CHEMINS DE VIE

psychologie, développement personnel, spiritualité, santé, médecines douces

23 avril 2008

UNE PEUR PEUT EN CACHER UNE AUTRE...(3)

Quand les figures parentales, supposées soutenir l’enfant, se sont affirmées …par leur absence, quand elles ne se sont pas contentées d’être déficientes, mais se sont présentées en se mettant hors de portée, c’est le supplice de Tantale et sans doute, comme le dit Winnicott, « le pire qu’il puisse arriver au petit humain ». Faim et soif éternelles, rien de tel pour écorcher la sensibilité et aiguiser les frayeurs. Le caractère traumatisant minoré d’un fait, d’une situation, le mépris d’une douleur occasionnée, exacerbe l’émotivité et la perception du danger. La conscience aiguë de ce qui porte atteinte favorise la soumission. Une personnalité anxieuse, perfectionniste, peut être une ancienne victime d’indicibles abus qui s’appliquera à dissimuler toute erreur car il lui a fallu, pour survivre, apprendre à nier toute « erreur »... Atmosphère douloureuse, traitement discriminatoire produisent ainsi des émotions interdites qui fragilisent d’autant plus la personnalité qu’il lui faut éviter qu’elles transparaissent et la trahissent.

Construction imaginaire pour justifier une sensation terrible qui nous étreint et dont nous avons hérité, certaines peurs ressuscitent des impressions étranges qui, si elles s’additionnent, ré-engendrent cela même qui les avait provoquées. Une agression non reconnue développe un sentiment d’inquiétude permanent qui se transmet comme une crainte « sans objet » puisque celui-ci n’a pas été nommé. Et l’on tournera en dérision le comportement de celui qui fait appel à une attitude consciencieuse pour calmer l’anxiété. Le taxant de bizarrerie, on le traite avec sévérité, brutalité parfois, car il est porteur à son insu d’un non-dit. Certains de ses propos, déstabilisants par mégarde, activent le soupçon en entretenant la crainte d’on ne sait quelle révélation. Peur de perdre ses papiers, son identité, la partie, une idée, une amie, la peur hante parfois et un mot au hasard d’une conversation pointe une ancienne terreur, chez soi, chez son interlocuteur, et soudain on se sent traqué…

L’objet sur lequel se projette la peur n’est pas toujours celui qui l’a engendrée, mais celui qui re-déclenche une peur précédente ou un trouble déréalisant. Faisant écran, il la réveille tout en la dissimulant… Sa résurgence se dit alors effrayante. Phobique, fuyant l’objet qui l’excite, on tendrait d’une certaine manière à fuir sa peur… Tant elle re-crée une béance et la rappelle.

L’objet apparent permet de donner une représentation figurative plausible à une peur plus profonde dont l’objet premier a été oublié, car interdit, ridiculisé, ou simplement non dit car indicible. Il autorise l’idée (d’essayer) d’en faire accepter la réalité, par « l’autre ». Et, symbolisant un désarroi réel passé, aide à en authentifier l’intensité émotionnelle.

La peur de toutes les peurs, la mère de toutes les peurs résiderait dans une crainte originelle plus ou moins prononcée chez chacun de nous. On peut imaginer qu’un enfant mal soutenu dans les premiers mois, par une mère elle-même fragilisée - qui n’aura pu qu’apporter des réponses mal adaptées aux besoins les plus essentiels - sera (à son tour fragilisé) plus craintif, et son propre enfant, (plus tard) agressé par les peurs parentales - plus agressif.

La peur est difficile à appréhender quand l’indicible qui l’a produite dans le passé n’a pas été symbolisé. Est-ce pour cela qu’on aime à lui donner des représentations qui en confirment l’évanescente véracité et, derrière les apparences fantasmatiques, aident à la sublimer ? Ainsi les contes et les histoires fantastiques viennent meubler, avec notre consentement, notre quiétude de frissons. On lit Grimm, Perrault et Andersen, Poe et Maupassant, pour nourrir, calmer, divertir, justifier sa peur. Peut-être est-ce parce qu’elles n’entrent pas par effraction que les émotions qu’ils nous font (re) vivre ne nous font pas violence, mais nous donnent à penser, à réfléchir et de quoi dénouer certaines appréhensions, telle celle de l’avenir (sans sa mère) pour l’enfant… Catastrophe et frissons, transposés dans la fiction, nous permettent de transcender nos émotions : on s’autorise à se frotter à leur réalité.

(...)

Posté par LUMIERE34 à 10:08 - PSYCHOLOGIE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 avril 2008

UNE PEUR PEUT EN CACHER UNE AUTRE (2)...

(...)
Sous le règne de la peur, la séparation prend tournure de rupture et la maladie annonce la mort… Qu’elle surgisse à travers un choc transmis par nos sens ou un mirage à notre esprit, qu’elle soit folle ou rationnelle, logique ou insensée, elle sape toute sérénité potentielle. Pourtant, la peur du noir oblige l’enfant qui la surmonte à voir autrement qu’à travers les yeux de ses parents quand, tâtonnant en aveugle, il se heurte au réel, au solide, au palpable avec sa propre sensibilité apprenant ainsi à se passer de leur protection.

La peur de l’étranger, de l’ailleurs, de l’inconnu, de ce qui fait que l’autre est autre, dans laquelle se lovent les germes du racisme, marque l’appréhension de ce qui en nous heurtant éveille le doute. Mais que le tout petit, qui n’a pas encore construit ses défenses soit inquiété par « l’étranger » est dans l’ordre des choses. Il a besoin d’être assuré par un adulte qui le guide ; accepte ses frayeurs sans les exploiter à ses propres fins ni pour autant l’encourager à l’intrépidité ; l’invite à surmonter ce sentiment d’étrangeté qui préfigure la peur, à développer son esprit d’ouverture, à se structurer une identité solide en découvrant que le différent n’est pas en soi terrifiant.

L’appréhension d’une maladie peut nous conduire à adopter des conduites sages. Ne pas avoir envie d’être contaminé la veille d’un voyage…et se protéger d’un virus qui est dans l’air, évite de mettre à mal notre corps et de vouer un projet à l’échec. De même, une frayeur due à l’irruption soudaine d’un vacarme monstrueux semble objectivement fondée. Simple, immédiate, on s’en détache avant qu’elle ne nous entache. Mais pourquoi a-t-on peur du noir, une fois devenu adulte ? Ou d’une souris ?

Contrairement à l’angoisse, dépourvue d’objet, la peur sait identifier ses démons. Mais si la séparation de ces expressions, poussées à leur paroxysme, fait sens, je me demande si, en matière de vécu, de ressenti intime, la frontière est aussi définie, et si toute peur ne dissimule pas une angoisse sous-jacente. Si l’une nous étrangle, l’autre nous paralyse. Et toutes deux - supposant des présences auxquelles nous préférons échapper ou des absences auxquelles nous désirons survivre, en dépit des tortures qu’elles nous font subir - nous infantilisent.

Sentiment d’inquiétude éprouvé en présence ou à la pensée d’un danger, il n’est de peur injustifiée, mais si le danger est bien présent, il n’est pas toujours là où l’on croirait le trouver.

On redoute ce que l’on ne connaît pas mais aussi de ce qui nous rappelle quelque chose que nous croyons connaître… Souvent, derrière la peur se cachent des souvenirs d’émotions fortes, insupportables dont la résurrection effraierait. Ou la reviviscence indicible d’un mal-être qui accompagna la « faute » plus grave d’un ancêtre. Sans savoir pour autant les nommer.

La peur qu’un enfant lira dans le visage d’un être cher est une des plus redoutables, quand elle s’ajoute, sans qu’il n’en comprenne le sens, à la douleur de se blesser ou de tomber malade. Une fièvre bénigne évoquera chez sa mère la disparition culpabilisante d’une sœur, ou une goutte de sang, en perlant sur un doigt, convoquera dans son sillage le souvenir d’une autre plus grave qui « dénonça » des meurs condamnables. La peur aggrave le réel... Et ses causes ne sont pas toujours exaltantes. Volonté de puissance, ambition démesurée, jalousie, culpabilité, en sont parfois le moteur caché. Associée à cette dernière, elle peut occasionner autant, si ce n’est plus, de ravage que la faute commise, incriminée, à tort ou à raison, qui l’aura engendrée. Et quand elle sévit, feignant l’innocence pour se protéger, et démasquer un autre coupable, l’idée d’être découvert lui confère une agressivité phénoménale. Invitant à la précipitation, elle incite à l’erreur, et à travers des actes insensés, se retourne contre nous. Nourrissant le regret, elle exhorte à reprocher à l’autre ce dont on craint d’être accusé. On le charge pour se décharger, et de la peur et du sentiment de culpabilité.

Accompagnant un souvenir récurrent ou associée à des souffrances archaïques qui du fond de l’inconscient nous interpellent, on y reste … par peur indifférent. Avide, elle s’auto-alimente, aussi longtemps que sa véritable source n’a pas été débusquée. La transmission d’une crainte étouffée à travers les générations devient plus lourde et plus douloureuse que ne l’aurait été une révélation soutenue par un entourage bienveillant …Ainsi la peur d’un fantôme en apparence imaginaire serait l’écho d’actes, de faits, réels passés terrorisants qui se feraient entendre, sous une apparence personnifiée, car on aurait cherché à en nier la gravité. Et la portée dramatique de certains secrets serait amplifiée par la crainte de leur révélation, face à l’intransigeance de proches ou la cruauté du jugement social.

Cette mémoire inconsciente, sous le joug de laquelle une enfance s’est tant bien que mal déroulée, imprègne le quotidien. La peur d’être « pas aimé par une mère sadique », qui ne nous supportait que si nous lui faisions plaisir, conditionne les relations amoureuses ultérieures. Certaines émotions vives, qui ont surgi alors que le moi était trop immature pour en faire une expérience sensée, et les considérer avec recul, sont intégrées à notre constitution. Ne pouvant se conjuguer au passé, elles nous rappellent à la douleur par des paniques comme injustifiées, nous menaçant dans l’intégrité de notre intimité.

(...)

Posté par LUMIERE34 à 09:37 - PSYCHOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 avril 2008

UNE PEUR PEUT EN CACHER UNE AUTRE (1)

COMMENT NE PAS EN AVOIR PEUR ?

(Virginie Megglé)

Tremblements, palpitations, cris irrépressibles. Sensation de vide aussi, mal au cœur, difficulté à s’endormir. Boule dans la gorge, nœud dans le ventre... La peur s’accompagne de phénomènes physiques qui s’expriment et s’impriment dans le corps. Sueurs, sidération, tachycardie, bouffées de chaleur, envie de se dissoudre, de crier Maman j’ai peur alors qu’on n’a jamais eu de maman, vertiges, évanouissement que l’on craint tout en rêvant qu’il se réalise « à notre » place pour nous soustraire à l’impossible ! Les signes symptomatiques de la peur frisent parfois le ridicule ou l’aberration pour celui qu’elle n’agite pas. Catatonie, frissons, secousses, hurlement qui échappe, désir de fuir aussi fort qu’irréalisable. La peur nous fragilise, perturbe la confiance en nos capacités de résistance aux chocs et nous transforme en proie idéale face à celui que la vulnérabilité de l’autre valorise. Influant sur notre métabolisme en profondeur, elle agit, une fois installée « à domicile », même quand elle se laisse oublier. Comment réagir aux circonstances les plus émouvantes, les plus éprouvantes, pour notre sensibilité quand on n’est pas un héros ?

Pavor, dont sont dérivés peur, peureux, apeuré, s’est aussi décliné par les détours de la langue en épouvantail et, plus curieusement en… épave qui, avant de désigner un objet rejeté de la mer et sans propriétaire, signifiait « effrayé » et par connexion égaré. Cela laisse imaginer l’état dans lequel nous plongerait la peur si on s’y livrait sans résistance… Il est vrai que de bien des façons elle nous égare. Terreur, effroi, phobie, crainte, panique, appréhension, angoisse… multiples en sont les synonymes et vaste le vocabulaire qui s’en fait l’écho pour l’affirmer, la sonder, la crier…Oppression passagère ou inquiétude permanente qui revêt toutes les figures et s’arrange de toutes les situations pour se rappeler à celui qu’elle habite, la peur s’impose quand nos forces constructives nous échappent. Réaction face à une difficulté qui nous fait douter de celles-ci et re-douter la réaction que suscitera notre action en réponse à une difficulté, quelle qu’elle soit, la peur, réflexe à priori non pathologique, reste un mystère autant qu’une évidence.

Peur de la prison et hantise du vide. Claustrophobie et appréhension de la liberté. Si la peur existe à l’état pur, il lui arrive de disputer le terrain à l’envie, et quand elles se neutralisent, c’est la paralysie. Nous tiraillant entre ce qui éveille notre curiosité et ce qui nous invite à rester à l’intérieur, elle se chamaille avec le désir, convoque notre vulnérabilité, exhorte notre courage. Espoir et douleur, joie et frayeurs…La peur d’agir agit avec son contraire, et met en jeu des sentiments paradoxaux. Mais, celle d’être agressé ne va pas toujours avec le désir de l’être… Non ! Mais plutôt avec celui de se sentir vivre, vibrer (ce qui vaut mieux qu’être englouti sous les affres d’une terreur !)

Certains s’accommodent de leurs peurs, les débaptisent, les déguisent. La peur de voyager, de prendre le train, l’avion… le vélo se convertit en goût pour la marche. Celle de la lumière, pour se faire légère, aime arborer de belles lunettes. On inverse sa phobie en art de vivre et la panique hystérique des chats se transforme en passion pour la race canine.

Peur de la maladie, de la folie, de l’immobilité, peur des mots aussi. Peur de disparaître, peur que « ça se voie », que mon château de sable ou de cartes s’effondre ! Peur de trahir ou d’être trahi… La peur met à l’œuvre et stigmatise le plus souvent la reviviscence inconsciente d’un passé douloureux. Et l’émotion qu’elle fait surgir plonge dans l’embarras quand au détour d’une phrase, d’un mot, elle nous bouleverse sans dire pourquoi ou fait barrage à la communication. C’est quand elle n’est ni nommée ni reconnue et agit en sourdine que la peur est mauvaise. Comme si ses effets silencieux se liguaient pour sévir avec plus ou moins de violence, sur la vie affective et professionnelle.

Peur de paraître ou peur de disparaître ? Peur de l’échec ou peur du succès ? Peur du chômage, des interprétations… Plus que la peur de rater (ou de réussir) un examen, c’est ce qu’il est susceptible de raviver qui entre par anticipation en résonance avec des souvenirs enfouis et diffuse ce trouble qui le rend redoutable. Les effets présumés en seraient si douloureux que l’on craint qu’ils ne nous effacent. La peur de mal faire ou plutôt - que ce qu’il aura fait de son mieux soit mal perçu - pousse l’enfant à éviter bien des situations.

(...)

Posté par LUMIERE34 à 09:56 - PSYCHOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 avril 2008

transpersonnel, intuition... (fin)

  

Quel est le rôle du thérapeute humaniste transpersonnel ?

Il passe du concept traditionnel de l’expert, celui qui sait, au concept transpersonnel d'une humble personne à l'écoute, fidèle témoin de ce qui vous arrive. Il a de la gratitude pour votre présence. Vous arrivez à point dans sa vie pour lui permettre de grandir. C’est un échange dynamique, car chaque personne est un enseignant l'un pour l’autre. Le cheminement thérapeutique se fait à deux . La rencontre alchimique de votre ouverture du coeur et de l'écoute
inconditionnelle de votre thérapeute amènent un résultat positif qui prend forme dans une action au quotidien.

Ce processus amenuise le phénomène
de dépendance et de fusion.

Quelle est votre démarche ?

J’offre des ressources transpersonnelles comme apprendre à méditer et à faire des rituels en nature, à utiliser les universels de guérison - le chant, la danse, les légendes et le silence - à lire les messages de ses rêves, à dessiner et écrire pour se retrouver, à développer son intuition et à trouver les réponses à l’intérieur de soi. Je ne veux pas donner d’illusion aux gens. Le fast-food du psy, ça ne marche pas. On ne peut pas régler, en un stage, des choses qui sont là depuis des années. Toutefois, je donne des pistes de travail qui permettent une bonne continuation. Le travail se fait toute la vie, à son propre rythme.

Quel est le but de la psychologie transpersonnelle ?

Amener l’être humain à compléter son processus d’individuation qui est de vivre en harmonie avec ses ombres et ses lumières, ses paradoxes. Le mot individuation vient du latin in et dividu qui veut dire non divisé et exprime l'idée d'une totalité à l'intérieur d'un seul être. C'est un processus d'intégration, intégration entre ces aspects de la personnalité (positifs et négatifs) qui font qu'une personne est unique et ceux qui sont collectifs, appartenant à tout le monde et à personne, mais dont chacun a besoin pour vivre et fonctionner. "Pas facile ce processus", de dire Carl.-G. Jung, "car rien n'est plus difficile pour un homme que d'avoir à se supporter lui-même".
L’être humain se réalise lorsqu’il vit aux quatre niveaux de conscience (physique, émotif, mental et spirituel). Une réflexion ne suffit pas. Savoir et être conscient sont deux états différents. Le premier est au niveau mental et risque de demeurer statique. L'autre est viscéral et conduit à l'action et au changement. C'est la loi de l'impermanence: tout est en mouvement. La rivière coule et suit son cours; si elle s'arrête, elle devient marais et stagnation. On doit rester présent et vigilant à chaque moment de sa vie car tout travail sur soi-même en thérapie individuelle ou en groupe est purement narcissique s'il ne provoque pas un changement de perspective et une action au quotidien.


D’où vient ce besoin de spirituel ?

A la fin des années 1970, la religion a décliné mais les êtres humains avaient toujours besoin de nourriture spirituelle. La vision mystique nous sort des limites purement matérielles et révèle des valeurs d’amour, de compassion, de respect. Les jeunes, aujourd’hui, ressentent cet élan spirituel, dénudé de références dogmatiques, car ils n’ont pas vraiment été élevés dans la religion. Ils semblent compenser par des expériences extatiques qui leur procurent des états modifiés de conscience.

La Californie est le berceau de cette nouvelle dimension de la psychologie. Chez-nous, il existe une véritable chasse aux sorcières.
Certaines corporations professionnelles refusent le transpersonnel à cause de l’intégration du spirituel à l'approche empirique de la psychologie de l'observable, du palpable et du quantifiable (les statistiques, pré-requis de base pour être admis comme étudiant en psychologie). Pourtant Carl G. Jung, lui-même élève de Freud, s' est dissocié de son maître pour introduire la dimension transpersonnelle en psychologie.
En France et en Belgique, le transpersonnel est un peu plus intellectuel et rationnel. En Amérique, il est plus centré sur le coeur. Mais dans un cas comme dans l'autre, il n'est pas enseigné à l'Université de façon approfondie. C'est exceptionnel que j'aie pu faire une double maîtrise universitaire en psychologie et en counselling transpersonnel à l'Université en Californie

Posté par LUMIERE34 à 11:09 - PSYCHOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 avril 2008

Transpersonnel, intuition...(2)

À qui s’adresse la psychologie transpersonnelle ?

Aux personnes qui reconnaissent un minimum de place à l’élément impalpable, énergétique et spirituel dans leur vie. C’est tout ce qui fait que la vie est en nous. Croire à la dimension mystique ce n’est pas adopter des dogmes, c’est juste ouvrir son cœur et son âme.

Le hasard existe-t-il ?

Non absolument pas ! C’est un terme rassurant qui fait l'affaire des sceptiques pour ne pas accepter les évènements qui se produisent dans la vie hors du contrôle empirique et rationnel et leur donner un caractère accidentel et occasionnel. Jung disait que lorsqu’on est bien dans sa peau, détendu et présent on est presque toujours en état de vivre les synchronicité.

Qu’est-ce que la synchronicité ?

C’est le bon événement extérieur qui arrive au bon moment en harmonie avec une énergie intérieure précise, un besoin à combler, une harmonie à retrouver, une blessure à guérir, une opportunité de grandir à saisir, un passage à effectuer. C'est l'harmonisation de l'intérieur et de l'extérieur dans un moment privilégié de présence. Souvent on n’y prête pas attention à cause de notre raisonnement. Notre pire ennemi est notre ego qui a peur, peur de se faire avoir, qui n’a pas confiance. Je vis plusieurs mois par an en Asie et pendant cette période je suis souvent en synchronicité. Plus que chez moi, parce qu’en Amérique j’ai une vie stressante. Je vis dans une culture où l’on court tout le temps. C'est une énergie d'excellence, de compétition, de méfiance et de jugements; une attitude trop souvent négativiste et défaitiste.

En Asie, le point de départ est mystique et intérieur.
Pour se saluer, on fait un geste de paix : le wai . Chaque jour, plusieurs moments sont consacrés à la prière. Tous les hommes iront à un ou plusieurs moments de leur vie, trois semaines ou plus, faire l'expérience de la vie de bonze au temple. Le silence fait partie intégrante du quotidien. En Occident, on fait silence une minute pour souligner le décès d'une personne célèbre. C’est incroyable ! On parle tout le temps ! On oublie de fréquenter le doux territoire du silence.

Chaque hiver, lorsque j'accueille des québécois et des français pour leur faire découvrir une partie de l'Asie du Sud -Est au cœur des gens, , le silence fait partie intégrante du voyage.
Le grand poète et chansonnier québécois Gilles Vigneault disait:

"Dans la forêt, si tu parles tout le temps, tu ne vois rien, tu n'entends rien et tu ne sens rien !"


Pouvez-vous me parler du silence ?

Le silence est une ressource extraordinaire, une nourriture qui apaise.
Il favorise la manifestation de l’intuition, voie royale de la connaissance innée. Votre intuition vous donne accès à la vérité car elle est en dehors de la raison. Les réponses sont en vous, il suffit de les
écouter. Pourtant, nous en avons peur et nous faisons tout pour l’éviter. L’être humain qui doucement s’ouvre à inclure le silence dans sa vie, va développer l’inspiration créatrice qui le conduira à sa pleine réalisation.
Bach disait :
"L’affaire n’est pas de trouver mes mélodies mais plutôt de ne pas les piétiner le matin en sautant hors du lit".
L'inspiration vient dans le silence de la nuit, mais la raison est là au réveil pour tout saboter.

Comment être en silence ?


Cela demande de la discipline. C’est réapprendre à vivre en faisant des expériences simple en nature, par exemple, en concentrant son attention quelques minutes sur la vue, l'ouïe, l'odorat. En faisant cela quotidiennement, vous changez votre façon d’être dans le monde. Vous entendez votre respiration: l'inspiration (votre choix de vivre) et l' expiration (le lâcher prise sur le négatif et vos peurs) La nature nous ramène à l'essence de la vie.

Posté par LUMIERE34 à 09:28 - PSYCHOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 avril 2008

Transpersonnel, intuition et synchronicité. (1)

Entrevue de Frédéric Hurteau à Paris
par Céline Andrillon, journaliste.


La psychologie transpersonnelle est née en Californie dans les années 1970. Quatrième école de psychologie, elle reconnaît les approches précédentes et y ajoute la spiritualité comme partie intégrante de l’homme. Elle considère l’être humain dans ses quatre dimensions :
- physique,
- émotive,
- mentale et spirituelle.

Elle réunit les données des psychologies individualistes de l’Occident et les perceptions des visions spirituelles et mystiques de l’Orient.

Elle propose une vision existentielle au-delà de l’ego et donne aux expériences de vie un sens plus universel. L’intuition se développe et facilite une autre vision de la vie. Ici, l’humain fait partie du tout universel où cohabitent l’inconscient personnel (S. Freud) et l’inconscient collectif (C.-G. Jung).

Il est un, libre et responsable. Il retrouve son pouvoir et son potentiel car il est capable de faire des choix et de les assumer. Pour en savoir plus, nous avons rencontré Frédéric Hurteau, québécois spécialiste en psychologie transpersonnelle.

A 38 ans, Frédéric Hurteau, psychothérapeute de formation traditionnelle et enseignant en communications et en relations interpersonnelles à l’Université, décide d’abandonner son cabinet. Homme d’intuition, il se sent frustré par l’approche de la psychologie traditionnelle. C’est lors d’un voyage en Californie qu’il découvre la psychologie transpersonnelle. Pour la première fois de sa vie, tout ce qu’il pressentait et n’osait faire lui était permis et était enseigné. Depuis plus de vingt ans, il se consacre à cette nouvelle approche et a créé le Centre de Psychologie Transpersonnelle du Québec en 1985 qu'il dirige jusqu'à aujourd'hui.


Qu’est-ce que la psychologie transpersonnelle ?

C’est la vision au-delà de l’ego. C’est une approche existentielle qui donne aux expériences de vie un sens universel. Elle permet une deuxième lecture des événements et situe l’être humain comme faisant partie du tout universel où cohabitent l’inconscient personnel et l’inconscient collectif. Elle donne un sens différent aux évènement de la vie: retour des choses positif ou passage initiatique difficile à un autre niveau de conscientisation par le biais d'une épreuve.

Quels sont les fondements du transpersonnel ?

La psychologie transpersonnelle s'enrichit des découvertes de la psychologie moderne et y ajoute la dimension spirituelle, partie intégrante de l’être humain, au delà de tout dogme ou croyance religieuse. C’est la rencontre de l’Orient et de l’Occident, l’union de la mystique ancienne et de la science moderne.

Qu’est-ce que l’intuition ?

L’intuition est cette connaissance immédiate, claire et directe de la vérité, en dehors de la raison. C’est l’accès à l’inconscient collectif, le savoir direct où se trouvent toutes nos ressources créatrices.
Nous en savons plus que nous n’en n’apprendrons jamais. Il n’existe pas de gens qui savent et d’autres pas. Il n’y a pas d’élus. Quand Jung nous parle d’inconscient collectif, il parle de ces archétypes ou modèles universels de comportement, de ce réservoir infini qui n’attend qu’à être consulté.


Quelle est la spécificité de la psychologie transpersonnelle ?


C’est une approche holistique qui intègre les quatre dimensions de l’être humain, physique, émotive, mentale et spirituelle, pour accéder à l’harmonie. Cette nouvelle dimension permet d’inclure l’intuition, le silence et la méditation pour aller contacter tout cet impalpable qui existe. Sa plus grande richesse est d’apporter une deuxième lecture de l’existence humaine.

Que signifie la deuxième lecture ?


C’est une autre vision des choses. Elle transforme les épreuves en cadeaux.

Vous venez de perdre votre emploi, vous êtes en colère, vous avez peur. La deuxième lecture vous conduit à vous interroger sur ce que vous venez de recevoir. Ce peut être l’opportunité de changer de travail, de trouver votre propre domaine de réalisation et de faire ce dont vous avez toujours rêvé.

Vous vivez un deuil, ça fait monter en vous de la tristesse, un sentiment de trahison et une impression de désarroi et de même de la colère... En deuxième lecture, au delà des frustrations de l'ego, vous tentez de trouver l'héritage, les messages, la mission peut-être que vous laisse cette personne chère par son départ physique et non spirituel. L'énergie de cette être cher demeure avec vous et son esprit veille sur vous. Vous pouvez même lui parler et lui demander de l'aide.
Une rupture affective provoque les mêmes sentiments au niveau de l'ego. En deuxième lecture, c'est l'occasion de prendre un recul, de faire un bilan, d'intégrer les enseignements de la situation et de se préparer
à une autre union encore plus satisfaisante.

Quelles sont les conséquences d’une deuxième lecture ?

Si vous développez cette capacité à faire une deuxième lecture, votre existence change. Cette vision des choses permet le passage de la dimension de victime à celle de guerrier pacifique responsable.
Devenir responsable c’est aller à la rencontre des sollicitations continuelles qui nous sont offertes pour notre cheminement et notre épanouissement. La vie est faite de cycles. Le lâcher prise permet de passer à un autre cycle.

Posté par LUMIERE34 à 10:18 - PSYCHOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 avril 2008

LE MENTAL (fin)

"Un choix entier de l'une de ces trois solutions, sans qu'il ne reste en vous des résidus de  refus par rapport à ce choix, vous libère des tensions et du stress."

Vous reprenez le contrôle de la situation et de votre vie. Vous ne vous placez plus en victime.

Choisissez en conscience, sans ressentiment et allez heureux vers la suite de votre vie.

Tout autre choix ou non-choix de l'une de ces trois possibilités, vous fait naviguer entre deux eaux et le malaise persiste.

"Le facteur temps du menal est une source de souffrance. On ramène le passé dans l'instant présent en repensant et ressassant sans cesse des événements qui ne se sont pas déroulés tels qu'on aurait souhaité et on se projette dans le futur en se demandant comment on va faire pour vivre avec ça ou sans ça."

Pour les événements heureux c'est la même chose, on se dit que plus jamais on ne pourra revivre ça et on se crée alors de la déprime, de la nostalgie ou un manque.

Cela crée en nous une anxiété, une angoisse face au futur et on rate  complètement l'instant présent.

La souffrance émotionnelle ne peut survivre dans l'instant présent.

Laissez le passé s'éteindre à chaque instant.

"Amenez votre attention sur le présent et demandez-vous comment vous vous sentez ici et maintenant, sans aller puiser vos réponses dans les événements ou douleurs du passé.

La souffrance émotionnelle est inévitablement liée au temps."

Un exemple des plus courants : votre ami(e) vous a quitté et vous souffrez. Qu'est-ce qui provoque cette souffrance ?"

"Vous allez dire que cette personne vous manque. Mais d'où provient ce manque ?"

Ce manque prend naissance lorsque vous repensez à tous ces moments fabuleux partagés dans le passé, que vous ne revivrez plus.

Tout cela est lié au temps et la pensée en est le véhicule.

Posté par LUMIERE34 à 09:14 - PSYCHOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 avril 2008

LE MENTAL (1)

Le mental est un outil fabuleux pour fonctionner dans le monde. Il doit être à notre service et pas nous au sien.

"Qu'y-a-t-il entre deux pensées ? Le silence et le vide.

C'est au coeur de ce silence et  de ce vide que la présence silencieuse de l'Etre se révèle."

Pourquoi nous est-il si difficile d'être cette présence ?

"Pourquoi nous est-il si difficile d'être ?"

Le mental crée des pensées sans cesse car il n'aime pas l'inconnu, que ce vide et ce silence lui laisse entrevoir.

C'est le même processus qui se passe lorsqu'on est avec quelqu'un et que personne ne dit mot.

La plupart des gens commencent à ressentir un malaise dans cette non communication et le mental cherche par tous les moyens à fuir cela.

Le mental cherche toujours à garder le contrôle sur nous même, car, au fond, c'est bien lui qui a créé au fil du temps ce que nous "pensons" être, notre ego, le sens du "moi".

"Toutes nos opinions, nos croyances, nos valeurs, nos jugements, nos peurs, tout cela le mental l'a créé au travers de nos conditionnements sociaux, éducatifs, culturels et religieux."

Toutes les expériences vécues, bonnes ou mauvaises, ont été , analysées, passées au crible, filtrées et classées par le mental. Cela a forgé notre identité à laquelle on s'identifie sans cesse.

"Que resterait-il si il n'y avait plus rien de ce qui fait notre identité ? Si notre identité s'effaçait tout à coup ?"

Il ne resterait plus qu'un présence-témoin, l'Etre véritable que nous sommes.

Le mental n'aurait plus son mot à dire et il perdrait tout le pouvoir qu'il exerce sur nous, et cela l'ego ne le veut pas. Il résiste et il s'accroche.

"Cela ne veut pas dire que l'on perd notre identité, le sens du "je" ou du "moi"."

On utilise cette identité tout en restant observateur de celle-ci à partir de cet espace au plus profond de nous-même, à partir de ce silence et de cette paix sereine.

"C'est comme si on était l'océan et que les vagues en surface étaient notre vie. Les événements, les relations, les situations, tout cela se passe en surface."

On se laisse couler au fond de l'océan de notre être, et à partir de cet espace de paix, on observe et on agit sur ce qui se passe en surface.

Même si certaines de ces vagues sont douloureuses et qu'on en ressent les effets, on reste établi dans cet espace de paix qui réside en dessous de toute cette activité.

"Se placer en tant qu'observateur de nos pensées, nous fait prendre un peu de recul face aux événements, aux émotions, aux situations de la vie quotidienne."

Observez comment le mental réagit face aux différentes situations. Placez-vous en observateur curieux. Remarquez comme le mental est prompt à réagir, juger, étiqueter, analyser, créer des peurs inutiles, et résister à ce que la vie vous offre dans l'instant présent.

Observez sans entrer dans le jeu du mental, n'analysez pas ce que vous observez, n'essayez pas de chasser vos pensées.

C'est un accueil total de ce qui est, c'est un lâcher prise sur ce qui est présent à l'instant en vous.

"Prenez conscience de la différence entre l'agitation du penseur en vous, et le calme de la présence observatrice."

Le mental a une forte tendance à résister à ce qui est. Il lui est très difficile de lâcher prise.

"Prenons un exemple concret : une personne est à la poste et il y a beaucoup de monde. Elle s'impatiente, elle aimerait que cela aille plus vite. Son mental crée de la résistance face à cette situation, elle aimerait que cela se passe différemment, son mental résiste à ce qui est."

Cette résistance crée en elle de la négativité, une sensation de mal être et de stress l'envahit, et cela rend la situation bien plus pénible encore.

"Pourquoi fait-il cela ? La personne n'en est même pas consciente. Choisirait-elle consciemment de se créer du stress et de la négativité ? Non. C'est le mental inconscient qui crée cette résistance.

Inconsciemment, le mental croit qu'en résistant de la sorte, cela fera changer les choses. Or, nous savons très bien que cela ne change rien de s'énerver. Nous nous faisons du mal à nous-même en refusant d'accepter la réalité."

Cela ne veut pas dire qu'il faut tout accepter dans la vie. Si l'on regarde de plus près une situation qui ne nous convient pas, un événement qui ne se déroule pas tel qu'on le souhaite, une relation qui ne nous donne pas satisfaction, que pouvons-nous faire ? Quelles solutions se présentent à nous ?

Il n'y a que trois solutions :

- Quitter la situation, se retirer, partir,

- Changer la situation, transformer,

- Accepter la situation, lâcher prise.

Posté par LUMIERE34 à 11:29 - PSYCHOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 avril 2008

Frédéric HURTEAU : PSYCHOLOGIE TRANSPERSONNELLE (fin)

De retour à ma pratique professionnelle, que dire de cette dame suicidaire qui reçoit "par erreur" un courrier adressée à sa voisine (synchronicité) annonçant un stage que je donne dans sa région sur l’estime de soi la semaine suivante.? Et ce monsieur qui m’entend à la radio sur une station qu’il n’écoute pas d'ordinaire (synchronicité), répondre à une interrogation présente depuis longtemps dans sa vie et qui décide de s'inscrire à un stage sur l'écoute de son intuition que j'offre deux jours plus tard ?
Ces moments de pure synchronicité sont accessibles à tous à condition d’être à l’écoute de son intuition, d'agir selon une intention claire, de vivre le moment présent, de lâcher prise sur ses attentes et d’être ouvert et non attaché aux résultats . Après avoir vécu trois synchronicités consécutives ou avoir reçu trois messages, sans hésiter ayons le courage de lâcher prise sur vos peurs et nos désirs de tout contrôler et de tout comprendre et passons à l’action ! Évitons d'être des Germaine qui gèrent et qui mènent sans jamais lâcher prise ! Le bateau qui reste attaché au port ne court qu'un risque: celui qu'il ne lui arrive rien.
Qui risque rien, n'a rien et n'est rien !


Posté par LUMIERE34 à 10:31 - PSYCHOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 avril 2008

Frédéric HURTEAU : PSYCHOLOGIE TRANSPERSONNELLE (1)

J'ai le plaisir de vous présenter aujourd'hui, si vous ne le connaissez pas encore, Frédéric HURTEAU. Il sera en France (Paris et Sologne) en mai pour des séminaires et conférences. Si cela vous intéresse je pourrais vous en donner les dates.
Je ne le connais qu'à travers son enseignement et quelques mails, mais sa méthode est très intéressante et donne de bons résultats.

Les synchronicités, ces moments justes de la vie

"Synchronicité" est un terme inventé par le célèbre psychiatre et psychologue suisse Carl-Gustav JUNG, le père de la psychologie transpersonnelle.
Ce concept désigne la synchronisation ou la coïncidence de ce qui se passe à l'intérieur de l'individu avec l'énergie de la ressource extérieure. C’est se retrouver au bon endroit, au bon moment avec les bonnes personnes afin de favoriser la réalisation d’un projet inspiré de l’intuition, elle-même souvent issue de l’inconscient collectif. Jung croyait à l'unité ultime de tout ce qui existe. Cette unité est en dehors des notions de temps et d'espace et au-delà de la séparation que nous établissons entre le physique et le mental. La psychologie transpersonnelle, quatrième grande école en psychologie (précédée des écoles analytique, béhavioriale et humaniste) reconnaît au-delà de l’ego l‘accompagnement universel (les synchronicités) à toute personne qui se positionne harmonieusement avec son environnement, lâche prise et prend le risque souvent irrationnel inspiré par son intuition. Ce concept est bien illustré dans l'article suivant sur ma rencontre avec le transpersonnel.
>

Les synchronicités qui m'ont conduites au Transpersonnel.

Il y a plus de vingt ans, je me suis retrouvé, suite à un gros chagrin d’amour, sur la Côte Ouest américaine, en Californie. C’est le lieu extrême du lâcher prise ( le soleil se couche à l’ouest). Après deux semaines de stage au Esalen Institute (lieu de développement personnel internationalement reconnu) afin de retrouver un peu mon équilibre intérieur, je suis à faire de l'auto-stop sur une route de campagne en direction de San Francisco. Par terre sur la route, je trouve, là pour moi, un prospectus annonçant le septième congrès de la psychologie transpersonnelle débutant le soir même (synchronicité) à 70 kilomètres d'où je suis, en direction de ma destination (synchronicité). Le contenu des conférences du congrès correspond exactement aux outils que j’ai toujours voulu utiliser comme intervenant en thérapie sans avoir le courage de le faire.


Une voiture s’arrête: le conducteur se rend à ce même congrès (synchronicité). Toutefois il a un pépin : sa femme malade ne peut y assister et il désire trouver quelqu’un pour acheter sa place (synchronicité). Pendant le congrès, je participe à un stage sur le lâcher prise (synchronicité) qui me bouleverse : sous une pluie battante, on nous fait chercher dans le sable de la plage (synchronicité: trois plus tard j'étudierai la technique du Jeu de Sable comme outil thérapeutique) la pierre ou le coquillage rare que l'on veut conserver et rapporter chez soi. Après si être bien attaché, on nous invite à l'abandonner à la mer afin de faire l'expérience du lâcher prise sur nos attaches matérielles (synchronicité) et nous rendre disponible à un niveau plus élevé de conscience, faisant l'expérience de la confusion sans y résister (synchronicité).

Le lendemain je m’inscris à la formation universitaire de trois ans conduisant à la maîtrise en psychologie transpersonnelle, sans avoir ni l'argent, ni le temps pour entreprendre cette démarche. Je lâche prise, et je fais confiance. On me présente le doyen de la faculté : c’est l' animateur de l’atelier de la veille sur la plage (synchronicité) . Dans l’avion qui me ramène au Québec, une femme occupe mon siège. Nous discutons un peu afin de négocier notre territoire respectif : j'apprends qu'elle est québécoise et habite à Berkeley en Californie (synchronicité), lieu de mes futures études. Elle me propose de me trouver un endroit pour habiter (synchronicité).

De retour chez-moi, un bon copain en désarroi m’annonce sa subite séparation d’avec sa conjointe. Il doit rapidement trouver un endroit pour habiter (synchronicité). Je lui loue mon logement que je ne souhaitais pas devoir vider de son contenu. L’université où j'enseigne a Montréal communique avec moi; ils sont désolés de devoir annuler les cours prévus pour l’automne (synchronicité) . Ils me paieront quand même plein salaire (synchronicité)! Enfin, pour différents motifs, mes clients terminent progressivement leur travail avec moi (synchronicité) ; je me retrouve complètement libre de répondre à l'appel et d'effectuer le grand plongeon : partir étudier en Californie ! Lors de mon internat, la deuxième année de mes études, alors que l'on reçoit des clients à tarifs réduits étant encore des étudiants en apprentissage, j'ai un gros soucis financier et je me demande comment je trouverai l'argent pour continuer à payer mes études, surtout que l'université vient d'augmenter ses frais de scolarité. Le lendemain, je reçois un client millionnaire qui m’offre d’aller chez-lui faire de la thérapie familiale. Mes conditions financières seront les siennes me dit-il (synchronicité) : il paiera la fin de mes études.

(...)

Posté par LUMIERE34 à 10:58 - PSYCHOLOGIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Page précédente  1  2  3  4  5  6   Page suivante »