06 mai 2008
SUPER SIZE ME (1)
(Dr Nicolas Le Berre)
(Un film documentaire sorti en 2005, d'un adepte de la vie saine qui s'est volontairement ( et temporairement) adonné au fast food pour en mesurer les conséquences sur la santé.Une expérience validée scientifiquement et très convainquante.)
Excellent film de Morgan Spurlock sur le fleuron de l'alimentation agro-industrielle, technico-commerciale actuelle : le régime fast-food, l'alimentation qui tue, preuve irréfutable à l'appui. Même le corps médical accepte l'avertissement, du moins dans le film, mais jusqu'où va-t-il en tirer des conclusions ? Sans doute hélas pas très loin.
Chez nous en tout cas, ce film n'a pas eu de la part de l'Académie de médecine un accueil chaleureux et unanime, c'est pourtant une belle œuvre clinique, c'est pourtant un éclairage saisissant sur un mode alimentaire, sur un mode d'entrée dans la maladie... sans doute trop simple pour ces messieurs.
La Sécurité sociale et l'Education nationale n'organisent pas non plus de projections gratuites de ce film...
Mieux vaut attendre les preuves « scientifiques »
formelles et laisser pendant ce temps prospérer le marché
de la maladie devenue maintenant un secteur économique très
productif.
En 2003, il y avait 189 millions de diabétiques de type 2 dans le monde, on en attend 366 millions en 2030, la politique de prévention se borne à prévoir les stocks de médicaments plutôt que de gêner le commerce de l'agroalimentaire qui les fabrique ! Une manne pour les laboratoires.
Divers enseignements y sont particulièrement bien soulignés. Nous allons en envisager cinq.
1
– Une méthode rigoureuse
Commençons
par la méthode. C'est un prototype du protocole à
suivre pour faire une expérience alimentaire exploitable. La
rigueur est au rendez-vous. Une expérience est une expérience,
il ne s'agit pas de faire n'importe quoi.
La
durée est définie et pendant ce temps, il n'y a pas de
dérogation même si c'est parfois difficile, il faut être
strict, c'est indispensable. Ce monsieur a donc décidé
de manger pendant un mois, chaque jour, trois repas dans une chaîne
de fast-food, il va le faire sans entorse.
L'observation
est, elle aussi, précise sur des critères cliniques
(poids, ou mieux : indice de masse corporelle, paramètres
biologiques, signes cliniques physiques et psychiques), observation
subjective et objectivée par des tiers (trois médecins,
une diététicienne et un professeur de gymnastique), on
est sérieux, pas dans l'à peu près, pas dans
l'illusion personnelle. Les résultats sont incontournables.
Dès le départ, il est aussi annoncé clairement
que l'expérience est renforcée par une sédentarité
elle aussi bien calculée, podomètre à l'appui.
Ce
protocole devrait nous inspirer lorsque nous décidons de faire
une expérience alimentaire, comme par exemple se rendre compte
de l'incidence de la suppression des sucres à index glycémique
élevés ou des produits laitiers ou contenant du
gluten...
Combien de personnes n'ai-je pas vu faire cela approximativement au cours de ma pratique ? On supprime un peu, souvent, ou beaucoup, de temps en temps, les entorses sont innombrables...
On
ne peut rien tirer de ce genre d'expérience, la rigueur est
une condition sine qua non, indispensable. Un mois est une durée
minimale.
Dans le cas précis de ce film, le choix était judicieux car le résultat partait du mauvais côté et, en biologie comme à la maison, il est plus rapide d'installer du désordre que de remettre de l'ordre. D'ailleurs, il a mis ensuite six mois à revenir à son état de départ, donc à réparer les méfaits engendrés par cette alimentation et la sédentarité.
Dans
le cadre d'une marche vers le mieux, un délai de trois mois me
semble bien préférable, cette durée permet de se
rendre compte des bienfaits. Le respect à 100% est
indispensable dans la période d'expérience.
Si on pratique une suppression à seulement 80%, les résultats sont minimes ou inexistants, cela paraît curieux mais c'est ainsi. Il faut vraiment respecter cette règle. Le journal de bord est une bonne précaution de même que l'observation d'un tiers, de préférence « extérieur » (non impliqué affectivement d'une part et avec un regard professionnel d'autre part). Cela permet d'éviter l'illusion ou l'occultation quant aux résultats, deux mécanismes mentaux qui peuvent fausser les conclusions que l'on va tirer de l'expérience.
(...)
ALLERGIES, INTOLERANCES ALIMENTAIRES ET SYSTEME IMMUNITAIRE
Fléau
des temps modernes, les allergies touchent une part grandissante de
la population. Leur fréquence a doublé en cinq ans et
elles affectent environ 4% des adultes et 8% des enfants.
L'allergie
est une réaction exagérée et quasi immédiate
(de quelques minutes à quelques heures) du système
immunitaire, face à un aliment auquel il est sensible et qu'il
considère comme ennemi. Elle peut avoir des conséquences
sévères, parfois mortelles.
L'intolérance est une réaction immunitaire plus insidieuse, car elle ne se manifeste pas forcément tout de suite après l'ingestion de l'aliment, mais abaisse les défenses immunitaires, entrouvrant la porte à des malaises opportunistes ou auto immunes, ou provoquant des affections minantes et difficiles à soigner (surtout lorsqu'on ne connaît pas leur cause réelle).
En général cet aliment ou substance est une protéine que notre corps n'arrive pas à digérer, souvent du fait d'une déficience enzymatique.
Une
intoxication aux métaux lourds peut parfois bloquer certains
enzymes digestifs et provoquer une intolérance à
certains aliments.
Le lait de vache est une source fréquente de réaction immunitaire. Les symptômes courants sont : asthme, rhinite (nez qui coule continuellement), otites et sinusites à répétition, éruptions cutanées diverses (boutons, acné, urticaire, eczéma), constipation ou diarrhées, douleurs abdominales et vomissements.
Le
lait contient à lui seul plusieurs allergènes dont la
caséine (utilisée d'ailleurs pour faire de la colle
blanche), le lactose (la lactase, enzyme digestif du lactose
disparaît généralement à l'âge
adulte.
Le gluten, La protéine de certaines céréales : blé, seigle, orge, avoine, épeautre, kamut, forme une colle indigeste qui se dépose dans les intestins et peut y rester longtemps, provocant une réaction immunitaire.
De nombreuses personnes y sont intolérantes à des degrés divers sans même le savoir; certaines personnes y sont si intolérantes qu'elles développent une maladie : la maladie cœliaque.
Les symptômes courants sont : inflammation (nez, gorge, oreilles...)
constipation chronique, anémie, allergies environnementales
(rhume des foins etc..) douleurs articulaires, dépression et
perturbations psychiques (autisme, hyperactivité et autres
troubles du comportement).
Le
gluten et la caséine du lait de vache
sont des « colles » qui engluent l'organisme et
qu'il vaut mieux consommer avec modération, notamment au
premier signe de faiblesse, de fébrilité (y penser au
premier « nez qui coule » de l'hiver !) Il
suffit souvent de s'abstenir pour quelques jours de ces deux aliments
pour que tout rentre dans l'ordre (effet particulièrement
visible chez les enfants).
D'autres
aliments sont considérés comme allergènes : l'œuf par exemple,
est l'origine de l'allergie la plus fréquente jusqu'à
15 ans (34,2% des cas dans cette tranche d'âge).
L'arachide
et le soja font aussi partie des
allergènes dit majeurs, mais il en existe bien d'autres.
(Eva-Claire Pasquier)
CES PETITS"MOI"... (1)
QUI SONT L'EXPRESSION DE QUI VOUS ETES
Nous
avons presque tous fait l’expérience de nous voir au travers
des yeux de quelqu’un d’autre ou de nous entendre quand quelqu’un
essayait de nous imiter. Quelqu’un fait un geste qui est typique
chez vous, vous dessine en caricature, marche comme vous, bois un
café comme vous, et vous découvrez, tout à coup,
qu’il y a quelque chose de vous de très évident, que
tout le monde semble voir, sauf vous. Non pas parce que vous ne
reconnaissez pas ce trait mais tout simplement parce que vous n’y
avez jamais pensé.. Autant de facettes, de parties de vous
qui, avec des dizaines et centaines d’autres, œuvrent ensemble
pour conserver l’individu unique et complexe que vous êtes.
Elles font toutes partie de la même entreprise, vous. Si vous
voulez changer un comportement, vous débarrasser d’une
partie que vous n’aimez pas, vous devez tout d’abord comprendre
pourquoi elle est là et ce qu’elle fait dans votre intérêt.
«
Les parties du psychisme se détachent de la conscience et
mènent une vie autonome. » Carl G.Jung.
Le
concept des « parties » existe depuis longtemps. Les
dramaturges l’ont utilisé sous la forme de fantômes,
de « moi » du passé, de « conscience »
et autres personnages qu’on a mis en scène. La religion
parle des parties de la personne dans l’épreuve de force
entre le bien et le mal, l’innocence et l’expérience.
Depuis Freud, la psychologie a nommé les parties ou les
divisions de la personnalité par une variété de
termes.
Certaines
psychologues ont appelé les parties des «
sous-personnalités ». Freud parle de différents «
acteurs » chez les gens. Carl Jung parle d’ «
archétypes » - l’anima, l’écho, le soi,
l’ombre- et il encourage aussi les gens à nommer leurs
propres parties comme « le petit chaperon rouge », «
tarzan », « le petit garçon », « la
petite fille ». La gestalt parle de « grand chef et de
sous-fifre ». La théorie de relation d’objet fait
référence à nos introjections. L’analyse
Transactionnelle propose des subdivisions en Adulte, Enfant, Parent
Nourricier et Parent Critique, qui sont tous des parties de la même
personne.
Vous
pouvez parler de « sois » (comme l’héroïne
de F. Scott Fitzgerald dans Tender is the Night quand elle dit «
Compliqué ? Pas vraiment. (Je suis) juste beaucoup de simples
« mois »), ou de « côtés »
ou « d’aspects ». Vous pouvez vous sentir plus à
l’aise en parlant de votre moi rationnel ou votre moi créatif
ou de votre côté spirituel, ou de votre aspect casanier.
Peu importe les termes que vous employez, vous pouvez continuer avec
ceux qui vous conviennent le mieux. En PNL, on utilise le mot «
parties », c’est pourquoi nous l’utiliserons ici.
Par « parties », je veux dire « aspects » ou « qualités » d’une personne : la partie « efficace », la partie « pantouflarde », la partie « nourricière », la partie « client », « le bébé », « la fille charmante », et tous les autres « moi », « parties », et « facettes » qui constituent l’individu en entier, et dont la personne est consciente ou non.
Tout
qui s’est surpris par lui/elle-même, s’est dit quelque
chose qui semblait venir de nulle part, a fait quelque chose de «
fou » a fait l’expérience d’entrer en contact avec
une partie de soi qu’il/elle ne savait pas présente.
Jung
croyait que, non seulement nous avons des parties dont nous ne sommes
pas conscient, mais aussi que nous ne devons pas nécessairement
savoir ce que ces parties essayent de faire pour nous. Et à
coup sûr, le fait que nous ayons une partie ne signifie pas que
nous communiquons avec elle.
Ceci
est valable pour tout le monde. Nous ne parlons pas ici de désordre
psychologique, ni de personnalités multiples ou de pathologie
quelconque. Nous parlons des gens normaux dans la vie de tous les
jours.
Tout le monde a des parties, et je crois que les parties continuent à se former tous au long de la vie. Au plus nous avançons en âge, au plus nous avons de l’expérience, au plus nous créons des distinctions dans notre monde intérieur, et au plus nous développons nos parties.
C’est comme l’histoire du magicien et du tapis magique. Un jeune magicien voulait un tapis magique exactement comme celui du vieux magicien. Le vieux magicien lui apprit comment tisser son tapis lui-même. Mais le jeune magicien n’obtint qu’un tapis plain et s’en plaint au maître. Le vieux magicien lui dit : « Au plus tu vieilliras et acquerras de la sagesse, au plus tu auras de l’expérience, au plus le tapis se remplira et s’embellira. »
(...)
LE "TOUT ICI" ...(fin)
Cette « méditation du coeur » n'est pas une extase mystique conduisant à l'intuition de l'Un, mais bien une intégration de la fusion universelle, dans un esprit humain qui participe à toutes les activités familières de son existence sans confusion. C'est comme un témoignage dynamique et intemporel reliant le créateur à sa créature.
Cette
compréhension est différente du savoir appris car
l'expérience spirituelle est transcendante. L'impression
qu'elle produit transforme le sujet de l'intérieur. Elle est à
la fois vécue et réfléchie. Elle devient donc
verbalisable au-delà des dogmes et des savoirs. Celle-ci est
le fruit d'une longue patience de la maturation due à une
suite d'expériences vécues du charnel au spirituel.
Plus
on avance dans cette recherche spirituelle, plus on vit dans une
« reliance » de la matière et de
l'esprit. Le sujet qui l'expérimente se trouve transformé
par une évolution créatrice qui simplifie sa manière
de vivre. Son esprit est ouvert, créatif au-delà des
informations mémorisées. Son activité ne découle
pas du principe de l'erreur mais d'une auto-connaissance fusionnée
au Mystère de l'existence. Son esprit lumineux a transpercé
la mémoire des mots, des mythes et des croyances. Il
ressuscite en lui le jaillissement fulgurant de cette énergie
dont tout humain est dépositaire. Son esprit est un espace de
confiance et de paix.
Il
ne vit plus dans l'illusion du passé et ne projette rien dans
l'avenir. Il sait revenir à l'immédiat, il veille et
est libre intérieurement. Il traverse son espace de vie comme
un explorateur ravi, naturel et silencieux; ainsi son temps à
vivre n'est pas un décalage horaire à combler, il est
cet espace/temps d'éternité où se déroule
l'auto- connaissance consciente.
Tout s'inverse alors dans un grand éclat de rire et la vie universelle joue à travers la consciences individuelle. « Je suis cela » joue avec « je suis ici ». L'homme neuf retrouve son regard d'enfant et voit le monde en lui. Son « visage universel » engendre amour et liberté infinie et son intelligence est poésie. Lorsqu'il lève les bras, il caresse les étoiles et ses yeux emmènent les mondes en promenade. Sa pensée pure vise constamment l'éternité intégrée dans le rapport au réel et l'instant présent est sa seule vie : la méditation en acte, vigilance infinie et écoute sans parasites.
05 mai 2008
LE "TOUT ICI" - "TOUT EN SOI" (1)
(David Ciussi)
La
méditation a été de tout temps liée à
la recherche spirituelle aussi bien en Orient qu'en Occident.
Est-elle seulement un refuge spirituel ponctuel ou le passage obligé
pour tout chercheur en quête de son origine, peut-elle aussi
croiser la réalité de notre quotidien...
« David,
méditez-vous encore ? - oui je médite...24 heures sur
24...(rires) »
Le monde est la méditation en actes pour celui qui veille dans l'auto connaissance. Il est nourri de cette connaissance consciente, il n'y a pas de méditant à la recherche de la paix ou de l'éveil dans un futur plus ou moins proche. Il EST, conscientise et apprend dans chaque instant, situation ou rencontre, sans rien attendre, ni refuser, ni garder.
En
cela il médite car son esprit n'est plus alimenté par
les pensées tardives, la vacuité est sa conscience
émerveillée. Ce qu'il connaît n'est pas un savoir
de ce monde. Il veille au cœur du vivant renaissant à la vie
et à la mort et incarne l'intelligence du principe de la
métamorphose.
L'immersion en ce témoignage éternel et omniprésent est une « qualité d'être » : « la méditation-conscience » inter-agissante avec toutes les phases de la vie, 24 heures sur 24.
C'est
une contemplation pure, un ravissement d'être sans repère
connu, ni tangible, ni intellectuel, un esprit s'intégrant à
l'éveillance et au grandir du monde.
Y
a-t-il des outils pour l'exploration de cette
« méditation-consciente » et comment
veiller et retrouver la paix ?
Ce
ne sont pas ces « outils techniques » qui sont
un empêchement pour accéder à notre immédiateté
naturelle, mais bien le mécanisme de projection et l'attente
d'un résultat qui les rendent inefficaces. On doit veiller la
paix en abandonnant l'idée « du comment et des
outils pour ».
Tant
que le bruit de fond des pensées parasite notre être, il
est très difficile de retrouver la paix unificatrice dans le
quotidien ou dans l'exploration intérieure,qu'elle soit
d'origine contemplative, réflexive ou transcendantale.
Ce type de méditation inclut un « méditant penseur » décalé, identifié à sa trace mentale comme un homme qui, marchant dans la neige, s'identifierait à ses traces de pas et partirait à la recherche de lui-même en suivant ses propres empreintes...!
Il
faut dépasser l'erreur du débutant qui entre en
spiritualité pour nier ou refuser la réalité du
quotidien. Ses méditations se résument alors à
une pensée obsédante de ses refus ou de ses fautes.
L'entrée
en soi, la découverte de l'intériorité,
apparaîtra progressivement comme une voie de sagesse lorsque le
sujet découvrira ses propres potentialités car il
s'agit bien de sa propre découverte, c'est-à-dire
prendre conscience de cette partie immatérielle de lui-même,
comme une présence au coeur de l'atome, avant même
l'apparition de la matière et de son corps.
L'unicité
avec l'être divin est le chemin d'une ascension pratique qui va
obliger le chercheur à mettre de la lumière dans ses
conditionnements et à vivre une éthique de vie.
La
méditation est toujours un effort de pénétration
dans l'essence même de l'objet sur lequel le sujet médite,
c'est-à-dire aller au-delà du moi personnel par la
purification de sa mémoire naturellement ego-centrée
dans l'incompréhension de ce qui est « tout-ici,
tout-en-soi ».
Cet aspect personnel doit se détacher de ses marques et ses « mémoires-moi » pour entrer dans une atmosphère spirituelle où il peut espérer connaître la dénudation du moi et l'unité avec le mystère de l'intérieur de soi pour retrouver son identité originelle.
(...)
DU MARCHE DE LA PEUR A.. (fin)
Alors,
quelle solution ?
Confiance
? « La solution intérieure »
La
solution intérieure est le titre d’un magnifique livre du
médecin Thierry Janssen qui renvoie, dans le domaine de la
santé, aux réponses intérieures, encore si
étrangères à la logique occidentale. L’origine
de la violence n’est pas extérieure et environnementale : ce
monde de violence est notre responsabilité et notre création
psychique, reflet de notre état d’esprit, particulièrement
de nos peurs.
La carte mondiale de la violence planétaire est d’abord celle de notre cartographie mentale.
La
violence extérieure renvoie D’ABORD à l’attitude de
chacun devant la vie, à sa relation à lui-même
donc à l’autre, à sa capacité de retrouver
cette confiance intérieure. Elle parle de notre identité
profonde et de notre conception du monde.
Là
ou nos gouvernements persistent dans un déploiement de forces
extérieures, il existe des solutions intérieures bien
plus profitables, TRANSFORMANTES ET DURABLES.
Changer
notre état d’esprit et notre regard sur le monde autant que
sur nous est un acte d’intelligence et d’urgence à poser,
pour amener des réponses réelles et profondes au
sentiment d’insécurité.
A
une société égoïste, matérialiste et
déséquilibrée qui affirme individuellement et
collectivement le primat de l’argent et du pouvoir, de la
compétition et des rapports de force, il est temps de
substituer une société adulte, consciente de ses
créations, de leurs impacts, capable de se responsabiliser.
La première société procède des « maîtres du monde », programmant les comportements et croyances du bonheur par la consommation. La société adulte est celle de nous tous, le peuple planétaire qui a aujourd’hui à affirmer sa volonté d’un monde autre, responsable et en voie d’accomplissement.>
La
sécurité intérieure – ou confiance- s’installe
quand on a retrouvé son fil directeur, sa raison d’être,
sa clé de motivation. Ce qui amène à une
nouvelle intelligence de la vie et de l’être, le nouveau
paradigme à mettre en œuvre. Il n’est ni complexe, ni
scientifique, ni technologique, ni élitiste, mais au contraire
à la portée de chacun.
Mieux
se connaître, c’est devenir plus conscient de ses modes de
fonctionnement, lignes de force, talents, aptitudes, passions…
Trouver et réaliser des projets qui partent de soi –envies,
aspirations, centres d’intérêt, idéaux, valeurs
–, vivre ses rêves et ses aspirations, valoriser et exprimer
ses talents et sa créativité font partie de la solution
intérieure. Une nouvelle reconnaissance de soi en naîtra
et la redécouverte de la joie de s’exprimer et du bonheur
d’exister.
Dans
cette naissance à une nouvelle conscience de soi et de sa vie,
chacun pourra prendre une place juste et responsable dans la cité.
Non plus en se cramponnant sur les emblèmes du pouvoir, de
l’avoir et du paraître, mais en apportant sa contribution
d’expérience, de conscience et de sens. C’est la planète
dans son entier qui en bénéficiera.
Il
est vrai que les seniors, par leur nombre, leur disponibilité
de temps et d’esprit, ont l’opportunité plus que d’autres
de réorienter leur regard vers les réponses
intérieures. En réalisant que leurs pensées,
émotions, état d’esprit déterminent et
modèlent le monde extérieur, ils prendront conscience
de leur responsabilité dans l’état du monde. Mais la
conscience n’a pas d’âge et nous appelle tous sur ce chemin
de maturité.
Bien sûr, il reste alors à apprivoiser ses peurs, les reconnaître, les accueillir, écouter leur message et les intégrer. C’est une autre étape d’importance pour laquelle coachs et thérapeutes sont des accompagnateurs qualifiés. Les nier, les rejeter ou les affronter ne réussirait qu’à les renforcer et à orienter notre énergie sur la résistance ou le combat, deux voies d’épuisement et d’échec assuré.
Pour l’instant, il ne s’agit pas de vivre sans peur…mais de mieux vivre avec elle. La conscience des systèmes qui nous emprisonnent est un préalable à un dégagement progressif des conditionnements en place, et à une pensée libre et ouverte. Chaque humain étant appelé à faire cet apprentissage un jour ou l’autre, commençons aujourd’hui !
LA NATUROPATHIE (fin)
*La naturopathie s'apparente aux médecines traditionnelles (celles issues de la Tradition), avec lesquelles elle a en commun :
- la connaissance, le respect et l'utilisation de la « force vitale autoguérisseuse »;
- la primauté de l'hygiène de vie sur l'intervention;
- la non-iatrogènie;
-
la prise en charge de l'homme total.
Elle
peut être pratiquée par des praticiens de santé
naturopathes ou bien par des médecins appelés alors
naturothérapeutes.
Le
naturopathe (ou le naturothérapeute) établit dans un
premier temps un bilan de santé. Cet état des lieux va
mesurer tant la qualité du terrain du patient, ses éventuelles
surcharges en toxines et substances toxiques diverses que la qualité
de sa vitalité.
Le praticien peut s'aider de techniques comme l'iridologie et la mesure des pouls (selon l'approche de la médecine traditionnelle chinoise) pour connaître le niveau vital des principaux organes et fonctions. Il peut également s'appuyer sur des examens biologiques de terrain comme la bioélectronique de Vincent afin d'affiner son bilan.
Cette
évaluation débouche sur la proposition de corrections
des différents plans de l'hygiène qui régissent
notre santé et notre vitalité, ceci de façon
totalement individualisée.
Les corrections concernent l'hygiène alimentaire : nous devenons ce que nous mangeons; mais aussi l'hygiène neuropsychique qui comprend la gestion de nos émotions, de notre stress, la qualité de notre sommeil et l'orientation de nos pensées.
Et
enfin, l'hygiène du mouvement viendra compléter ce
programme santé.
C'est seulement en second lieu que le professionnel de la santé conseillera des « biothérapiques » ou moyens naturels pour accompagner, si besoin est, les corrections de terrain.
Dès
lors, nous entrevoyons que la naturopathie se différencie et
apporte en même temps une réelle plus-value dans le
paysage médical actuel.
L'un des pères de la naturopathie Pierre-Valentin Marchesseau, affirmait dans les années 1970 (« la santé sans médicament » livret n°2) que les concepts fondamentaux de la naturopathie sont :
- le vitalisme (c'est sa dimension philosophique),
-l'humorisme (la science des humeurs)
-et
l'hygiénisme (sa technique).
L'art
naturopathique est nourri par une philosophie ainsi que des concepts
qui puisent leurs racines dans les fondements même de la
médecine hippocratique.
A l'instar de ce qui se pratiquait du temps du père de la médecine, la naturopathie se concentre sur la prévention des maladies et utilise, si besoin est, des thérapies naturelles et non toxiques.
Elle
est fondée sur 7 principes : « d' abord ne pas
nuire « (primum non nocere) la nature est guérisseuse
(vis medicatrix naturae), identifier et traiter la cause (tolle
causam), traiter la personne globale, le thérapeute est un
éducateur, la prévention est la meilleure des cures,
établir la santé et le bien être.
(...)
N'oublions pas que la maladie est souvent ce que « le mal a dit » !
Seule une démarche de transformation du comportement sur le plan causal, pourra donc mener à une authentique et durable guérison.
Toutes
les approches symptomatiques, souvent indispensables, ne seront
que thérapie de confort et de transition.
En
guise de conclusion :
-Le
vitalisme :la naturopathie
respecte et favorise l'énergie vitale, l'intelligence
biologique qui gère les métabolismes toujours au mieux
pour le patient. Le praticien ne guérit jamais, il accompagne
humblement l'autoguérison.
-
L'humorisme : la
naturopathie étudie et corrige les surcharges et carences du
milieu intérieur, c'est une médecine de terrain.
-
L'hygiénisme : la
naturopathie sait «qu'il
n'est d'art plus fertile que l'art de bien vivre »
(Cicéron) et qu'il n'est
pas de santé possible sans bonne hygiène alimentaire et
corporelle, ni sans contacts réguliers avec les éléments
naturels : air pur, eau, terre, soleil, etc...
-
L'holisme : la
naturopathie conçoit l'humain dans sa globalité
somatique, énergétique, psychologique, spirituelle et
sociale;
-
Le causalisme : la
naturopathie ne combat pas le symptôme apparent mais enseigne
comment corriger les causes profondes et premières des
troubles.
Plus que jamais, en matière de santé préventive et autocurative, notre société trouera des solutions durables dans cet art qu'est la naturopathie.
Il ne manque plus qu'à celui-ci un statut officiel auprès des instances médicales, comme c'est le cas dans un grand nombre de pays, afin de clarifier le paysage de la santé pour le plus grand intérêt public.
03 mai 2008
LA NATUROPATHIE (1)
(Extrait
d'un article d'Alain Huot, praticien de santé naturopathe,
énergéticien, membre professionnel de l'Omnes)
Le
naturopathe a pour objectif de restaurer la santé d'un
« patient » en examinant de manière
globale son hygiène de vie. Plutôt que de chercher à
supprimer les symptômes, il essaiera de trouver les causes
premières de la maladie.
La
naturopathie a conquis au fil du temps ses lettres de noblesse en
matière de notoriété.
Comment
se situe la naturopathie par rapport aux différentes médecines
?
La
naturopathie est parfaitement complémentaire de la médecine
conventionnelle (l'allopathie) et des médecines douces.
Les
deux axes de différenciation entre la naturopathie et les
différentes médecines sont :
-
La naturopathie ne traite pas les symptômes, c'est-à-dire
les manifestations de la maladie, mais elle recherche et agit sur les
causes;
- la naturopathie s'attache à la qualité de vie de la personne sur ses différents plans d'existence (physique, énergétique, psychologique et spirituel, indissociable de l'équilibre socioculturel et planétaire.
Soulignons
que les médecines douces possèdent l'avantage incontestable d'être pas ou peu toxiques, qualité dont
ne peut se parer la médecines basées sur les remèdes
chimique qui, comme chacun le sait, peuvent occasionner des effets
indésirables et secondaires.
*
L'allopathie est la médecine officielle en Occident. Son
étymologie signifie « médecine des
contraires ». Elle est pratiquées par les
titulaires d'un diplôme d'Etat : le doctorat de médecine.
Lors de sa consultation, le médecin étudie les signes
et manifestations symptomatiques de son patient afin d'établir
un diagnostic et de faire correspondre celui-ci avec une maladie
référencée par la médecine.
Au
besoin, il peut étayer son diagnostic à l'aide
d'analyses ou d'examens complémentaires, ou orienter son
patient vers un spécialiste.
Le
traitement sera spécifiques aux troubles constatés, il
sera antisymptomatique. La guérison correspond
schématiquement à la suppression des symptômes.
Dans ce paysage médical, la maladie prime sur le malade.
L'allopathie
est nourrie par la science expérimentale des 150 dernières
années. Cette approche matérialiste a vu le jour avec
des figures emblématiques comme Pasteur ou Virchow. Elle est
parfaitement adaptée à l'urgence et aux interventions
lourdes (infarctus, chirurgie...)
*Les médecines douces comme l'homéopathie, la phytothérapie, l'aromathérapie, sont également pratiquées par des docteurs en médecine. Ceux-ci auront néanmoins à cœur d'affiner la symptomatologie de leur patient et d'intégrer la notion de terrain.
Le
traitement restera antisymptomatique mais nourrira le double
objectif d'individualisation et de non-iatrogènie (toxicité
des médicaments)
La notion de guérison intégrera, en plus de la suppression des symptômes, la notion de restauration du terrain sain.
L'homéopathie
répond à ces critères, elle est une digne
ambassadrice des médecines douces.
L'approche médicale des médecines douces qui met en avant le malade plus que la maladie est bien adaptée aux maladies fonctionnelles et chroniques. Elle répond par exemple aux besoins de la petite enfance ou de la gérontologie, où le suivi médical est important et où les réformes de la vie ne sont pas toujours faciles à accepter.
(...)
L'HUMOUR, l'ALLIE DE LA SAGESSE
J’étais
un homme qui se cachait. J’ai créé l’humour pour me
connaître et m’aimer...
L’humour
privilégie le pittoresque, le grotesque, l’inattendu. Il
contient à la fois les sentiments du sublime et du ridicule.
Il cherche non seulement à caricaturer un personnage ou une
situation, mais surtout à accepter l’impuissance humaine
face à un univers sinon hostile, du moins souvent
incompréhensible.
Pour
nous, adultes, passer du sérieux à « c’est «
rieux » demande un lâché prise face à nos
projets et à nos résistances du moment. Lâcher
l’analyse rationnelle de la situation, rejoindre l’aspect ludique
de la vie, voilà « l’apprenti-sage » de la paix
intérieure libre du conflit.
Transformer
une situation en ne se prenant pas au sérieux, c’est donc
savoir observer et prendre du recul. Se faisant, la situation se
dédramatise, le jugement se transforme en discernement et la
culpabilité est remplacée par un sourire.
Là,
on accepte les choses comme elles sont et surtout, on s’accepte
comme on est, alors la tolérance et le pardon s’installent.
Cela suppose donc non seulement un déplacement libérateur
d’énergie, mais surtout le passage de l’humour à
l’amour de soi.
Dans
les relations humaines, l’humour est donc un moyen de connaissance
et de communication. On peut, grâce à lui, faire passer
des messages « autrement », dépasser sa fragilité,
pallier à la timidité, à la pudeur, etc. Quand
on rit, on n’a plus peur, alors se désamorcent le jugement
et les émotions négatives, pour sourire avec tendresse
de nos imperfections et de celles des autres.
L’humour,
parce qu’il est porteur de transformation et de réconciliation,
apparaît alors comme un exercice de conscience qui nous ouvre
l’accès à un niveau plus élevé : celui
de la libération.
Il
devient une véritable dynamique consciente exercée par
l’homme en adéquation avec son milieu, permet d’en vivre
le sens et d’atteindre le spirituel, une vue supérieure de
l’esprit, en même temps que l’humilité.
Des
rencontres avec des Hommes de sagesse, m’ont offert l’occasion de
reconnaître ces instants d’éternité où
l’amour se transforme en rire, force libre où l’intelligence
a démasqué la peur de l’inconnu que le mystère
de la vie engendre.
Dès
lors, l’humour devient l’allié du Sage qui n’a plus à
expliquer, ni à convaincre mais reflète plutôt un
comportement qui donne du sens à son rire, témoignant
par là d’une transformation intérieure qui
réintroduit la relativité des choses au sein d’une
éthique « spirituelle ». Et si nous étions
sur cette terre pour aller vers la sagesse, nous réjouir, rire
de nos paradoxes et accepter la leçon des choses de la vie
sans nous prendre au sérieux ?
«
Savez-vous marcher sur l’eau ? Vous n’avez rien fait de mieux
qu’un fétu de paille. « Savez-vous voler dans les airs
? Vous n’avez rien fait de mieux qu’une mouche »
Jouons
avec notre rire alors nous serons tous « frère »
Quand le rire gagne un groupe, les différences savent
s’estomper. L’humour unifie et efface les différences.
Accompagner
la vie, vivre la fraternité et l’amour partagé, c’est
aussi s’assurer que le rire ne s‘arrêtera jamais.
Alors,
avons-nous le sens de l’humour, pouvons-nous rire de nous-mêmes
ou est-ce que nous préférons rire des autres ? C’est
une question « pour rire » que nous pouvons nous poser...
« Celui qui sait rire de lui-même n’a plus d’ennemis... »
(David Ciussi)
DU MARCHE DE LA PEUR A... (3)
(...)
Le
cas d’espèce des seniors : des peurs existentielles
Qu’en
est il pour les seniors ? Les peurs de cet âge sont multiples.
Parmi celles-ci, l’angoisse de la perte d’autonomie et de la
dépendance. Des professionnels toujours plus nombreux -
architectes, architectes d’intérieur, designers- proposent
des systèmes très perfectionnés de sécurisation
de l’habitat, à domicile et en résidences. Les
services à la personne deviennent le premier secteur de
l’économie, avec « une croissance à la chinoise
». Mais si ces professionnels apportent plus de sécurité
et de confort, ils ne règlent pas le problème de la
peur et ce n’est pas leur rôle.
La transition de la retraite est souvent vécue dans la confusion et la perte de repères, le sentiment de n’être rien, de ne plus exister, prenant origine dans la perte de statut social et l’image encore largement dévalorisante et discriminante de l’âge dans notre société.
Mais
la principale carence vient de l’absence de préparation de
ce temps de la vie, hors une approche matérielle -financière,
fiscale, juridique- sociale et sanitaire. Rien sur le sens et les
contenus à donner aux 20/30 années de vie active de la
retraite, et pas de reconnaissance ni de valorisation de leur
formidable capital d’expérience. Quand vient le temps de la
retraite, les questions refoulées réapparaissent,
celles du sens.
Si
les peurs évoquées ci-dessus sont extérieures,
la retraite est propice à l’apparition de peurs
existentielles, insidieuses, obsédantes. Peurs liées à
l’image, à la relation, à l’adaptation, peur de
vieillir, de la maladie, de mourir…Peurs d’être, de vivre,
de se rencontrer.
Une panoplie sophistiquée de mesures est déployée pour les peurs extérieures. Les peurs existentielles sont des archaïsmes puissants et comme tels se comportent en véritables envahisseurs.
Logiques
d’escalade et culture sécuritaire
Quelles sont les conséquences et impacts de la peur ? Une fois la peur intériorisée, elle travaille… comme l’argent ! Son puissant magnétisme attire précisément ce que l’on redoute. Se focaliser sur la peur, c’est courir le risque de la renforcer.
Par contre, comprendre ses mécanismes et ses impacts psychologiques et comportementaux aide à la maîtriser, pour développer de nouveaux apprentissages.
Quels
processus sont habituellement mis en place avec la peur ? Selon notre
mode polarisé humain, les deux réactions habituelles
sont la fuite et l’agression, la manipulation étant une voie
intermédiaire conduite par le besoin de pouvoir.
Dans
la fuite, les êtres s’en remettent aux instances extérieures,
oubliant que la première instance est soi. Il en résulte
déresponsabilisation et perte d’autonomie. La peur place en
position de victime, d’impuissance, d’autolimitation et
entretient les comportements et demande d’assistance. Voilà
pourquoi la consommation, mode passif, est le refuge des peureux qui
ne veulent surtout rien changer !
Le
sentiment d’impuissance, de frilosité, l’absence
d’initiatives, aggravé par un repli individualiste, sont
caractéristiques de nos sociétés de peur.
Pourquoi ? La peur nourrissant la peur conduit à imaginer le
pire dans des scénarios d’anticipation irréalistes,
empêchant de s’atteler son véritable devenir.
Dans le mode de l’agression en hausse constante, l’autre, l’inconnu, l’expérience nouvelle sont vécus comme une menace potentielle, avec un apriori de méfiance préjudiciable au lien social. L’arme de la peur n’est elle pas de diviser pour régner ? Cette méfiance génère inévitablement de la violence, qui conduit, dans une logique d’escalade, à la répression et à la sur-sécurisation. C’est ainsi qu’une culture sécuritaire se met en place.
Or, ces précautions grandissantes entretiennent et nourrissent constamment le sentiment d’insécurité, de menace, avec la caisse de résonance des media largement participative ! Alors, quelle solution ?
(...)