08 février 2010
CONVERGENCES... (3)
(...)
La
culture quotidienne de la divergence.
Prenons
quelques exemples de dérives consommatoires devenues modes de
vie. La consommation d’alcool touche maintenant les 12/14 ans,
filles et garçons, avec des comas éthyliques qui disent
tout de la défonce, de l’anxiété, de
l’ignorance de cet âge. Derrière l’alibi d’une
consommation dite festive, avec des boissons pour ado dites branchées
- les premix-, derrière les premiers pas provocants et
inconscients d’enfants-ados dans l’addiction, que se joue-t-il ?
Simultanément, le lobby agroalimentaire de la tentation a fait pénétrer son modèle mou-gras-sucré-intense dans chaque foyer avec enfant. Boulimiques, dépendants de sensations régressives diffusées par un marketing aliénant, ils s’enferment dans des obésités pour la plupart incurables.
Que valent des programmes d’information désormais connus de chaque adulte depuis des années, au regard de publicités pavloviennes qui jouent du triptyque désir-plaisir-jouissance et de la redondance abusive et infantilisante ?
1.5
Million de jeunes obèses, 6 millions d’adultes obèses,
20 millions de personnes en surpoids (en France)… Que des enfants
et adultes toujours plus nombreux fassent des séjours en
unités spécialisées pour une rééducation
alimentaire révèle le dévissage d’une société
dont les repères les plus vitaux, essentiels, sont devenus
inexistants.
Que nous disent ces enfants de notre propre fuite dans la consommation ?
Quel miroir déformant sont-ils des manques et esquives des adultes ?
Se suicident-ils sous nos yeux, poussant à leur limite les comportements que nous leur inspirons, pour mieux nous éveiller à nos impasses ?
«
Il y a dans nos sociétés occidentales une épidémie
de cancers. On a en France une augmentation de plus de 60% des cas en
20 ans. Les Japonais qui ont 7 à 60 fois moins de cancers que
nous, quand ils viennent habiter en occident, ont les mêmes
taux que nous. C’est donc une question de mode de vie. Personne
n’est responsable de son cancer. Les forces sociétales dans
notre société depuis 50 ans sont telles que tout nous
pousse à une biologie pro cancer » déclarait
récemment David Servan Schreiber sur Europe 1, à la
sortie de son dernier ouvrage (Anticancer, Prévenir et lutter
grâce à nos défenses naturelles. Robert Lafont).
Le message qu’il fait passer n’est pas nouveau et nombre de voies alternatives de santé et de bien être le mettent en pratique depuis des décennies. Mais il était jusque là inaudible pour le collectif. David Servan Schreiber a juste la chance - le kairos : le bon moment- que son expérience personnelle rencontre le mal être et l’attente encore informulée de millions d’êtres.
Il a cette autre chance que sa légitimité de scientifique donne une aura de vérité à ce que tant d’autres ont exprimé par des voies intuitives et expérientielles, en étant considérés longtemps comme des marginaux.
Il
a enfin le bénéfice d’un puissant groupe de presse
pour le médiatiser.
Les forces sociétales, c’est nous, individuellement et collectivement, et nous en sommes donc pleinement responsables. Notamment au travers de ceux à qui nous avons donné le mandat de nous conduire.
Si
les modes de vie - c’est-à-dire nos comportements et choix
de vie quotidiens- ont une incidence directe sur nos maladies, ils ne
sont que la résultante directe de nos croyances, de nos
valeurs, du sens que nous donnons à la vie. Ce qui nous rend
d’autant plus responsables !
Autre
exemple, les émissions, jeux et supports d’entrainement
cérébral pour « muscler son cerveau » ont
le vent en poupe. Mémoire, logique, calcul, capacité
d’apprentissage, vivacité, tests de QI, jeux télévisés
comme Le Grand Quiz du cerveau, sont les dernières folies
neuronales des seniors, plus directement concernés.
Que cache cette stimulation pathologique de la mémoire factuelle ?
De quel vide intérieur ces formes compensatoires sont-elles le révélateur ?
Avec quels leurres dérisoires se protège-t-on d’une absence à soi qui porte les noms désormais banalisés de mal être, de stress, de « maladies de société » ?
Du body building au brain training, la recherche de performances révèle la même inquiétude fondamentale, la peur de ne plus exister, celle de découvrir que l’on est passé à côté de sa vie.
03 février 2010
CONVERGENCES...(2)
(...)
La convergence rassemble, réunit, regroupe.
Ce qui était divisé devient un, dans le respect de ses multiples expressions. L’unique et le singulier de chacun brillent comme facettes multiples d’un seul et immense diamant vivant.
La
convergence n’est pas l’uniformité et la pensée
unique. Elle est l’illimité de la richesse de chacun
reconnue, exposée, célébrée et
stimulante. Elle est l’expression d’une totalité aux
formes infinies, toujours mouvantes et renouvelées.
Un programme fort attractif que nous aimerions pouvoir appliquer à nos vies et à notre humanité.
Faire converger nos vies fragmentées par les conflits, le stress, le temps explosé, perdu ou récupéré, les contraintes administratives, organisationnelles, professionnelles, les comportements destructeurs, les croyances limitantes, les modèles réducteurs… est l’aspiration de beaucoup.
En
ce mot de convergence, chacun y mettra son rêve : un équilibre,
un rythme retrouvé, une harmonie, des espaces intérieurs,
la paix, le sourire, l’amour, la créativité…
Appliquée
à l’humanité, la convergence parle de rassembler en
de multiples scènes, les expressions, les expériences,
les créations les plus diverses et inventives. Qu’elles
soient d’artistes ou de chercheurs, d’enseignants ou de
thérapeutes, la convergence célèbre la
transversalité et les résonances de chacun avec les
nombreuses familles d’âmes qui jalonnent nos vies. Elle ouvre
sur le partage et la tolérance. Elle annonce une société
de créativité ininterrompue.
Dans une société de convergence, le lien est essentiel. Un lien d’abord humain et non d’abord technologique. Un lien qui ne génère ni addiction, ni dépendance émotionnelle. Un lien qui ne soit pas fondé sur le divertissement comme système de fuite, ni sur l’extériorisation fébrile et compulsive de ses centres d’intérêt.
Le
double jeu d’Internet
Internet a contribué à la naissance de la convergence de multiples façons. En court-circuitant les hiérarchies obsolètes des vieilles structures et des centres de pouvoirs inadaptés et en tissant des liens jusqu’alors improbables ou impensables. En posant dans l’inconscient collectif le concept de toile, de trame, qui se superpose à la trame cosmique de nombreuses Traditions et à la non séparativité quantique. Dans la toile, tout est relié et interagissant, comme dans l’univers, comme dans notre structure atomique. En posant cette empreinte quantique, Internet a généré de nouvelles façons de penser et de créer ensemble, sollicitant l’intelligence collective et collaborative des internautes. Du réseau neuronal sensible et créatif de l’humanité, nous sommes entrés récemment dans l’ère de la conscience collective comme en témoignent des publications rapprochées sur ce sujet.
Toutefois, dans la tentation du tout possible numérique, dans la simultanéité de vies et de communautés virtuelles qui s’inventent chaque jour, dans la prolifération d’avatars, résurgences de l’animal totem des peuples de la terre, Internet est tout autant facteur de confusion et d’addictions.
Les arts - musique, danse, image…- sont un outil évolutif et une magnifique expression de notre pouvoir créateur depuis les premiers âges de cette humanité. Mais pouvoir accéder quotidiennement à des milliers de musiques et de films, à des dizaines de chaînes, démultiplier ses vies et ses sous-personnalités, conduit à une posture consommatoire effrénée.
Plutôt
que de se construire, tout est fait pour que chaque usager se
remplisse de sons, d’images, de concepts, de modèles venant
de l’extérieur. Quel « extérieur » ?
Fabricants et marketers dont la principale finalité est
d’entretenir le manque et le désir infinis, pour augmenter
les parts de marché.
Il en résulte un morcellement identitaire, une hyperexcitabilité d’adolescents et d’adultes émotionnellement perturbés, avec l’inévitable explosion de comportements de toxicomanies comme les exemples ci-dessous le rappellent.
Les désirs artificiels coupent de l’écoute de ses vraies aspirations.
La surstimulation émotionnelle continue installe réactivité et susceptibilité maladives et éloigne de la profondeur des sentiments.
La surmentalisation de cet océan de données amène à zapper la vie et les besoins réels du corps.
Les
champs de fréquence brouillent toute tentative de se relier à
plus vaste que soi.
Ainsi, dans ce mot de convergence, chacun projettera ce qu’il est, ce qu’il comprend, ce qu’il ressent, et surtout ce qu’on cherche à lui faire ressentir, comprendre et vivre. Ceux qui vivent par le seul filtre du monde extérieur feront de la convergence numérique un hypnotique outil de fuite, de dépendance, de consommation immatérielle et d’isolement profond….à la mesure de l’insondable de leur quête. Ceux qui ont cultivé la relation intérieure mettront en convergence leur regard sur la vie et leurs modes de vie, dans des formes de vie plus harmonieuses et créatives.
(...)
01 février 2010
CONVERGENCES , DES TECHNOLOGIES NUMÉRIQUES AUX TECHNOLOGIES INTÉRIEURES (1)
(Par
Diane Saunier)
Quels sont les liens entre le lancement du Ephone, la défonce éthylique des enfants ado, la mort sucrée-salée de l’obésité avec son binôme boulimie anorexie, l’épidémie de cancers français, la fascination pour les jeux de surstimulation des neurones ? Aucun en apparence ?
Alors
que la tant attendue convergence numérique est annoncée
et célébrée comme la première merveille
du troisième millénaire, les pathologies de nos modes
de vie révèlent l’opposé de cette convergence
: la fragmentation individuelle et collective accélérée
d’un grand corps malade.
Quand
le corps, les affects et les pensées deviennent des poisons et
des addictions, il devient urgent de passer des avancées
technologiques aux avancées intérieures, de la
consommation hypnotique à la conscience de soi. Ce
retournement et ce sursaut de conscience marqueront le coup d’envoi
de la seule convergence qui ne soit pas un leurre : la convergence
intérieure.
Convergence
?
Managers, concepteurs et media - particulièrement les hommes -, se rejoignent dans une même célébration autour de l’Ephone, comme le feraient des enfants happés par leur rêve technologique.
Téléphone,
plans de ville, cartes, météo, mails, photos, SMS,
accès illimité à l’internet sur un même
terminal…L’objet culte était récemment présenté
sur Europe 1 comme annonçant, « l’entrée dans
un nouveau monde, celui de la convergence absolue, celui des réseaux
généralisés autour de la planète. On
amène au client la capacité d’être connecté
100% du temps dans toutes les situations à tout le réseau
mondial, on leur permet d’entrer dans la nouvelle consommation des
réseaux ». (Interview en décembre sur Europe 1 du
président d’Orange par Jean Pierre Elkabbach)
Et
alors ? Et après ?
La connexion aux réseaux planétaires est-elle la réponse aux drames multiples de l’humanité ?
L’échange de paquets d’information, de sons, d’images à des vitesses luminiques changera-t-il quoi que ce soit au sentiment de solitude du grand nombre, à la non reconnaissance de la plupart, à la perte de contact avec la nature, à l’incompréhension globale de ce que sont la vie et le vivant ?
Etre
chacun le nœud d’un réseau, un hub humain, se savoir en
liaison avec des millions ou milliards d’autres hubs anonymes, se
sentir interagissant parce que la technologie nous dit que nous
sommes maillés et acteurs, est-il la finalité de la vie
? Donne-t-il plus de valeur à un lever de soleil, à un
regard, à une caresse de tendresse, à une pensée,
une contemplation ou une émotion ?
Quels
fondamentaux humains et quels fantasmes s’abritent derrière
ce mot magique de CONVERGENCE ? De quelle aspiration collective ce
futur objet culte est-il l’indice ? Et de quelle hallucination ?
(...)
LES NANOTECHNOLOGIES OU LA CHRONIQUE D'UNE INVASION PROGRAMMEE
Bruxelles-Montreuil
le 11 mars 2008 – Les Amis de la Terre Europe publient un rapport
dans lequel on apprend que des produits nanométriques non
testés et potentiellement dangereux peuvent être
trouvés, partout en Europe, dans les aliments, les emballages
alimentaires et d'autres produits des rayons de supermarchés.
« Nanotechnologies » est le nom donné aux techniques de manipulations de la matière au niveau de l'atome et des molécules. Elles sont utilisées pour la fabrication de compléments nutritifs, de films plastiques alimentaires, d'emballages, de récipients, d'outils de cuisine antibactériens, mais aussi pour la transformation de la viande.
On
en trouve également dans l'agriculture, dans des boissons
chocolatées, et même dans des produits pour bébés.
Malgré
les craintes que soulèvent les nano-matériaux à
cause de leurs risques de toxicité, les citoyens en consomment
déjà, des ouvriers les manipulent sans aucune
protection et les législateurs sont à la traîne
d'une industrie en pleine expansion.
En
effet, les Amis de la Terre-Europe révèlent dans leur
rapport « du Labo, dans nos assiettes : les
nanotechnologies dans l'alimentation et l'agriculture »
qu'il existe au moins 104
produits agricoles et alimentaires contenant des nanomatériaux
– ou fabriqués par nanotechnologie – en vente actuellement
dans l'Union européenne, plusieurs centaines de ces produits
étant même en vente sur le marché mondial.
Dans
l'Union européenne, comme ailleurs, les règlements et
les lois sont totalement inadaptés aux propriétés
particulières des nano-matériaux. Les Amis de la
Terre-France, s'associent à la demande de leurs collègues
européens pour que les responsables politiques de l'Union
européenne mettent enfin en place une législation
complète et réellement basée sur le principe de
précaution, pour protéger les citoyens et
l'environnement.
Nous
demandons aussi que l'Union européenne favorise les
agricultures biologiques et paysannes, seules garantes de la
protection des citoyens et de l'environnement.
Pour
Helen Holder, coordinatrice de la campagne « Alimentation
et Agriculture » des Amis de la Terre-Europe : « Il
est choquant que les citoyens européens puissent être
exposés à des produits potentiellement toxiques,
présents dans les aliments ou les emballages alimentaires sans
qu'aucune réglementation n'assure leur sécurité.
Les responsables politiques doivent arrêter de nous dire que
les règlements actuels suffisent et doivent combler de toute
urgence les lacunes réglementaires ».
Pour Christian Berdot des Amis de la Terre-France : « D'un côté, on étouffe les pretits producteurs avec des règlements sanitaires toujours plus tatillons et coûteux, de l'autre, les industriels ont toute latitude pour mettre en danger la santé des citoyens avec des produits potentiellement toxique sans que le moindre étiquetage, la moindre réglementation ne soient mise en place.
Comme
pour les OGM, on commercialise d'abord et on fera les études
après, l'intérêt des industriels passe avant la
protection des citoyens et de l'environnement ».
Les
nanotechnologies doivent leur nom, non pas aux objets qu'elles
manipulent mais à la taille des objets manipulés. Le
nanomètre équivaut à un milliardième de
mètre. A cette échelle les propriétés de
la matière change. C'est ce qu'on appelle, les effets
quantiques.
Le
graphite par exemple est une matière friable. Lorsqu'on le
manipule à l'échelle nanométrique, il devient
100 fois plus solide que l'acier, tout en étant 6 fois plus
léger.
Les
investissements dans ces technologies sont déjà
colossaux et on attend des bouleversements technologies dans des
domaines aussi différents que l'électronique,
l'énergie, la santé, les armes, et même
l'agriculture !
Des
milliers de brevets sont déjà déposés et
quelques firmes cherchent déjà à contrôler
et monopoliser les développements futurs de ces technologies
et les bénéfices escomptés.
La
convergence des sciences cognitives, des biotechnologies et des
nanotechnologies fait craindre aussi des débordements qui
porteraient atteinte aux libertés individuelles.
Des
centaines de produits commerciaux utilisent déjà les
nano-produits : des raquettes de tennis à des pièces de
Mercedes Benz ou des produits cosmétiques et de soins
corporels.
Par
contre, comme pour les OGM, les études de risques ne suivent
pas au même rythme. Les quelques rares études menées
montrent pourtant que certaines de ces structure nonométriques
peuvent avoir des effets très nocifs sur le cerveau ou le
foie.
Les
citoyens doivent être informés, protégés
et c'est à eux de décider du bien fondé de tel
ou tel développement technologique.
(Pour en savoir plus : http://www.amisdelaterre.org/-Nanotechnologies-.htm)
27 janvier 2010
C'EST LE PASSE QUI S'EFFACE ET NON LE MALHEUR QUI REVIENT
(David
Ciussi)
Un événement négatif ou un changement survient dans notre vie,,,Si on l'envisage comme une punition, on s'enlise dans le problème plutôt que de le voir comme un moyen de grandir !
Bien vivre le changement, c'est accepter de changer avec lui pour faire renaître le plaisir d'apprendre, c'est devenir notre propre boussole, nous libérant ainsi de l'immobilisme et de la morosité.
La
vie nous oblige chaque jour à plus de vérité, de
spontanéité. Elle nous pousse à lâcher nos
vieilles habitudes pour nous adapter en étant neuf dans
l'instant. Elle nous présente des obstacles qui nourrissent la
résistance à la transformation pour nous apprendre
l'authenticité.
Voir
le réel immédiat comme il est, est un acte de
reconnaissance et de gratitude illimité d'être vivant.
Un
sur trois cent millions
Avez-vous
observé que tout ce qui nous entoure est en perpétuel
changement ? Un mouvement ininterrompu de la vie qui passe de forme
en forme depuis que le monde existe. En avez-vous l'intuition ?
Etes-vous étonné ? Vous rendez-vous compte de ce que
cela représente ? C'est la preuve qu'à l'intérieur
de votre corps, la conscience du vivant se perpétue de vie en
vie, car la vie, c'est vous ! Elle est un don extraordinaire ! Vous
avez gagné au loto,,, Vous avez été choisi parmi
trois cent millions de spermatozoïdes,,, Vous êtes l'élu
de l'Intelligence créatrice !
Votre
corps est la synthèse de l'intelligence de quatorze milliards
d'années d'évolution. L'Intelligence créatrice
est renouvellement, elle fabrique du neuf tout le temps. Le corps est
remodelé en permanence : un estomac est renouvelé en
huit jours, le squelette en 7 mois, etc,,,
Faire
du quotidien une aventure passionnante !
En
conscientisant individuellement cette loi universelle, vous pouvez
faire de votre quotidien une aventure passionnante. Comment y plonger
? En dirigeant notre intelligence vers le corps, ici et maintenant,
c'est-à-dire pendant qe les choses se passent, en marchant, en
parlant, en écoutant, conscient, lucide et présent au
milieu de nos émotions, de nos colères, de nos doutes
et de nos souffrances, sans porter de jugement sur ce qui se passe,
en apprenant à apprendre dans l'esprit de la découverte.
La créativité s'exprime dans l'innovation, la nouveauté, l'invention, l'ouverture d'esprit, la guérison, mais aussi dans le changement et le renouvellement de l'ancien. Apprenez de votre passé, ne le niez pas. Le bourgeon du printemps renaît de la vieille branche...
appuyez-vous
sur votre nouvelle expérience d'homme et de femme libre pour
agir et générer les événements. Dépassez
la peur de « l'échec projeté ».
Ne
pas fuir le changement, être le changement.
Accompagnez
la roue qui tourne. Restez dans la curiosité de la découverte
en apprenant par( vous-même, sans vous laisser « engorger »
par trop d'informations extérieures. Cette habitude intérieure
à « se prendre en mains » nous fortifie
et nous donne vitalité et autonomie pour cheminer dans cette
transformation naturelle.
Explorer
le changement comme on déballe un cadeau !
La vie est un mouvement perpétuel qui nous invite à devenir encore plus qui nous sommes dans l'authenticité de notre être. Voir le changement comme une opportunité d'authenticité, c'est évoluer dans le vrai sens du terme.
LA BIO A DEUX VITESSE
(Par
France Guillain)
Manger
bio est devenu « tendance » nous dit-on et fait
partie de la panoplie des « bobos » (bourgeois
bohèmes). Un public dont le pouvoir d'achat copte beaucoup au
regard de l'industrie alimentaire. Une industrie alimentaire qui a
déjà vu chuter de 13% en six ans ses ventes non-bio !
De quoi alerter les concepteurs de tout de qui se mange ou se boit
dans notre pays !
Si
le réchauffement de la planète commence à
mobiliser très doucement les politiques, le bio qui en fait
indirectement partie n'est vraiment concerné dans l'immédiat
que par le souci de ne pas voir l'industrie alimentaire s'écrouler.
Même si la F.A.O. A osé décréter que seule
l'alimentation bio serait capable de donner à manger à
toute la planète, la démarche bio a deux visages.
Il
y a le bio des militants de la première heure, ceux qui ont eu
des dizaines d'années d'études, d'analyse, de réflexion
pour comprendre que pour qu'un œuf soit source de vie pour chacune
de nos cellules, il faut qu'il soit vivant au sens de la biologie,
c'est-à-dire capable de produire la vie. C'est donc un œuf de
poule qui vit en liberté dans un champ, qui mange bio, qui vit
avec un coq et dont les œufs sont fécondés.
Il
y a le bio d'adaptation aux circonstances, celui que l'on essaie de
définir à minima juste pour avoir le droit de poser une
étiquette AB sur la boîte d'œufs et qui peut se résumer
au seul fait de donner à manger du grain bio à des
poules en élevage confiné, en batteries ou dans des
espaces calculés si exigus qu'elles ne peuvent jamais courir.
De plus, pour des raisons obscures dites d'hygiène, elles
n'ont pas de coq ! L'œuf est donc stérile, il ne pourra
jamais donner de poussin !
Manger
bio au sens le plus vital du terme, c'est se nourrir d'aliments aussi
proches que possible de l'état naturel. Des plantes, des
fruits, des légumes, des animaux en excellent état et
capables de se reproduire. Une courgette gardée en bas du
frigo ne doit pas pourrir : elle doit se déshydrater au profit
de ses graines qui deviennent alors capables de germer et de donner
de nouveaux plants de courgette. Il en va de même pour les
fruits et aussi pour les animaux.
Dans « les aliments de l'intelligence et du plaisir » (*) le Dr Jean Marie Bourre nous explique qu'il faut arrêter de vouloir manger du poulet pas cher. Que si nous continuons de nous nourrir d'animaux qui arrivent épuisés à l'abattoir, tellement on les a forcés à grandir et grossir vite, nos cellules seront comme les leurs, épuisées, dégénérées. Et j'ajoute, même si elles ont été nourries au grain bio ! Il est actuellement établi par l'INSERM que la qualité de nos cellules dépend étroitement de la qualité des cellules que nous mangeons.
Alors attention à ce que nous cachons sous le label bio. J'ai coutume de dire et répéter qu'il ne suffit pas de manger bio, il faut manger avec intelligence. Le terme d'intelligence est ici fondamental. Les neurosciences nous montrent depuis plus de quinze ans que notre corps n'est pas une simple mécanique passive comme une automobile. Nous avons des neurones partout, des réseaux de neurones interconnectés partout. Entre l'œsophage et l'anus, nous avons plus de cent millions de neurones. Notre tube digestif, nos intestins en recèlent un maillage serré. Notre estomac, notre intestin fabriquent au moins vingt neuromédiateurs, les mêmes que ceux du cerveau. La sérotonine, notre plus grand antidépresseur naturel est faite à 95% dans l'estomac !(**) Notre ventre n'est pas une poubelle, c'est un sanctuaire. Allons-nous laisser n'importe quoi y entrer ?
Allons-nous
faire une confiance aveugle aux définitions nationales ou
européennes du bio sans nous assurer qu'elles correspondent à
ce que nous entendons par aliment naturel et vivant ? Dans l'état
des projets actuels de la définition du bio, il est prévu
que des dérogations seront possibles dans chaque Etat membre.
Que les semences pourront contenir 0,01% d'OGM, mais les produits
alimentaires vendus en magasin pourront aller jusqu'à 0,9%.
Cela peut paraître infime, mais qui dit infime ne dit pas
impuissant !
Déjà
notre bon La Fontaine nous avait montré comme un simple
moucheron pouvait venir à bout de la puissqance d'un lion ! Ne
rions pas, nous sommes en plein dans le sujet. Nous savons déjà
combien les doses dites infimes de pesticides et autres produits
toxiques contenus dans les aliments sont la cause de maladies
dégénératives et de cancers. Il suffit pour le
comprendre de lire le Pr Bellepomme !
Allons-nous
considérer comme bio des bovins qui ne sortent pas en pâturage
mais mangent des céréales et des fourrages bio ?
Allons-nous accepter comme étant bio un yaourt fait avec du
lait non bio mais qui contient des fraises surgelées bio .
C'est pourtan
Nous
avons vu que pour que nos cellules reçoivent une alimentation
dynamisante, fruits, légumes, produits animaux doivent être
au plus près de l'état naturel. Ainsi, une farine
complète de qualité bio telle que nous l'entendons ne
doit pas être conservée plus de quelques semaines, ou
deux ou trois mois. Au-delà, elle produit des vers dits de
farine qui se transforment en papillons, après avoir dévoré
tout ce qu'ils peuvent des éléments les plus
intéressants de la farine, à savoir le germe. Mais
quels commerçants aujourd 'hui acceptent ce genre de
farines ? Les plus puristes du bio bien sûr ! Les plus
conscients mais aussi les moins friches car ils doivent accepter plus
de perte que les commerçants non bio qui eux peuvent stocker
de la farine blanche stérile pour des années !
Que
dire aussi de la pasteurisation systématique et de la
nanofiltration ? Qu'ils ôtent tout simplement tout ce qui est
vivant. Bien sûr ils permettent de conserver longtemps et de
transporter bien loin des aliments. Mais des aliments morts !
Nous
ne prétendons pas que ces procédés de
conservation doivent être supprimés. Ce que nous
n'acceptons pas, c'estg qu'un label bio puisse être apposé
sur des alients qui, à cause d'un tel label, puissent être
considérés comme de valeur étale aux aliments
frais et vivants. Non, un oeuf fécondé et un oeuf
stérile n'ont pas la même valeur énergétique
et donc alimentaire. Non, un lait de femme bu au sein ne peut être
l'égal du même lait pasteurisé ou stgérilisé
! Ce n'est plus le même lait et sa saveur nous le montre
clairement. De même un lait de jument ou de vache ou de brebis.
Il faut n'avoir aucun palais pour ne pas s'en rendre compte !
Exactement comme un bon lait de ferme qui, passé au
micro-ondes, prend un goût peu glorieux de lait liquide en
boîte !
Au
lieu de nous désespérer, restons actifs et vigilants.
C'est nous qui tenons les cordons de la bourse. Il nous faut
continuer à nous fournir chez les petits producteurs, les
petits commerçants, ceux qui se donnent la peine d'aller
vérifier sur place , et nous devons les aider à)
vérifier sur place en nous rendant sur les exploitations, dans
les fermes. Donc ne soyons pas
défaitistes, ce sont toujours les minoritésd qui ont
aidé l'humanité à évoluer, restons
clairvoyants, gardons tout notre bon sens et Bon appétit !
(*Les aliments de l'intelligence et du plaisir – Dr Jean Marie Bourre, Editions Odile Jacob
**
Le mensonge alimentaire – Dr Hans Ulrich Grimm, Editions
tallandier)
(Soleil Levant,n° 150, Mars 2008 – Site : www,soleil-levant,org )
20 janvier 2010
TROIS CERVEAUX TROIS CLEFS POUR APPRÉHENDER LE MONDE
(David Ciussi)
Avez-vous
un cerveau doué pour les « jeux d’échecs »
ou est-il doué pour les arts ? Avez-vous un cerveau «
passoire » ou un cerveau « mémoire d’éléphant
» ? Avez-vous un cerveau de chasseur toujours à l’affût
ou un cerveau résigné telle une proie facile ?
Avez-vous un cerveau passionné, curieux et léger, ou
pèse-t-il sur vos épaules comme une baudruche trop
remplie ? Au fait ! Savez-vous que nous possédons un cerveau
qui est constitué de trois cerveaux- le reptilien, l’ancien
mammifère et le cortex - et que ces trois cerveaux ont chacun
leur vision du monde ? Nous portons trois paires de lunettes en une
seule, donc trois façons de concevoir notre rapport au monde.
Oui,
vous êtes un reptilien... Lorsque devant un obstacle imprévu
vous agressez, fuyez ou vous vous immobilisez par réflexe
inconscient, c’est votre cerveau reptilien qui agit. Il est plus
rapide que les émotions ou que le raisonnement, il vous
protège et c’est lui qui gère votre respiration,
votre système sanguin, etc. Il renferme la mémoire de
toutes les espèces vivantes. Alors, dites-moi, pourquoi nous
invite-t-on à lutter contre nos instincts alors que ce sont
eux qui détiennent la première clef de notre mode de
naissance ? Avec notre inconscient ils sont les fondations de notre
maison « le début du miracle de la vie ».
Vous
êtes aussi un ancien mammifère... Oui, vous êtes
aussi une lionne ou un lion. Votre vision est de manger et de ne pas
être mangé, tout en trouvant des moments de repos au
sein de votre clan. C’est le début de la vie sociale. Alors
que les reptiliens sont solitaires, toujours sur le « qui-vive
», le cerveau mammifère nous incite à vivre
ensemble et à avoir des émotions primitives et
collectives. C’est la deuxième clef pour ouvrir le
rez-de-chaussée de la maison « Ensemble recherchons la
sécurité ». Alors, dites-moi, pourquoi lutter
contre les émotions pour vouloir les maîtriser alors
qu’elles sont là pour nous permettre de mieux vivre ensemble
? Et si elles étaient la partie visible de nos instincts, une
façon plus évoluée pour nous comprendre par le
début du langage ?
Le
troisième cerveau : le cortex C’est l’assemblage du
cerveau reptilien et de l’ancien mammifère ; c’est le
début d’une connaissance extraordinaire, la naissance de
l’individualité pensante. Le voyage dans le monde des
outils, des pensées et des idées se fait par
l’intelligence abstraite qui va inventer tous les concepts
permettant de redécouvrir les lois du monde réel par
les mathématiques, les sciences, les arts, la religion et les
lois transcendantes de l’esprit. C’est le cerveau de
l’apprentissage conscient, il sait « apprendre à
apprendre ». Il sert l’intelligence et la relation sous
toutes ses formes. Ce désir d’apprendre vient de notre
motivation à « grandir », même dans les
difficultés. Le cortex sait aussi effacer et hiérarchiser
ce qu’il expérimente spontanément.
Quel
rôle a la mémoire au niveau de l’esprit ? La mémoire
est cette possibilité de se souvenir de ce qui est intemporel
dans notre nature individuelle. Elle donne accès à la
mémoire universelle, gardienne de notre hérédité.
Elle connaît les mécanismes cachés des lois de la
nature, sait enregistrer et permet la reproduction des espèces.
Elle est donc un processus permanent qui se transmet éternellement,
un passage contenant la vie et la mort. Notre défi en tant
qu’être humain est de retrouver, consciemment dans l’instant
présent, ce passage hors du temps.
Voici donc la troisième clef à redécouvrir : réunir les deux aspects de la mémoire, temporel et intemporel. L’une nous permet d’agir et de créer, l’autre nous fait goûter l’immortel qui est en nous, ici et maintenant
L’épanouissement de Soi passe-t-il par l’effort, la passivité ou le Lâcher prise
(David
Ciussi)
Face
à un monde en pleine accélération et à un
quotidien difficile, nous ressentons tous, un moment ou à un
autre, le besoin de changer quelque chose dans notre vie.... C’est
alors que nous nous posons certaines questions ....
Dans
quel rôle jouez-vous votre manière de vivre ? Êtes-vous
du genre : contrôlant, réprimant, expliquant, dominant !
Aimez-vous avoir le dernier mot ! Alors dans votre rapport au monde,
vous êtes dans l’effort... Êtes-vous du genre : Soumis,
plaintif, victime, dominé ! Préférez-vous fuir
pour ne pas faire de vagues ! Alors dans votre rapport au monde, vous
êtes passif...
Pouvons-nous
sortir de ce dilemme ! Laisser-aller ou en faire trop ? Quelle est la
voie de l’équilibre, Et si la solution était le
lâcher prise...
Le
lâcher prise est un geste, pas « une pensée de
faire »
Quand
les pensées mentales tournent dans votre tête, vous
sentez confusément que vous n’arrivez pas à les
lâcher. Vous les tenez comme on tient un objet dans la main.
C’est là que le geste du lâcher prise est à
faire. Laissez les tomber, choisissez de vous « pauser »
dans l’expérience de vos sens plutôt que de ronger
l’os de vos pensées. Profondément, nous aspirons tous
à redécouvrir et à expérimenter ce grand
calme qui se présente à nous lorsqu’une expérience
inattendue nous pause et repose, un beau paysage, le sourire d’un
bébé etc... Le corps se détend et l’esprit se
met au naturellement au repos... Notre présence est englobante
et légère. Nous sommes ici dans l’expérience
de ce qui est... nous ne pensons pas ! » Nous sommes
présents... naturellement attentifs. Nous venons de lâcher
notre habitude à être inquiet... Nous venons de
pratiquer le lâcher prise de tous nos conditionnements et nos
prêts à penser.
Ici commence la pratique de l’enseignement spirituel, c’est-à-dire :
-
cueillir avec lucidité des instants simples, avant de penser
à ses peurs ou à ses inquiétudes. - cueillir des
petits bonheurs à la place de collectionner ses petits
malheurs...
Apprendre
avec humilité et modestie à s’expérimenter
dans la pédagogie de l’instant !
Le
lâcher prise est naturel pour celui qui sait le faire..., mais
en attendant ses fiançailles avec l’instant présent,
l’élève doit s’exercer et apprendre à se
recentrer sur son corps en relation avec la réalité
immédiate. Cette pratique lui permet de grandir en sagesse et
intelligence. Faisant cela il ne parle pas, n’explique pas, ne
raisonne pas ; il est dans l’agir simple, dans la tension juste, il
est dans l’expérience. Il vit l’apprentissage du
Lâcher-prise par son témoignage et non par son discours.
Construire
le lien avec l’intelligence du tout.
Vivre
sa vie en direct donne de la précision, de la finesse et une
grande sensibilité au cœur même des choses. C’est
savoir construire le lien avec l’intelligence du tout. - Ici le
mental sert l’action et l’étonnement d’être dans
cette expérience. - Ici le déshabillage du mental
analytique est désamorcé naturellement. - Ici la
confiance en soi n’est pas « affirmation de Soi » ;
Elle permet de construire un pont avec l’autre. - Ici c’est dire
simplement : Oui à ce que je suis, Oui à mes émotions
de l’instant, oui à la situation du moment, oui à ce
qui est présent, oui à ce qui est. - Ici
l’autoréférence devient un chemin de découverte.
Le
sommeil, un Lâcher-prise naturel !
Le
sommeil profond est aussi un grand maître du lâcher-prise.
Dans cet état plus d’identité, plus de mémoire
mais aussi plus de soucis. Et voyez combien, non seulement ce n’est
pas dangereux, mais comme c’est reposant, agréable et
indispensable à la vie d’ « oublier » nos
identifications. Le mental dort, inconscient. Il est en « mode
lâcher-prise automatique » .
L’exploration de cette nouvelle vie dans le sommeil profond donne une intelligence plus vaste que toutes les saisies mentales prisonnières du temps et de l’espace. Ici une pratique spirituelle nouvelle s’ouvre à l’intelligence humaine...
INCOMPETENCE
(Sylvie Simon)
Le
groupe d'appui technique sur les pratiques non conventionnelles
est composé d'incompétents.
Alors
que les Suisses viennent d'introduire dans leur Constitution la prise
en compte des médecines complémentaires, approuvée
par 67% des électeurs, alors que les Français se
tournent de plus en plus vers ces médecines, le Pr Didier
Houssin, directeur général de la Santé, a décidé
la création d'un groupe d'appui technique à visée
thérapeutique.
Nous
pensions que cette décision d'évaluer les médecines
non conventionnelles et leur impact sur la santé publique
relevait d'une envie légitime de répondre à la
demande des citoyens, mais la lecture du texte et l'énumération
des membres du groupe d'appui technique sont édifiantes pour
ceux qui ont encore quelques illusions sur l'indépendance de
nos pouvoirs de santé.
Outre
des représentants de la direction générale de la
Santé, de la Sécurité Sociale, de l'Afssaps
(Agence française de sécurité sanitaire des
produits de santé), de la HAS (Haute Autorité de
santé), du Conseil national de l'ordre des médecins, de
l'Inserm, de l'Académie nationale de médecine, on
trouve un cancérologue, un rhumatologue, un psychiatre,
spécialistes qui n'ont de coutume rien à voir avec ces
médecines et les attaquent bien trop souvent.
Mais
notre surprise augmente considérablement lorsque l'on constate
que ce groupe comprendra également un représentant de
la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre
les dérives sectaires (Miviludes) composée d'individus
obsédés, autoproclamés spécialistes des
sectes qu'il voient à tous les coins de rue. Plus inquiétante
encore est la présence, dans ce comité, d'un
représentant du ministère de la Justice (affaires
criminelles et des grâces) qui pourra peut-être sévir
à la demande de ces pourfendeurs de ceux qui ne partagent pas
leur opinion et doivent donc être « surveillés ».
En
revanche, on ne trouve dans cette assemblée, totalement
incompétente pour émettre le moindre avis valable sur
des médecines dont ils ignorent tout, aucun praticien de l'une
de ces médecines « inutiles » et souvent
considérées comme « dangereuses »
par des béotiens, même pas un homéopathe ou un
ostéopathe, spécialistes pourtant reconnus en France.
On
se demande où veut en venir notre gouvernement. Est-ce une
déclaration de guerre contre la montée ne puissance
certaines médecines ? Des praticiens, très compétents
mais qui déplaisent au pouvoir, risquent-ils de figurer sur
une « liste noire », comme c'est arrivé
aux Etats-Unis pour des cinéastes qui osaient critiquer
l'intervention américaine au Vietnam et qui ont vu leurs
carrières brisées et leurs familles ruinées par
un dangereux malade mental qui a sévi pendant des années
dans un pays qui se disait, lui aussi, défenseur des libertés
?
Georges
Fenech, président de cette secte « antisectaire »
va-t-il jouer le même rôle que le sénateur Joseph
Mac Carthy qui voyait des communistes partout comme lui voit des
sectes partout ?
Il
serait temps que les défenseurs des médecines
complémentaires osent se révolter et rappeler à
leurs représentants politiques une déclaration du
Parlement de Rennes, qui date de décembre 1787 mais qui est
toujours d'actualité : « les abus tolérés
et l'oubli des règles amènent le mépris des lois
et le mépris des lois prépare la chute des empires ».
(« Votre Santé , octobre 2009)
RISQUES D'INFACTUS : LE CHOLESTEROL N'EST PAS COUPABLE
Le Dr Michel de Lorgeril se spécialise depuis 30 ans dans la prévention des maladies cardiovasculaires.
Il préconise la voie des habitudes de vie plutôt que celle des
médicaments. Il a notamment organisé et dirigé, de 1987 à 1999, l'Étude de Lyon1,2 au cours de laquelle un régime alimentaire de type méditerranéen a permis de réduire très sensiblement la mortalité ainsi que le risque de complications cardiovasculaires et de cancers d’un groupe de patients souffrant de troubles coronariens. Déjà auteur de quelques livres, dont un sur les bienfaits des oméga-3, il vient de publier une bombe : Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent et il vous soignera sans médicament3.
Évidemment, on l'a fustigé! « Des propos fantaisistes! », a déclaré la
Société française de cardiologie. Mais l'homme persiste et signe. Michel de Lorgeril vit et travaille à Grenoble. Il a déjà habité au Québec au milieu des années 1980, il était alors rattaché à l'Institut de cardiologie de Montréal |
PasseportSanté.net –Votre livre a suscité un tollé en France, notamment parce que vous dites que le cholestérol ne bouche pas les artères. Comment pouvez-vous affirmer une telle chose?
Michel de Lorgeril - Je ne suis pas le seul à dire cela, loin de là. Dans 99,5 % des cas, l'occlusion d'une artère, qui est la cause de l'infarctus du myocarde, est attribuable à un caillot. Et ce qui cause la formation des caillots dans les artères, ce n'est pas le cholestérol. C'est l'hyperréactivité des plaquettes sanguines, l'hyperactivité du système de coagulation — stimulée par une alimentation de mauvaise qualité — et l'inhibition du système fibrinolytique, qui ne fait pas son travail de dissoudre les caillots quand ils commencent à se former dans l’artère.
Par contre, c'est vrai que ces caillots se forment en général sur des artères qui ont été altérées, endommagées par l'athérosclérose. Or, il y a deux composantes dans l'athérosclérose : dans une proportion de 70 %, elle est causée par la « sclérose », c'est-à-dire l'inflammation chronique de la paroi de l'artère, phénomène dans lequel le cholestérol ne joue aucun rôle. L'autre dimension, c'est l'« athérome », un amas de matières grasses qui se forme au coeur même de la sclérose. D'ailleurs, on l'appelle aussi « coeur lipidique ». Or, le cholestérol ne compte que pour 30 %, environ, de l'athérome. Nous voilà rendus à un chiffre de moins de 10 % pour la place du cholestérol dans l'athérosclérose, ce qui est peu, et 0 % pour son rôle dans le caillot. Comme vous voyez, le cholestérol ne peut pas, matériellement parlant, boucher les artères.
PasseportSanté.net – Vous affirmez aussi, envers et contre tous, ou presque, que les statines, les principaux médicaments maintenant prescrits pour l'hypercholestérolémie, sont plus dangereuses qu'utiles pour la majorité des gens qui en prennent.
Michel de Lorgeril - Comme certains croient que l'infarctus est causé par le cholestérol et comme ils savent que les statines réduisent le cholestérol sanguin, ils les prescrivent pour réduire les risques d'infarctus. Et je vous rappelle que 50 % des gens qui font un infarctus meurent immédiatement ou dans les jours qui suivent. Or, lorsqu'on regarde les essais cliniques des cinq ou huit dernières années avec les statines — tandis que les soins comprennent plus d'options qu’autrefois, comme les antiplaquettaires et l'angioplastie, ce qui théoriquement devrait réduire la mortalité par infarctus — on se rend compte qu'elles ne réduisent pas la mortalité. Cela signifie que les statines n’ont pas d’effet sur le risque de mourir d’un infarctus. À mon avis, prescrire un médicament en laissant croire qu'il va réduire les risques de mortalité quand ce n'est pas le cas est une pratique dangereuse. Mais il y a aussi les inconvénients des statines.
PasseportSanté.net – Vous ne souhaitez certainement pas que les gens mettent leur vie en danger à cause de votre livre. Ne serait-ce pas le cas si plusieurs d'entre eux interrompaient leur médication?
Michel de Lorgeril - Dans nos centres de soins intensifs, de plus en plus de gens qui nous arrivent à la suite d'un infarctus prennent déjà des statines depuis un certain temps. En France et aux États-Unis, les statistiques (que j’expose clairement dans mon livre) nous révèlent que le taux d'infarctus demeure stable, malgré le fait que l'on écrive des dizaines de millions d'ordonnances de statines. Je ne crois donc pas que les gens vont mourir davantage si l'on coupe les statines, même si le marketing de l’industrie pharmaceutique, déjà en phase défensive, l'affirme.
PasseportSanté.net – Vous dites que si l’on a pu faire croire à des nations entières qu'il existait des armes de destruction massive en Irak, tandis que ce n'était pas le cas, on peut tout aussi bien leur vendre une guerre au cholestérol. Non pas que ce soit une conspiration, mais parce que l'économie mène le monde et que nous sommes tous, scientifiques et médecins compris, des pions dans ce monde-là.
Michel de Lorgeril - Nous sommes arrivés à un sommet dans la marchandisation de la santé et de la science, et je pense que le dossier des statines en fait foi. Ceux qui ont des choses à vendre font bien leur travail et je n'ai rien à dire là-dessus. Mais il faut que les contrepouvoirs — les universitaires, notamment — fassent leur travail aussi, qui est de faire connaître la réalité concernant l’efficacité des traitements. C'est la base de l'éthique médicale. Et je constate que, dans le cas des médicaments comme dans celui du fast-food ou des affaires politiques internationales — on ne manque pas d'exemples —, les contrepouvoirs sont totalement défaillants. C'est un gros problème de nos sociétés et je sonne l'alarme parce que même le monde de la médecine n'est plus à l'abri de cette marchandisation.
PasseportSanté.net – Vous aimez les formules-chocs. Comme celle-ci : « La sédentarité est une catastrophe humanitaire. » Vous y allez un peu fort?
Michel de Lorgeril - Ah non! Pas du tout, je vous assure. Au rythme où l'obésité et le diabète se répandent dans le monde, nos sociétés sont visiblement aux prises avec un problème majeur. C'est multifactoriel, bien sûr, mais la sédentarisation est au coeur de cette problématique. Tout le monde le dit, l'activité physique joue un très grand rôle dans le maintien de la santé en général et de la santé cardiovasculaire en particulier.
J'en profite pour insister sur l'importance des muscles. Dans la salle d'urgence de n'importe quel hôpital, quand on voit arriver une personne gravement blessée — à la suite d'un accident de la route, par exemple — on peut prédire ses chances de s'en sortir à l'état de ses muscles. C'est que notre organisme se constitue des réserves afin d'avoir accès aux ressources dont il a besoin pour résister à un stress. En simplifiant un peu, disons que le foie entrepose des glucides, le tissu adipeux entrepose des lipides et les muscles entreposent des acides aminés, qui sont les constituants indispensables des protéines. Or, quand vous êtes blessé ou malade, vous avez besoin de quantités énormes de protéines pour que votre système immunitaire fonctionne, pour cicatriser, pour vous défendre contre l'infection. L'importance des muscles est telle, que je consacre un chapitre entier à ce sujet dans mon livre. Et pour avoir de bons muscles, évidemment, il faut faire de l'activité physique.
PasseportSanté.net – Vous prenez le temps, vous, de faire de l'activité physique?
Michel de Lorgeril - Absolument! Je pratique plusieurs sports et je ne me déplace qu’en vélo toute l’année pour mon travail — et cela, dans le climat de Grenoble qui, même s'il reste clément par rapport à l’hiver québécois, est l'un des plus difficiles de la France.
PasseportSanté.net – Évidemment, en ce qui concerne l'importance de l'alimentation dans la prévention des maladies cardiovasculaires, vos recherches sur le régime méditerranéen semblent vous donner raison.
Michel de Lorgeril - Il y a eu deux époques dans l'approche nutritionnelle pour la prévention des maladies cardiovasculaires. Durant la première, qui s'est terminée dans les années 1990, on préconisait les régimes pour diminuer le cholestérol. Or, tous les essais basés sur cette théorie ont été des échecs. Au CNRS, dans notre équipe Coeur et nutrition, nous avons donc décidé d'observer le mode alimentaire des populations qui avaient le moins de maladies cardiovasculaires. Nous avons trouvé deux bons candidats : le Japon et le pourtour méditerranéen. Comme nous pensions que les Français ou les Occidentaux en général auraient de la difficulté à s'adapter à l'alimentation japonaise, nous avons choisi d'étudier celle des peuples de la Méditerranée. Et quand nous avons observé son effet chez les patients souffrant de troubles coronariens, eh bien, nous avons vu que ça marchait! D'autres études par la suite ont confirmé ce que nous avions trouvé.
Donc, sur une base théorique complètement différente de celle du cholestérol, on peut se protéger des maladies cardiovasculaires. Ça marche à tous les âges et il n'est jamais trop tard pour commencer. Il faut préciser que le régime méditerranéen fait quand même baisser le cholestérol, mais ce n'est pas de cette manière qu'il agit, puisque le régime de l'American Heart Association, destiné à réduire le cholestérol, ne fonctionne pas. On voit donc que ce n'est pas le cholestérol qui est important.
PasseportSanté.net – Relativement à la prévention des maladies cardiovasculaires toujours, voyez-vous un rôle utile pour les produits naturels en suppléments comme les policosanols et les phytostérols?
Michel de Lorgeril - Les deux produits que vous mentionnez sont censés faire baisser le cholestérol, mais comme je ne crois pas à la théorie du cholestérol, je n'y vois aucun intérêt. De toute façon, les études récentes indiquent qu'ils n'ont pas l'efficacité — sur le cholestérol — qu'on leur prête. Les suppléments pour lesquels je vois une utilité certaine, par contre, ce sont les huiles de poisson, c'est-à-dire les oméga-3. Aux personnes à risque d'infarctus — à moins qu'elles ne consomment déjà beaucoup de poisson —, il est beaucoup plus important de donner des oméga-3 que des statines, car, là, nous avons la démonstration que l’on améliore l’espérance de vie. D'ailleurs, la diète occidentale, en général, contient trop d'oméga-6 — ce qui est très dommageable — et trop peu d'oméga-3. Tout le monde peut tirer avantage d'un apport additionnel en oméga-3, mais surtout les personnes à risque d'infarctus.
Pour en revenir à la prévention des maladies cardiovasculaires, je pense aussi à trois nutriments sous-estimés et qui sont abondants dans les produits de la mer : le sélénium, l'iode et la vitamine D. Il y a également les flavonoïdes, qu'on trouve dans les fruits rouges, le citron, le thé, le café, le raisin, etc. Comme vous voyez, on en revient toujours aux aliments typiques de la diète méditerranéenne.
PasseportSanté.net – Est-ce que, dans cette controverse, on n'est pas en train de jouer sur les mots, puisque tout le monde affirme que les changements dans le mode de vie sont indispensables pour prévenir les maladies cardiovasculaires? En fait, ce que vous visez, c'est que les gens prennent en main leur santé?
Michel de Lorgeril - Exactement. Aujourd'hui, le médicament anticholestérol est un alibi pour ne rien faire. Un raisonnement fréquent des médecins est de penser : si mon patient n'arrive pas à arrêter de fumer, je lui donne des statines avec l'espoir que ça diminue ses risques, et notamment celui induit par le tabac. Mais aucune étude scientifique ne permet de dire que cette stratégie fonctionne. Faire croire aux gens qu'en diminuant leur cholestérol ils vont se protéger de la toxicité de leur mode de vie — que ce soit le tabac ou le fast-food —, c'est de la tromperie.
Sauf en de très rares exceptions — comme certaines formes d’hypercholestérolémie familiale maligne qui se manifestent très tôt dans l’existence, parfois avant la puberté —, pour s'assurer d'une bonne santé cardiovasculaire, il faut, d'une part, laisser tomber les mauvaises habitudes comme la cigarette, la sédentarité et la malbouffe, et, d'autre part, il faut faire de l'activité physique et adopter une alimentation de type méditerranéen. C'est ça le médicament! Le pouvoir — celui de protéger notre coeur, mais aussi de se protéger de nombreux cancers — est entièrement entre nos mains.
Lucie Dumoulin – Passeport Santé
Le 1er octobre 2007