CHEMINS DE VIE

07 novembre 2018

LE DIEU DE SPINOZA

Quand Einstein donnait une conférence dans les nombreuses universités des Etats-Unis, la question récurrente que lui faisaient les étudiants était :

Vous, Monsieur Einstein. .. croyez-vous en Dieu ?

Ce à quoi il répondait toujours :

– Je crois au Dieu de Spinoza.

Seuls ceux qui avait lu Spinoza comprenaient …

J’espère que cette perle de l’histoire vous servira autant que moi. C’est grâce à elle que je suis parti lire sur Le Dieu selon Spinoza.

Spinoza avait passé sa vie a étudier les livres saints et la philosophie .

Un jour il écrivit : Je ne sais pas si Dieu a réellement parlé mais s’il le faisait , voici ce que je crois qu’il dirait au croyant :

Arrête de prier et de te frapper à la poitrine !

Ce que je veux que tu fasses, c’est que tu sortes dans le monde pour profiter de ta vie.

Je veux que tu t’amuses, que tu chantes, que tu t’instruises… que tu profites de tout ce que j’ai fait pour toi.

Arrête d’aller dans ces temples sombres et froids que tu as construit toi-même et dont tu dis que c’est ma maison !

Ma maison est dans les montagnes, dans les bois, les rivières, les lacs, les rivières. C’est là où je vis avec toi et que j’exprime mon amour pour toi.

Arrête de m’accuser de ta vie misérable ; je ne t’ai jamais dit qu’il y avait quelque chose de mal en toi , que tu étais un pécheur, que ta sexualité ou ta joie étaient une mauvaise chose ! Alors ne me blâme pas pour tout ce qu’ils t’ont dit de croire.

Arrête de ressasser des lectures sacrées qui n’ont rien à voir avec moi. Si tu ne peux pas me lire à l’aube, dans un paysage, dans le regard de ton ami, de ta femme , de ton homme, dans les yeux de ton fils…Tu ne me trouveras pas dans un livre !

Arrête de te faire peur. Je ne te juge pas, je ne te critique pas, je ne rentre pas en colère et je ne punis pas. Je suis pur amour… je t’ai rempli de passions, de limitations, de plaisirs, de sentiments, de besoins, d’incohérences…et je t’ai donné le libre arbitre… Comment puis-je te blâmer si tu réponds à quelque chose que j’ai mis en toi ? Comment puis-je te punir d’être ce que tu es, si je suis celui qui t’ai fait ? Tu penses réellement que je pourrais créer un endroit pour brûler tous mes enfants qui se comportent mal, pour le reste de l’éternité ?

Quel genre de Dieu peut faire ça ? Si j’étais ainsi, je ne mériterais pas d’être respecté . Si je voulais juste être vénéré, je n’aurais peuplé la terre que de chiens. ..

Respecte tes semblables et ne fais pas ce que tu ne veux pas pour toi. Tout ce que je te demande, c’est que tu fasses attention à ta vie, que ton libre arbitre soit ton guide. Toi et la nature vous constituez une seule entité ….alors ne crois pas que tu as un pouvoir sur elle. Tu fais partie d’elle. Prends-soin d’elle et elle prendra soin de toi. J’y ai mis et rendu accessible tout ce qu’il y a de bien pour toi et j’ai rendu difficile d’accès ce qui ne l’est pas. Ne mets pas ton génie à y chercher ce qui est mauvais pour cet équilibre. A toi de garder intact cet équilibre. La nature elle , sait très bien le garder, juste ne la trouble pas !

Je t’ai rendu absolument libre.

Tu es absolument libre de créer dans ta vie un paradis ou un enfer.

Je ne peux pas te dire s’il y a quelque chose après cette vie, mais je peux te donner un conseil : arrête de croire en moi de cette façon ; croire, c’est supposer, deviner, imaginer. Je ne veux pas que tu crois en moi, je veux que tu me sentes en toi. Que tu me sentes en toi quand tu t’occupes de tes moutons , quand tu abordes ta petite fille, quand tu caresses ton chien, quand tu te baignes dans la rivière…. Exprime ta joie et habitue-toi à prendre juste ce dont tu as besoin !

La seule chose sûre, c’est que tu es là, que tu es vivant, que ce monde est plein de merveilles…et que dans toutes ces merveilles tu es capable de savoir exactement ce dont tu as vraiment besoin.

Ne me cherche pas en dehors, tu ne me trouveras pas…. Je suis là …La nature, le cosmos…c’est moi .

Baruch SPINOZA

(Texte paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 226)

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DES PESTICIDES DANS LE VIN !

Le Pr Gilles Eric Seralini en a parlé dans son livre sur le vin « Le goût des pesticides ».


Si le vin était de l‘eau, avec ce qu’il contient , il serait impropre à la consommation.
Voilà que l’idée se répand un peu à la fois.

Additifs, pesticides… Le vin que vous buvez ne contient pas que du raisin : découvrez le résultat de nos analyses

Jusqu’à quinze résidus de pesticides différents ont été retrouvés dans certaines bouteilles de bordeaux, selon les conclusions d’un laboratoire que nous avons mandaté.

Franceinfo – Robin Prudent

Les grilles d’un ancien château, des vignes à perte de vue, une barrique en chêne… Lorsque vous achetez une bouteille de bordeaux, l’étiquette vous plonge dans le monde merveilleux du terroir viticole. Mais que vous dit-elle de la composition du vin que vous allez boire ? Pas grand-chose. A part le taux d’alcool et une vague indication concernant la présence de sulfites, vous n’aurez pas la possibilité, en la lisant, de connaître la liste complète des ingrédients ni les valeurs nutritionnelles du vin. Pourtant, ce doux nectar, à consommer avec modération, ne contient pas seulement du raisin… loin de là. :shock:

Lire la suite de l’article : https://www.francetvinfo.fr/economie/em ... or=EPR-51-[additifs-pesticides-le-vin-que-vous-buvez-ne-contient-pas-que-du-raisin-decouvrez-le-resultat-de-nos-analyses_2975943]-20181008-[bouton]

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LES PLUS GROS CONSOMMATEURS DE BIO ONT UN RISQUE DE LYMPHOME REDUIT DE 76%

Les consommateurs « réguliers » d’aliments bio auraient 25 % de risques en moins de développer un cancer, par rapport aux personnes qui en consomment moins souvent.


C’est le résultat d’une étude publiée cette semaine dans la revue scientifique « JAMA Internal Medicine ".

(Propos recueillis par Anissa Boumediene - Https://www.20minutes.fr)

Manger bio est-il un gage de meilleure santé ? Depuis quelques années, les aliments issus de l’agriculture biologique séduisent un nombre croissant de consommateurs qui, en plus de se soucier des aspects éthiques et environnementaux du contenu de leur assiette, recherchent des produits issus de modes de production plus sains, sans pesticides nocifs, afin de préserver leur santé. C’est peut-être bien une stratégie payante.

Selon une étude menée par une équipe de l’Inra, l'Inserm, l'université Paris-XIII et du Cnam, et publiée cette semaine dans la revue scientifique JAMA Internal Medicine, l'alimentation bio réduirait significativement les risques de cancer. Emmanuelle Kesse-Guyot, chercheuse à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) et coauteure de l’étude, commente pour 20 Minutes les résultats mis au jour par son équipe.

Les résultats de l’étude démontrent une réduction des risques de développer un cancer en général, et particulièrement certains types de cancers. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Pour mener nos travaux, nous avons analysé un échantillon de près de 69 000 participants (78 % de femmes, âge moyen 44 ans) de la cohorte française NutriNet-Santé, que nous avons suivis pendant sept ans et divisé en quatre grands groupes alimentaires en fonction de la proportion de produits bio consommés.

Au cours des sept années de suivi, nous avons comptabilisé 1 340 nouveaux cas de cancer au sein de notre échantillon et observé la répartition de ces cas dans les différents groupes étudiés. Nous avons observé que les plus gros consommateurs d’aliments issus de l’agriculture biologique ont un risque général de développer un cancer qui est réduit de 25 %, comparés à ceux qui en consomment le moins. Cela peut expliquer la présence de résidus de pesticides synthétiques, que l’on retrouve plus fréquemment et à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle, comparés aux aliments bio.

Mais, en affinant les observations en fonction de la localisation du cancer, nous avons constaté une association encore plus marquée entre une consommation élevée de produits bio et la réduction des risques pour certains cancers en particulier. Ainsi, pour le groupe le plus consommateur de bio, les risques de développer un cancer du sein post-ménopause sont réduits de 34 %, et les risques de développer un lymphome (un type de cancer du sang), sont quant à eux réduits de 76 %. Or, ce sont des maladies qui touchent plus significativement les agriculteurs exposés aux pesticides.

Il est admis que les personnes ayant une alimentation riche en produits bio ont par ailleurs une meilleure hygiène de vie que le reste de la population. Comment avez-vous limité les biais dans votre étude ?

C’est vrai, les grands consommateurs de bio font généralement plus attention à leur hygiène de vie, pratiquent une activité physique régulière, font attention, au-delà du label bio, à la qualité de leur alimentation. Notre objectif était donc d’effacer l’incidence de ces facteurs, afin d’obtenir des résultats les plus fins et fiables possibles, sans quoi nos conclusions n’auraient pas signifié grand-chose.

C’est pourquoi nous avons utilisé des « modèles ajustés », et avons inclus ce que l’on appelle des facteurs de confusion. Des caractéristiques sociodémographiques, de modes de vie ou nutritionnelles ont été prises en compte dans cette analyse. Nous avons veillé, dans tous les groupes alimentaires, à recruter des participants qui, en dehors de manger bio ou non, avaient le même type d’alimentation, qui consommaient la même proportion de fruits et légumes, de viande ou de charcuterie. Nous avons tenu compte de leur consommation de tabac et d’alcool, de leur niveau de pratique d’une activité physique, de leurs antécédents familiaux ou encore de leur catégorie socioprofessionnelle afin d’obtenir des résultats tangibles et significatifs.

Que permettent d’espérer les résultats mis au jour? Quelle réflexion invitent-ils à développer ?

On observe ces dernières années une mutation des comportements alimentaires, il y a chez de plus en plus de consommateurs une quête du « manger mieux ». Mais, pour l’heure, manger bio, c’est cher, plus cher que les équivalents conventionnels, or tout le monde n’a pas les moyens financiers d’acheter tout ou presque tout en bio.

A elle seule, notre étude ne permettra pas d’amorcer un changement de politique publique face aux pesticides. A ce jour, les données épidémiologiques disponibles ne permettent pas de conclure à un effet protecteur de l’alimentation bio sur la santé (ou un risque accru lié à la consommation des aliments issus de l’agriculture conventionnelle). On peut espérer obtenir plus de moyens pour la recherche, pour mener plus d’études, sur d’autres populations, pour voir si les résultats obtenus sont similaires.

Ainsi, si de futures études confirment nos travaux, qu’il y a un consensus scientifique, alors cela permettra de mettre la pression sur le politique. Et si de nettes améliorations peuvent être faites sur ce terrain, il ne faut pas oublier que des politiques sont déjà mises en œuvre pour privilégier le développement de filières produisant des aliments cultivés selon des modes de production diminuant l’exposition aux pesticides pour les fruits et légumes, légumineuses et produits céréaliers.

 

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14 août 2018

RESISTANCE PSYCHOLOGIQUE, RESISTANCE AU CHANGEMENT ET LACHER PRISE (fin)

(...)

La résistance au changement est normale

La résistance au changement est un mécanisme d’adaptation profondément ancré dans notre cerveau qui nous porte à vouloir fuir ou éviter les situations ou les émotions potentiellement ou réellement souffrantes, inconfortables, menaçantes et qui troublent ou peuvent troubler notre confort, notre sécurité, nos croyances, nos valeurs, nos besoins, notre équilibre.

Comme tous les êtres vivants recherchent le plaisir et veulent éviter la souffrance, la résistance au changement est universelle, inévitable: c’est une stratégie de survie. Et notre cerveau va toujours réagir pour nous éviter une souffrance réelle comme anticipée ou imaginée. Voilà pourquoi nous résistons quand nous voulons changer des habitudes alimentaires, quand nous souhaitons nous mettre au travail pour avancer dans un projet, pour pratiquer la  méditation, l’entraînement physique. Voilà pourquoi la résistance se manifeste aussi quand vient le temps d’accepter une situation nouvelle, un changement au travail, une contrariété, une séparation, un chagrin, etc.

Vous comprenez déjà que la résistance est normale. Ce qui ne l’est pas, c’est de résister tout le temps, d’en faire une position de vie.

En gros, nous pourrions dire que lorsque nous éprouvons des émotions positives, l’énergie circule naturellement et aisément et nous fonctionnons à notre meilleur. Quand nous résistons, quand nous éprouvons des émotions négatives, le flot de notre énergie est endigué, freiné voire bloqué.

Ma vie comme rivière ou le lâcher-prise

Le mouvement de la vie en nous est comme l’eau qui circule dans une rivière. Quand on se sent bien, physiquement et psychologiquement, rien n’arrête le courant et l’eau circule sans entrave, librement, aisément. C’est entre autre la sensation qui accompagne le lâcher-prise.

Inévitablement, l’eau rencontre des obstacles, ces contrariétés qui ne manquent pas de se présenter dans nos journées. Certaines sont plus petites, d’autres plus grandes et elles sont comme ces pierres ou ces arbres que la rivière rencontre sur son parcours. Mais l’eau trouve toujours son chemin, contournant l’obstacle.

Dans notre vie aussi, nous rencontrons des obstacles plus moins grands qui ralentissent le flot de notre énergie. Mais la comparaison avec la rivière a ses limites. En effet, nous avons plusieurs manières d’entraver notre expression créatrice et d’empêcher notre vie de trouver son chemin, en un mot de résister.

Exagérer les difficultés qui se présentent, raconter à leur propos des histoires (on aime tellement les histoires) qui font qu’on les perçoit beaucoup plus grandes qu’elles ne le sont. Anticiper aussi l’importance des obstacles avant même qu’ils n’apparaissent et paralyser ainsi nos actions. Passer beaucoup de temps à revivre des épreuves du passé, entretenir des souvenirs pénibles, ressasser sans arrêt et à vide les mêmes expériences négatives, comme si nous tentions de faire aller la vie à contre-courant.

Le comble de la résistance, c’est quand nous érigeons des barrages, cherchant à tout contrôler, croyant à tort empêcher la souffrance. Nous nous immobilisons pour nous protéger, bien sûr, pour éviter les écueils à venir. Mais en refusant jusqu’à la possibilité de nous exposer à de nouveaux heurts comme ceux qui nous ont fait mal, notre vie stagne, vivote, piétine et passe…

La résistance, c’est tout cela: une tentative d’aller à l’encontre de ce qui est, de geler la vie, de fuir la réalité de la souffrance.

La résistance au changement: bonne ou mauvaise?

Si on prend au pied de la lettre la précédente métaphore, on pourrait dire que la résistance est mauvaise. Personnellement, je crois qu’elle n’est ni bonne ni mauvaise, elle est tout simplement. Et, nous l’avons déjà dit, la résistance est une réaction profondément ancrée de notre cerveau pour assurer notre survie et nous empêcher de souffrir.

Mais plutôt que de se poser la question de cette façon, peut-être vaudrait-il mieux se demander: jusqu’où suis-je prêt à aller pour empêcher ma vie de s’exprimer? Jusqu’à quel point suis-je disposé à geler mon existence, à l’empêcher de se déployer, à l’étouffer et à me rendre malade physiquement et psychologiquement, m’empêchant ainsi d’en récolter les fruits?

Somme toute, qu’est-ce que je souhaite? Pouvoir exprimer librement, joyeusement, dynamiquement tout le souffle de mon âme, ou vivre au quart, à la moitié ou au centième de mon potentiel. Est-ce que la souffrance à long terme ne sera pas pire que celle que je veux éviter?

Esther Hicks compare notre état naturel à celui d’un bouchon de liège dont la nature est de flotter sur l’eau. Quand on résiste, c’est comme si on tirait le bouchon sous l’eau et qu’on l’y maintenait de force. Quand on lâche prise, on lui permet de remonter à la surface et de révéler sa nature. Alors, selon vous, la résistance est-elle bonne ou mauvaise?

 

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RESISTANCE PSYCHOLOGIQUE, RESISTANCE AU CHANGEMENT ET LACHER PRISE (1)

(par Marc Vachon)

On parle beaucoup de résistance au changement qu’on oppose au lâcher-prise. Mais qu’est-ce que la résistance? Voilà un mot qui recouvre plusieurs réalités qu’il est intéressant de connaître pour comprendre ce qui est au cœur de ce mécanisme de survie. Dans quelles circonstances la résistance est-elle bonne ou mauvaise? Voilà donc ce à quoi j’aimerais m’attarder dans cet article.

Qu’est-ce que la résistance?

Ce mot est utilisé dans plusieurs domaines, mais il exprime toujours un peu les mêmes choses. En médecine, on dira que des microorganismes, des bactéries par exemple, sont résistantes parce qu’elles sont capables de s’opposer à l’effet d’un médicament, un vaccin, qui devrait normalement les détruire ou les empêcher de se multiplier.

En électricité, le terme résistance désigne, entre autre, l’aptitude d’un matériau conducteur à ralentir le passage du courant électrique.

L’eau présente aussi de la résistance: si vous voulez courir à contre-courant dans une piscine, vous devrez déployer beaucoup d’énergie pour contrer sa résistance. De même, l’avion devra combattre la résistance de la gravité pour décoller.

On dira qu’une personne est en santé physique et forte parce qu’elle résistesans dommage à une agression physique ou qu’elle accomplit un exploit qui défie les forces de la nature.

En sociologie, on parlera de résistance des groupes qui se dressent contre l’oppression morale et physique et contestent une situation illégitime.

Et finalement, en psychologie, une personne résiste quand elle refuse ce qui se passe à l’intérieur d’elle ou à l’extérieur, quand elle lutte contre elle-même ou les autres, quand elle nie ce qui est.

S’opposer, ralentir, contrer, défier, se dresser, contester, refuser, lutter, nier… Comme vous le constatez, la résistance implique un mouvement pour annuler, diminuer l’effet d’un autre mouvement ou d’une force ou d’une action. Le mot «résister» vient d’ailleurs de «resistere», verbe latin qui signifie empêcher, s’opposer à quelqu’un ou quelque chose.

C’est ce mouvement de résistance qui s’opère quand, dans mon milieu de travail, je m’oppose à un changement qui m’oblige à modifier mes façons habituelles de travailler. Ou quand la venue d’un enfant me force à modifier mes habitudes de vie. Ou quand un changement d’emploi m’amène à quitter des collègues de travail ou que la réalisation d’un rêve que je caresse me force à changer de ville, de pays, laissant derrière moi mon confort.

C’est cette même résistance que je vis quand un deuil me force à vivre la douleur de la séparation d’avec un être cher. Ou quand un événement fâcheux vient contrecarrer le déroulement d’un voyage, qu’une personne émet une opinion contraire à la mienne ou se comporte d’une manière qui contrarie une de mes valeurs…

Les exemples de résistance psychologique pourraient se multiplier à l’infini, mais vous comprenez mon propos: la résistance psychologique est une réaction pour s’opposer à ce qui arrive, à ce qui se passe à l’intérieur de moi ou à l’extérieur, pour lutter contre soi ou les autres, pour refuser ce qui est.

 

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10 août 2018

PAS TOUJOURS FACILE DE CHANGER DE VIE : 7 MOYENS QUI M'ONT AIDE (fin)

(...)

7- Appréciez la route

Il ne faut pas se faire d’illusion, changer de vie est difficile, surtout  quand on y va au hasard et sans préparation. C’est une réalité avec laquelle on ne peut pas tricher: cela demande des efforts et de la persévérance.

Ce discours n’est pas très populaire dans notre culture de facilité. Il faut bien reconnaître que nous vivons à l’ère de l’instantané, du presse-bouton, de la vitesse, des diètes miracles, de la satisfaction immédiate de nos désirs et de l’illusion de la réussite. La publicité et les médias sociaux nous offrent leurs miroirs aux alouettes et nous laissent croire que la vie est une succession ininterrompue de moments de joie et de jouissance. On a l’impression qu’il est possible d’apprendre sans effort, de devenir riche et célèbre instantanément, de soulager rapidement des symptômes sans agir sur les causes profondes.

Or, le chemin qui conduit à la maîtrise est parfois long et il comporte son lot de progrès et d’embûches, ses moments de joie, d’ennui et de découragement. D’où l’importance d’apprendre à apprécier le chemin qui vous y conduit.

Mais la réalisation d’un rêve apporte de grandes satisfactions, beaucoup de joie et un réel épanouissement. Comme le soulignait en entrevue David Saint-Jacques en parlant de son métier d’astronaute: Je le compare toujours à celui d’alpiniste. C’est amusant d’être en haut d’une montagne, mais tu es là dix minutes. Les grimpeurs heureux sont ceux qui aiment préparer leur mission, rencontrer des gens, regarder des cartes. (Un décollage parfait)

En bonus

J’entendais une adolescente immigrante qui est maintenant au Québec depuis 2 ans. Elle ne parlait pas un seul mot de français à son arrivée et sa vie se passait entre regret de ses amis et de son pays d’origine et lutte pour s’adapter à un tout nouvel environnement. Elle disait se sentir bien maintenant au Québec et ajoutait cette belle vérité:  cela prend du temps à aimer un changement. Et oui, donnez-vous le temps. Bonne route et n’hésitez pas à partager cet article..

(OSER CHANGER. METTRE LE CAP SUR SES RÊVES .)

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PAS TOUJOURS FACILE DE CHANGER DE VIE : 7 MOYENS QUI M'ONT AIDE (3)

(...)

5- Soyez bien armé psychologiquement

Je suis convaincu que je n’aurais pas réussi des changements majeurs dans ma vie si je n’avais pas eu autant d’outils psychologiques pour m’appuyer, pour dompter des états d’esprit plus paralysants et, surtout, pour entretenir des émotions aidantes. La peur, la nervosité, la timidité, la tristesse, la solitude, l’anxiété, l’inquiétude, l’ennui, l’impuissance, la confusion, le doute, l’insécurité, l’impatience, la frustration, la culpabilité, le sentiment de ne pas être à la hauteur ou inadéquat… Voilà autant d’états d’esprit qui peuvent vous accompagner à divers moments quand vous voulez changer de vie, et c’est tout à fait normal.

Vous devez apprendre à provoquer en vous de l’enthousiasme, de la curiosité, de la gratitude, de l’émerveillement, de la créativité, de l’assurance, de l’audace, de la considération, de la compassion, de l’humour, de la passion, de la détermination, de la vitalité, de la confiance, de l’estime pour soi.

Est-ce que le fait d’être psychologue m’a aidé? Sans aucun doute. Mais je crois surtout que mon désir d’apprendre des moyens pour être heureux et ma détermination à les appliquer à chaque jour ont été les facteurs les plus déterminants.

6- Apprenez à bien vous entourer

C’est certain que ma capacité à entrer en relation avec d’autres personnes m’a permis d’accélérer le changement de carrière dont je rêvais. J’ai développé ces habiletés avec les années, apprenant surtout à bien écouter.

Quand je regarde en arrière, je peux facilement voir des dizaines de visages de personnes qui m’ont donné ma chance, qui m’ont offert des occasions d’avancer, des gens sans qui je n’aurais pas atteint mes objectifs.

Je constate aussi que j’ai volontairement mis de côté des personnes dont les conversations minaient mon moral ou qui pouvaient me donner le sentiment de valoir moins que ce que je vaux. Comme j’ai appris à faire le jeûne des médias qui, bien souvent, distillent la peur .

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PAS TOUJOURS FACILE DE CHANGER DE VIE : 7 MOYENS QUI M'ONT AIDE (2)

(...)

2- Prenez les moyens pour bien vous connaître

C’est vital! Apprenez à bien vous connaître pour que le changement souhaité corresponde bien à vos valeurs. Ce sera plus facile si, avant même de commencer à changer de vie, vous assoyez solidement les décisions que vous vous apprêtez à prendre sur vos valeurs. Capital, donc, de bien les identifier pour ne pas que vos choix vous mettent en contradiction avec vous-même. Si vous voulez partir au bout du monde seul pendant 1 an, et que votre valeur principale est la famille, vous risquez d’être malheureux, de vous mettre vous-même des batons dans les roues, et de vous auto saboter, même inconsciemment.

En outre, si vos décisions impliquent d’autres personnes, comme c’est le cas bien souvent, il faut aussi prendre en compte leurs valeurs propres. En effet, autant des valeurs communes créent des liens très forts entre des personnes, autant les conflits de valeurs peuvent venir à bout des relations les plus solides ).

3- Fixez-vous des étapes accessibles

Personnellement, comme j’avais une famille et de jeunes enfants, j’ai préféré faire ce virage progressivement, sur quelques années, évitant ainsi de mettre en péril une valeur importante à mes yeux: la sécurité de ma famille. Sinon, je me serais infligé un stress supplémentaire qui aurait provoqué encore plus de résistance au changement. Mais cela évite aussi de se laisser paralyser par un projet trop gros, ce qui est la source de beaucoup de procrastination.

Bien sûr que procéder de cette manière a nécessité beaucoup d’heures de travail, bien plus que si j’étais resté bien confortablement assis dans mon emploi. Mais en ce faisant, non seulement je respectais mes valeurs, mais j’avançais, un pas après l’autre, ET SURTOUT je créais progressivement un momentum irrésistible qui m’a permis un peu plus tard de me consacrer entièrement à ma nouvelle carrière.

 4- Changer de vie, c’est aussi lâcher prise

 Lâcher prise peut sembler simple à première vue, mais ce n’est pas toujours le cas. En effet, changer de vie oblige à des renoncements et implique toujours de faire des deuils, certains plus importants que d’autres. Et sachez que votre résistance à changer est à la mesure de ces deuils à faire, d’où l’importance de bien les identifier.

 Vous devrez nécessairement faire le deuil d’habitudes, de façons de faire qui vous sont familières, mais qui ne fonctionnent pas pour vous rendre là où vous le souhaitez. Dans mon cas, j’ai dû par exemple laisser derrière moi des personnes que j’appréciais beaucoup.

 Il se peut aussi que vous deviez lâcher prise sur des désirs irréalistes, renoncer à des idées ou même à  certains rêves que vous avez. C’est une illusion de croire qu’on peut tout faire quand on veut. Mais que ce ne soit pas une raison pour ne pas rêver et vous enthousiasmer pour un projet.

(...)

 

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PAS TOUJOURS FACILE DE CHANGER DE VIE : 7 MOYENS QUI M'ONT AIDE (1)

( Par Marc Vachon )

Vous êtes parmi ceux et celles qui rêvent de changer de vie? Selon une étude OpinionWay réalisée pour RTL-20Minutes-Les Echos, les trois quarts des actifs en France veulent changer de vie, de région ou de métier. En tête des envies, 69% voudraient notamment changer de région et 66% d’emploi.

 Un autre sondage (Les jeunes et la société de demain) consacré aux 18-34 montre que les deux tiers des sondés (67 %) pensent que la société de demain ne leur permettra pas de réaliser leurs rêves. 34 % d’entre eux seraient même prêts à s’expatrier, 41 % songeant à le faire définitivement. Ces résultats confirment une autre étude effectuée par Viavoice pour W&Cie en début d’année, qui indiquait que la moitié des jeunes étudiants et professionnels désiraient, si possible, vivre ailleurs.

Pour plusieurs, ces données confirment les sentiments de ras-le-bol (c’était même là le mot de l’année en 2013 en France), de lassitude, de démotivation, de désillusion qui imprègnent le milieu ambiant et que véhiculent à qui mieux mieux les média et blogs de toutes sortes.

 Ces sentiments sont sans doute justifiés par des conditions réelles, une crise et des espoirs déçus. Et ces données statistiques confirment aussi, à mon avis, un appétit de changement profondément ancré chez l’individu. Et s’il s’alimente dans des conditions extérieures, il reflète aussi le désir d’être davantage, d’étendre ses horizons, de prendre son envol, en un mot de grandir.

Pas toujours facile de changer de vie

La donnée qui m’interpelle davantage dans le premier sondage, c’est que 94% des personnes sondées admettent que la démarche de changement est difficile. C’est le cas quand le changement se fait malgré soi, après un licenciement ou une fin de contrat. Un changement non choisi provoque toujours une secousse, dont l’intensité sur l’échelle de Richter dépend évidemment de son ampleur. Mais il ne faut pas croire que c’est beaucoup plus facile quand le changement est choisi, voulu, désiré.

Il y a plusieurs années, j’ai souhaité, puis rêvé et finalement décidé de changer de vie en quittant un travail sûr et bien rémunéré dans l’enseignement pour démarrer mon entreprise de consultant. Plusieurs facteurs m’ont aidé dans cette démarche et peuvent sans doute aussi venir en aide à ceux et celles qui ont ce désir de changer de vie et qui ne veulent pas attendre d’être acculé au pied du mur par une décision administrative, un changement organisationnelle ou les lois du marché.

1- Sachez vraiment ce que vous voulez

Ne soyez pas comme la majorité des gens qui vont plus facilement se plaindre et parler de ce qu’ils ne veulent pas, échangeant à ce sujet sur des blogs, autour d’un café, etc. Ils ne se rendent pas compte qu’en centrant ainsi leur attention sur ce qu’ils ne veulent plus, ils ne font que l’activer encore davantage. Comme je me plais parfois à le dire, ON CRÉE CE QUE L’ON CRAINT.

Prenez conscience de ce qui vous manque, de vos insatisfactions: et à partir de là, formulez précisément ce que vous voulez. Vous allez ainsi vous donner une direction à suivre (pas juste quelque chose à éviter). Décider ce que vous voulez vous porte vers l’avant et permet de mettre à votre service les ressources insoupçonnées de ce magnifique outil qu’est votre cerveau. Si vous lui donnez la direction que vous souhaitez prendre, il agira alors comme un système de téléguidage et travaillera pour vous. Quand vous lui donnez la destination à éviter, il travaille aussi à vous amener là où vous ne voulez pas, surtout si votre attention y est entièrement consacrée .

(...)

 

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26 juillet 2018

LE COURAGE DE DIRE...

... CE QUI NE VA PAS

( par Jackie B. Hamilton)

Béni soit le jour où j’ai enfin été capable de dire ce qui n’allait pas.  Ceux qui ont lu mon livre (voir note) savent que l’ancienne moi était timide maladive et  perfectionniste. Deux traits de personnalité qui, mis ensemble, nous tiennent prisonniers de nos émotions et nous contraignent au mutisme. Nous nous contentons alors d’encaisser les coups, d’accumuler les frustrations et, ce faisant, nous piétinons encore plus notre estime qui est déjà chancelante.

Pour certains d’entre nous, toutefois, la peur de s’exprimer vient davantage d’une mauvaise perception de la valeur que nous pensons avoir par rapport à l’autre ou du sentiment d’être redevable de quelque chose que nous nourrissons volontairement envers lui.

Très tôt, on nous a appris à respecter l’autorité. À commencer par nos parents qui nous forçaient à nous taire pour écouter ce qu’ils avaient à dire. Ainsi, nous aurons tendance à nous tenir peinards en présence d’une personne ayant un rang plus élevé que le nôtre ou une profession qui laisse supposer une certaine supériorité. Hé bien, j’ai de bonnes nouvelles pour vous!

Le jour où j’ai appris à dire ce qui ne va pas, j’ai ressenti au plus profond de moi une énergie et une force qui m’étaient jusqu’alors inconnues. En fait, je me suis tout simplement sentie vivante. Vivante et fière de l’être! C’était comme si, tout à coup, il y avait quelqu’un pour prendre soin de moi. Quelqu’un sur qui je pouvais compter. Et le plus merveilleux, c’est que je n’avais pas à faire appel à qui que ce soit puisque l’accusée/la persécutée et la défenderesse étaient une seule et même personne.

Ce qui nous arrête de dire ce qui ne va pas

Il ne faut pas avoir peur ou honte de s’exprimer, mais je sais que ce n’est pas toujours évident de le faire. Tout d’abord, il va de soi que lorsque nous osons faire face à une situation ou à une personne, cela peut entraîner certaines réactions ou rebondissements auxquels nous devrons répondre.

Et c’est souvent ce qui met un frein à notre désir de faire valoir notre opinion ou d’exprimer une insatisfaction. « Si elle me répond ceci, que va-t-il arriver? »  Évidemment, il faut être prêt à toute éventualité sans pour autant verser dans le drame. La plupart du temps, prendre la parole pour s’exprimer permet d’entretenir de saines relations et non l’inverse.

S’il est une chose que j’ai compris au cours de toutes mes années de travail, c’est que, bien souvent, les personnes auxquelles nous n’osons pas faire face apprécient justement les gens qui savent prendre leur place. Pourquoi? Parce qu’elles aiment traiter d’égal en égal et comme elles ont beaucoup de personnalité et d’aplomb, elles se reconnaissent davantage dans les gens qui possèdent ces attributs.

Mais attention! Cela ne signifie pas qu’il nous faut nous exprimer avec agressivité et de façon maladroite. La meilleure façon de ne pas se mettre les pieds dans les plats, c’est d’engager la conversation en parlant tout simplement de soi. Attaquer directement l’autre risquerait d’entraîner la fin de l’échange avant même que celui-ci ne commence. Soyons quand même un peu avisés. Pas besoin d’un diplôme en psychologie pour comprendre que nous devons aborder l’autre de la même façon que nous voudrions être abordés.

Le courage de dire

Bien que j’encourage à 100 % de dire ce qui ne va pas, c’est possible que nos paroles soient perçues comme du vent. Peu importe. L’important, c’est que nous nous sommes libérés du poids qu’elles mettaient sur nos tympans (parce qu’on y pensait tout le temps) et sur notre plexus solaire (parce qu’on avait une grosse boule d’émotions). Faire de son mieux, voilà tout ce qui compte et cela commence par trouver le courage de dire ce qui ne va pas.

Aucune situation ne pourra évoluer si nous nous contentons de garder le silence.  Et viendra un temps où nous ne pourrons plus blâmer les autres pour ce qui nous arrive parce qu’en réalité nous n’avons pas su faire ce qu’il fallait pour nous en sortir.

(Jackie B. Hamilton est auteure et anime son propre blogue. Elle a publié Carnet de route pour manifester l’inattendu disponible sur jackiebhamilton.com)

 

Posté par LUMIERE34 à 17:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]