21 décembre 2011
LA NOIX
La noix se distingue des autres fruits à écale et oléagineux par son contenu particulièrement élevé en acides gras polyinsaturés, principalement sous forme d’oméga-3, dont les bienfaits sur la santé cardiovasculaire sont bien démontrés. Lorsqu’on sait que le contenu en lipides de la noix ainsi que les autres principes actifs qu’elle contient apportent un lot de bienfaits sur la santé, on n’hésite plus à l’intégrer régulièrement à notre alimentation.
Principes actifs et propriétés
Pour les fruits à écale et oléagineux en général
Plusieurs études épidémiologiques et cliniques associent une consommation régulière de fruits à écale et oléagineux à divers bienfaits pour la santé tels qu’un effet hypocholestérolémiant, une diminution du risque de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2, une diminution du risque de calculs biliaireset d’ablation de la vésicule biliaire, et une diminution du risque de cancer du côlon chez la femme. La quantité de fruits à écale et oléagineux reliée à ces bienfaits équivaut la plupart du temps à une consommation hebdomadaire d’environ cinq portions d’une once (30 g).
Acides gras polyinsaturés. La noix possède un contenu particulièrement élevé en acides gras polyinsaturés (soit plus de 70 % de ses lipides totaux), dont près du cinquième est sous forme d’acide alpha-linolénique, un acide gras oméga-3 essentiel. Les acides gras polyinsaturés, et particulièrement les acides gras oméga-3, sont considérés comme de bons gras pour la santé cardiovasculaire, vu leur impact positif sur les taux de lipides sanguins. La noix contient la proportion idéale d’acides gras oméga-3 (par rapport aux acides gras oméga-6) à avoir dans notre alimentation (voir notre fiche Acides gras essentiels).
La noix s’est vue attribuer des effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire, principalement à cause de sa capacité à améliorer le profil des lipides sanguins et l’élasticité des vaisseaux. Il est bien établi scientifiquement que le remplacement des gras saturés par des gras polyinsaturés dans l’alimentation amène une diminution du cholestérol sanguin, ce qui apporte un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires. Mais les lipides à eux seuls ne peuvent produire entièrement cet effet protecteur, ce qui laisse supposer que d’autres composantes contenues dans la noix pourraient amener des bénéfices sur la santé cardiovasculaire.
Manganèse. La noix est une excellente source de manganèse. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.
Phosphore. La noix est une source de phosphore . Le phosphore constitue le deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Il joue un rôle essentiel dans la formation et le maintien de la santé des os et des dents. De plus, il participe entre autres à la croissance et à la régénérescence des tissus et aide à maintenir à la normale le pH du sang. Finalement, le phosphore est l’un des constituants des membranes cellulaires.
Magnésium. La noix est une source de magnésium. Le magnésium participe au développement osseux, à la construction des protéines, aux actions enzymatiques, à la contraction musculaire, à la santé dentaire et au fonctionnement du système immunitaire. Il joue aussi un rôle dans le métabolisme de l’énergie et dans la transmission de l’influx nerveux.
Fer. La noix est une source de fer pour l’homme seulement. Chaque cellule du corps contient du fer. Ce minéral est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Il est à noter que le fer contenu dans les végétaux (par exemple dans la noix) est moins bien absorbé par l’organisme que le fer d’origine animale. Toutefois, l’absorption du fer des végétaux est favorisée si on le consomme avec certains nutriments telle la vitamine C.
Zinc. La noix est une source de zinc. Le zinc participe notamment aux réactions immunitaires, à la fabrication du matériel génétique, à la perception du goût, à la cicatrisation des plaies et au développement du fœtus. Il interagit également avec les hormones sexuelles et thyroïdiennes. Dans le pancréas, il collabore à la synthèse (fabrication), à la mise en réserve et à la libération de l’insuline.
Cuivre. La noix est une source de cuivre. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.
Vitamine B1. La noix est une source de vitamine B1. Aussi appelée thiamine, la vitamine B1 fait partie d'un coenzyme nécessaire à la production d'énergie principalement à partir des glucides que nous ingérons. Elle participe aussi à la transmission de l'influx nerveux et favorise une croissance normale.
Vitamine B6. La noix est une source de vitamine B6. La vitamine B6, aussi appelée pyridoxine, fait partie de coenzymes qui participent au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la synthèse (fabrication) des neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Elle contribue également à la fabrication des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène. La pyridoxine est aussi nécessaire à la transformation du glycogène en glucose et elle contribue au bon fonctionnement du système immunitaire. Cette vitamine joue enfin un rôle dans la formation de certaines composantes des cellules nerveuses et dans la modulation de récepteurs hormonaux.
Folate. La noix est une source de folate. Le folate (vitamine B9) participe à la fabrication de toutes les cellules du corps, dont les globules rouges. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans la production du matériel génétique (ADN, ARN), dans le fonctionnement du système nerveux et du système immunitaire, ainsi que dans la cicatrisation des blessures et des plaies. Comme elle est nécessaire à la production des nouvelles cellules, une consommation adéquate est primordiale durant les périodes de croissance et pour le développement du fœtus.
Vitamine E et noix
Le terme vitamine E inclut huit composés actifs : quatre tocophérols et quatre tocotriénols. De ces composés, l’alpha-tocophérol est celui qui possède la plus grande activité biologique, les autres n’étant pas utilisés de façon optimale par l’organisme. Dans la noix, l’alpha-tocophérol est présent en petite quantité comparativement à d’autres fruits à écale et oléagineux (comme la noix de macadamia, l’amande et la noisette). C’est plutôt le gamma-tocophérol qui y est le principal composé associé à la vitamine E et même s’il est moins bien utilisé par l’organisme, certaines études démontrent que celui-ci pourrait avoir une capacité antioxydante plus élevée que l’alpha-tocophérol. Fait intéressant, le contenu en vitamine E de la noix diminuerait d’environ 30 % après trois mois de réfrigération. Il est donc important d’acheter de petites quantités de noix à la fois et de les consommer dans un délai raisonnable afin de profiter le plus possible de leur contenu nutritionnel.
Précautions
Allergie aux fruits à écale et oléagineux
Dans la liste des principaux allergènes de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), on retrouve les « noix », qui désignent l’ensemble des fruits à écale et oléagineux. Certaines personnes peuvent cependant être spécifiquement allergiques à la noix. De plus, une étude a observé que la noix, la pacane et la noisette formaient un groupe dont les allergies étaient fortement associées: une personne allergique à l’un de ces aliments est ainsi plus susceptible d’être allergique aux deux autres. Par ailleurs, on recommande habituellement aux personnes allergiques aux arachides de s’abstenir également de consommer d’autres fruits à écale et oléagineux (dont la noix), puisqu’elles ont aussi un potentiel allergénique élevé et qu’elles sont souvent manipulées et distribuées par les entreprises spécialisées dans les arachides. Les symptômes d’allergie aux fruits à écale et oléagineux peuvent être graves et conduire jusqu’au choc anaphylactique.
(source
extraits) passeport santé)
25 novembre 2011
REVER SUR LES REVES (2)
Vivre en accord avec ses rêves serait-il un gage de meilleure santé mentale, ainsi qu’un outil de cohésion sociale ? C’est en tout cas l’avis du psychologue Stewart, qui a systématisé ces techniques en thérapie. Il faut néanmoins noter que les travaux de Garfield et de Stewart semblent actuellement être remis en cause. La validité de leurs données est par conséquent sujette à caution.
Autrefois, un Indien d’Amérique du Nord qui rêvait qu’il avait été mordu par un serpent, se soignait immédiatement à son réveil : pour lui, le rêve ne s’opposait absolument pas à la réalité. La culture amérindienne adhère le plus souvent à la théorie du monde extérieur. Ainsi, le « capteur de rêves », suspendu au-dessus de la couche (du papoose essentiellement), a pour fonction d’attirer les bons rêves vers le dormeur (grâce notamment à une pierre placée en son centre), et de retenir les mauvais dans sa toile. La culture guatémaltèque est l’une des exceptions à la règle. Avant d’aller se coucher, les enfants sont invités à placer sous l’oreiller une série de petites poupées de chiffon auxquelles ils auront pris soin de confier leurs soucis (un souci par poupée). Conservant les soucis pour elles, les poupées préservent ainsi les enfants des cauchemars. Ici, la théorie sous-jacente du rêve est donc bien, comme la notre, celle du monde intérieur.
Au XVIIème siècle, Descartes défend une conception « hydraulique » du rêve, théorie qui n’est pas très éloignée de celle des « humeurs » formulée par Hippocrate au Vème siècle avant J.-C. Alors qu’il pense que l’éveil provient de la bonne humectation du cerveau (et le sommeil de sa dessiccation), il décrit le rêve comme un produit de la semi-humectation du cerveau !
En 1861, Alfred Maury, un esprit encyclopédique de son temps, fait un rêve : « Je rêve de la terreur ; j’assiste à des scènes de massacre, je comparais devant le tribunal révolutionnaire, je vois Robespierre, Marat, toutes les plus vilaines figures de cette époque terrible ; je discute avec eux ; enfin, après bien des évènements, je suis jugé, condamné à mort, conduit en charrette sur la place ; je monte sur l’échafaud, l’exécuteur me lie sur la planche fatale, il la fait basculer, le couperet tombe ; je sens ma tête se séparer de mon tronc ; je m’éveille en proie à la plus vive angoisse ; et je sens sur le cou la flèche de mon lit à baldaquin qui s’était subitement détachée, et était tombée sur mes vertèbres, à la façon du couteau d’une guillotine. »… Dans la foulée, il écrit « Le sommeil et les rêves », ouvrage dans lequel il présente sa théorie : le rêve est le résultat d’une réaction mentale à un stimulus, stimulus interne (un organe qui se manifeste) ou externe (une porte qui claque, par exemple).
C’est ce qu’il appelle l’hypothèse réactionnelle. Le livre relate les multiples expériences de stimulation sensorielle qu’il a menées durant le sommeil de ses sujets. Il s’est ainsi mis à chatouiller leurs pieds avec une plume, à les brûler légèrement avec une bougie, à passer une fiole de parfum sous leur nez, etc., cherchant ainsi à confirmer sa théorie. En examinant bien la chronologie des faits rapportée par Maury, la somnologie actuelle a permis de comprendre que le « rêve » de la guillotine n’était en fait rien d’autre qu’une hallucination hypnagogique, un percept lié à l’endormissement (le plus connu, proprioceptif celui-là, étant la sensation de tomber dans un trou sans fin). D’ailleurs, selon l’expression de Rechtschaffen, le rêve est en réalité un processus « monomaniaque » - c’est à dire que, sous influence, il ne dévie que très peu de sa route propre. Dement a par ailleurs refait les expériences de Maury dans les années ’50 et ’60 : les stimuli pouvaient parfois être intégrés dans le rêve, mais ils ne créaient jamais l’intrigue. La mésaventure du lit à baldaquin reste néanmoins importante, car elle implique une seconde hypothèse, plus intéressante, déduite de la première : l’hypothèse hypnopompique. Puisque le rêve survient suite à une douleur qui conduit à un réveil, ce doit donc être le réveil qui provoque - en une fraction de seconde - le rêve (l’hypnopompe étant le mot scientifique pour dire « éveil »). Cette hypothèse est toujours d’actualité, et donne encore lieu à des études (nous en reparlerons plus loin).
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23 novembre 2011
REVER SUR LES REVES
(Par Roland Pec)
En 2009, le petit monde de la somnologie a fêté un jubilé. Celui qui commémore la découverte du sommeil paradoxal, réalisée en 1959 donc, par Michel Jouvet, à Lyon. Or, il existe un lien très étroit entre le paradoxal et le rêve. J’y ai naturellement vu une excellente occasion de procéder à un « State of the Art » du savoir onirique. Ce jubilé est par ailleurs quelque peu étrange. En effet, dans un dossier sur le sommeil daté de 2003, j’annonçais en fanfare les cinquante ans de la découverte du REM sleep, par Azerinsky et Kleitman, à Chicago. Or, sommeil REM et sommeil paradoxal, c’est bonnet blanc et blanc bonnet ! L’unique différence tenait en vérité à l’angle d’approche du problème... Cette bataille d’egos nous vaut donc de fêter par deux fois le même anniversaire. Mais revenons-en aux rêves. En cette matière (comme en beaucoup d’autres d’ailleurs), la science montre rapidement ses limites. Et force est d’admettre que ce sont essentiellement des croyances, des théories, que je vais exposer ici. Même si certaines croyances sont un peu plus scientifiques que d’autres…
Petit panorama des théories sur le rêve à travers les âges
Pour l’Ancien Testament (écrit, comme on le sait, il y a environ trois mille ans), les dormeurs (lorsqu’ils sont enfouis dans la « torpeur » - un sommeil très profond) voient et font alliance avec dieu. Directement. C’est le cas notamment pour Adam, Abraham, Judith, etc. Les rêveurs, quant à eux, n’ont pas le privilège de voir dieu, ils doivent se contenter de traiter avec ses messagers. Le premier rêveur à être cité dans la bible est Abimelekh - un roi philistin - qui, dans un rêve, se fait intimer l’ordre, par un ange, de renoncer à Sarah, la femme d’Abraham. Ordre qu’il suivra à la lettre (fort heureusement pour lui). Ensuite, il y a Jacob, avec sa célèbre échelle. Puis Joseph, le rêveur biblique n° 1, avec ses vaches et ses épis de blé. Le dernier de la liste est Eliphaz de Teman - un des trois amis de Job - qui fait un rêve dit « furtif ». Ainsi, le rêve biblique place l’homme dans le monde intermédiaire de l’armée des anges. En outre, le rêve s’avère être une prophétie. Par exemple, Nabuchodonosor - roi de Babylone - apprend sa chute future au travers d’un rêve mettant en scène un géant aux pieds d’argile (miroir de lui-même). Pour la bible, sommeil comme rêve constituent donc le temps de la rencontre entre l’homme et la transcendance ; canal unique de communication entre le dessus et le dessous. Moïse seul fait exception, puisqu’il a l’insigne honneur de voir dieu à l’état vigile. Mais sans doute était-il déjà lui-même un ange…
Pour l’hindouisme, Brahma a créé le monde dans son sommeil - au cours d’un rêve - couché sur un serpent. Et il en est exactement de même pour le dieu scandinave Ymir.
Chez les Grecs antiques, Oneiros (dieu des rêves) visitait le dormeur et lui transmettait un oracle. Un Grec ne faisait donc pas un rêve (comme on dit en français), n’avait pas un rêve (comme on dit en anglais), il voyait tout simplement Oneiros. Puis Morphée, fils d’Hypnos (dieu du sommeil), prenait successivement la forme des diverses personnes venant se montrer au dormeur au cours de ses rêves (tout en agitant sous son nez une fleur de pavot, propice aux hallucinations visuelles). Ainsi donc, comme dans la conception biblique, le dormeur reçoit de la visite, et le rêve est le récit de cette rencontre à domicile. Dans les textes homériques, les rêves sont pareillement conçus comme des oracles. S’ils passent par la porte de corne, ils sont vrais et laissent en nous - au réveil - la conviction qu’il faut en tenir compte. Si, par contre, ils passent par la porte d’ivoire, ils sont faux et il ne faut pas y prêter attention.
Au VIème siècle avant J.-C., apparaît l’Orphisme, un mouvement religieux qui introduit la notion de séparabilité du corps et de l’esprit. Le rêve devient à partir de ce moment l’âme du dormeur qui s’envole pendant son sommeil. Le rêve comme récit de voyage était né.
Pour la plupart des sociétés traditionnelles (les sociétés chamaniques de Sibérie et d’Océanie, par exemple), c’est toujours la même chose : l’âme du dormeur quitte l’enveloppe charnelle et s’en va rendre des visites. Cette âme part vers d’autres contrées, vers le monde des ancêtres, des morts, des dieux, des démons… Elle s’évade, part vagabonder, et le rêve raconte ce périple. Si le dormeur est malencontreusement réveillé à cet instant précis, l’âme risque d’errer à tout jamais ! D’où, par conséquent, les pratiques assez répandues d’occlusion de la bouche et des oreilles pendant le sommeil (pour retenir l’âme) ; ou encore l’interdiction de changer la position d’un dormeur, de peur que l’âme ne puisse pas reconnaître son logis au retour.
En somme, qu’il s’agisse de la conception biblique, de celle des sociétés antiques ou de celle des sociétés traditionnelles (ou encore de celle de l’énorme contingent de personnes superstitieuses vivant dans notre propre société), le monde invisible d’où proviennent les rêves est surnaturel et extérieur au dormeur. Soit ce dernier reçoit une visite, soit il en rend une. Et ces rêves ont pour fonction d’annoncer l’avenir. Il est intéressant de constater que pour le modèle scientifique, aujourd’hui prégnant en Occident, c’est exactement l’inverse ! En effet, selon ce modèle, le monde invisible - et fort naturel - qui expédie les rêves, est logé à l’intérieur de nous-mêmes (c’est « l’inconscient » pour la psychanalyse ou « le cerveau » pour la neurobiologie). Et si d’aventure le rêve renseigne sur quelque chose, c’est forcément sur le passé.
Il existe de par le monde des populations qui vivent littéralement pour rêver. On les appelle les « dream cultures ». Les Senoïs de Malaisie, une peuplade d’une vingtaine de milliers d’aborigènes (disparue dans les années septante, du fait de la déforestation), fut probablement la plus étudiée d’entre elles (par Patricia Garfield notamment). Les Senoïs apprenaient à se souvenir de leurs rêves et à favoriser les rêves lucides - des rêves dans lesquels le sujet sait qu’il rêve, et qu’il peut orienter à sa guise (affronter et vaincre, recevoir des cadeaux, se faire guider, prendre du plaisir…). Une journée-type d’un Sénoï était littéralement structurée par les rêves. Le matin on racontait les rêves en famille, l’après-midi en groupe (en présence de l’homme-médecine) et le reste de la journée était consacré à leur interprétation et aux actions qui en découlent. Ce peuple a fortement questionné les scientifiques, car il se démarquait par une absence de névrose, de psychose, de criminalité et de volonté guerrière.
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24 septembre 2011
Se mettre au vert...
Quand la vieille femme a choisi le sac en plastique pour ses produits d'épicerie, la caissière lui a reproché de ne pas se mettre au «vert».
La caissière dit à la femme que la génération de la vieille femme ne comprenait tout simplement pas le mouvement environnementaliste, que seuls les jeunes allaient payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources!
La vieille femme s'est excusée et a expliqué:
«Je suis désolée, nous n'avions pas le mouvement vert dans mon temps».
Alors qu'elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta:
«Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à notre dépens. C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement dans votre temps!».
La vieille dame admît qu'à l'époque, on retournait les bouteilles de lait, les bouteilles de Coke et de bière au magasin. Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises. À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées mais on ne connaissait pas le mouvement vert.
« En mon temps, on montait l'escalier. On n'avait pas d'escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux. On marchait à l'épicerie aussi. On ne prenait pas un bolide à 300 chevaux-vapeur machine à chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux coins de rue. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement vert.
A l'époque, on lavait les couches de bébé; on ne connaissait pas les couches jetables. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge; pas dans un machine énergétique avalant 220 volts. On utilisait l'énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements.
A l'époque, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d'un frère ou d'une soeur à l'autre. C'est vrai ! on ne connaissait pas le mouvement vert.
À l'époque, on n'avait qu'une TV ou une radio dans la maison; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l'État du Montana.
Dans la cuisine, on s'activait pour brasser les plats et pour préparer les repas; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts.
Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait des rembourrages comme du papier journal ou de la ouate, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.
À l'époque, on utilisait du "jus-de-bras" pour tondre le gazon; on n'avait pas de tondeuses à essence auto-propulsées.
À l'époque, on travaillait fort physiquement; on n'avait pas besoin d'aller dans un club de santé pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité. Mais, vous avez raison: on ne connaissait pas le mouvement vert.
A l'époque, on buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif. On n'utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à chaque fois qu'on voulait prendre de l'eau.
On remplissait les plumes-fontaine au lieu d'acheter un nouveau stylo. On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir tout simplement à chaque rasage. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement vert.
A l'époque, les gens prenaient le tramway et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l'école au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi de 24 heures.
On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multi-prises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d'aujourd'hui.»
La vieille dame avait raison : à son époque, on ne connaissait pas le mouvement vert; mais on vivait chaque jour de la vie dans le respect de l'environnement.
Auteur inconnu
16 septembre 2011
Informations concernant les médecines parallèles
Voici un texte que j'ai eu ce matin concernant les médecines parallèles :
"Madame, Monsieur
Suite à notre information il y a deux semaines sur les persécutions actuelles contre les médecines naturelles, la grande question, qui nous a été posée par des milliers de sympathisants, fut : POURQUOI ???
Pourquoi les autorités ne veulent-elles pas que chacun puisse choisir sa médecine ?
Qui cela gène-t-il ?
La réponse facile, c'est que le gouvernement obéit aux industries pharmaceutiques, qui ont intérêt à nous rendre malades, et à nous obliger à prendre leurs médicaments chimiques.
Mais à l'Institut pour la Protection de la Santé Naturelle, nous avons toujours pensé que cela n'explique pas tout.
C'est pourquoi il nous a paru intéressant de porter à la connaissance du plus grand nombre le texte suivant signé Jean-Marc Dupuis, que beaucoup ont déjà lu.
Je vous souhaite une excellente lecture !
Augustin de Livois
Directeur
Pourquoi tant d'hostilité contre les médecines naturelles ?
Les médecines naturelles sont un domaine plus surveillé par les autorités que bien des activités criminelles.
La vente de compléments alimentaires naturels (plantes, vitamines, acides gras, acides aminés, minéraux, etc.), par exemple, est réglementée de façon beaucoup plus stricte que la vente de tabac, d'alcool, d'armes, ou encore de films incitant à la violence.
Le cas de la vitamine D
Pour illustrer la rigidité de la situation, nous allons parler d'un produit naturel dont aucun scientifique sérieux ne peut contester les bienfaits : la vitamine D.
La vitamine D est produite dans votre peau sous l'effet du soleil, et plus précisément sous l’action des rayons ultraviolets. Dans les pays du Nord de l’Europe, 75 % de la population souffre d’une carence en vitamine D pendant l’hiver. Cette carence est d'autant plus répandue que les foies de morue et de flétan et les poissons gras (sardines, hareng, maquereau, thon etc.) qui sont les principales sources alimentaires de vitamine D, sont de moins en moins consommés.
Or, manquer de vitamine D a des effets graves. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans la régulation du métabolisme phosphocalcique (indispensable au bon fonctionnement musculaire, intestinal, neurologique et à la minéralisation des os) ; elle est aussi fortement impliquée dans la synthèse de l’insuline par le pancréas. Enfin, elle exerce des fonctions physiologiques de type hormonal sécostéroïde en exerçant de multiples effets sur l’expression des gènes.
En effet, la vitamine D influence plus de 3000 gènes dans le corps dont, par exemple, les gènes qui contrôlent la lutte contre les infections, et qui produisent plus de 200 peptides anti-microbiens.
Et ce n'est pas tout !
Les études scientifiques ont établi un lien incontestable entre le taux de vitamine D et l'état de santé :
•Selon une méta-analyse de 18 études en double aveugle randomisées, un taux élevé de vitamine D dans le sang réduit le taux de mortalité toutes causes confondues [1]. Une étude en double-aveugle, ou double insu, est une étude où des personnes suivent un traitement ou un placebo (faux médicament), sans que ni leur médecin, ni elles-mêmes, ne sachent si elles reçoivent le traitement ou le placebo.
•Une étude récente a montré que le nombre de décès au Canada pourrait être réduit de 37 000 annuellement, soit 16 % des décès du pays, si la population avait un taux de vitamine D plus éléve [2].
•Une étude réalisée en commun par les universités de Graz (Autriche) et Heidelberg (Allemagne) est arrivée à des conclusions similaires, en février 2009 : 3200 hommes et femmes de 62 ans en moyenne ont été observés sur une période de sept années. 740 sont décédés entre temps. Parmi les personnes décédées, elles étaient deux fois plus nombreuses à avoir un taux de vitamine D réduit, qu'un taux de vitamine D élevé.
•Grâce à ses effets bénéfiques sur le système immunitaire, la vitamine D pourrait avoir un puissant effet de protection contre le cancer. Les chercheurs sur le cancer de l'hôpital Mount-Sinai de Toronto (Canada) ont comparé les habitudes alimentaires de 760 femmes ayant le cancer du sein à un groupe de 1135 personnes en bonne santé. Ils ont constaté que les personnes ayant un bon taux de vitamine D avaient 24 % de risques en moins de tomber malade. Des résultats similaires ont été observés pour le cancer de la prostate et du colon.
•Les chercheurs de l'Institut du Coeur de Kansas City (USA) ont également démontré un effet protecteur de la vitamine D sur le coeur et les artères. En décembre 2008, ils ont évalué les données concernant plus de 10 000 personnes test, sur une durée de dix-sept ans. Il s'est révélé qu'un taux réduit de vitamine D dans le sang doublait le risque d'infarctus. Une cause possible de cet effet protecteur est la capacité de la vitamine D à diminuer la pression sanguine.
Face à tous ces bienfaits (et il y en a d'autres), la vitamine D présente aussi des dangers pour la santé. Mais ces dangers sont limités : il est impossible de souffrir de surdose de vitamine D par sa seule alimentation. Et il faut prendre quotidiennement des doses supérieures à 20 fois les apports journaliers recommandés (AJR), autrement dit avaler une douzaine de pilules ou d'ampoules de vitamine D par jour, pour observer des effets indésirables.
Vous pourriez donc penser qu'une complémentation modérée de vitamine D, dans les populations déficitaires, serait favorisée par les pouvoirs publics ; que le ministère de la Santé informerait le public ; et que les fabricants de ces compléments seraient autorisés à signaler les bienfaits à attendre de cette vitamine, par exemple en diffusant les résultats des études scientifiques citées ci-dessus.
Eh bien pas du tout. La vente de vitamine D à des doses suffisantes pour avoir un effet bénéfique réel est strictement interdite sans ordonnance d'un médecin. Ce qui explique que seule une infime proportion de la population, particulièrement bien informée et motivée, bénéficie des nouvelles découvertes sur la vitamine D.
Non seulement les fabricants de compléments alimentaires ne sont pas encouragés à informer le public de ses bienfaits, mais il leur est même interdit de le faire, et même de vendre des doses de 5 microgrammes de vitamine D (Apport Journalier Recommandé officiel).
De plus, s'ils vendent de la vitamine D en citant sur la notice une seule des études citées plus haut, ou s'ils laissent entendre dans la présentation du produit qu'elle peut avoir un bienfait pour la santé, quel qu'il soit, ils sont passibles des poursuites prévues à l'article L5122 du Code de la Santé Publique.
Interdiction des allégations thérapeutiques
Il est interdit aux fabricants de compléments alimentaires de mentionner sur leurs produits les effets escomptés sur la santé, les maladies, en termes de prévention comme de guérison.
Si on suit la réglementation actuelle jusqu'au bout, il est interdit à une marque d'eau minérale d'indiquer sur l'étiquette que l'eau « aide à prévenir la déshydratation ». Ce n'est pas un canular, mais l'expérience réelle que viennent de réaliser deux chercheurs allemands, dont la demande a été refusée par l'agence européenne du médicament.
La conséquence est que les patients en sont réduits à courir des risques insensés en recherchant sur Internet des indications sur les compléments alimentaires qu'ils achètent. Risques insensés non parce que les produits qu'ils prennent pourraient leur causer des inconvénients, mais parce qu'ils ont de grands risques de passer à côté d'un produit qui pourrait les aider. Et pourtant, cette interdiction d'information est imposée au nom de « la protection de la santé publique ».
En prenant ainsi la défense des fabricants de compléments alimentaires, je sais que je m'expose à être critiqué comme un « suppôt de l'industrie » et des « vendeurs de pilules ». Mais mon activité professionnelle ne consiste pas à vendre de tels produits : elle consiste à produire et publier de l'information sur la santé naturelle. J'aurais tout à perdre, en terme de crédibilité, à prendre le parti de tel ou tel secteur de l'industrie. Et précisément, ainsi que je le dis toujours, votre meilleure source de vitamine D est entièrement gratuite puisque c'est... le soleil !!
Comment en est-on arrivé là ?
L'hostilité des pouvoirs publics vis-à-vis des médecines naturelles date de la Seconde Guerre Mondiale, lorsque fut créé l'Ordre des Médecins en 1940, et que fut supprimé le diplôme d'herboriste en 1941.
Il s'agissait de faire entrer le pays dans la médecine « scientifique moderne ».
Il faut se replacer dans le contexte de l'époque pour comprendre cette démarche.
En toute bonne foi, des médecins, des chercheurs et des responsables politiques ont créé un système de santé centralisant tout le pouvoir et les ressources financières pour, selon leur vision, découvrir, et imposer, la meilleure solution, le meilleur protocole de traitement pour chaque maladie.
Cette démarche leur paraissait d'autant plus légitime que beaucoup étaient persuadés que ce n'était qu'une question de temps avant qu'on trouve un vaccin, ou des médicaments quelconques, qui viendraient à bout de toutes les maladies.
Le Ministère de la Santé en France développa une technostructure complexe faite d'un enchevêtrement d'agences, de comités, de « hautes autorités », d'ordres et de commissions, qui prirent sur eux de prendre les grandes décisions concernant la santé de la population. Les médecins, dans leur optique, devaient être traités comme de simples courroies de transmission soumises à leurs ordres et à leurs règlements. Les patients, eux, ne devaient plus avoir leur mot à dire puisqu'ils n'avaient pas la compétence technique pour comprendre ce qui était le meilleur pour eux.
L'Ordre des Médecins commença à imposer des protocoles de traitements standardisés, et à exclure les médecins qui refusaient de s'y soumettre. Une fois exclu de l'Ordre, un médecin n'a plus l'autorisation d'exercer la médecine. C'est donc une sanction extrêmement grave pour lui. Non seulement il perd son métier, mais il subit une opprobre telle que rares sont les médecins qui osent s'exposer à de telles sanctions – et personne ne peut leur en vouloir.
La médecine française a donc été mise au pas, et forcée d'entrer dans un seul moule. Un nombre incalculable d'herboristes et de guérisseurs, héritiers de traditions ancestrales d'une richesse pourtant fabuleuse, se retrouvèrent du jour au lendemain passibles de poursuites pour « exercice illégal de la médecine », ou « exercice illégal de la pharmacie » sous prétexte qu'ils n'avaient pas, et ne pouvaient pas, adhérer à l'Ordre des Médecins ou des Pharmaciens. Il en fut de même dans les monastères où certains religieux se transmettaient encore des savoir-faire médicinaux datant de la nuit des temps.
On imagine le scandale que causerait une telle décision, prise aujourd'hui par le gouvernement du Brésil par exemple, qui imposerait du jour au lendemain sur toute l'Amazonie que seuls les médecins dûment diplômés des facultés d'Etat des villes côtières occidentalisées aient le droit de prodiguer des soins, ou de donner des plantes aux malades.
Nul doute que des mouvements énormes de protestation seraient organisés à l'ONU, à l'UNESCO, et par les ONG du monde entier au nom du « respect des cultures », pour protester contre une tentative aussi barbare de faire table rase du passé. C'est pourtant exactement l'oppression qui a été imposée, et qui continue d'être imposée, en France sur les malades et les médecins bien qu'en Occident, le savoir en occident se soit aujourd'hui très largement perdu.
Un couvercle de plomb
Protocoles de traitements de la moindre maladie, autorisations de mise sur le marché des médicaments, taux de remboursement, prix des consultations, critères de sélection des médecins, nombre de diplômes de médecins délivrés (le fameux numerus clausus), répartition territoriale des hôpitaux et cliniques, campagnes de vaccination, tout fut donc désormais décidé par le seul Ministère de la Santé, et la technostructure qui en dépend. Aujourd'hui encore, c'est lui, et lui seul, qui décide ce qu'il faut faire et penser dans tous les domaines de la médecine et de la santé : ce que votre médecin a le droit de vous prescrire, les traitements que vous avez le droit d'entreprendre.
Cette situation est potentiellement génératrice de souffrance pour les patients, qui peuvent avoir l'impression de n'être qu'un rouage du système de santé. Mais elle est également d'une grande violence pour les médecins, qui peuvent avoir le sentiment que les conditions ne sont plus réunies pour qu'ils puissent remplir leur mission auprès des malades.
L'extrême sévérité et rigidité du système de santé à l'encontre des médecins « déviants » n'a toutefois pas permis de protéger le public contre les charlatans, qui semblent même être plus nombreux que jamais, ainsi qu'en témoigne le rapport, certes critiquable par bien des aspects, de la Miviludes (Mission de vigilance contre les sectes) paru le 10 juin 2011 au sujet des dérives sectaires dans le monde des thérapies parallèles.
Tout se passe comme si le couvercle de plomb qu'on a voulu imposer sur la santé, avait en réalité servi de serre protectrice pour que se développe, en France, une myriade de pratiques thérapeutiques douteuses. Ces dérives sont d'autant plus dangereuses que le patient en quête de solutions naturelles n'a plus aucun moyen de distinguer les thérapeutes sérieux des autres, tous étant soumis à la même suspicion, voire aux mêmes interdictions, dès lors qu'ils ne suivent pas les protocoles officiels.
Il est alors aisé pour un authentique escroc de crier à la persécution, ou aux atteinte à la liberté individuelle, alors qu'il met réellement en danger la vie de ses victimes.
La plus totale confusion, donc, règne.
La révolution Internet
C'est dans ce contexte qu'Internet est venu changer la donne.
Pour son information sur la santé, le public éclairé se tourne de moins en moins, aujourd'hui, vers le Ministère de la Santé, dont il sait qu'il obtiendra surtout des discours aseptisés et au fond, de peu d'utilité pratique.
En revanche, une profusion fabuleuse d'information est aujourd'hui accessible grâce à la presse indépendante et surtout sur Internet. Le site Doctissimo draine chaque jour à lui seul plus de 3 millions de visiteurs, ce qui en fait un des tout premiers sites francophones en terme de fréquentation. Une myriade d'autres sites existent pour les personnes en quête de réponses à leurs problèmes de santé, qui publient des informations gratuites ou payantes, de qualité extrêmement variable évidemment. Les publications Santé Port Royal (Pratique de Santé, Principes de Santé, Plante & Santé...) par exemple, diffusent beaucoup d'informations intéressantes.
Pour les personnes concernées par le cancer, et qui souhaitent un complément naturel aux traitements conventionnels, la référence francophone est bien sûr www.guerir.org, le site du Dr David Servan-Schreiber, malheureusement décédé le 24 juillet dernier.
Pour les problèmes de cholestérol et les maladies cardiovasculaires, celui du Dr Michel de Lorgeril. Pour la nutrition, le site de Thierry Souccar www.lanutrition.fr.
En Allemagne, dans les pays scandinave, aux Etats-Unis, des centaines de lettres d'information sur la santé naturelle circulent, les plus populaires étant celle du Dr Joseph Mercola (www.mercola.com), suivie par plus d'1,5 millions de personnes quotidiennement, celle du Dr Weil, ou encore celle Dr Whitaker. Au Canada, l'encyclopédie en ligne www.passeportsante.net, un site à but non lucratif financé par la fondation Lucie et André Chagnon, s'est imposée comme une des principales références scientifiques sur les médecines naturelles ces dernières années.
C'est à partir de ces sources, et bien d'autres, que je publie moi-même Santé & Nutrition, une lettre gratuite à laquelle chacun peut s'abonner librement (lien ici), aujourd'hui suivie par près de 100 000 personnes.
Il ne s'agit que de quelques noms, forcément choisis de façon arbitraire. Je présente donc d'avance mes excuses à toutes les personnes et institutions de grande valeur, qui contribuent de façon essentielle à l'information du public, et qui pourraient légitimement s'étonner de n'être pas citées ici. Mais le but de cet article n'était pas d'en faire une liste exhaustive.
Face à cette explosion d'information, qui apporte un courant d'air frais extraordinaire à la médecine, il est permis d'espérer que le « système de santé » officiel se trouve bientôt obligé de se ré-inventer.
Puissions-nous, chacun là où nous nous trouvons, œuvrer comme nous le pouvons pour que la médecine se recentre sur un seul objectif : la bonne santé... naturellement.
L'Institut pour la Protection de la Santé Naturelle remercie Jean-Marc Dupuis pour son aimable autorisation de reproduire ce texte.
Références :
[1] Altern Med Rev 2008 ; 13(1) : 6-20.
[2] Grant W., Schwalfenbert, G.K., Genuis, S.J., Whiting S.J., « An estimate of the economic burden and premature deaths due to vitamin D deficiency in Canada », Molecular Nutrition and Food Research, volume 54, Issue 8, p. 1172-1181, août 2010.
20 mai 2011
HEUREUX , MALHEUREUX ,....
Comment se fait-il que nous choisissions l'habitude d'être malheureux ?
Comment se fait-il que nous ne nous sentions pas conscients que ceci est un choix ?
C'est l'un des problèmes humains les plus complexes. On doit l'analyser très en profondeur et il n'est pas théorique; il vous concerne. C'est comme cela que chacun se comporte... Toujours le choix du faux, toujours le choix du triste, du déprimé, du malheureux. Il doit y avoir de profondes raisons à cela et il y en a.
La première chose; la façon dont les gens sont éduqués joue un rôle très évident. Si vous êtes malheureux, vous y gagnez quelque chose, vous en tirez toujours profit. Si vous êtes heureux, vous y perdez toujours.
Dès le tout début un enfant attentif commence à percevoir la différence. Chaque fois qu'il est malheureux tout le monde est compatissant envers lui, il gagne la sympathie; chacun essaie d'être aimant envers lui, il gagne de l'amour et même plus que cela; chaque fois qu'il est malheureux tout le monde est attentif envers lui, il gagne de l'attention.
L'attention agit comme une nourriture pour l'ego, un stimulant très alcoolisé. Elle vous donne de l'énergie; vous ressentez que vous êtes quelqu'un. D'où un tel besoin, un tel désir d'obtenir de l'attention.
Si tout le monde vous regarde, vous devenez important. Si personne ne vous regarde, vous avez le sentiment de n'être pas là, vous n'êtes plus, vous êtes une "non entité". Les gens vous regardant, se souciant de vous, cela vous donne de l'énergie. L'ego existe dans la relation, plus les gens vous prêtent attention, plus vous gagnez en ego. Si personne ne vous regarde, l'ego se dissout. Si tout le monde vous a complètement oublié, comment l'ego peut-il exister ? Comment pouvez-vous ressentir que vous êtes ?
D'où le besoin de sociétés, d'associations, de clubs. Partout, dans le monde entier, les clubs existent: les Rotary clubs, les Lions' clubs, les Loges maçonniques... des millions de clubs et de sociétés. Ces sociétés et ces clubs existent seulement pour donner de l'attention aux gens qui ne peuvent pas l'obtenir autrement.
Il est difficile de devenir le président d'un pays; il est difficile de devenir le maire d'une commune. Il est plus facile de devenir le président d'un Lions Club; alors un tel groupe vous donne de l'attention. Vous êtes très important; sans rien faire ! Les Lions' Clubs, les Rotary Clubs... ne font rien du tout, mais ils estiment cependant qu'ils sont quelque chose d'important. Le président change continuellement; un cette année, un autre l'année suivante. Tout le monde obtient de l'attention. C'est une entente mutuelle et chacun se sent important.
Dès le début l'enfant apprend la politique. La politique c'est: ayez l'air malheureux; alors vous obtenez de la sympathie, alors chacun est attentif à vous. Ayez l'air malade; vous devenez important. Un enfant malade devient un petit dictateur; toute la famille doit le suivre; quoi qu'il dise fait loi.
Lorsqu'il est heureux, personne ne l'écoute, lorsqu'il est en bonne santé, personne ne se soucie de lui, lorsque il est parfait personne n'est attentif. Dès le début nous commençons à choisir le malheureux, le triste, le pessimiste, le côté le plus sombre de la vie. C'est une première chose.
Une deuxième chose liée à cela est que chaque fois que vous êtes heureux, que vous êtes joyeux, que vous vous sentez en extase et heureux, tout le monde est jaloux de vous. La jalousie signifie que tout le monde est contre vous, que personne n'est amical; à ce moment-là, chacun est un ennemi. Aussi, vous avez appris à ne pas être si extatique au point que chacun vous soit hostile; à ne pas montrer votre bonheur, à ne pas rire.
Regardez les gens lorsqu'ils rient. Ils rient de façon très calculée; ce n'est pas un rire du ventre, cela ne vient pas de la profondeur même de leur être. D'abord ils vous regardent, puis ils jugent... et ensuite ils rient. Et ils rient jusqu'à un certain point, à la limite de ce que vous tolérerez, de ce qui ne vous vexera pas, à la limite de ce qui ne rendra personne jaloux.
Même nos sourires sont politiques. Le rire a disparu; le bonheur est devenu absolument inconnu et être extatique est presque impossible parce que ce n'est pas permit. Si vous êtes malheureux, personne ne pensera que vous êtes fou. Si vous êtes extatique, dansant, tout le monde pensera que vous êtes fou. La danse est niée, le chant n'est pas accepté. Un être humain heureux... et nous croyons que quelque chose ne tourne pas rond.
Quelle genre de société est-ce là ? Si quelqu'un est malheureux tout est bien; il est conforme, car la société entière est malheureuse; plus ou moins. Il en est membre; il est des nôtres. Si quelqu'un devient extatique, nous pensons qu'il est devenu fou, à côté de la plaque, il n'est pas des nôtres... et nous nous sentons jaloux.
Par jalousie, nous le condamnons; par jalousie, nous essaierons par tous les moyens de le ramener dans son comportement précédent. Nous appelons ce vieux comportement la "normalité". Les psychanalystes, les psychiatres aideront cet homme à revenir à l'état de "malheur normal".
En Occident, la société tout entière se tourne contre l'univers psychédélique. La loi, l'État, le gouvernement, les experts légaux, les Cours Suprêmes, les législateurs, les prêtres, le pape…tout le monde se retourne contre eux. Ils ne sont pas vraiment contre l'univers psychédélique, ils sont contre les gens en extase. Ils ne sont pas contre l'alcool, ils ne sont pas contre les autres drogues, mais ils sont contre le monde psychédélique parce que le monde psychédélique peut créer un changement chimique en vous.
Et cette vieille croûte que la société a créé autour de vous, cet emprisonnement dans la misère intérieure, peut être brisé, une percée peut être créée; vous pouvez sortir de ce carcan, même pendant quelques moments et être en extase.
La Société ne peut pas permettre l'extase. L'extase est la plus grande des révolutions. Je le répète, l'extase est la révolution la plus grande. Si les gens deviennent extatiques, la société toute entière devra changer, parce que cette société est basée sur la misère intérieure.
Si les gens sont heureux, vous ne pouvez pas les envoyer à la guerre; au Viêt-Nam, en Egypte ou en Israël. Non; quelqu'un d'heureux rira et répondra: Absurde !
Si les gens sont heureux, vous ne pouvez pas les rendre obsédés par l'argent. Ils ne gaspilleront pas leurs vies entières à juste accumuler de l'argent. Ça leur semblera une folie qu'une personne détruise sa vie entière; échange simplement sa vie contre de l'argent mort; mourant et accumulant de l'argent. Et l'argent sera encore là lorsque cette personne sera morte; c'est de la folie absolue ! Mais, à moins d'être extatique, cette folie ne peut pas être vue.
Si les gens deviennent extatiques, tout le modèle de cette société devra alors changer. Cette société se nourrit de la misère; la misère intérieure est un grand investissement pour cette société. C'est dans ce sens que nous éduquons les enfants... dès le début nous créons un penchant vers un état malheureux. C'est pourquoi ils choisissent toujours un état malheureux.
Le matin, pour chacun il y a un choix et non seulement le matin, mais chaque moment est un choix pour être malheureux ou pour être heureux. Vous choisissez toujours d'être malheureux parce qu'il y a un investissement. Vous choisissez toujours d'être malheureux parce que c'est devenu une habitude, un modèle; vous avez toujours fait ainsi. Vous êtes devenu un expert; c'est devenu un truc. Dès que votre mental doit choisir, il se dirige immédiatement vers un état malheureux.
Un état malheureux semble être à la descente, l'extase semble être à la montée. L'extase semble très difficile à atteindre, mais ce n'est pas le cas. La réalité est tout à l'opposé; l'extase est à la descente, l'état malheureux est à la montée. L'état malheureux est une chose très difficile à réaliser, mais vous l'avez réalisé, vous avez réussi l'impossible… parce que c'est un état tellement anti-nature. Personne ne veut être misérable et tout le monde est malheureux.
La Société a fait un bon travail. L'éducation, la culture et les agences culturelles, les parents, les enseignants, tous ont fait un bon travail. À partir de créateurs en extase, ils ont fait des créatures misérables. Chaque enfant est né extatique, chaque enfant est né un dieu et chaque homme meurt un fou.
À moins que vous ne vous guérissiez, à moins que vous ne repreniez possession de votre enfance, vous ne serez pas à même de devenir les nuages blancs dont je parle. C'est là tout votre travail, toute la sadhana; comment regagner son enfance, comment la recouvrer. Si vous pouvez devenir de nouveau des enfants, alors il n'y a plus aucune misère intérieure.
Je ne veux pas dire par là que pour un enfant, il n'y a aucun moment malheureux; il y en a, mais pourtant il n'y a aucune misère intérieure; essayez de comprendre cela.
Un enfant peut devenir misérable, il peut être malheureux, intensément malheureux à la seconde, mais il est si total dans cette tristesse, il est tellement un avec cette tristesse qu'il n'y a aucune division. L'enfant séparé de la tristesse n'est pas là. L'enfant ne regarde pas sa tristesse comme séparée, divisée. L'enfant est la tristesse; il y est si impliqué. Lorsque vous devenez un avec la tristesse, la tristesse n'est pas de la tristesse. Si vous devenez tellement un avec elle; même elle, a sa propre beauté.
Regardez un enfant, je veux dire un enfant non gâté. S'il est fâché, son énergie toute entière devient de la colère; rien n'est laissé derrière, rien n'est retenu. Il a changé son énergie et est devenu la colère; il n'y a personne qui la manipule ou la dirige, il n'y a aucun mental. L'enfant est devenu la colère; il n'est pas en colère, il est devenu la colère. Et alors voyez la beauté, la floraison de la colère. L'enfant ne parait jamais laid; même dans la colère il est beau. Il semble juste plus intense, plus essentiel, plus vivant… un volcan prêt à exploser. Un si petit enfant, une si grande énergie, un être si atomique - avec l'univers entier pour exploser !
Et après cette colère, l'enfant sera silencieux; après cette colère, l'enfant sera très paisible, après cette colère, l'enfant se détendra. Nous pouvons peut être penser qu'il est très malheureux d'être en colère, mais l'enfant n'est pas malheureux, cette colère, il l'a aimée.
Si vous devenez un avec quoi que ce soit, vous devenez heureux.
Si vous vous séparez de quoi que ce soit, même si c'est du bonheur,
vous deviendrez malheureux.
Donc, voilà la clef. Être séparé en tant qu'ego est la base de tout état misérable; être un, se fondre dans quoi que ce soit que la vie vous apporte, y être si intensément, si totalement, que vous n'êtes plus, que vous y êtes perdu. Alors tout est félicité. Le choix est là, mais vous êtes même devenu inconscients du choix. Vous avez choisi le faux si continuellement, c'est devenu une habitude si ancrée, que vous la choisissez automatiquement. Il n'y a plus d'autre choix que celui-là.
Devenez attentif. Chaque moment où vous choisissez d'être malheureux, rappelez-vous: c'est votre choix. Même ce fait d'être attentif aidera, cette vigilance que c'est mon choix, que j'en suis responsable et voici ce que je me fais; c'est mon agir. Immédiatement, vous sentirez une différence, la qualité du mental changera. Ce sera alors plus facile pour vous de vous mouvoir vers le bonheur.
Une fois que vous savez que c'est votre choix, alors tout cela devient un jeu. Alors, si vous aimez être malheureux, soyez malheureux, mais rappelez-vous, c'est votre choix et ne vous plaignez pas. Il n'y a personne d'autre qui en soit responsable, c'est votre drame personnel. Si vous aimez cette voie, si vous aimez une voie malheureuse, si vous voulez passer votre vie dans un état malheureux, alors c'est votre choix, votre jeu; vous le jouez. Jouez-le bien !
Si c'est le cas, n'allez pas demander aux gens comment ne pas être malheureux; c'est absurde. N'allez pas demander aux maîtres et aux gourous comment être heureux. Les prétendus gourous existent parce que vous êtes sot. Vous fabriquez un état misérable, et ensuite vous allez demander à d'autres comment le défaire. Et vous continuerez à créer un état malheureux, parce que vous n'êtes pas attentif à ce que vous faites.
Dès à présent, maintenant, essayez d'être joyeux et heureux.
Osho, Extrait de «My Way : The Way of the White Cloud»
(http://www.chemindevie.net/)
01 avril 2011
ON EST CE QU'ON MANGE
Selon Hippocrate, fondateur de la médecine moderne, le corps humain dispose d'une capacité innée d'auto-guérison. Il mettait l'accent sur l'importance de la nutrition pour le maintien de la bonne santé.
Comment réparer les dégâts physiques dus à une alimentation trop grasse et pauvre en éléments nutritifs ou encore à des régimes draconiens ? Ce documentaire lève le voile sur le marché de la santé et met le doigt sur des pratiques qui n'améliorent en rien la condition physique, voire l'empirent. Il explore les bienfaits peu coûteux et sans risque d'une alimentation saine et riche en nutriments mais également ceux des compléments alimentaires pouvant contribuer à lutter contre certaines maladies.
Un film à voir Documentaire australien (2008) de James Colquhoun et Laurentine Ten Bosch ici
http://nous-les-dieux.org/On_est_ce_qu%27on_mange
30 mars 2011
JOIE OU/ET PEUR
(Osho, The Razor's Edge)
Je suis plein de joie et pourtant plein de peurs.
Donnez toute votre énergie à la joie et la peur disparaîtra. Ignorez la peur, ne prêtez aucune attention à la peur, parce que plus vous y payez d'attention, plus longtemps elle s'attardera. Tournez-vous totalement dans la direction d'où émerge la joie et la peur disparaîtra, tout comme l'obscurité disparaît lorsque vous apportez de la lumière.
La joie est lumière et la joie est le début d'un grand pèlerinage qui aboutit à la découverte de Dieu. Aussi, continuez sans aucune crainte, parce que l'existence protège toujours ceux qui lui font confiance. Détendez-vous, donnez vous à l'existence et permettez à la joie de vous submerger. Laissez-la devenir vos ailes pour que vous puissiez atteindre les étoiles.
Un coeur joyeux est très près des étoiles.
C'est seulement le triste, l'affligé et le malheureux qui se dirigent vers l'enfer, ils créent leur enfer. Le joyeux, de même que celui qui chante, celui qui danse ainsi que celui qui célèbre créent leur paradis par chacune de leur chanson, par chacune de leur danse.
Créer le paradis ou tomber dans l'obscurité, dans le feu de l'enfer est entre vos mains. Enfer et paradis ne sont pas à l'extérieur de vous; enfer et paradis sont tous les deux en vous, tout dépend de ce que vous choisissez d'être. Choisissez d'être divin, choisissez d'être de plus en plus quelqu'un qui célèbre, choisissez d'être festif, de façon à ce que de plus en plus de fleurs puissent fleurir dans votre être, de façon à ce que de plus en plus de parfum puissent vous devenir disponibles.
Et cette façon de faire non seulement vous aidera, mais elle aidera ceux avec qui vous entrez en contact. La joie est aussi infectieuse que n'importe quelle maladie. Lorsque vous voyez quelques personnes danser, soudain vous ressentez que vos pieds sont prêts, vous pouvez essayer de les contrôler, parce que l'on vous a appris le contrôle, mais votre corps veut se joindre à la danse. Chaque fois que vous avez une occasion de rire, joignez-vous aux rires; chaque fois que vous avez une occasion de danser, joignez-vous à la danse; chaque fois que vous avez une occasion de chanter, joignez-vous aux chants et un jour vous constaterez que vous avez créé votre paradis.
Ce n'est pas que l'on aille au paradis; le paradis n'est pas quelque part dans le ciel,
c'est quelque chose que l'on crée autour de soi.
C'est un bon début, avec toutes mes bénédictions, allez plus en profondeur, en dépit de toute peur. N'écoutez jamais les choses négatives, parce que si vous les écoutez elles peuvent vous empoisonner, elles peuvent détruire votre joie gardez la pure, non polluée. Ici il y a des gens qui danseront avec vous, qui célébreront parce que vous avez fait le premier pas vers Dieu et je veux vous rappeler que le premier pas est presque la moitié du voyage.
16 mars 2011
L' HISTOIRE DE SHAY
A un dîner bénéfice, le père d'un enfant handicapé a prononcé un discours inoubliable. Le voici:
« On dit que Dieu fait tout avec perfection... Mais où est la perfection en Shay, mon fils ? Mon fils ne peut pas comprendre les choses comme le peuvent les autres enfants. Mon fils ne peut pas se souvenir des faits ni des chiffres comme le peuvent les autres enfants. Où est donc la perfection de Dieu ?
Je crois, a-t-il poursuivi, qu'en créant un enfant handicapé comme mon fils, la perfection que cherche Dieu est comment nous réagissons à cet enfant... Voici une petite anecdote pour vous illustrer mes propos.
Un après-midi, Shay et moi nous promenions près d'un parc ou des garçons que Shay connaissait jouaient au base-ball. Shay me dit : Penses-tu qu'ils me laisseront jouer ? Je savais que Shay n'est pas du tout le genre de coéquipier que les garçons recherchent d'habitude, mais j'espérais que l'on permette à Shay de jouer.
Je demande donc à un des joueurs de champ si Shay peut participer. Le Garçon y pense pendant quelques instants et dit : Nous perdons par six points et nous sommes à la huitième manche. Je suppose qu'il peut faire partie de notre équipe et avoir l'occasion de frapper au neuvième tour. Shay poussa un sourire énorme.
On dit à Shay de mettre le gant et de prendre sa position. A la fin de la huitième manche, l'équipe de Shay marque quelques points mais traîne toujours par trois points. Au bout du neuvième tour, l'équipe de Shay gagne encore un point!
L'équipe a maintenant deux retraits, les buts remplis et une chance de gagner le jeu. C'est au tour de Shay à frapper, risquant ainsi de perdre la partie ! Chose étonnante, on lui donne le bâton. On sait sans doute que c'est presque impossible de gagner, car Shay ne sait ni comment tenir le bâton comme il le faut, ni comment frapper la balle.
Cependant, quand Shay s'approche du marbre, le lanceur avance quelques pas pour lober la balle assez doucement pour que Shay puisse au moins toucher la balle avec le bâton. Shay frappe lourdement au premier lancer, sans succès.
n de ses équipiers vient à son aide et les deux prennent le bâton en attendant le prochain lancer. Le lanceur avance davantage et jette légèrement la balle à Shay. Avec son équipier, Shay frappe un roulant vers le lanceur, qui le ramasse. Il aurait pu facilement le lancer au premier but, éliminé facilement Shay et le jeu se terminerait. Mais voilà, le lanceur jette la balle très haut, dans le champ droit, loin au-delà du premier but. Tous se mettent à crier : « Cours au premier, Shay! Cours au premier! ».
Jamais il n'avait eu l'occasion de courir au premier but. Il galope le long de la ligne de fond, tout étonné. Quand il atteint le premier but, le voltigeur de droite a la balle en main; il peut facilement la rendre au deuxième but, ce qui va retirer. Shay qui court toujours. Mais il lance la balle par-dessus le troisième but et tous crient : « Cours au deuxième! Cours au deuxième! ». Les coureurs devant Shay, transportés de joie, encerclent les buts en route au marbre.
Lorsque Shay s'approche du deuxième but, l'adversaire le dirige vers le troisième et s'exclame : «Cours au troisième! ».« Quand Shay passe par le troisième, les joueurs des deux équipes le suivent en s'écriant : « Fais un circuit Shay! ».
Shay complète le circuit, prend pied sur le marbre et tous les joueurs le soulèvent sur leurs épaules. Shay est le héros! Il vient de faire le grand chelem et de gagner le match pour l'équipe!
Ce jour-la, continue son père, les larmes au yeux, ces 18 garçons ont atteint leur propre niveau de la perfection de Dieu ».
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Quelle belle histoire, vous dites-vous? Devrais-je la faire suivre? Bizarre qu'on transmette des milliers de blagues par courrier et qu'elles se propagent, mais lorsqu'on envoie des messages au sujet des choix de vie, on n'a pas si hâte à les faire suivre...
Bizarre que l'on puisse facilement accéder aux sites obscènes et vulgaires du cyberespace, mais quand il est question de moralité, cela ne nous semble pas vraiment approprié.
Bizarre que lorsque vous faites suivre ce message (si vous décidez de le faire), vous n'allez probablement pas l'envoyer à un grand nombre de vos connaissances puisque vous n'êtes pas certain en quoi ils croient, ni de leur perception de vous pour le leur avoir envoyé. Bizarre que l'on soit plus préoccupé de ce que les autres pensent, mais non pas de sa perception de soi-même.
Le paradoxe d'aujourd'hui est qu'on a la patience de construire de grands édifices mais pas de patience suffisante pour contrôler sa colère. On a de larges routes, mais des points de vue étroits. On dépense plus mais possède moins. On achète plus de produits mais on les apprécie moins...
On habite les maisons plus grandes mais les familles sont plus petites. On jouit de plus de commodités,mais on a moins de temps disponible. On accumule plus de diplômes mais on fait preuve de moins de logique, moins de discernement... On a multiplié ses avoirs mais diminué ses valeurs.
La science permet de vivre plus longtemps mais on a priorisé la quantité sur la qualité, car pour plusieurs en bout de ligne, la vie est triste et monotone....
On a fait le voyage aller-retour à la lune mais on a de la difficulté à traverser la rue pour se présenter à son voisin...
Auteur inconnu
(prise sur http://www.chemindevie.net/)
04 mars 2011
10 idées réalistes à acquérir pour une bonne santé émotive
1- Quoique cela puisse être utile et agréable, je n'ai aucunement besoin d'être aimé, approuvé ou encouragé par quiconque, pour ce que j'ai fait ou pour ce que je désire faire.
2- Je suis un être humain faillible et imparfait, contraint à l'erreur, mais comme je ne suis pas ce que je fais, cela ne change en rien ma valeur d'être humain.
3- Tous les êtres humains étant menés par la vision de leurs avantages, nul n'est meilleur lorsque ses actions sont bonnes et utiles et nul n'est moins bon lorsque ses actions sont mauvaises ou nuisibles, car nous ne sommes pas ce que nous faisons.
4- Les catastrophes n'existent pas et toute situation peut être supportée jusqu'à la mort. Tout au plus, certaines situations ou certains événements peuvent être perçus comme très ennuyeux, très désagréables, mais si j'accepte ce qui ne peut être changé, j'aurai ainsi plus d'énergie pour changer ce qui peut l'être.
5- Je suis le principal artisan de mon malheur. Les événements et les autres ne sont que des occasions au sujet desquelles j'entretiens des idées qui causent mes émotions. Je peux changer mes idées et mes émotions, mais je n'ai aucun pouvoir pour changer celles des autres.
6- Me préoccuper, me tracasser ou m'inquiéter sans arrêt parce qu'une chose est ou peut devenir dangereuse ne changera rien à ce qui doit arriver. Si le danger n'est pas réel, je peux confronter mes idées irréalistes qui causent mes émotions désagréables.
7- Plus je fournis d'efforts, plus j'ai de chances d'obtenir des résultats. La recherche de plaisirs immédiats me prive souvent de l'obtention de plaisirs plus grands et plus durables.
8- Mon passé est une occasion inchangeable au sujet de laquelle j'entretiens aujourd'hui des idées irréalistes qui causent mes émotions désagréables. Je n'ai aucunement besoin d'avoir été aimé ou approuvé par les membres de mon entourage pendant mon enfance pour être heureux aujourd'hui.
9- Ce qui doit arriver arrive. Les choses et les gens sont comme ils sont. Je peux accepter ce que je ne peux changer et modifier ce que je peux, n'oubliant pas que les solutions parfaites n'existent pas.
10- Je suis heureux lorsque je suis habité d'émotions agréables ou lorsque mes désirs sont comblés, mais l'un comme l'autre me demande des efforts pour changer mes idées et passer à l'action pour tenter d'obtenir ce que je désire. Rien n'est gratuit en ce bas monde!
(Source: Lucien Auger...www.lespasseurs.com)
