CHEMINS DE VIE

psychologie, développement personnel, spiritualité, santé, médecines douces

27 juin 2008

LES EMOTIONS AU COEUR DU MAL ETRE (fin)

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La méditation de pleine conscience (ou Mindfulness) a été récemment proposée par un groupe de psychologues, et particulièrement Jon Kabat Zinn, comme une nouvelle application des techniques de méditation Zen et Bouddhique tout en laissant de côté la part spirituelle et religieuse pour la rendre accessible à un grand nombre de personnes.

Le principe consiste à apprendre à sortir de la tendance à être sur pilote automatique pour devenir conscient de chaque instant et non plus à être concentré sur soi même. La pratique régulière offre une manière de rester dans le présent, tout en proposant un autre point de vue sur les choses, et de se tenir à l’écart des ruminations négatives.

Le but est d’augmenter la conscience de ce que nous sommes en train de faire, ici et maintenant, au moment présent. Les exercices sont simples sur le principe mais nécessitent un entraînement quotidien. Les principaux sont la centration sur la respiration, le balayage corporelle et le recentrage sur des activités quotidiennes (marche, repas…).

Ces techniques de relaxation et de méditation peuvent être couplées à un nouvel outil issu des nouvelles technologies que l’on appelle le biofeedback par la variabilité cardiaque.

La variabilité cardiaque est aujourd’hui reconnue comme un très bon indicateur de la capacité à réguler les émotions car elle traduit la façon dont notre cœur s’adapte en permanence au stress en modifiant le rythme cardiaque.

On peut mesurer la variabilité cardiaque aujourd’hui grâce à des petits capteurs intégrés à des bracelets que l’on met aux poignets et connectés à un simple ordinateur. Grâce à un logiciel, la variabilité cardiaque est représentée et suivie à l’écran sous la forme d’une courbe ou d’un graphe. Certains programmes très innovants offrent désormais la possibilité de suivre et ’améliorer la variabilité cardiaque au travers d’animations en 3D semblables à celles des jeux vidéo (Voir www.symbiofi.com).

Ce ne sont pas des jeux mais des exercices dont l’approche renforce l’effet de biofeedback et permet à la personne, par des exercices de contrôle respiratoire mais aussi de méditation et de visualisation, d’agir par elle-même sur sa variabilité cardiaque pour s’approcher d’un état de cohérence cardiaque idéal.

Les études récentes montrent que l’entraînement régulier à la cohérence cardiaque par le biofeedback réduit le risque de récidive chez des patients cardiaques et apparaît comme un outil complémentaire prometteur dans la gestion du stress et de l’anxiété. Il permet d’obtenir une meilleure capacité à réguler les émotions face au stress tant au niveau cardiaque qu’au niveau du système nerveux central.

En effet, les connaissances scientifiques démontrent aujourd’hui l’existence d’une interconnexion entre le coeur et le cerveau. Elle permet d’expliquer comment chacun peut agir sur les émotions par la relaxation et la méditation mais aussi maîtrisant mieux la variabilité cardiaque.

(- Le Dr Dominique Servant, médecin psychiatre et psychothérapeute, est responsable de l’unité spécialisée sur le stress et l’anxiété au CHRU de Lille.

Il est l’un des meilleurs spécialistes français du stress et de l’anxiété et il est l’auteur de deux guides pour s’aider soi même Relaxation et méditation. « Trouver son équilibre émotionnel » et de « Soigner le stress et l’anxiété par soi même », tous deux publiés aux Editions Odile Jacob.)

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26 juin 2008

LES EMOTIONS AU COEUR DU MAL ETRE (1)

(Par le Dr Dominique Servant)

L’émotion est une réponse à la fois physique et psychologique que tout le monde connaît. Les principales émotions comme l’angoisse, la colère, la culpabilité, la honte, la tristesse sont normales mais peuvent aussi avoir un rôle négatif sur notre bien-être. Beaucoup d’états de stress et de mal-être comme l’anxiété et la dépression sont marqués par des émotions négatives excessives et persistantes. Plusieurs spécialistes considèrent aujourd’hui que la difficulté à gérer les émotions explique la survenue et le maintien de ces états. Face à une émotion négative déclenchée par un stress, deux réflexes s’opposent : la tendance à réprimer cette émotion, à lutter, à refuser de se laisser envahir et la tendance opposée qui consiste au contraire à accepter sa propre émotion.

L’hypothèse est que le refus d’un sentiment a pour effet paradoxal de déclencher au contraire une émotion. C’est pourquoi face à un sentiment d’injustice ou un conflit on peut être amené à ruminer, et à ressentir une émotion de colère, d’angoisse ou de tristesse. Tout cela est bien compréhensible mais hélas n’est pas toujours efficace et au contraire l’envahissement par les pensées et les émotions négatives est source de mal être.

La relaxation : une thérapie des émotions

Dans les état de stress, d’anxiété et de dépression des pensées et des sentiments auto entretiennent le mal être et ne sont pas toujours accessibles au raisonnement rationnel. Il est impossible pour la personne de changer par la simple volonté. Une nouvelle approche psychothérapeutique est centrée sur la gestion des émotions. Elle consiste plus à accepter ses propres émotions qu’a vouloir à tout prix les réprimer. La relaxation joue un rôle important dans cette nouvelle médecine des émotions.

La relaxation n’a pas pour seul effet d’induire une détente et un meilleur contrôle physiologique et psychologique de l’organisme, elle permet également de mieux se confronter aux émotions négatives et d’induire des émotions positives. On connaît beaucoup de techniques de relaxation et de méditation, certaines très anciennes comme le Yoga et le Zen, d’autres plus récentes comme le Training autogène de Schultz, la relaxation musculaire de Jacobson, la sophrologie, l’hypnose…

Ces techniques ont toutes leur intérêt mais elles ne sont pas toujours faciles à mettre en place soit parce qu’elles demandent un engagement long soit parce qu’elles ne répondent pas aux attentes et aux problèmes. Une nouvelle approche de la relaxation est aujourd’hui proposée basée sur ces méthodes classiques mais aussi sur des techniques plus récentes comme la méditation de pleine conscience ou le biofeedback par la cohérence cardiaque.

Relaxation et méditation : les techniques les plus efficaces

La relaxation et la méditation sont basées sur 4 techniques de base : le contrôle de la respiration, la détente musculaire par la contraction - décontraction ou par auto suggestion, la méditation de pleine conscience, la visualisation.

Par des exercices simples, réalisables seul, on peut s’entraîner au début 5 à 10 minutes par jours et ensuite posséder une véritable boite à outil pour faire face aux émotions. Il existe de plus en plus de données scientifiques qui confirment l’intérêt de ces techniques et particulièrement de la relaxation musculaire et de la méditation sur le mieux être physique, la gestion du stress et la prévention des états anxieux et dépressifs. Elles représentent une bonne alternative et un complément aux autres thérapies (médicaments, psychanalyse et psychothérapies…).

Il importe d’utiliser des techniques permettant de faire face au stress et aux émotions négatives dans la vie quotidienne, et pour ce faire, un apprentissage plus court et plus concret sera privilégié. Il est donc nécessaire d’orienter non seulement vers la détente mais vers le recentrage des pensées comme dans les techniques de méditation de pleine conscience.

Qu’apportent les nouvelles approches comme la méditation de pleine conscience et le biofeedback par la cohérence cardiaque dans la gestion des émotions ?

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23 juin 2008

SOIGNER AVEC DES CONTES (fin)

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Une lettre en témoignage.

Après sa sortie, la jeune fille m’a envoyé cette lettre qui représente un témoignage très concret de l’effet de ce conte :

« Chère Madame,

Je vous écris ces quelques mots pour vous donner de mes nouvelles. Ce conte que vous avez écrit pour moi m’a beaucoup aidée. Ma vie n’était qu’un cauchemar noir, rempli de sentiments de culpabilité et de désespoir, et soudain j’ai vu ma propre histoire avec un autre sens. Elle devenait belle, pleine de couleurs et d’amour. Et j’ai réalisé qu’elle était vraie. Ce conte a été comme une main douce qui est venue toucher la douleur de mon cœur et lui a permis de sortir. J’ai beaucoup pleuré, mais c’était des larmes de délivrance, comme des larmes de réconciliation avec moi-même. Aujourd’hui je vais bien dans ma nouvelle vie. J’ai rencontré quelqu’un, un garçon de mon âge très gentil qui me respecte et qui m’aime. J’ai droit à une nouvelle chance. Merci encore. Je n’oublierai jamais. A.

PS : je me suis remise à la peinture… »

Le témoignage de la jeune femme sur l’action thérapeutique du conte est très intéressant : sa lettre exprime combien le conte lui a permis de se réconcilier avec elle même et d’intégrer l’épreuve vécue dans son histoire de vie. Elle met en évidence de façon forte combien un conte peut favoriser l’expression d’émotions difficiles, avec beaucoup de douceur, en parfaite autonomie.

(- Solange Langenfeld Serranelli est infirmière en psychiatrie depuis plus de 20 ans. Formée à diverses techniques relationnelles, elle exerce une activité de thérapeute au sein d’un hôpital psychiatrique. Egalement formatrice en relation d’aide auprès d’infirmiers et d’étudiants en soins infirmiers, elle vient de publier son premier livre « Les contes au cœur de la thérapie infirmière » aux éditions Masson.)

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21 juin 2008

SOIGNER AVEC DES CONTES (3)

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Un jour cependant, il se passa quelque chose qui remplit le cœur de Gaïa de bonheur et de crainte à la fois : de son union avec Gao fut conçu un œuf minuscule, fragile, promesse d’un enfant libellule merveilleux. Le cœur de Gaïa fut immédiatement rempli pour lui d’un amour immense, et, pleine d’espoir elle annonça la nouvelle à Gao. Et là ce fut terrible, vraiment terrible. Car immédiatement Gao sembla ressentir pour cet être en devenir une haine intense, comme s’il représentait pour lui un grand danger. Il émit alors un chant d’une grande puissance vers Gaïa. Un chant qui disant qu’il ne voulait pas de cet enfant libellule et qu’elle devait s’en débarrasser. Et il jeta sur l’enfant en devenir une Malédiction de Souffrance Eternelle et s’en alla, laissant Gaïa désespérée et seule…Elle était atterrée. Elle ressentit une grande culpabilité envers son enfant œuf de lui avoir choisi un tel père et n’eut plus qu’une seule idée : le sauver de la Malédiction jetée sur lui alors qu’il n’était même pas encore éclos… Elle choisit alors de faire quelque chose de terrible, un acte inconcevable pour une libellule bleue capable du don d’amour : elle décida de faire détruire l’œuf…

Pour elle, cet acte de destruction était un acte désespéré d’amour protecteur. Elle ne voulait pas que son enfant vive la vie de souffrance qui lui avait été promise… Dans une solitude affreuse, elle appela les crapauds nettoyeurs. Ceux ci, la regardant de leur œil froid, détruisirent l’œuf et l’emportèrent. Alors Gaïa qui dès sa conception avait ressenti un amour immense pour cet œuf, sentit son cœur se briser. Elle pleura des larmes de douleur qui s’écrasèrent sur le sol, devant elle, et peu à peu formèrent une petite flaque à ses pieds. Se penchant vers cette eau, Gaïa vit son reflet. Elle vit pour la première fois combien elle était devenue grise et sale, combien ses ailes semblaient atrophiées, et surtout elle vit les liens tissés par Gao qui, tels des fils d’araignée, l’engluaient.

Il se passa alors quelque chose de magique : son reflet se mit à lui parler :

« Gaïa, ce que tu vois là n’est pas ton vrai reflet.

Regarde toi telle que tu es vraiment ! »

Et dans la petite flaque de larmes, l’image de la libellule grise qui se traînait par terre s’effaça et fit place à l’être véritable de Gaïa : une merveilleuse petite libellule bleue aux ailes resplendissantes qui dansait dans le soleil la danse du don d’amour…La voix du reflet résonna alors doucement dans sa tête :

« Voilà celle que tu es, Gaïa, reconnais-toi et ne l’oublie plus jamais.

Vis désormais dans le respect de celle que tu es vraiment. »

Gaïa se regarda longuement, puis elle se lava dans la petite flaque, se débarrassant de la poussière grise qui la recouvrait. Ensuite, elle redéploya ses ailes irisées, les fit battre doucement, et la brise qu’elles soulevèrent assécha la petite flaque de larmes. De ces larmes là, Gao ne pourrait pas se repaître. Gaïa décida alors que plus jamais cela n’arriverait. Puis elle pris une pierre coupante et d’un coup sec trancha les fils gluants qui la reliaient à Gao.

Aussitôt, elle ressentit un grand manque douloureux, comme si elle s’amputait d’une partie d’elle même. Elle avait vécu avec ces liens depuis si longtemps…Mais en accomplissant cet acte, elle savait qu’elle se sauvait elle même…

A la rupture des fils, Gao fut là, aussitôt. Il essaya de lancer de nouveaux liens vers Gaïa avec son chant trompeur. Mais elle n’y prêta plus attention, car dans son oreille résonnait désormais une autre voix venue du plus profond d’elle-même :
« Vis désormais dans le respect de celle que tu es vraiment. »

…L’histoire de Gaïa n’est pas terminée. Son éclosion à elle-même est une longue métamorphose qui se poursuit encore aujourd’hui. Et chaque jour qui passe la rapproche davantage de celle qu’elle est vraiment.

Dans son cœur, il y a, à jamais, une place particulière et pleine d’un amour incommensurable, pour ce premier œuf, qui, dans l’épreuve vécue, lui permit de naître à elle même…

…Si un jour, vous vous promenez près d’un étang, et que vous voyez danser une libellule bleue dans le soleil, vous saurez sans hésiter reconnaître Gaïa à la joie que sa danse d’amour fera naître dans votre cœur…

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20 juin 2008

SOIGNER AVEC DES CONTES (2)

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Voici le conte écrit pour cette jeune fille :

Gaïa, la petite Libellule qui s’ignorait elle-même

Il était une fois une petite libellule qui s’appelait Gaïa. Elle était d’une jolie couleur bleue et ses ailes étaient magnifiquement irisées. Elle vivait au bord d’un étang Gaïa avait un don particulier : elle faisait partie de cette catégorie de libellules que l’on appelle « les peintres du ciel ». Elle savait danser dans la lumière du soleil, faisant naître à travers le prisme de ses ailes, tel un peintre de lumière, de merveilleux arcs-en-ciel chatoyants. C’était comme une danse du don d’amour…Elle savait faire naître une grande joie dans le cœur de ceux qui la regardaient.

Le problème de Gaïa était qu’elle ignorait qu’elle avait ce don. Peut-être avait-on oublié de le lui dire ?....Et si d’aventure quelqu’un lui faisait un compliment sur ce qu’elle faisait, Gaïa avait beaucoup de mal à croire qu’il s’adressait à elle. Peut-être, dans son existence de libellule, n’avait-elle pas souvent reçu de compliments ? Gaïa portait dans son cœur une grande soif de partage d’amour. Elle rêvait de rencontrer un jour un garçon libellule avec lequel elle vivrait une grande histoire d’amour et de paix. Elle y aspirait profondément. Pourtant, au fond d’elle-même, elle doutait que cela puisse un jour lui arriver. Qui donc pourrait l’aimer elle qui était si imparfaite ?

Aussi qu’elle ne fut pas sa stupéfaction quand, un jour, un garçon libellule s’intéressa à elle. Il s’appelait Gao. C’était une grande libellule grise. Toute à sa joie d’être remarquée, Gaïa ne se méfia pas une seconde de lui. Et pourtant, elle aurait dû… Gao faisait partie de ces libellules qui, pour vivre, ont besoin de se délecter des larmes de souffrance d’autrui. Il ne cherchait à établir avec les autres qu’une relation de domination et lorsqu’il rencontrait l’amour, il essayait de le détruire car, pensait-il, l’amour rend faible…

En aucun cas il n’aurait pu voler dans les airs et effectuer une danse d’un don d’amour, car il en était incapable. Ses ailes, qu’il tenait toujours repliées pour les dissimuler, étaient ridiculement petites, comme atrophiées. Alors pour attirer les autres libellules vers lui, il était passé maître dans l’art de chanter, et sa voix, lorsqu’il la dirigeait vers l’une d’entre elles, était comme un long chant hypnotique et trompeur.

Gao fit croire à Gaïa que son chant était un chant d’amour dirigé vers elle, mais en fait, ce n’était qu’une litanie d’asservissement. Les sons qu’il émettait vers Gaïa étaient comme de longs fils d’araignée invisibles qui l’engluaient peu à peu, sans qu’elle puisse s’en rende compte. Ce chant laissait entendre que le cœur de Gao était plein d’amour pour elle, alors qu’en réalité il n’était qu’une coque vide incapable d’aimer.

Peu à peu se développa une étrange relation entre Gao et Gaïa. Gao apprit à Gaïa à se méfier de ses idées, de ses sentiments, de ses intuitions. Il lui expliqua qu’elles étaient fausses, que lui savait ce qui était bon pour elle. Et la petite Gaïa, qui avait déjà si peu de confiance en elle, ne douta pas un seul instant qu’il n’ait raison. Gao se moqua de ses danses dans la lumière du soleil, alors Gaïa se sentit honteuse et resta désormais sur le sol. Gao se moqua de ses ailes déployées, alors Gaïa les replia dans son dos pour les cacher

Le temps passa…Gaïa se rendait bien compte que sa relation avec Gao la faisait souffrir. Son cœur était plein d’attente d’un partage d’amour qui ne venait jamais. Parfois, elle était tentée de partir, mais aussitôt Gao émettait un nouveau chant de faux amour et Gaïa se retrouvait plus engluée que jamais. A force de ramper aux côtés de Gao, Gaïa devint peu à peu grise de poussière et elle perdit ses couleurs. La souffrance était son lot quotidien, mais elle espérait toujours qu’un jour, Gao l’aimerait, quand elle aurait corrigé toutes ses imperfections…Ah ! Comme il était puissant le chant de Gao ! Il faussait toutes les perceptions de Gaïa, s’infiltrant dans son besoin d’amour si fort, et s’appuyant sur son manque de confiance en elle. Cela dura longtemps….

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19 juin 2008

SOIGNER AVEC DES CONTES (1)

(Solange Langenfeld Serranelli)

Les contes et métaphores thérapeutiques ont cette incroyable capacité d’aider les personnes à entrer en contact avec leur potentiel de guérison, les amenant à résoudre de grands conflits intérieurs avec une grande douceur, tout en respectant leur rythme propre. Solange Langenfeld Serranelli l’a bien compris : dans le cadre de sa profession d’infirmière en psychiatrie, elle écrit des contes afin d’aider les personnes qu’elle accompagne. Elle vient de publier un livre sur sa pratique thérapeutique, intitulé : « Les contes au cœur de la thérapie infirmière ». Un ouvrage truffé de contes réutilisables.

Témoignage :

Le conte aide à trouver des solutions dans son inconscient…

Voilà plus de dix ans que j’ai découvert la puissance thérapeutique du conte métaphorique. Sa force réside dans le fait qu’il cible le problème particulier d’une personne : l’histoire qu’il développe décrit la difficulté dans laquelle elle se débat et lui apporte des possibilités de solutions sous une forme symbolique. L’intérêt du conte est qu’il capte l’imaginaire, entraînant l’auditeur au cœur de son conflit inconscient, et lui ouvrant la perspective d’une issue. Par son intermédiaire, la personne fait un retour dans son passé et contacte ses émotions douloureuses refoulées. Passant la barrière de la pensée rationnelle avec tous ses systèmes de défense, le conte va entrer en contact avec son inconscient, le lieu où peuvent être contactées les ressources. Ces dernières vont alors pouvoir accéder au conscient.

Un exemple : un conte pour aider à faire un deuil difficile.

Pour illustrer ceci, prenons l’exemple d’une jeune femme que j’ai accompagnée dans son processus de deuil et pour qui j’ai écrit un conte thérapeutique. Elle venait de subir un avortement dans un contexte particulièrement dramatique, et avait dû se faire hospitaliser, en proie à une dépression importante. Elle avait été la maîtresse d’un homme marié au comportement particulièrement pervers et manipulateur qui opéré sur elle un lent travail de sape, l’amenant à se couper de ses amis, ainsi que de sa famille. Avant de le rencontrer, la jeune fille était très créative et faisait de la peinture. Mais, dés le début de leur liaison, devant ses moqueries, elle abandonna toute velléité de création artistique. Quand elle se retrouva enceinte, elle espéra que son amant clarifie enfin la situation. Mais quand celui-ci apprit la nouvelle, il lui ordonna d’avorter et pour obtenir sa capitulation, il lui fit pendant des jours et des jours cet odieux chantage : « qu’elle avorte, sinon il se chargerait bien de faire savoir à son enfant qu’il n’était qu’un bâtard, et il saurait le détruire à petit feu. »

Devant cette pression morale d’une violence extrême, désemparée et isolée de tout soutien possible, la jeune fille finit par céder à la pression et se fit avorter. Toutefois, l’épreuve vécue lui ouvrit les yeux. Prenant la mesure de l’étendue de la cruauté de son amant, elle trouva la force de le quitter. Celui ci essaya de reprendre contact avec elle, mais elle ne répondit pas à ses appels. Elle resta enfermée chez elle et s’enfonça peu à peu dans un état de dépression profonde.

A l’issue d’un entretien durant lequel elle pleura longuement tout en me racontant son histoire, je proposai à la jeune fille d’écrire pour elle un conte dont l’objectif serait de l’aider à faire le deuil de son enfant. J’étais très touchée par sa douleur. Il s’agissait là d’une douloureuse histoire d’amour impossible…impossible à vivre entre cet homme incapable d’amour et une jeune fille sans amour pour elle même…impossible à exprimer pour une mère égarée envers son enfant non advenu…

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03 juin 2008

L'ENIGME DU TEMPS (fin)

Qu’est-ce que le temps?

Il existe donc deux « temps » différents : le temps réel qui est immobile et qui nous donne l’impression d’aller plus ou moins vite selon notre propre mouvement, et le temps chronométrique - qui n’est pas vraiment le temps, mais un système de mesure - et qui avance à une vitesse fixe, repérable sur le cadran de notre montre. Ce dernier est objectif, neutre et par là, commun à tous, alors que le temps réel est subjectif, variable et individuel, car ressenti différemment par chacun.

Ces deux temps correspondent aux deux éléments dont est constitué l’être humain, c’est-à-dire à l’esprit et au cerveau (intellect). Le temps réel est le temps de l’esprit, le temps chronométrique celui de l’intellect.

Etant de nature différente, il est normal que l’esprit et le cerveau aient besoin de « temps » différents. L’esprit qui est de nature immatérielle ne peut saisir ce qui n’est pas du même genre que lui, par exemple, ce qui est matériel. Le manque d’affinité rend le lien, le contact, impossible entre les deux. L’esprit dispose donc dans le corps physique où il est incarné durant son séjour terrestre, d’un outil qui lui servira d’intermédiaire. Cet outil, c’est le cerveau.

Le cerveau centralise les informations que lui envoient les cinq sens du corps physique, il les organise et les ordonne, puis les envoie à l’esprit pour que celui-ci soit informé de la situation dans laquelle il se trouve terrestrement. Dans son activité, l’intellect, pour agir efficacement, fait constamment appel et référence à des données quantitatives. Il doit savoir quel est le poids des objets, leur taille, leur température, leur densité, la distance qui les sépare, leur vitesse, etc. Tout naturellement, il doit aussi pouvoir les situer dans le temps et le temps dont il a besoin pour cela est le temps chronométrique, qui étant lui-même basé sur le déroulement d’un phénomène matériel, peut être saisi par lui et permet toutes les comparaisons et mesures nécessaires.

L’esprit, lui, s’intéresse et a besoin avant tout de l’aspect qualitatif des choses, car ce sont les différentes qualités des choses, des gens et des situations, qui le touchent intérieurement et lui permettent de progresser. Effectivement, le but de l’esprit et de développer les facultés qui ont été déposées en lui et de les amener à un plein épanouissement, lui permettant ainsi de retrouver son plan d’origine : le plan spirituel ou paradis. Ce qui compte avant tout pour l’esprit est donc l’expérience vécue et le ressenti intérieur qui en résulte.

Or, la valeur de ce ressenti et l’influence qu’il aura sur le développement de l’esprit ne sont pas subordonnés à la durée. Un court instant intensément vécu est beaucoup plus profitable qu’une longue période de temps traversée machinalement ou passivement. Le temps de l’esprit n’est donc pas le temps régulier, stérile et froid de la montre, mais le temps réel, subjectif et variable, dans lequel un court instant peut être ressenti comme très long et une longue période comme peu de choses.

La distance parcourue par l’esprit lorsqu’il avance dans le temps peut être perçue par lui. C’est une expérience que probablement tout le monde a déjà vécue. Prenons l’exemple d’une personne qui part une semaine en vacances, des vacances qui s’avèrent être très intenses, pleines d’événements marquants s’enchaînant les uns aux autres. Cette personne arrivera à la fin de la semaine en ayant l’impression que cela fait 15 jours ou un mois qu’elles ont débutés. Cette appréciation est bien sûr subjective, car la durée d’une semaine est toujours de 7 jours. Son esprit cependant, parce qu’il a été très sollicité par tous les événements, a beaucoup vécu et a l’impression d’avoir parcouru un beaucoup plus long chemin que la durée de 7 jours que lui indique le temps chronométrique.

Une semaine de temps chronométrique peut donc correspondre à 2 semaines ou plus de temps réel, c’est-à-dire de temps spirituel, puisque c’est celui qu’utilise et vit l’esprit. La Bible ne nous dit pas autre chose. Les paroles du psaume : « Et mille ans sont comme un jour » (90,4) signifient que le vécu de 1000 années terrestres peuvent être vécues en 1 jour dans le ciel. Mais dans le ciel (dans le plan spirituel), c’est vivre en esprit puisque le cerveau, organe matériel, se décompose à la mort du corps terrestre et ne peut remonter dans le paradis. Autrement dit, spirituellement, on peut vivre plus de choses que la mesure du temps ne donnerait comme possible.

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02 juin 2008

L'ENIGME DU TEMPS (5)

Tout ce qui existe semble ainsi gouverné par une loi de la nature que l’on pourrait appeler la loi du mouvement, parce qu’elle contraint tout chose à une activité constante. Et ce mouvement perpétuel amène aussi inévitablement avec lui un changement continuel ... des formes. Ce changement continuel fait faussement dire que le temps passe, alors que c’est la force qui anime les objets et les êtres humains qui engendre ces transformations. Le troisième élément de la citation se trouve confirmé : ce qui change constamment, ce n’est pas le temps, mais ce sont les formes.

C’est nous qui avançons dans le temps

A l’aide de son libre arbitre, l’être humain dirige sa vie sur les chemins de son choix et à la vitesse qui lui plaît. Il peut se lancer avec enthousiasme dans la vie, se donner entièrement dans ses activités, ou, au contraire, avancer sans grand élan, en étant distant et désintéressé, laissant faire plutôt que faisant.

La notion du temps qui résultera de ces utilisations différentes du libre arbitre seront aussi fatalement différentes. Pour la personne active, le temps est trop court, il passe rapidement ; pour la personne passive, le temps est peu rempli, il est long et par conséquent il passe lentement. Comment deux notions si différentes du temps peuvent-elles coexister ?

Cela s’explique très logiquement et simplement, mais seulement si l’on fait intervenir la notion du temps immobile. En effet, si le temps est doué d’un mouvement propre, qu’il passe, sa vitesse sera ressentie nécessairement de manière uniforme par tout le monde, ce qui n’est pas le cas. A l’opposé, si le temps est immobile, la vitesse du déroulement du temps ne provient pas de lui - puisqu’il est immobile - mais provient et est fonction de notre propre vitesse. Il varie en fonction de nous. Il est rapide si nous sommes actifs et lent si nous sommes passifs. Tout cela confirme bien le 2è élément de la citation, à savoir que ce n’est pas le temps qui se déplace, mais bien nous qui nous déplaçons dans le temps.

Mais alors, qu’est-ce que le temps indiqué par les aiguilles de notre montre ? Que nous montrent les aiguilles qui défilent sur le cadran ?

Elles nous montrent la vitesse de déroulement d’un phénomène mécanique constant et régulier : la rotation d’aiguilles sur un cadran gradué, qui, à cause de ses caractéristiques peut être utilisé, d’une part comme repère pour mesurer et comparer des durées, et d’autre part, comme cadre de référence pour situer les différents moments de la journée ; ce que nous appelons « savoir l’heure ». Mais savoir l’heure, ne signifie pas connaître le temps. L’heure est une invention de l’homme, le temps, lui, est une création de Dieu.

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28 mai 2008

L'ENIGME DU TEMPS (4)

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Nous sommes donc en présence de trois notions fondamentales. Premièrement, que le temps ne passe pas, mais est immobile. Deuxièmement, que ce n’est pas lui qui se déplace, mais nous qui nous déplaçons en lui. Et troisièmement, que ce qui change constamment, ce n’est pas le temps, mais ce sont les formes.

Reprenons ces trois notions et voyons d’abord pour la première d’entre elles quels sont les éléments qui nous permettent d’affirmer que le temps passe ? A bien y réfléchir, il n’y en a qu’un seul, c’est le changement des formes : les aiguilles de notre montre se déplacent, le soleil change de position dans le ciel, les plantes croissent, les enfants grandissent, nos états intérieurs se modifient.

Toute la question revient donc à déterminer si le fait de considérer que les changements de forme sont amenés par le temps qui passe, est une notion conforme à la réalité ou non, c’est-à-dire si elle permet d’expliquer et de comprendre les faits et l’expérience que nous avons du temps. Ce n’est pas le cas.

Comme nous l’avons déjà vu, si le temps passait et amenait le changement de forme, il y aurait un ailleurs dans lequel se trouveraient les formes futures et passées. Cet ailleurs n’a cependant non seulement jamais été découvert, mais pas la moindre hypothèse de sa localisation éventuelle n’a pu encore être avancée.

Mais même si cet ailleurs existait, cela nous amènerait à un non-sens qui devrait nous faire également rejeter la notion du temps qui passe. En effet, cette approche du temps implique que les objets puissent se trouver simultanément à des endroits différents.

Certes, les différentes formes par lesquelles l’arbre donné en exemple précédemment a passé au cours de sa croissance existent. Elles ne sont cependant pas ailleurs, dans un inconnu lointain, appelé globalement passé, mais sont encore sur place dans le jardin. Ces formes passées sont d’ailleurs encore en partie visibles lorsque nous coupons perpendiculairement le tronc. Les marques du temps y apparaissent clairement dans les sillons concentriques des nervures. Les nervures centrales nous montrent le diamètre et la forme approximative du tronc initial, les nervures suivantes le diamètre et la forme lors des années ultérieures, et ainsi de suite, jusqu'à à la forme actuelle de l’arbre.

Les formes ne se déplacent donc pas avec le temps. Elles ne viennent pas d’ailleurs pour entrer dans le présent et être ensuite emportées dans le passé, mais elles restent sur place et se modifient là où elles se trouvent. Le temps ne les déplace pas, parce qu’elles n’ont même pas besoin d’être déplacées. Mais, ne les déplaçant pas, le temps ne passe pas non plus. Par conséquent, il ne peut ainsi qu’être ... immobile.

Le temps et le mouvement

Curieusement, à part le temps, rien n’est immobile dans la création, toutes les formes modifient constamment leur apparence.

Les recherches entreprises par l’être humain pour mieux comprendre la création, ont montré que dans quel que domaine que ce soit, absolument tous les corps, substances, matériaux, etc. étaient animés d’un mouvement et par là, changeaient de forme. Si ce mouvement n’est évident que pour les corps animés, comme ceux des animaux et de l’homme, il n’en a pas moins aussi lieu dans les végétaux et même dans le monde minéral qui au premier abord semble totalement privé de mouvement. Comme on le sait maintenant, au niveau de l’atome, les électrons tournent constamment autour des noyaux, si bien que même le corps le plus compact et inerte est le théâtre d’une intense danse des électrons sur leur orbite.

Le mouvement a non seulement lieu dans l’infiniment petit - au niveau atomique - mais aussi dans l’infiniment grand. Les corps célestes tournent sur eux-mêmes, mais aussi autour de l’axe central de leur galaxie, galaxie qui elle-même tourne sur elle-même.

Même dans un domaine « abstrait » comme celui des pensées, un mouvement a lieu. L’être humain ne peut en effet arrêter de penser ou de vouloir quelque chose. Toujours et sans interruption, il désire, réfléchit, pense, aspire à une chose ou à une autre, ce qui l’amène à agir, à façonner des nouveaux objets et de nouvelles pensées.

(...)

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22 mai 2008

L'ENIGME DU TEMPS (3)

(...)Le héros de ce roman est ainsi la seule personne qui ait réussi à s’extraire d’un présent inconfortable ou menaçant, pour se rendre dans le passé ou le futur afin d’y attendre tranquillement que la situation s’améliore. Nous sommes en effet irrémédiablement contraints de demeurer dans le présent, que celui-ci nous plaise ou non, et jamais aucun homme n’a pu s’en extraire pour fuir ailleurs dans le temps. Les hypothétiques déplacements dans le temps - s’ils sont pris comme base de raisonnements - nous amènent à des contradictions qui nous contraignent à nouveau à considérer que le temps ne passe pas. Imaginons quelqu’un debout dans son jardin et qui contemple un arbre planté par ses propres soins 20 ans plus tôt. Imaginons encore que cette personne veuille - et puisse - se déplacer dans le temps et qu’elle décide de remonter le temps pour se retrouver 20 ans en arrière dans ce même jardin. Une fois cette époque atteinte, elle se trouvera en face de son arbuste jeune et peu développé.

Si une telle chose était possible, nous serions dans une situation totalement absurde, puisque nous serions en présence non pas d’un, mais de deux exemplaires du même arbre. En effet, le premier serait celui qui est actuellement dans son jardin et que peuvent voir toutes les personnes qui s’y rendraient, le deuxième étant celui que voit le voyageur qui est dans les temps passés. Le temps passerait donc en emportant la réalité spatiale (l’arbre visible pour le voyageur dans le temps), mais en la laissant tout de même sur place, puisque l’arbre est encore visible aujourd’hui !

La possibilité de voyager dans le futur, nous amènerait encore à une autre situation contradictoire qui nous pousserait à nouveau à rejeter la notion du temps qui passe. Effectivement, lors d’un tel voyage, nous serions confrontés à tous les événements que charrient les flots sans cesse changeants du temps. Nous pourrions voir les événements à venir, avant que ceux-ci n’atteignent le présent. Nous parcourrions à l’avance les chemins de notre destin qui, amenés par le temps qui passe, deviendrait réalité en pénétrant dans le présent.

Si tel était vraiment le cas, les formes que prendraient notre destin seraient prédéterminées. Mais qui dit destin prédéterminé, dit aussi absence de libre arbitre pour l’être humain. Or, nier le libre arbitre c’est, philosophiquement parlant, saper les bases sur lesquelles sont bâties la vie individuelle et sociale. En effet, sans libre arbitre, l’homme est le jouet du destin et ne serait pas responsable de ce qu’il fait. La société ne pourrait pas l’exhorter à respecter les lois et ne pourrait le condamner lorsqu’il commet des actes qui vont à l’encontre de ces lois, étant donné que c’est le destin - et non pas lui-même - qui est le moteur de ses décisions.

Si le temps ne passe pas, que fait-il ?

Si le temps ne passe pas, qu’il ne charrie pas avec lui les événements de notre destin, qu’il n’arrange pas les choses tout seul, qu’il n’efface pas non plus les blessures ou n’amène des temps meilleurs, ... que fait-il ?

Il est immobile, peut-on lire dans un ouvrage spirituel intitulé « Dans la Lumière de la Vérité, Message du Graal » de Abd-ru-shin. Cette conception du temps est certes très différente de celle que nous utilisons habituellement, mais elle se montre parfaitement exacte et va nous permettre de mieux comprendre ce qu’il est véritablement.

D’après cette conception, ce n’est pas le temps qui est en mouvement, mais nous. Nous avançons dans le temps, allons à sa rencontre. Celui-ci est immobile et demeure éternellement identique à lui-même. Les seules choses qui changent ce sont les formes. Ainsi, en avançant dans le temps et y découvrant toutes les formes qui s’y trouvent, nous enrichissons notre savoir et progressons intérieurement.
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Posté par LUMIERE34 à 15:41 - PSYCHOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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