14 août 2008
SESAME ET SOINS NATURELS DES DENTS
(par le Dr Estelle Vereeck)>
La
médecine indienne ayurvédique fait largement appel à
l'huile de sésame, que ce soit en massages ou dans des soins
relaxants. Par exemple, dans le shidara, on fait couler un filet
d'huile de sésame tiède sur le front afin de calmer les
tensions et apaiser le mental.
L'huile
de sésame est également employée
traditionnellement en médecine ayurvédique dans
l'hygiène bucco-dentaire en badigeon des gencives et des dents
en prévention des caries, des problèmes de
déchaussement et de la mauvaise haleine. Certains adeptes de
la médecine naturelle contemporaine recommandent même un
bain de bouche quotidien avec de l'huile de sésame gardée
dans la bouche quelques minutes. Le remède serait souverain
contre le déchaussement.
Bases
scientifiques
Ces
pratiques millénaires ont-elles une base scientifique ? C'est
ce qu'à voulut évaluer une équipe de chercheurs
dans une étude publiée en mai 2008 dans un journal
indien*. Pour cela ils ont étudié la prolifération
de Streptococcus mutans, une bactérie buccale impliquée
dans la survenue de la carie dentaire. Vingt adolescents ont été
divisés en deux groupes de dix sujets chacun. Le premier
groupe témoin devait se rincer la bouche avec de la
chlorhexidine, un antibactérien incorporé dans de
nombreux bains de bouche, à raison de dix minutes par jour, le
matin avant le brossage. Le second groupe d'étude appliquait
l'huile de sésame. À partir d'échantillons de
plaque et de salive prélevés dans les deux groupes
après 24 heures, 48 heures, une semaine, deux semaines, les
effets de l'huile de sésame et de la chlorhexidine ont été
comparés. Les résultats montrent que si la
chlorhexidine a un effet plus précoce, elle agit en revanche
moins durablement que l'huile de sésame sur la prolifération
de Streptococcus mutans. L'étude conclut que l'huile de sésame
est un bon complément à l'hygiène orale, capable
d'améliorer la santé buccale.
Pas
d'effets secondaires
Ajoutons
que l'huile de sésame ne provoque ni brûlure des
muqueuses ni colorations disgracieuses qui surviennent quand on
emploie la chlorhexidine pure ou au long cours. De plus, l'huile de
sésame a un goût particulier proche de celui de la
noisette. Pour un goût moins prononcé, on choisira une
huile obtenue à partir de graines non grillées.
Effet
anticariogène
Comme
tous les aliments à teneur élevée en lipides,
l'huile de sésame dépose sur la dent un film gras qui
la protège contre l'adhésion des sucres. Dans l'idéal,
il faudrait donc commencer le repas par un bain de bouche ou un
badigeon à l'huile de sésame. Le pouvoir cariogène
des aliments absorbés ensuite s'en trouvera considérablement
réduit.
En
pratique
Prendre
l'équivalent d'une cuillière à soupe d'huile de
sésame (qualité première pression à
froid, en boutique bio), la garder en bouche quelques minutes en la
faisant passer entre les dents comme avec tout autre bain de bouche.
Au contact de la salive, l'huile se fluidifie. Recracher l'huile sans
l'avaler et terminer par un rinçage à l'eau tiède
afin de solubiliser les restes d'huile. Se brosser les dents
normalement, sans oublier de compléter par le passage du fil
dentaire pour une hygiène optimale des espaces inter-dentaires
où se développent préférentiellement les
caries. Voir à ce sujet la rubrique Brossage-compléments
indispensables du Pratikadent (extrait sur le site des éditions
Luigi Castelli).
* (Référence bibliographique
Asokan et coll. Effect of oil pulling on Streptococcus mutans count in plaque and saliva using Dentocult SM Strip mutans test: A randomized, controlled, triple-blind study. J Indian Soc Pedod Prev Dent 2008 Jan-Mar;26(1):12-7. ; 26 :12-7.)
26 juin 2008
NOTRE RELATION A LA NOURRITURE (fin)
(...)
Bien
que les pulsions boulimique ou anorexique soient légitimes en
ce sens qu’elles tentent de nous protéger de la souffrance,
de la pression (« des pressions ») invivable, ingérable,
indigeste, la conséquence immédiate de ces tentatives
sera de nous couper de nos émotions. Soit en les embaumant de
nourriture, soit en insensibilisant notre corps et en nous réfugiant
dans notre tête. Nous nous coupons de cette énergie
vitale dont nous avons si peur.
La physique nous apprend que lorsque les énergies ne sont pas utilisées, elles se transforment en matière. Ce qui signifierait que nos « énergies » comme nos émotions calées, bloquées, anesthésiées deviendraient matière.
N’utilisons-nous d’ailleurs pas couramment des expressions telles que : le poids des émotions, le poids de la colère, le poids de la culpabilité, le poids des angoisses, avoir un poids sur l’estomac ?
Ce ne sont pas nos émotions qui nous apportent directement du poids, mais bien le mélange des émotions et de la nourriture qui provoque une prise de poids inadaptée, par un dysfonctionnement dans l’alchimie transformatrice des aliments ingérés. Si nous mangeons avec convivialité, angoisse, stress ou colère, la digestion ne se déroulera pas de la même manière !
Comment
se fait-il que lorsque nous avons des difficultés à «
digérer » quelque chose nous nous sentions véritablement
allégés lorsque le problème se résout
enfin ? Ce n’est pas parce que nous avons des difficultés
dans notre relation avec la nourriture (boulimie, anorexie, obésité,
obsession du poids et des régimes) que nous éprouvons
un déséquilibre dans notre vie, mais bien parce que
notre relation à la vie n’est pas harmonieuse et fluide que
nous vivons des difficultés dans notre relation avec la
nourriture.
Quelle
est notre souffrance ? De quoi sommes-nous affamés ? Quel vide
cherchons-nous à combler ?
C’est
d’une diététique de vie qu’il s’agit, et non de
privation, d’obsession, de fixation sur le symptôme qui en
fin de compte ne font que le renforcer …
Comment
m’occuper de mon « nourrisson intérieur » ?
Il serait judicieux d’écouter attentivement la petite voix, les gazouillis, les besoins de notre nourrisson intérieur ; car il s’agit bien d’un être qui nous met en vie, qui nous pousse et nous ouvre au sens de la vie.
Je suis chaque fois impressionné par la difficulté que nous mettons à pouvoir simplement accueillir notre ventre. Les récriminations, les reproches fusent davantage que les mots tendres !
Et si cet enfant attendait simplement que nous tenions compte de lui ? Complétés l’un par l’autre, vous ressentirez tout doucement la plénitude s’installer … une forme de re parentage intime, bienveillant, jouissif … c’est une clé importante ! C’est ici que commence le véritable travail du thérapeute : la restauration de l’être. Que la personne puisse sortir de sa culpabilité, de ses plaintes de son impuissance … pour pouvoir prendre responsabilité d’elle-même face aux autres et au monde. Car si quelqu’un ou quelque chose nous « gonfle » dans la vie, cela ne sert à rien de faire régime ! (excusez-moi d’être si direct).
Maintenant, c’est à vous de « jouer » … Je vous souhaite d’être passionné par qui vous êtes et ce que vous en faites. Car si vous ne vous aimez, pas vous n’êtes pas aimable … Je vous souhaite d’excellentes découvertes remplies de saveurs et de senteurs subtiles dans votre « Cuisine Intérieure » !
24 juin 2008
NOTRE RELATION A LA NOURRITURE (2)
(...)
Que
représente l’aliment ?
Bien
que les difficultés dans notre relation à la nourriture
n’ont pas avoir avec l’aliment, cela se passe avec lui ; c’est
intéressant d’en tenir compte.
Notre nourriture représente bien plus que l’aliment en lui-même.
Il
s’agit d’une relation entre l’aliment chargé de toutes
ses représentations et le mangeur comprenant toutes ses
attentes (physiques, émotionnelles, affectives, biologiques,
chimiques, spirituelles, symboliques …).
Lorsque
vous ramenez d’Italie du jambon sec, des olives … et que vous les
dégustez chez vous, ces aliments ont-ils la même saveur
? Ils représentent le souvenir des vacances passées, le
côté chaleureux du pays, la beauté des paysages,
la détente et la joie émotionnelle vécue dans
cet instant que vous tentez de prolonger … Personnellement, je n’ai
pas encore eu l’occasion de rencontrer une femme qui me prépare
le lapin aux pruneaux, avec des raisins secs et des petits oignons
glacés de la même manière que ma grand-mère
…
Mais
c’est peut-être ma grand-mère que je souhaite
rencontrer à travers son plat si savoureux … J’aime à
proposer le petit exercice suivant, qui ne manque jamais d’amuser
les participants d’un « week-end plaisir » : réunis
autour d’un étal gargantuesque chargé d’aliments
divers, chacun est amené à en choisir un en
particulier. Il s’agit alors de se présenter comme si l’on
était véritablement ce fruit ou ce légume.
L’imagination et la créativité de chacun sont étourdissantes de finesse, de sensibilité et de sagesse ! Je vous en confie « certains morceaux » :
Stéphanie, anorexique, se réfugie en permanence dans la logique, la raison et le verbe. Elle porte son choix sur un bel avocat et entame une plaidoirie fabuleuse sur la manière dont elle incarne ce fruit spécifique, à savoir combien ce fruit représente pour elle la légèreté tout en demeurant un aliment complet diététiquement parlant, etc.
Séréna est italienne et nous subjugue par le contact charnel qu’elle établit d’emblée avec son aubergine.
«
J’aime ma peau, sa luminosité rayonnante, sa douceur et
j’apprécie que l’on me caresse. La forme de mon corps est
généreuse et harmonieuse. Je viens du Sud, et bien que
j’y sois souvent associée à la ratatouille, je me
ressens meilleure encore coupée en tranches et frite à
la poêle. Mais je prends toute l’huile, j’absorbe tout ;
pour éviter cela, je dégorge mes tranches une nuit avec
du sel et ensuite je les presse et les éponge.... »
Parallèlement, Séréna aimait s’investir pour les autres, s’oubliant parfois au point d’être engorgée par leurs problèmes. Mais sa réponse me rassura : elle savait en dégorger l’excès durant la nuit...
Nous pourrions encore parler du hamburger, du chocolat, d’une poire, du vin … Après avoir entendu parler une personne de ses nourritures préférées, ou de celles qu’elle a en aversion je pourrais assez précisément traduire ce qui se passe dans sa vie.
Après plus de cent cinquante expériences avec la nourriture je suis stupéfait de constater qu’il n’y a pas de lien direct entre la nourriture et le poids du consommateur(trice). Nous pouvons effectivement manger du chèvre au lard, un velouté terminé à la crème, du magret de canard, une dame blanche ou un sabayon et perdre huit cent gramme à un kilo cette journée … alors qu’en mangeant des crudités et des légumes cuits à la vapeur, nous pouvons prendre quatre cent grammes une autre journée …
Et si notre difficulté avec la nourriture ne représentait que la projection de nos angoisses de vie sur celle-ci ?
Les
émotions
Si je vous parle avec autant d’insistance des émotions, c’est parce qu’elles sont la véritable cause de nos problèmes et non pas la nourriture, comme on aurait tendance à nous le faire croire.
Les émotions représentent des « énergies » qui devraient circuler dans le corps de manière fluide et harmonieuse (é-motion : énergie en mouvement). Cette circulation « anime » notre corps et lui donne sa chaleur. On peut remarquer chez les petits enfants combien ils sont animés, pleins d’énergie, tant leurs émotions sont libres, spontanées, authentiques.
C’est avec l’entrée dans l’ « âge de raison », aux alentours de sept ans, qu’ils vont quitter le ventre, cet état de totale liberté émotionnelle pour être éduqués, instruits, raisonnés selon les prérogatives de leur structure scolaire, familiale, culturelle.
Dès lors, c’est à ce moment crucial de discernement que certaines personnes vont demeurer dans leur tête toute leur vie, tandis que d’autres vont émigrer dans leur ventre, ou encore ouvrir la voie entre la tête et le ventre pour voyager entre ces deux territoires-clés.
(...)
23 juin 2008
NOTRE RELATION A LA NOURRITURE (1)
(Michel Gillain)
Notre
manière d’être avec la nourriture nous parle de notre
manière d’être dans la vie. L’aliment ne nous met
pas en danger. Par contre, la pulsion qui nous pousse à manger
du sucre, du chocolat, des quantités impressionnantes de
nourriture … en est la réelle cause. Cette pulsion est
l’expression d’une émotion ingérable que nous
tentons d’anesthésier.
Mon
propos sera de vous partager quelques senteurs de ma pratique qui
amènent à faire le lien ou plutôt combler le vide
entre diététique et thérapie, entre culpabilité
et responsabilité. Les « mets sages » secrets du
ventre.
Pour une fois, laissons de côté notre intellect tout-puissant : nous ne mangeons pas avec la tête, mais bien avec nos tripes. Laissons enfin parler ce ventre tellement muselé par les corsets des pensées bienséantes de notre siècle affamé !
«
Ventre affamé n’a point d’oreilles », il se met à
souffrir et nous le fait entendre de gré ou de force. Il entre
dans l’opposition, la clandestinité. De là, la porte
s’ouvre vers la boulimie, l’anorexie, l’orthorexie ou encore
vers l’obsession du poids et des régimes.
Le
mot diététique provient de la racine grecque «
dieta » qui signifie : la manière de vivre, l’art de
vivre. Cela nous éloigne fortement du sectarisme alimentaire
actuel qui provoque plus de dérégulation que de plaisir
!
Ne
pouvant plus nous fier à quelque source scientifique,
diététique ou autres, pourquoi ne pas revenir à
notre propre bon sens ? Ecouter la seule personne capable de savoir
ce qui est bon pour notre organisme, comme pour notre vie en général,
à savoir … nous ? Trop facile ?
J’aimerais tant vous approuver, mais l’expérience me dicte le verdict contraire. Nous aimons tant nous éviter nous-même !
En vérité, toute notre histoire alimentaire, et cela dès notre conception, n’est qu’un gigantesque périple en quête de la source originelle, du ventre fondateur et nourricier : nous sommes tous des « fruits de mère ».
La
restauration
J’ai
toujours été fasciné d’observer une famille se
mettre à table. Très vite, je découvris que
notre manière d’être avec la nourriture parlait de
notre manière d’être dans la vie. La place que nous
occupons à table ne parle-t-elle pas également de la
place que nous prenons timidement ou franchement dans notre vie ? Il
y a ensuite des personnes qui « gobent » tout, comme dans
leur vie, d’autres n’ont plus de goût à rien …
d’autres encore trient leur assiette en commençant par ce
qu’elles n’aiment pas pour terminer par ce qu’elles préfèrent
; certaines font l’inverse … n’avez-vous jamais rencontré
des personnes qui piquent régulièrement dans les
assiettes des autres ? Que dire des personnes qui laissent toujours
quelque chose dans leur assiette ?
Ces observations amusantes nous éclairent sur la manière dont la personne est en relation … avec elle-même, les autres, et sa vie …
Le mot « restauration » fait également référence à l’antiquaire qui enlève les couches superficielles d’un vieux meuble pour parvenir à l’essence, à l’identité, et en révèle finalement la beauté naturelle.
Car
au bout du compte, c’est bien de cela qu’il s’agit : retrouver
la beauté immanente qui réside en chacun de nous.
Lorsque j’accueille des personnes éprouvant des difficultés
dans leur relation à la nourriture, elles sont généralement
animées d’une même souffrance : la reconnaissance
intime, personnelle et inconditionnelle de leur véritable
beauté intérieure.
- Quelle est ma valeur ?
- Ai-je de l’estime pour moi ?
>
- Suis-je fier(e) de moi ?
- Ai-je confiance ?
- Suis-je juste ?
- Comment je me traite ?
-
Est-ce que je m’aime ?
Voilà autant de questions qui révèlent cette demande essentielle.
Mon rôle de « restaurateur » n’est certes pas seulement de vous nourrir d’aliments mais bien de vous aider à révéler votre talent particulier, à faire briller votre or. Ne dit-on pas : « lorsque l’on est amoureux (de soi, de l’autre, de la vie) l’on vit d’amour et d’eau fraîche ».
(...)
03 juin 2008
UNE MAISON PROPRE (fin)
LES
PRODUITS NATURELS NETTOYANTS ET ASSAINISSANTS
Les
huiles essentielles :
La plupart sont bactériostatiques, ce qui signifie qu'elles stoppent la prolifération microbienne, et certaines, comme l'essence de citron, sont bactéricides, c'est à dire qu'elles tuent les microbes, et surtout elles sont les seules à venir à bout des virus dont elles détruisent la membrane extérieure.
Il
n'est pas nécessaire d'inonder la maison d'huiles
essentielles; il suffit d'en diffuser dans l'atmosphère,
notamment lorsqu'un membre de la famille est malade, d'en verser
quelques gouttes dans le produit lavant pour les mains ou la douche
afin d'en améliorer les qualités antiseptiques. C'est
pourquoi elles font partie de nombre de produits d'entretien
écologiques.
Le
vinaigre d'alcool :
Le
vinaigre blanc, ou vinaigre d'alcool, comestible, est aussi un
remarquable produit d'entretien. Il détartre la vaisselle et
les cafetières et bouilloires électriques, le ver à
vapeur, adoucit l'eau de rinçage du linge, assainit les
surfaces de travail tout en les faisant briller. C'est un produit
désinfectant, car les microbes ne survivent pas en milieu
acide. Désinfecte le réfrigérateur et lui ôte
tout odeur.
L'alcool à brûler :
Ce
produit banal et peu coûteux désinfecte et assainit. Il
nettoie bien les vitres, les rend brillantes et claires, il dégraisse
le plan de travail dans la cuisine, fait briller les robinets.
Appliqué sur un chiffon, il évite de respirer les
produits à vaporiser !
Le
citron :
A l'état naturel, c'est également un produit d'entretien pour les chromes, les émaux ou l'acier inoxydable.
La
terre de Sommières :
Ce
vieux produit, non fabriqué, que l'on achète à
l'état naturel, récure remarquablement et sans danger.
L'argile
:
Encore une substance naturelle et peu coûteuse ! Un bloc d'argile ou une coupelle avec un peu d'argile granulée placés dans le réfrigérateur supprime toute odeur, sans dépôt de substance douteuse sur les aliments.
Un peu d'argile dans la machine à laver renforce l'action de la lessive et donne un linge éclatant et doux.
L'argile,
totalement hydrophile, ne bouche jamais les canalisations.
(Hélène
Barbier)
(A
cet article j'ajouterai pour ma part, et par expérience :
Le
citron : utiliser des citrons pressés, soit une économie.
Sert aussi à empêcher la prolifération des
fourmis à la campagne, dans les maisons, il suffit de mettre
du jus de citron sur leur passage, elles le détestent.
Je me sers peu de l'alcool à brûler à cause de son odeur, je le remplace par le vinaigre blanc tout aussi efficace. Pour les vitres le mettre dans un peu d'eau avec très peu de produit vaisselle, une éponge, un chiffon blanc et elles sont vite faites et éclatantes.)
28 mai 2008
UNE MAISON PROPRE ET SAINE
AU NATUREL (1)
Alors même que l'ont évite de recourir aux médicaments ou aux aliments industriels à cause, notamment des conservateurs, colorants, etc... on achète souvent des produits d'entretien chimiques très toxiques.
Pourtant
une il existe des produits NATURELS disponibles; il suffit de lire
les étiquettes.
La publicité a si bien persuadé les gens de la nécessité d'aseptiser leur maison qu'après avoir troqué les beaux et fonctionnels meubles rustiques pour la laideur du stratifié, beaucoup ont ajouté à l'utilisation massive et abusive de l'eau de Javel, une multitude de produits d'entretien toujours plus « efficaces ».
Les
multinationales de la chimie proposent désormais un produit
pour l'évier, un pour la baignoire, un pour les wc, un qui
gratte, un qui désinfecte, un qui dégraisse
etc...etc... afin de vendre très cher des « conditionnements »
spécialisés, particulièrement polluants et
difficilement ou non recyclables.
Tous ces produits et leurs emballages sont à base de molécules de synthèse qui se répandent dans la nature et dont on retrouve une partie dans l'eau du robinet.
Dans certaines régions, si on fait couler l'eau assez fort, elle mousse : Or les démangeaisons, (réactions allergiques) de plus en plus fréquentes et virulentes, sont souvent dues à ces « produits miracles » qui lavent le linge sans frotter ou « rendent moelleux » et « gonflent » les serviettes de bain.
Les
« hypoallergiques »
ne sont pas une garantie !
Cela provoque les mêmes interrogations que pour l'alimentation : on utilise de préférence certains produits réputés peu allergisant, mais qu'en est-il une fois mélangés dans l'eau, surtout sur la peau ?
Sont-
ils vraiment hypoallergiques pour tout le monde ? N'y a-t-il pas des
sensibilités particulières comme l'a démontré
le Professeur Madeleine Bastide, chercheur au Laboratoire
d'immunologie et de parasitologie de la Faculté de pharmacie
de Montpellier ?
Toutes ces « molécules » synthétiques que l'organisme ne reconnaît pas puisqu'elles sont nouvelles, provoquent des réactions plus ou moins désagréables de la peau, les allergies se multiplient, les allergiques sont de plus en plus nombreux et les produits d'entretien en sont souvent les principaux responsables.
Les produits les plus allergisants
Parmi les innombrables flacons, boîtes ou paquets qui s'alignent sur les étagères des rayons «entretien » certains agressent particulièrement l'organisme.
Les « adoucissants », si utilisés pour le linge de bébé, sont pourtant très allergisants. Peu recommandées également, les lessives « à la main » aux propriétés si décapantes qu'elles ne nécessitent ni de frotter ni de mettre en machine.
Décapantes, oui, mais aussi pour la peau !
Quant à l'eau de Javel, qui a si bonne réputation, elle est à base de chlore, un poison qui provoque une catastrophe sanitaire et écologique. Certes, c'est un désinfectant, puisqu'il tue toute forme de vie ! On le soupçonne d'être cancérigène, et il est certain qu'il s'avère très allergisant. Il pollue les cours d'eau, au point qu'il représente 20 à25 % de la pollution ménagère, et s'il ne provoque pas tout de suite une allergie, il sensibilise progressivement l'organisme, y compris à d'autre substances, ce qui provoque des allergies croisées, comme avec le formol, autre fléau omniprésent les textiles, les essuie-tout, les vernis, les cosmétiques, etc..
Il en est de même des lessives dont les phosphates et la potasse agressent la peau, des produits à empeser, de ceux qui nettoient la baignoire sans frotter ou qui débouchent l'évier à froid, etc...
(...)
09 mai 2008
SUPER SIZE ME (fin)
4
– Un résultat accablant
Au bout d'un mois seulement, la preuve est bien faite que ce régime agro-industriel moderne est une source efficace de maladies. Notre sujet termine sa « cure » à 95 kilos et avec 18% de graisse corporelle contre 11 au départ, une hypertension à 15/11, un excès d'acide urique, un cholestérol à 2,30, des malaises variés physiques et psychiques, dont une baisse de sexualité...Mais ne vous en faites pas, il y a maintenant de très bons médicaments pour cela, c'est même mieux qu'avant qu'ils disent les laboratoires ! On nous gâte !
5
– Le retour à la santé
Il
mettra environ six mois à revenir au point de départ.
Il est vrai que pendant un mois, il a fait fort avec environ 5 000
calories quotidiennes, 15 kilos de sucre et 5 kilos de graisses,
évidemment pas beaucoup de molécules bio-actives, qu'il
s'agisse de vitamines, d'antioxydants ou d'acides gras polyinsaturés
et le tout sans exercice physique. Il faut souvent faire dans la
caricature pour aiguiser son regard et percevoir alors que, dans le
quotidien, finalement on n'en est souvent pas très loin .
Il
serait dommage de croire que cette histoire n'est qu'une anecdote
très particulière. En réalité, presque
toute la nourriture conditionnée par l'agroalimentaire ne vaut
guère mieux, qu'il s'agisse des pizzas, des quiches, tartes,
sauces toutes faites, viennoiseries, tous ces produits ne sont que
calories vides, amas de sucres à index glycémique
élevé, mauvaises graisses avec un pourcentage très
excessif d'acides gras saturés, et encore pire, d'acides gras
trans.
Cette
alimentation dévastatrice en terme de santé, n'est pas
hélas, réservée à une enseigne, elle nous
guette à chaque coin de rue et nous piège facilement et
le fera de plus en plus tant que nous n'aurons pas décidé
de remanger plus simplement, de repasser du temps à la cuisine
et de ne pas rogner toujours davantage sur notre alimentation.
Une
alimentation saine ne coûte pas plus cher si on limite les
produits animaux mais les dépenses se font de façon un
peu différente et semblent souvent plus importantes. Un litre
d'une bonne huile de première pression à froid paraît
beaucoup plus onéreux et passe souvent pour un produit de
luxe, il en est de même pour un kilo de légumes
biologiques. Tout cela n'est qu'apparence, en réalité
on arrive à des budgets équivalents et mieux vaut aider
à faire vivre des producteurs respectueux de la terre que de
subventionner les milliers de spots publicitaires mensongers avec
lesquels l'agroalimentaire attire en les désinformant les
enfants qui constituent la génération à venir.
Ce mode alimentaire ne rend d'ailleurs pas malade que les hommes mais aussi la Terre déboisée pour produire un excès de protéines animales et ensevelie sous un monceau d'emballages qu'il faut bien faire disparaître.
Notre
assiette citoyenne
Comme nous la Terre a des possibilités de récupération mais, ni elle, ni nous, ne disposons de moyens à toute épreuve et ce film nous permet de comprendre que nous avons chacun une marge d'action et que nous nous devons de la jouer dans le bon sens, sur le plan alimentaire. Notre assiette aussi peut être citoyenne au sens noble du terme. Nous y gagnerons aussi en plaisir, en retrouvant la santé, les couleurs et les saveurs que la Vie ne demande qu'à nous offrir.
07 mai 2008
SUPER SIZE ME (2)
(...)
2
– Le corps médical dubitatif
La réaction du corps médical est aussi très instructive : il est étonnant de constater à quel point les médecins (et la plupart d'entre nous avec eux) ne croient pas à l'effet de l'alimentation sur notre façon d'être au quotidien et de devenir malade. Il n'y a pas lieu de penser qu'il a choisi des médecins particulièrement incrédules, tous les discours au contraire, correspondent très bien à ceux du corps médical conventionnel, ils croient croire. A quel point sous estiment-ils l'incidence de l'alimentation ? On le voit dès le départ à leur air gentiment paternaliste et goguenard : faites donc cela si le cœur vous en dit, vous allez prendre quelques kilos et votre cholestérol va un peu augmenter, votre glycémie aussi...
Il
s'agit bien là des axes de la pensée médicale
concernant l'alimentation. Ah ! Pardon ! J'oubliais les cinq à
dix fruits et légumes par jour contre le cancer et les trois
produits laitiers quotidiens pour les os ! Ils sont d'autant plus
calmes que le sujet semble très sain : 1,88 mètre pour
84 kilos, soit un indice de masse corporelle (IMC) de 23,8, sportif,
non fumeur, alimentations saine avec une copine chef de cuisine
végétalienne, un taux de cholestérol à
1,68 et des triglycérides à 0,43...Tout pour plaire à
une compagnie d'assurance.
Très vite les effets dépassent les prévisions. Au bout d'une douzaine de jours, le poids est à 92 kilos (IMC de 26), le cholestérol dépasse les 2 g, les tests inflammatoires hépatiques s'envolent (les chiffres sont multipliés par dix !) et les plaintes cliniques sont nombreuses : fatigue, migraines, déprime, baisse sexuelle...
Alors
on voit les médecins s'affoler et peser de tout leur pouvoir
pour faire arrêter l'expérimentation d'un mois, montrant
ainsi leur non-confiance dans les mécanismes de la vie.
Heureusement pour nous, notre organisme répare les dégâts dès que nous lui en fournissons les conditions favorables. Mais encore faut-il réellement croire au pouvoir réparateur du corps, ce qui est en contradiction avec le « tout-médicament » actuellement enseigné à la faculté et largement entretenu par les publications dites scientifiques inspirées par les grands groupes pharmaceutiques qui nous gouvernent. Ni croyance dans le pouvoir détériorant d'une mauvaise alimentation, ni croyance dans le pouvoir réparateur d'un organisme vivant.
Ne soyons donc pas étonnés d'apprendre qu'en 2004 il s'est vendu en France 46 millions de boîtes de statines (anti-cholestérol à la mode) pour un peu plus d'un milliard d'euros !*
3
- Psychisme et alimentation
Un
autre élément bien décrit et qui pourtant ne
fait pas partie de notre culture est l'incidence de l'alimentation
sur notre psychisme. Passe encore le poids et le cholestérol,
mais le psychisme, certes non ! Or le film permet de bien voir notre
sujet tonique et décidé au départ, glisser peu à
peu dans la catégorie des sujets plaintifs et négatifs
: le profil psychique de l'hypoglycémique moyen. On retrouve
sans le charme littéraire, les descriptions de William Duffty
dans Sugar blues (le roman noir du sucre blanc). Bien que l'on
connaisse en partie les circuits des neuromédiateurs et
particulièrement celui de la sérotonine, on continue
tout de même à prescrire largement antidépresseurs
et anxiolytiques là où des corrections alimentaires
seraient beaucoup plus efficaces, et dénuées d'effets
secondaires.
(...)
06 mai 2008
SUPER SIZE ME (1)
(Dr Nicolas Le Berre)
(Un film documentaire sorti en 2005, d'un adepte de la vie saine qui s'est volontairement ( et temporairement) adonné au fast food pour en mesurer les conséquences sur la santé.Une expérience validée scientifiquement et très convainquante.)
Excellent film de Morgan Spurlock sur le fleuron de l'alimentation agro-industrielle, technico-commerciale actuelle : le régime fast-food, l'alimentation qui tue, preuve irréfutable à l'appui. Même le corps médical accepte l'avertissement, du moins dans le film, mais jusqu'où va-t-il en tirer des conclusions ? Sans doute hélas pas très loin.
Chez nous en tout cas, ce film n'a pas eu de la part de l'Académie de médecine un accueil chaleureux et unanime, c'est pourtant une belle œuvre clinique, c'est pourtant un éclairage saisissant sur un mode alimentaire, sur un mode d'entrée dans la maladie... sans doute trop simple pour ces messieurs.
La Sécurité sociale et l'Education nationale n'organisent pas non plus de projections gratuites de ce film...
Mieux vaut attendre les preuves « scientifiques »
formelles et laisser pendant ce temps prospérer le marché
de la maladie devenue maintenant un secteur économique très
productif.
En 2003, il y avait 189 millions de diabétiques de type 2 dans le monde, on en attend 366 millions en 2030, la politique de prévention se borne à prévoir les stocks de médicaments plutôt que de gêner le commerce de l'agroalimentaire qui les fabrique ! Une manne pour les laboratoires.
Divers enseignements y sont particulièrement bien soulignés. Nous allons en envisager cinq.
1
– Une méthode rigoureuse
Commençons
par la méthode. C'est un prototype du protocole à
suivre pour faire une expérience alimentaire exploitable. La
rigueur est au rendez-vous. Une expérience est une expérience,
il ne s'agit pas de faire n'importe quoi.
La
durée est définie et pendant ce temps, il n'y a pas de
dérogation même si c'est parfois difficile, il faut être
strict, c'est indispensable. Ce monsieur a donc décidé
de manger pendant un mois, chaque jour, trois repas dans une chaîne
de fast-food, il va le faire sans entorse.
L'observation
est, elle aussi, précise sur des critères cliniques
(poids, ou mieux : indice de masse corporelle, paramètres
biologiques, signes cliniques physiques et psychiques), observation
subjective et objectivée par des tiers (trois médecins,
une diététicienne et un professeur de gymnastique), on
est sérieux, pas dans l'à peu près, pas dans
l'illusion personnelle. Les résultats sont incontournables.
Dès le départ, il est aussi annoncé clairement
que l'expérience est renforcée par une sédentarité
elle aussi bien calculée, podomètre à l'appui.
Ce
protocole devrait nous inspirer lorsque nous décidons de faire
une expérience alimentaire, comme par exemple se rendre compte
de l'incidence de la suppression des sucres à index glycémique
élevés ou des produits laitiers ou contenant du
gluten...
Combien de personnes n'ai-je pas vu faire cela approximativement au cours de ma pratique ? On supprime un peu, souvent, ou beaucoup, de temps en temps, les entorses sont innombrables...
On
ne peut rien tirer de ce genre d'expérience, la rigueur est
une condition sine qua non, indispensable. Un mois est une durée
minimale.
Dans le cas précis de ce film, le choix était judicieux car le résultat partait du mauvais côté et, en biologie comme à la maison, il est plus rapide d'installer du désordre que de remettre de l'ordre. D'ailleurs, il a mis ensuite six mois à revenir à son état de départ, donc à réparer les méfaits engendrés par cette alimentation et la sédentarité.
Dans
le cadre d'une marche vers le mieux, un délai de trois mois me
semble bien préférable, cette durée permet de se
rendre compte des bienfaits. Le respect à 100% est
indispensable dans la période d'expérience.
Si on pratique une suppression à seulement 80%, les résultats sont minimes ou inexistants, cela paraît curieux mais c'est ainsi. Il faut vraiment respecter cette règle. Le journal de bord est une bonne précaution de même que l'observation d'un tiers, de préférence « extérieur » (non impliqué affectivement d'une part et avec un regard professionnel d'autre part). Cela permet d'éviter l'illusion ou l'occultation quant aux résultats, deux mécanismes mentaux qui peuvent fausser les conclusions que l'on va tirer de l'expérience.
(...)
ALLERGIES, INTOLERANCES ALIMENTAIRES ET SYSTEME IMMUNITAIRE
Fléau
des temps modernes, les allergies touchent une part grandissante de
la population. Leur fréquence a doublé en cinq ans et
elles affectent environ 4% des adultes et 8% des enfants.
L'allergie
est une réaction exagérée et quasi immédiate
(de quelques minutes à quelques heures) du système
immunitaire, face à un aliment auquel il est sensible et qu'il
considère comme ennemi. Elle peut avoir des conséquences
sévères, parfois mortelles.
L'intolérance est une réaction immunitaire plus insidieuse, car elle ne se manifeste pas forcément tout de suite après l'ingestion de l'aliment, mais abaisse les défenses immunitaires, entrouvrant la porte à des malaises opportunistes ou auto immunes, ou provoquant des affections minantes et difficiles à soigner (surtout lorsqu'on ne connaît pas leur cause réelle).
En général cet aliment ou substance est une protéine que notre corps n'arrive pas à digérer, souvent du fait d'une déficience enzymatique.
Une
intoxication aux métaux lourds peut parfois bloquer certains
enzymes digestifs et provoquer une intolérance à
certains aliments.
Le lait de vache est une source fréquente de réaction immunitaire. Les symptômes courants sont : asthme, rhinite (nez qui coule continuellement), otites et sinusites à répétition, éruptions cutanées diverses (boutons, acné, urticaire, eczéma), constipation ou diarrhées, douleurs abdominales et vomissements.
Le
lait contient à lui seul plusieurs allergènes dont la
caséine (utilisée d'ailleurs pour faire de la colle
blanche), le lactose (la lactase, enzyme digestif du lactose
disparaît généralement à l'âge
adulte.
Le gluten, La protéine de certaines céréales : blé, seigle, orge, avoine, épeautre, kamut, forme une colle indigeste qui se dépose dans les intestins et peut y rester longtemps, provocant une réaction immunitaire.
De nombreuses personnes y sont intolérantes à des degrés divers sans même le savoir; certaines personnes y sont si intolérantes qu'elles développent une maladie : la maladie cœliaque.
Les symptômes courants sont : inflammation (nez, gorge, oreilles...)
constipation chronique, anémie, allergies environnementales
(rhume des foins etc..) douleurs articulaires, dépression et
perturbations psychiques (autisme, hyperactivité et autres
troubles du comportement).
Le
gluten et la caséine du lait de vache
sont des « colles » qui engluent l'organisme et
qu'il vaut mieux consommer avec modération, notamment au
premier signe de faiblesse, de fébrilité (y penser au
premier « nez qui coule » de l'hiver !) Il
suffit souvent de s'abstenir pour quelques jours de ces deux aliments
pour que tout rentre dans l'ordre (effet particulièrement
visible chez les enfants).
D'autres
aliments sont considérés comme allergènes : l'œuf par exemple,
est l'origine de l'allergie la plus fréquente jusqu'à
15 ans (34,2% des cas dans cette tranche d'âge).
L'arachide
et le soja font aussi partie des
allergènes dit majeurs, mais il en existe bien d'autres.
(Eva-Claire Pasquier)