure un sommeil de bonne qualité en chassant les tensions.
Le stress provoque le ralentissement de la digestion. Rire de bon cœur, grâce à la gymnastique abdominale et au brassage du tube digestif qui est provoqué, aide à mieux digérer et à avoir meilleure élimination.
Le stress diminue l’énergie sexuelle, alors que le rire permet d'être plus frivole, plus extravagant, dissipe les tensions et les inhibitions, permet de lâcher prise, d'abandonner temporairement la logique, la rigidité, le trop sérieux. Rire de sa mauvaise performance a évidemment plus d’effet que lorsque c’est l’autre qui en rit…
Alors que le stress diminue l’efficacité de notre système immunitaire, le rire au contraire le renforce, augmentant le nombre de globules blancs dans notre sang.
Le rire diminue la production de cortisol, communément appelée l’hormone du stress, procurant un sentiment de bien-être immédiat.
Rire augmente la température corporelle et la sécrétion d’enzymes protégeant des ulcères d’estomac et favorisant l’oxygénation des tissus.
Le rire provoque une augmentation de la production d’endorphines, communément appelées les hormones naturelles du plaisir, qui jouent un rôle prépondérant dans le soulagement de la douleur.
Rire harmonise les deux hémisphères du cerveau. C’est ce qui fait qu’on ne devrait jamais prendre de décisions importantes avant d’avoir ri un bon coup.
Et
c’est sans compter les nombreuses répercussions positives du
rire sur la vie de tous les jours, particulièrement au travail
qui est souvent générateur de stress. En efet, le rire
est unificateur et favorise la communication, peut diminuer
l’agressivité, aider à dédramatiser les
erreurs et favoriser l’imagination et la création.
Alors,
cherchez les gens de plaisir, ceux qui vous font rire à tout
coup, pas en se moquant des autres, de leurs travers et malheurs,
mais en faisant ressortir les absurdités de la vie.
Cherchez
ceux qui nous permettent de voir l’irrationnel dans ce qui semble
rationnel, le futile dans ce qui semble important.
A quand une prime ou un prix pour récompenser ceux et celles qui nous font rire au travail ?
22 octobre 2008
TROIS CERVEAUX TROIS CLEFS POUR APPREHENDER LE MONDE
(David
Ciussi)
Avez-vous
un cerveau doué pour les « jeux d’échecs »
ou est-il doué pour les arts ? Avez-vous un cerveau «
passoire » ou un cerveau « mémoire d’éléphant
» ? Avez-vous un cerveau de chasseur toujours à l’affût
ou un cerveau résigné telle une proie facile ?
Avez-vous un cerveau passionné, curieux et léger, ou
pèse-t-il sur vos épaules comme une baudruche trop
remplie ? Au fait ! Savez-vous que nous possédons un cerveau
qui est constitué de trois cerveaux- le reptilien, l’ancien
mammifère et le cortex - et que ces trois cerveaux ont chacun
leur vision du monde ? Nous portons trois paires de lunettes en une
seule, donc trois façons de concevoir notre rapport au monde.
Oui,
vous êtes un reptilien... Lorsque devant un obstacle imprévu
vous agressez, fuyez ou vous vous immobilisez par réflexe
inconscient, c’est votre cerveau reptilien qui agit. Il est plus
rapide que les émotions ou que le raisonnement, il vous
protège et c’est lui qui gère votre respiration,
votre système sanguin, etc. Il renferme la mémoire de
toutes les espèces vivantes. Alors, dites-moi, pourquoi nous
invite-t-on à lutter contre nos instincts alors que ce sont
eux qui détiennent la première clef de notre mode de
naissance ? Avec notre inconscient ils sont les fondations de notre
maison « le début du miracle de la vie ».
Vous
êtes aussi un ancien mammifère... Oui, vous êtes
aussi une lionne ou un lion. Votre vision est de manger et de ne pas
être mangé, tout en trouvant des moments de repos au
sein de votre clan. C’est le début de la vie sociale. Alors
que les reptiliens sont solitaires, toujours sur le « qui-vive
», le cerveau mammifère nous incite à vivre
ensemble et à avoir des émotions primitives et
collectives. C’est la deuxième clef pour ouvrir le
rez-de-chaussée de la maison « Ensemble recherchons la
sécurité ». Alors, dites-moi, pourquoi lutter
contre les émotions pour vouloir les maîtriser alors
qu’elles sont là pour nous permettre de mieux vivre ensemble
? Et si elles étaient la partie visible de nos instincts, une
façon plus évoluée pour nous comprendre par le
début du langage ?
Le
troisième cerveau : le cortex C’est l’assemblage du
cerveau reptilien et de l’ancien mammifère ; c’est le
début d’une connaissance extraordinaire, la naissance de
l’individualité pensante. Le voyage dans le monde des
outils, des pensées et des idées se fait par
l’intelligence abstraite qui va inventer tous les concepts
permettant de redécouvrir les lois du monde réel par
les mathématiques, les sciences, les arts, la religion et les
lois transcendantes de l’esprit. C’est le cerveau de
l’apprentissage conscient, il sait « apprendre à
apprendre ». Il sert l’intelligence et la relation sous
toutes ses formes. Ce désir d’apprendre vient de notre
motivation à « grandir », même dans les
difficultés. Le cortex sait aussi effacer et hiérarchiser
ce qu’il expérimente spontanément.
Quel
rôle a la mémoire au niveau de l’esprit ? La mémoire
est cette possibilité de se souvenir de ce qui est intemporel
dans notre nature individuelle. Elle donne accès à la
mémoire universelle, gardienne de notre hérédité.
Elle connaît les mécanismes cachés des lois de la
nature, sait enregistrer et permet la reproduction des espèces.
Elle est donc un processus permanent qui se transmet éternellement,
un passage contenant la vie et la mort. Notre défi en tant
qu’être humain est de retrouver, consciemment dans l’instant
présent, ce passage hors du temps.
Voici donc la troisième clef à redécouvrir : réunir les deux aspects de la mémoire, temporel et intemporel. L’une nous permet d’agir et de créer, l’autre nous fait goûter l’immortel qui est en nous, ici et maintenant
17 octobre 2008
COMMENT MODIFIER DES ETATS D'ESPRIT (fin)
Si
vous avez réussi à reprendre contact avec la
représentation de cette expérience, vous vous êtes
sans doute aperçu que vous avez commencé à
ressentir à nouveau les émotions qui se rattachaient à
cette scène pénible, comme si vous y étiez. La
simple représentation dans votre cinéma intérieur
d’une situation passée fait réagir votre cerveau
comme si vous étiez en train de revivre cette situation. Et
vous pourriez faire la même chose par rapport à une
situation future que vous anticipez. Même si la situation n’est
pas encore là, le simple fait de l’imaginer provoque en vous
des émotions. En fait, le cerveau ne fait pas la différence
entre une situation réelle et une autre bien imaginée.
Or,
il est possible de modifier ces représentations pour qu’elles
cessent de provoquer des états d’esprit paralysants. Nous ne
pouvons bien sûr décrire ici tout ce que nous
réussissons à faire dans des ateliers pratiques.
Mentionnons simplement qu’il existe des techniques de brouillage
qui permettent d’enlever à toute représentation son
effet paralysant.
Reprenons
l’exemple de la personne qui rentre chez-elle le vendredi soir en
ressassant sans arrêt dans sa tête la critique acerbe que
son patron lui a faite. Supposons qu’elle réussisse à
prendre une distance par rapport à la scène et qu’elle
la voit comme si elle se passait très loin d’elle, entre
deux autres personnes; immédiatement, cette dissociation va
réduire l’anxiété.
Supposons
maintenant qu’à la place de l’image claire, précise
et toute en couleur de la scène, elle brouille volontairement
l’image, qu’elle l’éloigne d’elle et qu’elle la voit
en tons de gris. Ajoutez à cela qu’elle repasse la scène
modifiée en l’accompagnant d’une bande sonore amusante, la
chanson Acuna Matata du Roi Lion par exemple.
Supposons
encore qu’elle fasse défiler la scène à
l’envers, à vitesse rapide ou qu’elle entende la voix de
son patron comme si elle était au ralenti. Enfin, supposons
qu’en plus de tout cela, elle arrive à imaginer son patron
avec une perruque et un nez de clown, faisant la même critique
mais, cette fois-ci, avec une petite voix de crécerelle…
Pensez-vous que la scène va provoquer le même effet ?
En
fait, seulement un de ces moyens aura probablement suffi à
brouiller la représentation paralysante et, conséquemment,
à modifier l’effet qu’elle a sur notre quidam. Voilà
ce que réussissent à faire ceux qui entretiennent des
états d’esprit dynamisants: ils jouent avec leur cinéma
intérieur, ils modifient la perspective qu’ils ont d’une
situation de façon à entretenir l’état
d’esprit souhaité.
MODIFIER
SON NON-VERBAL
Notre
physiologie s’accorde avec notre état intérieur,
puisque le corps et l’esprit font partie du même système.
Cela implique donc, non seulement que nous modifions notre
physiologie en modifiant notre état d’esprit, mais également
que nous modifions notre état d’esprit en modifiant notre
physiologie. Nous en avons déjà parlé ailleurs
1, mais j’aimerais revenir sur ce point pour souligner une autre
stratégie qu’emploient les personnes dites positives. Elles
ont compris, souvent inconsciemment, que les émotions sont
créées par le mouvement, ce que la langue de
Shakespeare exprime très bien: Emotion is created by motion.
Quand
elles veulent se mettre dans un état interne donné,
elles se mettent en mouvement et adopte la physiologie correspondant
à l’état désiré, provoquant ainsi
rapidement un changement dans leur état d’esprit.
Combien
de fois il m’est arrivé de contrôler mon tract et de
provoquer l’émotion requise pour bien donner un cours ou une
conférence, simplement en prenant une démarche
confiante, en redressant les épaules, en accrochant un sourire
sur mon visage, en faisant comme si j’étais sûr de
moi, disponible. Combien de fois j’ai pu vérifier alors que
je retrouvais instantanément l’état intérieur
dynamisant nécessaire pour bien faire mon travail.
Chaque
état d’esprit a sa physiologie correspondante. La façon
dont on bouge les quatre-vingt dix muscles de notre visage, nos
gestes, notre façon de marcher, le rythme de notre voix, notre
façon de respirer, tous ces éléments déterminent
la façon dont on se sent. Si vous voulez vous sentir détendu,
amoureux, sûr de vous, motivé, généreux,
enthousiaste, déterminé, joyeux, plein de vitalité,
changez votre façon de bouger, de respirer. L’effet sera
plus immédiat que de vous répéter sans cesse Il
faut que je sois positif et vous sortirez plus rapidement d’un état
d’esprit paralysant.
CONCLUSION
J’aimerais presque vous dire, en terminant, que nous sommes jusqu’à un certain point condamnés à contrôler nos états d’esprit, sous peine d’être contrôlés par eux, par la température, par le résultat d’une partie de hockey ou de foot, par l’humeur des autres, etc. Vous savez maintenant un peu plus comment font ceux et celles qui arrivent à le faire. À vous de jouer et de décider de mettre en pratique ces moyens.